Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mardi 5 mai 2026

Editorial. La terrible faillite citoyenne des chaines d’information en continu


Un bon journalisme décrit les faits, voire les commente mais sans une mise en scène pour vendre l’information comme un spectacle.

Au public alors de réagir et à chacun d’éprouver une émotion personnelle vis-à-vis de ces faits qui l’amène alors à exprimer une opinion avec une inflexion particulière qui peut se caractériser par des superlatifs.

Or, c’est souvent l’inverse où le public doit s’astreindre à rechercher derrière le spectacle, l’information, derrière le superlatif, le fait.

C’est surtout vrai pour les chaines d’information en continu.

Ainsi avec la tentative d’assassinat de Trump par un Californien, on a atteint le degré plus que zéro du traitement de l’information par ces chaînes qu’elles soient françaises ou étrangères.

Ce n’est pas qu’essayer de tuer le président des Etats-Unis ne soit pas un événement mondialement important, c’est que la tentative a échoué – Trump n’a jamais été en danger – et qu’il n’y a eu aucun décès et que tout a été très vite terminé avec l’arrestation immédiate de l’individu qui était en cause.

Or, pendant plusieurs jours, les chaînes d’info n’ont cessé de nous abreuver de reportages plus ou moins chocs – comme de montrer l’affolement dans la salle où se déroulait le gala de la presse alors même que cet individu n’y était même pas entré! – dans le seul but était de faire de l’audience et non de délivrer de l’information.

Et on ne partait déjà pas de très haut comme elles nous le démontrent depuis fin février avec leur couverture des hostilités au Moyen-Orient (mais on pourrait prendre d’autres exemples tout aussi édifiant comme, par exemple, les gilets jaunes ou l’invasion de l’Ukraine par Poutine).

Quotidiennement, pour retenir le client (aka le téléspectateur) avec une mise en scène dramatique avec paroles d’«experts» désignés par les chaînes elles-mêmes voire autodésignés, bandeaux où sont inscrites des phrases chocs et des superlatifs pour susciter l’émotion, avec des images violentes en boucle (on peut reprendre celles des semaines passées quand il ne se passe rien et des annonces que tout va aller encore plus mal.

Ce sensationnalisme varie au gré des envies des directions et des rédactions (et ne vient même pas d’une information fiable) ou d’un message de Trump sur les réseaux sociaux, voire d’une déclaration propagandiste du régime des mollahs avec soit la terrible punition qui va s’abattre sur l’Iran ou la puissance de cette dernière qui menace les Etats-Unis, soit la décision prise de détruire l’Iran dans les heures qui viennent (reprise quotidiennement pendant des semaines) ou de faire la paix incessamment sous peu (reprise aussi quotidiennement).

Ici, elles sont toutes à mettre dans le même sac, de LCI à BFMTV, de Cnews à franceinfo en passant par France24 (et les chaînes étrangères ne sont pas en reste comme CNN ou la BBC, les soi-disant «modèles»).

Plus l’existence de ces chaînes avance, plus leur formule et leur fonctionnement apparaissent comme une caricature d’une information où toute la déontologie journalistique est sacrifiée pour la compétition à celle qui sera la plus rapide, qui détiendra le plus d’information même si elles ne sont pas vérifiées et qui suscitera le plus d’émotion avec ses artifices où le sensationnel (dans le genre «historique» et «du jamais vu») et la supputation (dans le genre «et si») sont les ingrédients principaux.

On a coutume de dire que «trop d’informations tue l’information» mais cet adage ne s’applique pas en l’espèce car il ne s’agit pas la plupart du temps d’information mais de supputations, de fantasmagories, d’opinions et d’ignorances avec comme objectif premier de rendre le téléspectateur «accro» à la mauvaise nouvelle et à la catastrophe qui ne saurait tarder.

Ce serait pitoyable si ce n’était pas une honte pour des médias d’une démocratie où l’information factuelle et vraie est un élément essentiel pour un citoyen éveillé et responsable.


lundi 4 mai 2026

Le Focus. La principale menace de l’Europe s’appelle-t-elle les Etats-Unis?!


Alors qu’il est embourbé dans sa guerre contre l’Iran qu’il a initié sur les conseils de son ami Netanyahu et pour tenter d’enterrer le scandale Epstein, entre autres, Trump essaie par tous les moyens de détourner les yeux des médias et des Américains de son fiasco.

Pour ce faire, il s’en est à nouveau pris à l’Europe avec l’annonce de droits de douane contre son industrie automobile ainsi que celle du retrait de troupes américaines et de propos désobligeants envers ses dirigeants de Keir Stamer, le premier ministre britannique à Friedrich Merz, le chancelier allemand, en passant par Giorgia Meloni, la présidente du conseil italien.

Tout cela après les attaques récentes contre les membres européens de l’OTAN notamment contre l’Espagne mais aussi la France.

Sans oublier, évidemment son constant soutien à Vladimir Poutine dans son agression contre l’Ukraine qui déstabilise tout le continent.

D’où cette interrogation légitime: les Etats-Unis, après avoir été les principaux alliés de l’Europe, ne sont-ils pas devenus sa principale menace?

Et si l’on analyse froidement la situation, on est obligé de répondre, qu’en tout cas, la politique menée par l’extrémiste populiste de la Maison blanche impacte fortement les pays européens, que ce soit en matière économique et concernant leur sécurité.

D’ailleurs, les gouvernements européens semblent l’avoir compris.

Malheureusement, leur incapacité à réellement s’unir au-delà des paroles et de quelques mesures bien insuffisantes, sans parler des démarches que chacun d’eux entreprend afin obtenir les faveurs de Trump qui en profite pour enfoncer le clou de leur division sans donner suite concrètement à leurs demandes comme l’ont appris à leurs dépends Starmer, Merz et Meloni, empêche une réponse forte et ferme qui obligerait les Etats-Unis à reculer.

Et tant que cela durera, Trump en profitera.

Car l’on rappelle qu’un de ses objectifs principaux est de détruire l’Union européenne tout en favorisant la prise du pouvoir par ses affidés un peut partout sur le continent.

Et son piteux échec en Hongrie ne freinera certainement pas cette volonté de provoquer le chaos en Europe.

 


dimanche 3 mai 2026

Le Focus. Entre dictateurs et islamistes, la condition funeste des populations africaines


La lutte pour le pouvoir entre dictateurs militaires et islamistes connait un nouveau développement au Mali où ces derniers sont en passe de remplacer les généraux corrompus.
Au-delà de la faillite de Poutine et de ses affidés maliens qui ont renversé un régime démocratique et mis dehors l’armée française qui avaient réussi ensemble à empêcher les terroristes affiliés à Al-Qaeda et à Daesh de prendre le pouvoir, l’alternative pour les populations africaines est d’être sous la coupe soit de militaires, soit d’islamistes qui tous asservissent leurs citoyens, instaurent la terreur et procède à des massacres.
C’est aussi le cas au Niger, au Burkina Faso, en Centrafrique mais aussi en Egypte, en Tunisie ou en Algérie, de même qu’en Libye et au Soudan ainsi qu’en Somalie, entre autres.
Et là où subsiste une démocratie (voire un semblant de démocratie) comme au Nigéria ou au Cameroun, en RDC ou au Tchad, les pressions des groupes terroristes fragilisent ces pays et leurs gouvernements.
Le remplacement des puissances coloniales par des dictatures néocoloniales telles que la Chine et la Russie comme chaperons de la plupart des pays africains n’a rien changé à la situation d’un continent qui ne parvient pas à se sortir de la guerre, de la violence et de la pauvreté sauf exceptions qui, bien sûr, confirment la règle.
Ce qui se passe en Afrique concerne d’abord et surtout les populations africaines qui, souvent, ne savent plus où est leurs amis et leurs intérêts, prêtent à croire les escrocs qui leur promettent bonheur et prospérité mais qui viennent uniquement les voler, les spolier et les asservir.
Mais ne doutons pas un instant que cela concerne aussi la communauté internationale et la paix dans le monde.
Et notre devoir humanitaire envers les Africains se double d’une nécessité d’éviter que l’Afrique tombe dans le chaos qui impacterait tous les autres continents et, en premier lieu, l’Europe.
 

samedi 2 mai 2026

Commentaire. Poutine, le loser


Ukraine: une guerre sans fin qu’il croyait gagner en dix jours.

Iran: un régime allié de premier plan qu’il ne peut soutenir.

Mali: une junte inféodée qu’il est incapable d’aider pour sécuriser le pays face aux terroristes.

Syrie: une défaite en rase campagne de son obligé, le boucher al-Assad.

Chine: une vassalisation face à un pays qui est considéré comme l’ennemi immémorial.

Sans oublier la crise économique, conséquence de ses aventures militaires et des mesures de rétorsions de l’Europe, qui appauvrit la population ravagée par l’alcoolisme et qui ne fait plus d’enfants.

Et ce ne sont que quelques exemples de son incurie.

Oui, un bilan désastreux.

Oui, Poutine est un vrai loser.

D’autant que sa seule préoccupation depuis son arrivée au pouvoir à part se remplir les poches, est de recréer l’empire russe et de s’inspirer des méthodes de l’ancienne URSS pour dominer ses voisins.

Le fait qu’il soit une menace constante pour la paix et la sécurité dans le monde, n’enlève en rien la multiplication de ses échecs.

Celui qui voulait être comparé aux plus grands tsars et à Staline pour sa puissance, sera considéré par l’Histoire comme un vulgaire dictateur qui a rabaissé son pays et, au final, si son règne se prolonge, le ruinera.

 


vendredi 1 mai 2026

Editorial. Depuis le deuxième mandat de Trump, le monde est nettement plus dangereux


Prendre un peu de recul permet de ne pas être en constante pression d’une réalité où les faits se succèdent sans que l’on soit capable de faire une analyse cohérente du pourquoi nous en sommes là.

Ainsi, mois après mois depuis janvier 2025, il est incontestable que le monde est plus dangereux et que la démocratie est fragilisée.

Tout cela nous le devons en priorité à Donald Trump et au chaos qu’il a installé dans les relations internationales.

Reportons-nous à la fin de l’année 2024 où bien qu’à nouveau élu président des Etats-Unis, l’extrémiste populiste n’était pas encore en fonction.

A cette époque si proche dans le temps mais si lointaine dans l’emballement qu’a connu le monde, les Etats-Unis étaient le principal membre d’une coalition qui faisait face à la Russie de Poutine tout en soutenant sans réserve l’Ukraine, qui menait la bataille contre les volontés impérialistes de la Chine et qui contenait les velléités de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire et à mettre le Moyen-Orient à feu et à sang avec ses proxys tant en Palestine qu’au Liban ou au Yémen.

Toujours à cette époque le monde libre était uni autour des mêmes valeurs et l’OTAN avait des assises solides.

Et la lutte contre la pollution et le changement climatique, bien qu’imparfaite et lacunaire, existait.

Depuis que Trump a remplacé Biden dans le bureau ovale, Poutine a les mains libres en Ukraine, la Chine renforce sa position à l’international et l’Iran est en train de provoquer une crise économique mondiale, tout cela à cause de sa gestion calamiteuse et à son incompétence doublées par son narcissisme et sa corruption.

Dans le même temps, les Etats-Unis ont attaqué de front leurs alliés avec des menaces et de revendications impérialistes comme la volonté d’annexer la Canada ou le Groenland sans oublier la guerre commerciale avec les tarifs douaniers et les menaces de ne pas les défendre notamment en cas d’invasion de la Russie, Trump ayant même suggéré à Poutine de l’entreprendre…

Quant au changement climatique, il est désormais nié par les Etats-Unis et est devenu secondaire face à tous les périls dus au président des Etats-Unis.

Oui, le monde avant 2025 fait partie d’une autre ère que celle que nous vivons actuellement et qui risque de nous conduire tout droit à la catastrophe.