Les Actualités sur www.ecoinfosmonde.com

jeudi 29 décembre 2011

INDE-TRANSPARENCE. La loi anti-corruption bientôt adoptée


Même si elle n’est pas aussi sévère que l’espérait beaucoup, la loi qui vise à lutter contre la corruption, un mal endémique de l’Inde depuis son indépendance, sera sans doute une réalité une fois que la Chambre haute du Parlement l’aura votée.
Cela fait des années qu’elle était réclamée afin de permettre à la société indienne de ne plus être gangrénée par ce fléau.
Bientôt, les fonctionnaires et les politiques, même ceux très proches du pouvoir (une première mouture de la loi empêchait que l’on poursuive les collaborateurs du premier ministre ainsi que ce dernier, ce qui avait provoqué un tollé dans la population et son retrait), devront répondre aux enquêtes diligentées par un médiateur.
Cette loi doit beaucoup au militant anti-corruption Anna Hazare qui s’est battu pour son adoption, notamment par plusieurs grèves de la faim, ce que certains lui ont reproché estimant que ce genre de combat, mené en son temps par Gandhi contre le colonisateur, n’avait plus lieu d’être dans un pays démocratique.
Toujours est-il qu’il a réussi à ce que le Premier ministre, Manmohan Singh propose une version plus dure.
Louis-Jean de Hesselin
© 2011 LesNouveauxMondes.org

mercredi 28 décembre 2011

MONDIALISATION-CHINE-INDE. Le Japon veut développer son partenariat économique avec la Chine et sa relation géopolitique et géoéconomique avec l’Inde


Yoshihiko Noda, le Premier ministre japonais est en Inde après être passé par la Chine. Cette double visite a pour but de rappeler que le Japon est une grande puissance régionale mais aussi internationale.
Elle vise également à resserrer les liens économiques avec la Chine qui est son premier fournisseur et son premier client et à développer une relation géopolitique et géoéconomique de première importance avec l’Inde.
Car si les Japonais ont pris acte depuis longtemps de la puissance économique de leurs voisins Chinois, ils n’ont, pour autant, aucune confiance dans le gouvernement communiste en place à Pékin dont les postures bellicistes tout au long de l’année 2011 n’ont guère rassuré tant à Tokyo qu’à New Dehli mais également dans toutes les capitales de la zone Pacifique et du continent asiatique.
C’est pourquoi, le Japon et l’Inde ont développé ces dernières années une relation privilégiée pour tenter de faire front commun face à la Chine et à sa montée en puissance. Un accord signé cette année prévoit ainsi que les droits de douane entre les deux pays seront supprimés progressivement dans les années à venir.
Et le Japon est prêt à s’investir plus dans le développement de l’Inde, notamment en participant à la construction d’infrastructures si nécessaires pour que l’économie indienne puisse réellement décoller dans la durée mais aussi dans un partenariat dans le secteur du nucléaire.
Bien évidemment, des paroles de paix et de coopération ont été échangées entre Yoshihiko Noda et Wen Jiabao, le premier ministre chinois. On a même évoqué la volonté d’utiliser prioritairement le yuan et le yen à la place du dollar dans les échanges commerciaux entre les deux pays, même si le Japon a précisé qu’il ne s’agissait que «d’encourager» les entreprises à utiliser les deux monnaies à la place de la devise américaine.
Mais la visite en Inde est autrement plus importante pour bâtir une zone de stabilité politico-économique malgré une Chine devenue de plus en plus agressive et sûre d’elle au fil de son remarquable développement économique.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

mardi 27 décembre 2011

MONDIALISATION-ECONOMIE. Le crime s’est largement mondialisé


Dans un dossier, la Nouvelle revue de géopolitique (*) s’intéresse au crime organisé - une activité économique - et à ses nouvelles dimensions issues de la mondialisation et de l’ouverture des frontières qui en a résulté.
Comme l’écrit ainsi Alain Bauer dans un article intitulé «Une autre mondialisation», «la mondialisation du crime est un fait acquis, enraciné et présent pour longtemps». Pour cet éminent professeur de criminologie, «faute de frontières et de garde-frontières, physiques ou immatériels, la mondialisation a renforcé les organisations criminelles, leur a permis de trouver des alliés, de créer de nouvelles filiales, d’investir de nouveaux marchés et de conquérir de nouvelles cibles».
Mais il estime également que les liens entre le crime organisé et le terrorisme sont de plus en plus profonds: «si le terrorisme a longtemps été considéré comme une activité détachable du crime, son évolution, au cours des vingt dernières années, contredit cette théorie de manière fondamentale. Son hybridation, sa porosité aux activités criminelles, son usage de la sous-traitance, la mutualisation de ses besoins en équipements et sa déterritorialisation généralisée en font désormais une activité criminelle parmi d’autres».
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

(*) Géopolitique du Crime, La Nouvelle Revue de Géopolitique, octobre-décembre 2011, 10€

lundi 26 décembre 2011

MONDIALISATION. Selon Christine Lagarde, le monde est «à un tournant très dangereux»


Dans un entretien au Journal du Dimanche, Christine Lagarde, la directrice du FMI (Fonds monétaire international), estime que «l’économie mondiale est dans une situation dangereuse».
Et, selon elle, les pays ne se rendent pas compte qu’ils jouent contre eux-mêmes. «Le chacun pour soi gagne du terrain», explique-t-elle, comparant «la période que nous vivons (…) aux années 1930 par certains aspects. À cette époque, les États se sont repliés sur eux-mêmes et le multilatéralisme a reculé. Aujourd’hui, nous voyons certains États relever leurs barrières tarifaires, inventer des obstacles non tarifaires et parfois faire obstacle aux flux de capitaux».
Dans les années trente cela avait aggravé notablement la crise.
Et si le monde est «à un tournant très dangereux», c’est aussi parce que les grands pays émergents, dont ceux du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), «qui étaient des locomotives» de la mondialisation ont leurs «prévisions de croissance (…) revues à la baisse». Du coup, les prochaines prévisions sur le croissance mondiale sera, une nouvelle fois revue à la baisse pour 2011, sous les 4%.
Nicolo Morfino
© 2011 LesNouveauxMondes.org

vendredi 23 décembre 2011

MONDIALISATION-CHINE-INNOVATION. La Chine dépose le plus de brevets au monde mais leur qualité n’est pas toujours à la hauteur


Pour certains, cela démontre la vitalité de la Chine et sa montée en puissance dans la mondialisation. Pour d’autres, il s’agit, avant tout, que de poudre aux yeux, Pékin voulant faire croire que le pays est désormais à l’avant-garde de la technologie.
Toujours est-il que, selon un rapport de Thomson Reuters, la Chine aurait été le pays qui a déposé le plus de brevets en 2011.
Elle est largement en tête (avec 500.000 brevets déposés), devant les Etats-Unis (400.000) et le Japon (300.000).
Mais la quantité ne fait pas la quantité dans ce domaine. Ainsi, de nombreux experts estiment depuis longtemps que la plupart des brevets chinois n’ont aucun intérêt, tout comme c’est le cas pour une majorité de publications scientifiques émanant des centres de recherches et des universités chinoises.
Le seul but serait de montrer, par le nombre, la vitalité du secteur de la Recherche et Développement alors que celui-ci est encore très en retard par rapport à tous les pays développés.
En témoigne d’ailleurs l’espionnage industriel à grande échelle de la Chine, dénoncée par la plupart des pays du monde, ainsi que la demande constante des autorités de transferts de technologies lors de la signature de gros contrats (comme dans le cas de l’achat d’avions ou de centrales nucléaires) et de la demande renouvelée de pouvoir acheter de la haute technologie (notamment à application militaire) aux Etats-Unis et en Europe, ce qui n’est pas possible actuellement, notamment après la mise en place d’un embargo après la répression sanglante de la place Tienanmen en 1989.
Sans oublier les déboires que connait le pays dans la mise en place de technologies complexes ainsi qu’on l’a constaté avec les accidents dramatiques sur son réseau de train à grande vitesse.
Pour autant, il serait tout aussi faux d’affirmer que la Chine ne fait pas de progrès importants en matière d’innovations technologiques.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org