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vendredi 19 septembre 2025

Point de vue. Là où les Etats-Unis ont failli, le Brésil n’a pas hésité


Le Brésil a condamné son ex-président d’extrême-droite qui avait tenté un coup d’Etat pour demeurer au pouvoir après sa défaite à la présidentielle à 27 ans de prison.

Voilà qui est une saine décision d’un pays qui fut, par le passé, victime de périodes de dictature et d’un coup d’Etat militaire en 1964.

Une décision que toute justice d’une démocratie républicaine doit et devrait prendre devant de tels agissements.

Une décision que les Etats-Unis, non seulement, n’ont pas prise mais qui a permis à celui qui l’avait fomenté de se retrouver au pouvoir quatre ans après et de conduire son pays vers l’autocratie, voire pire.

La différence de traitement entre le brésilien Bolsonaro et l’américain Trump est criante et démontre, au-delà de la réaction légitime de la démocratie brésilienne, le dysfonctionnement profond de la démocratie américaine.

Un Trump qui d’ailleurs a immédiatement réagi après la condamnation de son ami et admirateur Bolsonaro en menaçant le Brésil de mesures de rétorsions d’autant plus fortes que le jugement du Tribunal suprême fédéral de Brasilia est une sorte de miroir à celui qui aurait le frapper.

Des Etats-Unis qui glissent vers cette autocratie rêvée par Bolsonaro pour le Brésil.

 

 


dimanche 14 septembre 2025

Commentaire. 27 ans de prison, une peine que Trump devrait partager avec Bolsonaro


Il n'est guère étonnant que Donald Trump soit en colère contre la condamnation de Jair Bolsonaro à 27 ans de prison pour avoir tenté un coup d'État après sa défaite à la présidentielle face à Lula.

L'extrémiste populiste brésilien est non seulement un proche de l’Américain mais celui-ci s'est toujours référé à celui-ci comme son modèle et même son maître à penser.

Mais là raison principale de son ire, c'est bien sûr que la condamnation de Bolsonaro entre en résonnance avec la tentative de coup d'État de Trump du 6 janvier 2021 afin de demeurer au pouvoir après sa défaite cuisante face à Joe Biden.

Une tentative qui aurait dû lui valoir une pleine de prison exemplaire aux alentours des 27 ans pris par son ami brésilien qu'il continue à soutenir à 100%.

La décision de la justice brésilienne remet donc dans l’actualité les agissements délictueux de Trump ainsi, d’ailleurs, que la faillite totale des mondes politique, médiatique et judiciaire des Etats-Unis à le rendre responsable et à le condamner.

Furieux, Trump a même décidé de prendre des mesures de rétorsion contre le Brésil qui n'a fait qu'exercer de manière légitime et légale sa justice et à se protéger d'un personnage qui avait toujours comme objectif de devenir le dictateur d'un pays qui en a malheureusement connu bien trop par le passé.

 

 


mercredi 23 octobre 2024

Le Focus. Quand les Brics n’ont plus rien à voir avec les Brics!

 
Lorsque la dénomination Brics (pour, en anglais, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) fut inventée, il s’agissait de caractériser un groupe de pays dont les économies étaient émergentes (il y avait déjà une anomalie avec la présence de la Russie) et qui allaient sans doute devenir des grandes puissances au cours de ce 21e siècle, pensait-on, avec la Chine en leader.

Des pays qui avaient saisi cette dénomination venue d’un financier pour créer un groupe assez informel et sans trop de solidarité entre ses membres pour se réunir de temps à autres et faire croire à leur importance.

Rappelons que le groupe s’appelait au départ Bric et que l’Afrique du Sud y fut rajoutée, non pour ses résultats économiques remarquables, ce qui n’a jamais été le cas, mais parce que c’était un des pays le plus représentatifs du continent africain qui n’avait alors aucune place dans ce club.

Aujourd’hui, alors que les Brics se réunissent et ont augmenté le nombre de leurs membres, ce club n’a absolument plus rien à voir avec ce qu’il était.

Il est essentiellement une réunion de pays qui veulent en découdre avec l’Occident et la démocratie républicaine libérale.

Ainsi on y retrouve des régimes totalitaires comme la Russie, la Chine, l’Iran et des autocraties dures comme l’Egypte et les Emirats Arabes Unis.

Et parmi ceux qui font acte de candidatures on trouve les régimes totalitaires cubain et azerbaïdjanais ainsi que celui autocratique turc.

On peut être étonné d’y trouver le Brésil et l’Inde qui se réclament de la démocratie.

Mais la présence de Modi au pouvoir en Inde et le duo Lula-Bolsonaro au Brésil montre que celle-ci n’y est pas aussi implanté qu’on le croit.

Toujours est-il que ces Brics nouvelle manière sont complètement instrumentalisés par le duo Chine-Russie, par le duo de dictateur Xi-Poutine.

Leur objectif et de créer une alliance anti-occidentale dont ils seraient les chefs et qui bannirait, à terme, le régime démocratique de la planète.

Mais tous les membres du Brics ni ceux qui veulent y adhérer sont sur cette ligne ultra-dure et beaucoup entretiennent de bonnes relations avec l’Occident comme l’Egypte ou les Emirats Arabes Unis.

De plus, aucun traité, aucun intérêt commun, aucun lien économique essentiel ne lient les membres entre eux (sauf pour la Chine qui assure la survie économique de la Russie depuis son bannissement de la communauté internationale pour son invasion de l’Ukraine).

Et même si beaucoup de pays, essentiellement non-démocratiques, veulent y adhérer, ce club est toujours la même coquille vide qu’il est depuis sa création en 2008, soit il y a seize ans, ce qui montre son incapacité à peser sur quoi que ce soit dans le monde.

 

 

 

 


jeudi 4 avril 2024

Point de vue. Relations avec Lula: naïveté coupable ou stratégie brillante de Macron?


On se rappelle des insultes proférées par le prédécesseur de Lula à la présidence brésilienne à l’encontre d’Emmanuel Macron.

Bolsonaro, extrémiste populiste de la pire espèce et admirateur inconditionnel de Trump s’en était pris vertement au Président de la république notamment en août 2019 tandis que pour son ministre de l’Eduction c’était «crétin opportuniste» et pour un de ses fils un «idiot».

Le retour au pouvoir de Lula a donc été particulièrement saluée par Emmanuel Macron.

Reste que l’on est quelque peu surpris par les si bonnes relations entre les deux hommes, une si grande amitié que les médias brésiliens s’en sont gentiment moqués mais que Macron a totalement avalisé en twettant:
«
Certains ont comparé les images de ma visite au Brésil à celles d’un mariage, je leur dis: c’en était un!»

Car beaucoup sépare le Président du Brésil de celui de la France au niveau politique et géopolitique.

Lula est un populiste de gauche – qui a fait de la prison pour corruption avérée – dont les autres «amis» sur la scène internationale sont Vladimir Poutine et Xi Jinping, deux dictateurs dont le but est d’abattre la démocratie républicaine libérale pour la remplacer par un nouvel ordre mondial qui ressemblera beaucoup aux régimes totalitaires qu’ils ont mis en place et à un nationalisme forcené.

Deux régimes que combat la France – même s’il existe une certaine ambiguïté avec la Chine actuellement – et qui menacent son existence et la paix mondiale.

Mais Lula représente le pays le plus grand d’Amérique latine et même si son poids géopolitique est bien moindre depuis que son miracle économique a fait un flop retentissant, il pèse sur la scène internationale et regorge encore de matières premières.

Sans oublier qu’avec la Guyane, la France possède une frontière avec le Brésil.

Et depuis l’élection récente de l’extrémiste populiste Milei en Argentine – Lula et lui se détestent –, le Brésil a acquis encore un peu plus d’intérêt pour le gouvernement français.

Dès lors, on peut se poser la question de savoir si la grande amitié encore une fois célébrée lors de la visite d’Emmanuel Macron au Brésil, est, de la part de celui-ci, sincère ou avant tout intéressée.

Non pas que les deux hommes ne s’apprécient pas mais la chaleur de leurs relations fait tout de même contraste avec les divergences voire les oppositions vis-à-vis de leur intérêts et des politiques menées de chaque côte de l’Atlantique.

C’est pourquoi il faut souhaiter qu’il existe une lucidité derrière cette amitié avec un personnage dont la fiabilité est questionnable et les prises de position problématiques (il ne soutient pas l’Ukraine et a comparé Israël au régime nazi pendant qu’il se veut un leader d’un «Sud global» dirigé en sous-main par la Russie et la Chine).

Surtout que cette «naïveté» cache en réalité un soubassement de realpolitik qui en ferait une politique brillante.

Mais cela reste à démontrer.

jeudi 22 février 2024

Le Focus. Lula l’ami des dictateurs sanguinaires qui accuse Israël d’un génocide comparable à celui d’Hitler


Ce qui se passe à Gaza est une tragédie et Benjamin Netanyahou dans sa rage vengeresse envers le Hamas qui est aussi mue par de minables calculs politiques devra en rendre compte comme le souhaite une grande partie des Israéliens.

Mais n’oublions pas que l’opération militaire dans la bande de Gaza n’a été que la conséquence d’une attaque terroriste particulièrement barbare, rappelant les pogroms ainsi que les massacres de la solution finale et qu’une chose simple y mettrait fin, la reddition du Hamas, ce qui n’est pas à l’ordre du jour, ce dernier utilisant même la population qu’il prétend défendre comme bouclier humain et qui justifie cette politique en voulant faide de chaque palestinien, un martyr à sa cause criminelle.

La tragédie de Gaza est ainsi d’abord et avant tout de la responsabilité du Hamas qui savait qu’Israël répondrait aux massacres du 7 octobre dernier – et qui le souhaitait – sans oublier que l’Etat hébreu n’avait aucunement l’intention d’attaquer les Palestiniens avant ceux-ci.

Quant à l’éradication du Hamas, ce serait une bonne chose tout comme le serait celle de Daesh, d’Al Qaeda  ou du Hezbollah.

Car, ce qui est une évidence, si le Hamas s’en sort, il recommencera encore et encore ce type d’attaques contre des civils quand il en aura l’occasion.

Alors quand on entend, ici ou là, des leaders parler de «génocide» perpétré par Israël envers le peuple palestinien tout en demeurant étrangement silencieux sur la responsabilité du Hamas que beaucoup considèrent comme des «résistants» ou des «combattants», on demeure interdit devant ce mensonge envers un pays créé à cause d’un génocide par les nazis – dont le Hamas vénère l’idéologie – qui a exterminé dix millions de juifs avec des complicités un peu partout dans le monde.

Un des plus virulents contre Israël est le président du Brésil, Lula qui a déclaré en Ethiopie que l’armée israélienne menait une guerre contre «des enfants et des femmes» et que le «génocide» qui était en cours n’avait comparable qu’à celui «d’Hitler».

Pour ses propos il a été chaleureusement remercié par le Hamas…

Au-delà d’un personnage corrompu qui a fait de la prison et dont l’incompétence lors de son premier passage au pouvoir qui avait ruiné son pays a permis à un Bolsonaro de se faire élire, rappelons que celui qui vient parler de génocide n’est rien d’autre que l’ami déclaré de Vladimir Poutine, le boucher du Kremlin dont il n’a pas condamné l’invasion de l’Ukraine, et de Xi Jinping, le génocidaire des Ouïghours dont il n’a pas condamné les actes, ainsi que le soutien de l’autocrate sanguinaire vénézuélien Maduro.

La voix du Brésil, comme celle de l’Afrique du Sud où un régime corrompu se permet également de parler de génocide à propos d’Israël, n’a de poids que pour ceux qui ont pris le prétexte du massacre du Hamas pour déverser leur antisémitisme et ce, même avant la réponse d’Israël à Gaza.

Ce qui serait assez comique si la situation au Proche Orient n’était pas aussi tragique, c’est la manière indécente dont les médias occidentaux reprennent les propos de Lula comme si celui-ci était une autorité morale.