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Messages les plus récents portant le libellé BRESIL. Messages plus anciens
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vendredi 23 juillet 2010

BRESIL-ECONOMIE. Le Brésil revoit sa croissance à la hausse et son inflation à la baisse


Malgré un ralentissement de l’activité après un boom au début de l’année, l’économie brésilienne devrait croître plus fortement que prévu mais connaître une hausse des prix moindre.

La croissance du Brésil, selon le ministère des Finances, devrait être comprise entre 6,5% et 7% en 2010. C’est à une révision à la hausse qu’a procédé le gouvernement brésilien puisqu’il prévoyait auparavant une croissance de 5,5%. A noter que la Banque centrale, elle, a relevé sa prévision à 7,3% contre 5,8%. Rappelons que le FMI (Fonds monétaire international), lui, a revu dernièrement la croissance du Brésil à 7,1% (soit +1,6% par rapport à sa précédente estimation).

En revanche, le ralentissement prévu de la croissance au cours du deuxième semestre de l’année (elle a été de 9% au premier trimestre 2010) a permis au gouvernement de revoir sa prévision d’inflation à la baisse de 5,5% à 5,2%.

Jean-Louis Pommery

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lundi 19 juillet 2010

MONDIALISATION-BRIC-COMMERCE. L’Inde et le Brésil nouent des relations économiques plus équitables avec l’Afrique que la Chine


Selon un rapport de l’Institut Montaigne, si l’économie est le premier ressort du développement des relations entre les pays du Bric et l’Afrique, les manières de procéder divergent.

Dans un rapport sur les relations entre la France et l’Afrique intitulé «Réinventer le co-développement», l’Institut Montaigne passe en revue les politiques chinoise, indienne et brésilienne sur le continent noir. Selon les auteurs de l’étude, «la Chine est en train de changer la donne sur le continent africain». De même, ils estiment que «la Chine est souvent perçue comme ayant une attitude extrêmement prédatrice vis-à-vis de l’Afrique. Ce constat peut être aujourd’hui nuancé: la Chine s’est rendu compte qu’un soutien trop affiché à certains chefs d’Etat pouvait lui causer un tort considérable». Ainsi, au crédit de la Chine, il ne faut pas oublier que «l’investissement de Pékin sur le continent noir s’inscrit dans une logique de longue duré», mais, de plus, «contrairement aux idées reçues, la Chine investit aussi largement dans l’aide au développement à l’Afrique» avec une politique «de soutien volontariste».

Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique «ont été multipliés par dix depuis 2001 et représentait 100 milliards de dollars en 2008». En outre, selon l’ancien Commissaire européen au développement, Louis Michel, «l’effet Chine» compterait pour 2% de hausse du PIB africain chaque année. Néanmoins, les auteurs écrivent qu’il «ne faut pas surévaluer la place de la Chine en Afrique. En effet, elle demeure marginale en stock de capital sur le continent puisqu’elle représente moins de 1% des investissements directs étrangers et 8,5% des échanges de l’Afrique avec le reste du monde».

Concernant l’Inde, la stratégie de ses investisseurs en Afrique «est souvent considérée comme plus durable et moins prédatrice que celle de la Chine». Et «à la différence de la Chine, l’Inde mise sur le dynamisme de son secteur privé» pour être présente sur le continent noir. De plus, elle «fournit des modèles de développement qui ont valeur de normes nouvelles pour les Africains: révolution verte réussie, régulation forte de l’investissement étranger et du secteur financier, succès d’une économie tertiaire exportatrice de services et de biens culturels…».

Pour ce qui est du Brésil, l’Institut Montaigne note que «la solidarité Sud-Sud est présentée comme un axe majeur de la diplomatie du président Lula». Un président brésilien qui n’a pas hésité à visiter vingt pays africains en sept ans et à ouvrir dix-huit ambassades en deux ans sur le continent! Un intérêt qui est aussi altruiste selon les auteurs du rapport qui estiment que «le Brésil a mené de véritables efforts de coopération directement bénéfiques aux populations africaines». Et «cette sollicitude pour le continent africain permet à Brasilia de se poser en acteur politique international responsable».

Cependant, il ne faut pas être dupe: «l’intérêt du Brésil pour l’Afrique s’inscrit, tout comme celui de la Chine et de l’Inde, dans une logique économique». En cela, les grands pays émergents rejoignent les Etats-Unis, la Russie et l’Europe. Mais, à l’inverse des deux premiers qui venaient régler leurs problèmes de grande puissance du temps de la guerre froide et de la dernière qui était venue coloniser le continent, ils gardent une certaine virginité géostratégique. En tout cas jusque récemment. Jusqu’à ce que certaines populations africaines se sentent encore plus humiliées et exploitées par les Chinois qu’elles ne l’avaient été par les Européens du temps de la colonisation. Comme quoi l’Afrique ne semble malheureusement pas encore avoir trouvé les partenaires idéaux pour mettre en place une relation «gagnant-gagnant» qui la sortirait définitivement de son sous-développement…

Alexandre Vatimbella

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dimanche 18 juillet 2010

BRESIL-INFLATION. L’inflation a été contenue en juin grâce à la baisse des prix alimentaires


Bonne nouvelle pour le gouvernement brésilien, la courbe de la hausse des prix a nettement fléchi le mois dernier alors qu’elle s’était fortement élevée depuis le début de l’année.

L’inflation au Brésil au mois de juin serait nulle selon les statistiques publiées récemment par les pouvoirs publics. C’est une bonne nouvelle pour Brasilia qui avait vu, avec le retour d’une forte croissance, une envolée inquiétante des prix lors du premier semestre 2010 de plus de 3%. En moyenne annuelle, l’inflation se monte désormais à 4,8%. A noter que c’est principalement grâce à la baisse des prix alimentaires que l’inflation s’est calmée le mois dernier. Pour la Banque centrale, la hausse des prix devrait être de 5,4% cette année alors que le gouvernement de Lula da Silva table sur un chiffre de 4,4%.

Louis-Jean de Hesselin

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jeudi 8 juillet 2010

MONDIALISATION-ECONOMIE. Le FMI revoit à la hausse la croissance mondiale, notamment celle du Bric


Les nouvelles prévisions de croissance du Fonds monétaire international sont plus optimistes pour 2010 et inchangées pour 2011. Et les grands pays émergents montrent une belle santé.

Selon les nouvelles prévisions de croissance du FMI (Fonds monétaire international), l’économie mondiale devrait croître de 4,5% en 2010 soit une hausse de 0,5% par rapport aux précédentes estimations de l’organisme financier international d’avril et, ce, malgré les inquiétudes qui pèsent actuellement sur la reprise économique. Pour 2011, le FMI garde sa prévision inchangée à 4,3%.

Pour autant, le FMI se garde bien de tout optimisme béat en rappelant que les derniers développements économiques et financiers montrent des faiblesses et ont augmenté les risques pesant sur l’économie mondiale. C’est pourquoi il estime que des efforts politiques ambitieux et complémentaires sont nécessaires pour mettre en place, à moyen terme, une croissance soutenable et forte.

Dans le détail, les pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) voient leurs prévisions de croissance réévaluées. Fortement pour le Brésil dont le PIB devrait augmenter de 7,1% en 2010 (soit +1,6% par rapport à l’estimation du mois d’avril) mais aussi nettement pour la Chine qui passe de 10% à 10,5% et l’Inde qui passe de 8,8% à 9,4%. Même la Russie voit sa prévision augmentée de 4% à 4,3%.

Du côté des pays développés, la croissance des Etats-Unis est revue à la hausse de 0,3% à 3,3% et les deux seuls pays à voir leur révision être à la baisse sont le Royaume Uni (-01% à 1,2%) et la France (-0,1% à 1,4%).

A noter que si le FMI ne change pas sa prévision de croissance mondiale pour 2011, en revanche, elle se montre peu optimiste pour les pays occidentaux (sauf les Etats-Unis et le Canada). Pour les pays du Bric, les experts de l’organisation financière internationale estiment que leur croissance restera élevée mais devrait être en repli (9,6% pour la Chine, 8,4% pour l’Inde, 4,2% pour le Brésil, 4% pour la Russie)

Louis-Jean de Hesselin

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lundi 28 juin 2010

MONDIALISATION-ECONOMIE. La reprise économique délite la cohésion du G20


Comme on pouvait le penser, l’amélioration de la situation de l’économie mondiale a relâché les liens entre les pays du G20 qui ne voient, de nouveau et avant tout, que leurs seuls intérêts propres.

La construction d’une nouvelle gouvernance mondiale, plus forte, en matière économique et financière attendra. C’est le constat que l’on peut faire du sommet du G20 à Toronto au Canada. Car le retour de la croissance et l’éloignement de la crise économique et financière a délité la cohésion des gouvernements de la planète dont la préoccupation première est de raccrocher leurs pays respectifs au train de la reprise économique.

Evidemment, comme l’indique le communiqué lénifiant publié à l’issu du sommet, «la plus grande priorité du G20 est de protéger et de renforcer la reprise, ainsi que de jeter les bases d'une croissance forte, durable et équilibrée, et de renforcer nos systèmes financiers contre les risques». Mais, pour y parvenir, chacun pour soi ou, plutôt, chacun avec ses propres choix et ses propres moyens… On a vu gouvernance mondiale plus structurée!

Afin d’éviter que le sommet du G20 soit un total fiasco, le communiqué final indique bien que la régulation du système économique mondial et, surtout, de la sphère financière internationale sont toujours d’actualité et seront étudiés… plus tard. De même, le G20 indique qu’il faut de la rigueur et de la relance économiques, ce qui fait plaisir à tout le monde, aux Européens qui se sont engagés dans la rigueur avec la réduction des déficits publics et aux Etats-Unis ainsi qu’aux grands pays émergents – Chine et Inde, en particulier - qui se sont engagés dans des plans de relance ambitieux et dans une priorité à une croissance forte.

Prochain épisode du G20 en novembre prochain en Corée du Sud. Pour une relance de son rôle ou pour un enterrement d’une gouvernance économique mondiale décidément bien difficile à mettre en œuvre?…

Alexandre Vatimbella

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MONDIALISATION -BRESIL-CHINE-FINANCE. Le Brésil veut que la Chine réévalue sa monnaie


On savait que le Brésil et l’Inde souhaitaient que le yuan s’apprécie. Et Brasilia, par le biais de son ministre des Finances, l’a officiellement demandé à Pékin.

On a beau être du même club des grands pays émergents, le Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine), on peut être en désaccord notamment en matière de politique économique. Et le Brésil vient de rappeler cette réalité en demandant officiellement à la Chine de laisser le yuan se réévaluer.

Il faut dire que les Brésiliens souffrent énormément d’une monnaie chinoise très en dessous de sa valeur réelle. D’une part parce que la Chine est le premier partenaire commercial du Brésil mais, d’autre part, parce que les produits manufacturés chinois à bas prix concurrent fortement les brésiliens.

Ainsi, Guido Mantega, le ministre brésilien des Finances, a expliqué, lors d’une conférence de presse en marge du sommet du G20 que, «Pour le Brésil il est important qu'il y ait un assouplissement de la monnaie chinoise, qu'elle puisse s'apprécier, parce que cela aboutira à un meilleur équilibre du commerce international et des flux de capitaux».

Louis-Jean de Hesselin

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samedi 19 juin 2010

MONDIALISATION-BRIC-AGRICULTURE. La production agricole croît dans les pays du Bric


Selon un rapport de la FAO et de l’OCDE, l’agriculture du Brésil, de la Russie, de l’Inde et la Chine connaît une forte croissance depuis la reprise économique.

Pour Jacques Diouf, le directeur général de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), les pays du Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine) sont ceux où la production agricole a crû le plus, avec l’Ukraine, depuis la reprise économique mondiale. Il commentait un rapport commun à son organisation et à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) qui indique que la reprise économique devrait bénéficier en priorité aux grands pays émergents. L’étude montre également que les prix agricoles devraient repartir à la hausse au cours de la prochaine décennie. Ses auteurs, par ailleurs, estiment que l’agriculture a fait la preuve globalement d’une «remarquable capacité de résistance» durant la crise économique mondiale et que ses perspectives de croissance sont plus positives que lors de ces dernières années même si, dans les pays en développement, elle ne parvient pas toujours à nourrir correctement les populations.

Alexandre Vatimbella

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mardi 8 juin 2010

MONDIALISATION-ERMEGENTS-FINANCE. Les pays émergents du G20 repoussent l’instauration mondiale d’une taxe bancaire


Les ministres des finances des pays du G20 n’ont pu se mettre d’accord sur une taxation des banques. Et les représentants des pays émergents ont été du côté de ceux qui ont lutté contre une telle mesure.

La finance mondiale ne sera pas taxée, en tout cas, pas tout de suite. La dernière réunion des ministres des finances des pays du G20 n’a pas permis, en effet, de se mettre d’accord sur une taxe sur les banques en vue de constituer un fond de soutien en cas de défaillances du secteur. Les pays émergents, dont l’Inde et le Brésil en tête, ont milité pour enterrer cette mesure au motif que leurs secteurs bancaires étaient sains et n’avaient rien à se reprocher quant à la dernière crise financière qui avait entraîné le monde dans la crise économique et amené la récession dans les pays développés.

Pour autant, cela ne signifie pas que la taxation du secteur bancaire est définitivement enterrée mais seulement qu’il n’y a pas d’accord à l’heure actuelle dans le G20 afin de la créer et de la mettre en place. Néanmoins, même s’il n’y a pas d’accord au niveau mondial, certains pays, dont la France, la Grande Bretagne, les Etats-Unis et l’Allemagne, comptent bien instaurer une telle législation dans un futur proche.

Louis-Jean de Hesselin

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dimanche 23 mai 2010

BRESIL-ECONOMIE. Le Brésil craint une croissance… trop forte!


En rythme annuel, la croissance de l’économie brésilienne à atteint plus de 9,8% au premier trimestre 2010. Mais avec la croissance, l’inflation revient d’où la volonté du gouvernement de ralentir la machine économique.

Les fortes croissances dans les grands pays émergents, qui font pâlir d’envie les pays occidentaux, sont toutes accompagnées par un regain de l’inflation comme en Chine et surtout en Inde et au Brésil. Dans ce dernier pays, les chiffes du premier trimestre confirment une très forte reprise tirée par la consommation intérieure. Le PIB a ainsi cru de 2,38% par rapport au dernier trimestre de 2009 et, en rythme annuel, cela donne un chiffre de 9,84%.

Ce taux inespéré n’est pourtant pas fêté comme il se devrait par les autorités qui voient poindre dans le même temps une forte inflation qui pourrait déstabiliser cette reprise et qui était un mal endémique du Brésil pendant de longues années comme c’est le cas aussi pour un autre grand pays émergent, l’Inde. Du coup, le gouvernement brésilien indique qu’il va prendre des mesures afin d’éviter la surchauffe de la machine économique et qu’il espère une croissance entre 6% et 7,5% en 2010. Les premières vont être de réduire les dépenses de l’Etat de 17 milliards de dollars et la Banque centrale a déjà relevé son taux de crédit.

Alexis Levé

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jeudi 20 mai 2010

MONDIALISATION-ECONOMIE. Pays les plus compétitifs: Les Etats-Unis perdent leur première place, la Chine et le Brésil progressent


Le classement 2010 des pays les plus compétitifs vient d’être publié. Singapour passe en tête devant Hong Kong et les Etats-Unis. Les pays émergents restent stables ou progressent légèrement.

L’édition 2010 du classement des pays les plus compétitifs établi par l’Institut IMD (Institute for management development) de Lausanne (Suisse) vient d’être publiée. Sur les cinquante-huit pays classés, les Etats-Unis perdent leur première place au profit de Singapour et se retrouvent troisième derrière Hong Kong qui demeure stable. Derrière, la Suisse se classe quatrième et l’Australie, cinquième.

Concernant les pays émergents, Taïwan se classe huitième devant la Malaisie (10°), le Qatar (15°), la Chine (18°), la Thaïlande (26°), le Chili (28°), l’Inde (31°), la Pologne (32°), le Kazakhstan (33°), l’Estonie (34°), l’Indonésie (35°), le Brésil (38°), les Philippines (39°). Concernant les grands pays émergents, l’Afrique du Sud se retrouve 44°, le Mexique à la 48°, la Russie à la 51°.

Les pays émergents qui progressent sont Taïwan, la Malaisie, la Chine, la Pologne, le Kazakhstan, l’Estonie, l’Indonésie, le Brésil, les Philippines, la Hongrie, l’Afrique du Sud et la Colombie.

Le classement des pays les plus compétitifs est publié chaque année depuis 1989. Il prend en compte 327 critères groupés dans quatre facteurs de compétitivité: la performance économique, l’efficacité gouvernementale, l’efficacité des milieux d’affaires et les infrastructures.

Louis-Jean de Hesselin

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mardi 18 mai 2010

MONDIALISATION-BRESIL-ECONOMIE. Le Brésil développe ses relations économiques avec l’Iran


La visite du président Lula da Silva en Iran fait couler beaucoup d’encre à la fois politiquement et économiquement tant elle montre un Brésil émergent sur la scène internationale mais jouant peut-être avec le feu.

Le Brésil, principal soutien de l’Iran, sur la scène internationale, voilà qui est assez surprenant mais pas nouveau tant les deux pays ont développé ces dernières années des relations proches et de confiance. Au-delà d’un accord sur la fourniture d’uranium enrichi à l’Iran par la Turquie, accord négocié sous l’égide du Brésil, les deux présidents, Luis Inacio Lula da Silva pour le Brésil et Mahmoud Ahmadinejad pour l’Iran, ont signé de nombreux accords économiques. Ainsi, dix protocoles ont été adoptés qui portent sur le pétrole, l'agriculture, l'environnement, les finances, le sport, etc.

Selon le président Lula sa Silva, son pays va exporter pour un milliard de dollars de produits alimentaires vers l'Iran au cours des cinq prochaines années. Il a également déclaré que «le Brésil veut s'orienter davantage vers les pays émergents (...) parmi lesquels l'Iran est l'un de nos principaux partenaires (…). La crise financière mondiale, qui a montré le besoin d'un nouveau système commercial multilatéral, a accru notre intérêt pour l'Iran, l'un des trois principaux marchés du Brésil» dans les pays en développement.

Reste que la position du Brésil sur l’Iran est quelque peu étrange au moment où de nouvelles sanctions doivent être adoptées par la communauté internationale contre les menées nucléaires menées par le régime de Téhéran. De même, le président Lula da Silva a développé des relations fortes avec de nombreux pays qui ne brillent guère par leur régime démocratique ou par leur implication positive dans la communauté internationale comme l’Iran, bien sûr, mais aussi le Venezuela ou Cuba. Certains estiment que ce positionnement montre l’amateurisme de la politique extérieure du Brésil. Pour d’autres, il s’agit de la remontée à la surface de l’idéologie tiers-mondiste du président brésilien qui a adopté tous les critères d’une société libérale pour le développement économique et politique de son pays, allant à l’encontre de ses précédentes idées politiques très à gauche mais que ces dernières sont désormais le moteur de sa vision de la mondialisation.

Alexandre Vatimbella

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dimanche 16 mai 2010

MONDIALISATION-BRESIL-RUSSIE-ECONOMIE. La Russie et le Brésil signent un «plan de partenariat stratégique»


Le président brésilien et le président russe se sont rencontrés à Moscou et ont signé plusieurs accords bilatéraux notamment dans le domaine économique.

La visite de Luiz Inacio Lula da Silva, le président du Brésil, à Moscou et sa rencontre avec Dmitri Medvedev, son homologue russe, a permis aux deux pays de signer plusieurs accords ainsi que de mettre en route un «plan de partenariat stratégique» qui concerne, entre autres, l’agriculture et la coopération militaire.

Par ailleurs, le président brésilien a souhaité que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays augmente notablement et double dans les prochaines années. Il a, ainsi, déclaré «la crise financière a renforcé l'économie de nos pays, pour cela je suis persuadé que nous pourrons augmenter nos échanges à 10 milliards de dollars. (…) Le développement de nos relations a besoin d'un saut qualificatif: nous devons augmenter la part dans le volume d'échanges commerciaux des marchandises de forte valeur ajoutée et éliminer toutes les barrières».

De son côté, Moscou a indiqué que plusieurs projets entre la Russie et le Brésil en matière d’énergie sont à l’étude. Ainsi, la Russie pourrait exploiter les nouveaux gisements de pétrole découverts au Brésil. Par ailleurs, des discussions ont eu lieu entre les deux chefs d’Etat sur le développement des transports entre les deux pays. Une liaison aérienne directe entre la Russie et le Brésil pourrait être mise en place car, à l’heure actuelle, il n’en existe pas…

Louis-Jean de Hesselin

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jeudi 6 mai 2010

BRESIL-ECONOMIE. Hausse importante de la production industrielle


Selon les statistiques officielles la production industrielle du Brésil est en hausse de 18,1% au premier trimestre 2010 et a rattrapé sa chute due à la crise économique et financière mondiale.

Comme dans tous les grands pays émergents, la reprise économique est au rendez-vous au Brésil. La plupart des indicateurs économiques sont ainsi à la hausse. C’est le cas de celui de la production industrielle qui a progressé de 18,1% au premier trimestre de 2010. Du coup, le recul par rapport à 2008, avant la crise économique et financière mondiale, est presque comblé. Et la confédération nationale de l’industrie brésilienne table sur une hausse de la production industrielle de 6% à 7% pour l’année 2010 alors que celle-ci avait chuté de 7,4% en 2009.

Jean-Louis Pommery

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lundi 3 mai 2010

MONDIALISATION-EMERGENTS-ENTREPRISES. Les multinationales des pays émergents vont se multiplier


Selon une étude de PricewaterhouseCoopers, le nombre d’entreprises multinationales issues des pays émergents va croître fortement au cours des 15 prochaines années notamment en Inde et en Chine.

Dans une étude intitulée «The rise of new multinational companies from emerging economies» (la naissance de nouvelles multinationales dans les économies émergentes), la société de conseil PricewaterhouseCoopers estime que «le paysage compétitif mondial connaîtra une transformation importante d’ici à 2020 en voyant l’émergence de nouveaux acteurs globaux issus des économies émergentes». Déjà, indiquent les auteurs de l’étude, «le nombre d’entreprises issues des marchés émergents qui s’implantent en dehors de leur territoire national a augmenté au cours des cinq dernières années, en partie en raison du développement rapide de la globalisation et de la révolution des technologies de l’information et de la communication». Et «cette tendance va se poursuivre dans les quinze prochaines années qui vont voir un nombre croissant de nouvelles entreprises multinationales issues des économies émergentes s’affirmer sur la scène économique globale». PricewaterhouseCoopers affirme même que «certaines de ces nouvelles multinationales sont en passe de devenir les géants économiques de demain».

Dans cette montée en puissance des entreprises des pays émergents, «les multinationales chinoises et indiennes sont en tête dans la course aux nouveaux marchés extérieurs; elles seront suivies par un nombre croissant d’entreprises de Singapour, de Russie, de Malaisie et de Corée du Sud».

L’étude a analysé quinze pays émergents (l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Chine, la Hongrie, l’Inde, la Malaisie, le Mexique, la Pologne, la Roumanie, la Russie, Singapour, la Corée du Sud, l’Ukraine et le Vietnam). Elle montre que «l’Inde est le pays qui devrait voir naître le plus grand nombre de nouvelles multinationales, devant la Chine. Plus de 2.200 entreprises indiennes développeront des activités à l’extérieur de l’Inde dans les quinze prochaines années». En revanche «les pays d’Amérique du Sud de l’échantillon (Argentine, Brésil, Chili et Mexique) seront moins prolifiques sur ce terrain alors que les pays d’Asie du Sud Est aux économies tournées vers l’export (Malaisie et Singapour), la Russie et la Corée du Sud, nouvellement industrialisée, devraient continuer à générer une quantité significative de nouvelles multinationales».

Jean-Louis Pommery

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mardi 27 avril 2010

MONDIALISATION-EMERGENTS-ECONOMIE. Les voix des pays en développement passent à 47,19% à la Banque mondiale


Désormais, les pays émergents et les pays pauvres auront un poids accru au sein de l’organisation financière internationale, notamment la Chine, le Brésil et l’Inde.

C’était une des demandes principales des pays émergents et en développement, une présence accrue dans les organismes économiques et financiers internationaux, sensée représenter leur véritable poids dans la mondialisation. Dimanche, la Banque mondiale a entériné une nouvelle organisation des votes. Ces pays passent ainsi de 44,06% des droits votes à 47,19% soit 3,13 points de plus. Et dans cette réorganisation générale, la Chine connait une forte progression passant de 2,77% des droits de vote à 4,42% détenant désormais la troisième place derrière les Etats-Unis (15,85% des droits de vote) et le Japon (7,62% des droits de vote). Le Brésil (de 2,06% à 2,24% des droits de vote) et l'Inde (de 2,77% à 2,91% des droits de vote) augmentent également leur poids au sein de la Banque mondiale. En revanche, l’Allemagne, la France et la Grande Bretagne ont perdu des droits de vote.

Jean-Louis Pommery

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lundi 26 avril 2010

EDITORIAL. La Chine seule contre tous?


Toute la politique étrangère de la Chine depuis des décennies consiste à trouver des alliés un peu partout dans le monde en se présentant, notamment, en défenseur des pays émergents mais aussi des pays les plus pauvres. Une entreprise qui n’a pas trop mal réussie jusqu’à présent mais qui commence à dangereusement se fissurer pour l’image de Pékin. Ainsi, après les récriminations des Occidentaux sur l’irresponsabilité chinoise (en matière économique et diplomatique), après les critiques des Africains sur le colonialisme chinois, voilà maintenant que ce sont les pays émergents, notamment d’Asie, qui pointent du doigt la Chine pour ses pratiques en matière de commerce extérieur (avec, entre autres, la manipulation du taux de change de sa monnaie.

Les critiques viennent d’Inde et du Brésil mais aussi des pays de l’Asean avec qui la Chine a pourtant signé un traité de libre-échange entré en vigueur au début 2010, au premier rang desquels on trouve l’Indonésie et Singapour. Les déclarations se font de plus en plus nombreuses sur une Chine qui ne joue pas le jeu ce qui a pour conséquence de mettre en difficulté ses partenaires. Avec des produits à bas prix qu’elle déverse dans le monde entier grâce notamment à la sous-évaluation du yuan, la Chine empêche l’émergence rapide d’une industrie indienne, taille dans les parts de marché du Brésil en Amérique latine, détruit des emplois et des secteurs entiers de l’industrie indonésienne et menace la santé économique de Singapour.

Si les autorités chinoises ont une réponse toute faire vis-à-vis des Occidentaux, Américains en tête, qu’elle accuse d’être les profiteurs du système économique mondial jusqu’à il y a peu et les responsables de la crise économique et financière récente, il est beaucoup plus difficile de justifier sa politique agressive et anticoncurrentielle vis-à-vis des autres pays émergents avec lesquels, pourtant, elle affirme vouloir bâtir des relations «gagnant-gagnant».

La Chine a beau multiplier les déclarations de bonnes intentions ainsi que de tenter de rassurer l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud sur sa volonté de partager le gâteau de la croissance mondiale, elle est de moins en moins crédible car les faits et les actes contredisent son discours aseptisé dont beaucoup pensent désormais qu’il est avant tout fait pour les endormir.

Du coup, la Chine qui voulait devenir la première puissance mondiale grâce à son «soft power» est en train de devenir la puissance au double-langage. Il est temps pour elle, si elle ne veut pas perdre tout son capital de sympathie, de revoir sa politique économique et financière pour le bien de l’économie mondiale mais aussi pour le sien. Et les dirigeants chinois redécouvrent qu’être une puissance mondiale n’a pas que des avantages…

Alexandre Vatimbella

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jeudi 22 avril 2010

MONDIALISATION-CROISSANCE. Le FMI revoit la croissance mondiale à la hausse


Selon le Fonds monétaire international, la reprise de l’activité économique a été plus forte que prévue notamment dans les pays émergents.

La croissance mondiale sera de 4,2% en 2010 selon les nouvelles prévisions du FMI (Fonds monétaire international) contre 3,9% précédemment. En revanche, la prévision pour 2011 reste la même, une progression du PIB mondial de 4,3%. Pour Olivier Blanchard et José Vinals, économistes en chef de l’organisme financier international, «la reprise économique progresse mieux que prévu, mais à des allures différentes — timidement dans beaucoup de pays avancés et vigoureusement dans la plupart des pays émergents et en développement. (…) Parmi les pays avancés, les États-Unis ont pris un meilleur départ que l’Europe et le Japon. Parmi les pays émergents et en développement, ce sont les pays asiatiques qui sont en tête, tandis que beaucoup de pays émergents d’Europe et quelques pays de la Communauté des États indépendants sont à la traîne. Il faut s’attendre à ce que cette reprise à plusieurs vitesses perdure». Et ils estiment que «pour que l’économie mondiale puisse soutenir un rythme de croissance élevé à moyen terme, il faudra rééquilibrer la demande mondiale. Cela signifie que les pays qui avaient des déficits extérieurs excessifs avant la crise doivent assainir leurs finances publiques sans porter atteinte à la croissance et à la demande. Parallèlement, les pays qui affichaient des excédents courants excessifs devront promouvoir la demande intérieure pour soutenir leur croissance alors que la demande des pays à déficit excessif diminuera. De même que les monnaies des pays déficitaires se déprécient, celles des pays excédentaires doivent logiquement s’apprécier. Ce rééquilibrage doit aussi être étayé par des réformes du secteur financier et des mesures structurelles génératrices de croissance dans tous les pays, excédentaires comme déficitaires.»

Voici les prévisions du FMI pour les principaux pays émergents

2008

2009

2010

2011

Pays émergents et en développement

6,1

2,4

6,3

6,5

Brésil

5,1

-0,2

5,5

4,1

Chine

9,6

8,7

10,0

9,9

Inde

7,3

5,7

8,8

8,4

Mexique

1,5

-6,5

4,2

4,5

Russie

5,6

-7,9

4,0

3,3

Alexis Levé

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samedi 17 avril 2010

MONDIALISATION-BRIC-ECONOMIE. Le 2° sommet du Bric demande une réforme de la gouvernance mondiale et un système financier plus stable


La réunion des chefs d’Etat du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine s’est focalisée sur une plus juste présence des pays émergents dans les instances internationales notamment économiques et sur une réforme de la finance mondiale.

Au lieu de se tenir vendredi, le deuxième sommet des chefs d’Etats des pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) s’est tenu jeudi soir afin de permettre à Hu Jintao, le président chinois, de regagner son pays et de se rendre dans la zone du tremblement de terre dans la province du Quinghai et qui a fait plusieurs centaines de morts. Comme prévu, de sommet de Brasilia s’est focalisé sur la gouvernance mondiale et sur la réforme du système financier international.

En matière de gouvernance, les chefs d’Etat ont demandé une plus juste répartition de celle-ci, sous-entendue une plus grande place des pays en développement et, plus particulièrement des grands pays émergents comme ceux du Bric. Une plus grande place qui trouve selon eux une justification accrue dans le fait que les croissances de leurs économies sont à nouveau le moteur de la reprise mondiale après la crise économique et financière mondiale de 2009. Les chefs d’Etat des pays du Bric demandent ainsi, comme l’affirme leur déclaration finale, une réforme de la Banque mondiale, du FMI (Fonds monétaire internationale) et de l’ONU afin de prendre en compte le poids croissant des pays émergents.

En matière de réforme du système financier international, ils ont estimé que «malgré des signes positifs prometteurs, il reste beaucoup à faire. Nous estimons que le monde a besoin aujourd'hui d'une architecture financière réformée et plus stable, qui rendra l'économie mondiale moins sujettes à de futures crises et lui permettra de mieux rebondir». En outre, ils ont souhaité «un système monétaire international plus stable, plus prévisible et diversifié», une allusion à la fois au dollar afin que celui-ci ne perde pas trop de valeur et au yuan pour être solidaire de la Chine dans sa volonté d’imposer celui-ci comme une monnaie de réserve alternative dans les années à venir ainsi que dans sa décision de ne pas réévaluer pour l’instant sa monnaie (ou de le faire légèrement) alors même que l’Inde et le Brésil souffrent de cette sous-évaluation de la devise chinoise.

Auparavant, les chefs d’Etat s’étaient rencontrés dans le cadre de réunions bilatérales auxquelles a également participé Jacob Zuma, le président de l’Afrique du Sud présent à Brasilia dans le cadre de l’Ibsa qui regroupe l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud.

Le troisième sommet du Bric devrait se dérouler en 2011 en Chine.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

vendredi 16 avril 2010

MONDIALISATION-EMERGENTS. Les pays de l’Ibsa veulent une conclusion des négociations à l’OMC


L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud ont estimé qu’il fallait que le cycle de Doha devait aboutir le plus rapidement possible devant l’Organisation mondiale du commerce.

En marge du sommet des chefs d’Etat du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) qui se tient aujourd’hui dans la capitale brésilienne, Brasilia, une rencontre des dirigeants des pays de l’Ibsa (Inde, Brésil, Afrique du Sud) s’y est tenue hier. Dans la déclaration finale, les trois chefs d’Etat reviennent essentiellement sur la libéralisation du commerce international et estiment qu’un «dénouement positif du cycle de Doha sera crucial pour la reprise de l'économie, surtout pour la création d'emplois, à un moment où le commerce mondial connaît sa pire récession depuis plusieurs décennies. (…) Une conclusion équitable et heureuse du cycle de Doha dans un délais raisonnable augmentera la crédibilité du système du commerce multilatéral, surtout face à des pressions inflationnistes grandissantes». L’Inde, l’Afrique du Sud et surtout le Brésil ont un grand intérêt économique à la conclusion de ces négociations (qui auraient du se terminer en 2004!) afin de booster leur commerce extérieur et, donc, leur croissance. Mais celles-ci achoppent sur le refus de la plupart des pays émergents, dont principalement l’Inde, d’ouvrir leur marché largement en retour d’une ouverture des marché des pays développés et au motif que leurs économies nationales n’y résisteraient pas ce que contestent les Etats-Unis et l’Union européenne.

Louis-Jean de Hesselin

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vendredi 9 avril 2010

MONDIALISATION-BRIC-ECONOMIE. A l’approche de leur sommet, les pays du Bric revendiquent une plus grande place dans la gouvernance mondiale


C’est le 14 avril que s’ouvrira le sommet des chefs d’Etat du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine à Brasilia. Mais, déjà, ceux-ci mettent la pression sur la communauté internationale et, surtout, les pays développés.

Las quatre grands pays émergents du club du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont de plus en plus conscients de leur force grâce à leur croissance et à leur développement économiques et ils le font savoir alors que le sommet de leurs chefs d’Etat s’ouvrira la semaine prochaine dans la capitale brésilienne, Brasilia.

Après la Chine qui, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, a déclaré que «nous souhaitons que le sommet du BRIC permette d'élargir le consensus stratégique, de renforcer la confiance mutuelle, de coordonner les efforts face aux défis mondiaux et de favoriser la reprise de l'économie mondiale. Les échanges entre nos quatre pays concernant les principaux défis mondiaux augmenteront l'influence des pays émergents et en voie de développement dans la communauté internationale et feront progresser la développement du multilatéralisme», c’est au tour du président brésilien de mettre la pression sur les pays développés. Luis Inacio Lula de Silva a ainsi affirmé que, lors du sommet, les chefs d’Etat du Bric demanderaient des réformes de la Banque mondiale et du FMI (Fonds monétaire international) afin que ces organismes abandonnent leur «dogmes obsolètes» pour mettre en place une «gouvernance mondiale démocratique et équilibrée». Il a ajouté que le Brésil appelle «à des réformes radicales pour permettre aux pays en développement de définir par eux-mêmes leur avenir». Et de rappeler que «le Brésil n'est pas devenu un créancier de ces institutions pour que les choses restent inchangées»

Alexandre Vatimbella

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