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mardi 19 mai 2026

Le Focus. Le fiasco de Trump en Chine qui affaiblit les Etats-Unis et les démocraties


Trump, malgré ce qu’il tente de faire croire, n’a rien obtenu de la part de Xi.

Son voyage en Chine est un fiasco total qui est plus grave qu’une simple rebuffade personnelle parce qu’il affaiblit dans le même temps les Etats-Unis qui, quoi qu’on en pense et quels que soient les menaces trumpiennes, sont encore les leaders du monde libre.

Ce n’est pas que la Chine ait gagné quoi que ce soit mais la visite de Trump à Pékin avait pris ces derniers jours une importance accrue du fait de l’enlisement du président américain dans sa guerre aventureuse et impréparée contre l’Iran.

De fait, il comptait bien ramener quelque chose de concret de ses entretiens avec le dictateur chinois pour tenter de sauver la face et enrayer sa chute dans les sondages.

Dès lors, en laissant Trump sans aucun résultat autres que ceux qu’il prétend – faussement – avoir obtenu, Xi peut considérer cela comme une victoire.

Et nous pouvons considérer qu’il s’agit d’une défaite de Trump.

Si nous le pouvons alors tous les ennemis de la démocratie dans le la planète peuvent également partager notre point de vue.

Il ne s’agit peut-être pas encore d’un tournant dans l’équilibre du monde mais, tout au moins, d’un avertissement.

Non pas pour Trump qui, dans son propre univers où il est le maître du monde incontesté et incapable de commettre des erreurs, mais pour les démocraties.

Voilà qui ne peut que satisfaire Xi et le conforter dans sa stratégie d’affaiblir petit à petit ces dernières jusqu’à leur délitement qui pourrait bien survenir par une implosion sachant que les clones de Trump sont aux portes du pouvoir dans plusieurs des principales démocraties comme la France, le Royaume-Uni, voire l’Allemagne et déjà en place en Italie ou au Japon.

 


vendredi 15 mai 2026

Le Focus. Chine-Etats-Unis: Xi, un personnage et un criminel encore plus inquiétant que Trump


Le sommet entre la Chine et les Etats-Unis qui se tient actuellement à Pékin réuni les dirigeants des deux premières puissances économiques et peut-être militaires bien qu’il soit impossible de savoir ce que vaut l’«armée populaire» chinoise et son équipement qui n’ont jamais été confrontés à un conflit depuis longtemps.

Deux dirigeants qui inquiètent la planète parce qu’ils ont en commun la volonté de servir d’abord leur pays, surtout, de mettre en place un nouvel ordre mondial à leur botte.

Xi Jinping, le Chinois, est à la tête d’une internationale totalitaire avec la Russie dont le but est d’abattre la démocratie et de mettre en place un ordre totalitaire et ultra-nationaliste pour les cent ans à venir ainsi qu’il l’a déclaré à son ami Poutine.

Donald Trump, l’Américain, est à la tête d’une internationale réactionnaire dont le but est d’affaiblir le plus possible les démocraties et mettre en place un ordre autocratique dans le monde libre.

Ces deux personnages hautement narcissiques et mégalomaniaques agissent sans cesse en ce sens et sont des menaces pour la liberté et la dignité humaines.

Deux criminels qui n’hésitent pas à utiliser la force contre leurs peuples et contre les pays qui ne veulent pas accepter leur leadership.

Si Trump est en avance sur les conflits avec des pays étrangers, Xi le surpasse largement pour le sang de ses concitoyens qu’il a sur les mains et le régime concentrationnaire qu’il a mis en place en Chine sans oublier son génocide envers le peuple ouïghour.

Alors, on peut, sans doute accuser le président américain de mettre la paix plus en péril que le dictateur chinois mais si tel est le cas c’est parce que le dernier n’a pas (encore?) le moyen du premier pour agir sur la scène internationale avec la même violence.

In fine, avec évidence, il vaut toujours mieux habiter les Etats-Unis de Trump que la Chine de Xi.

 

 




jeudi 24 juillet 2025

Le Focus. Une défaite de Poutine serait aussi une défaite de la Chine


Avec son soutien sans condition de Poutine, le dictateur chinois Xi a lié son pays à l’agression de la Russie contre l’Ukraine.

Dès lors, une défaite de Poutine serait aussi la sienne.

On comprend dès lors qu’il continue et qu’il continuera jusqu’au bout à aider son «ami» et à lui permettre d'obtenir le plus possible dans ses demandes, ce qui pourrait cacher l'évidente défaite de la Russie, donc celle de la Chine.

On comprend aussi pourquoi le monde libre doit prendre en compte cette alliance pour agir et se prémunir des plans des deux despotes dont on rappelle qu’ils sont à la tête d’une internationale totalitaire dont le but est d’établir un nouvel ordre mondial qui rayera de la carte la démocratie républicaine libérale.

On comprend enfin pourquoi Poutine finasse constamment, sûr du soutien de Xi et de la procrastination de Trump.

Pour autant, le régime installé à Pékin sait aussi qu’il faudra bien mettre un terme à cette guerre, tout au moins dans son aspect actif, et que Moscou ne pourra pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

N’oublions pas qu’en Chine, perdre la face demeure une sorte d’infamie qu’un dictateur narcissique comme Xi ne peut accepter.

Sans doute que qu’il se prépare à offrir ses services et à jouer les entremetteurs entre les deux parties en essayant d’être un acteur important du post-conflit et ainsi l’afficher comme une victoire.

Reste que l’aventurisme de Poutine que Xi a encouragé et soutenu a terni son image pour longtemps en particulier en Europe et aux Etats-Unis.

 

 


samedi 8 mars 2025

Le Focus. États-Unis – Quand le rêve américain de Trump ressemble fort au rêve chinois de Xi


Lors de son adresse au Congrès, le 4 mars, Trump a inventé un nouveau «rêve américain» qui n’a rien à voir avec celui qui fut défini par l’historien James Adam Tuslow en 1931 ni à celui auquel se réfère les républicains ou celui auquel se réfère les démocrates où l’individu est le détenteur de ce rêve mais qui ressemble comme deux gouttes d'eau au «rêve chinois» de Xi, un rêve essentiellement nationaliste, impérialiste et de puissance où l’Etat en est le destinataire et le propriétaire.

Rappelons succinctement ce que sont ces deux rêves.

A tout seigneur, tout honneur, le fameux «rêve américain», terme inventé par James Adams Truslow, dans son livre «L’épopée de l’Amérique» («The Epic of America»).

Ce rêve demeure le concept le plus emblématique de ce que recouvrent les Etats-Unis à la fois comme pays, comme nation et comme idéal.

Des premiers pèlerins qui accostèrent sur les côtes du Massachussetts au 17e siècle aux illégaux sud-américains qui traversent quotidiennement la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis en passant par tous les Européens qui débarquèrent à Ellis Island, tous ceux qui ont décidé un jour de partir vers cette terre promise moderne le recherchaient.

Comme cela reste le cas de tous les Américains d’aujourd’hui, descendants des uns et des autres.

On peut le qualifier lapidairement par la formule «avoir une vie meilleure».

C’est à la fois concis et précis mais ne donne aucunement la dimension multiple qu’il a toujours eue.

On peut même affirmer que chacun des Américains, plus, chacun de nous, habitants de la planète, a son propre «rêve américain».

Ce qui fait qu’il est «américain» depuis plus de deux siècles, vient de cette croyance qu’il est possible de le réaliser aux Etats-Unis et pas ailleurs, ce pays où même la Constitution reconnaît à tout citoyen le droit à «la poursuite du bonheur».

Passons au rêve chinois créé à l’orée du 21e siècle et qui, selon une définition donnée par l’agence de presse officielle du Parti communiste chinois Xinhua, est de faire de la Chine «une nation socialiste moderne, prospère, puissante, démocratique, culturellement avancée et harmonieuse».

Et Xinhua, pour expliquer tout l’intérêt stratégique de ce «rêve» cite Kim Jin Ho, un universitaire Sud-coréen, qui déclare qu’«une nation sans rêve ne pourra pas survivre dans la compétition entre toutes les nations de la Terre. Si la Chine veut faire la différence (...), elle se doit d'avoir un rêve et de le poursuivre sans relâche».

Ce qui est intéressant dans la définition de ce rêve, c’est qu’il est avant tout celui d’une entité, la «nation» qui retentira alors sur chaque Chinois ce qui s’oppose diamétralement au «rêve américain» qui est avant tout individuel et qui, collectivement, n’est que la somme des rêves de chaque individu, c’est-à-dire la réussite de sa vie, à la fois, spirituellement, intellectuellement et matériellement.

Un rêve vient donc d’en haut (le chinois) et l’autre d’en bas (l’américain) si l’on veut schématiser.

Plus profondément, c’est bien l’Etat chinois qui est le pourvoyeur du rêve alors que l’Etat américain n’en est que le facilitateur.

D’un côté, une vision holistique du rêve, de l’autre une recherche personnelle.

Bien entendu, pour que le «rêve américain» puisse se réaliser, il faut comme condition préalable, l’existence d’une démocratie libérale qui garantit la liberté à chacun.

En revanche, le «rêve chinois» n’a guère besoin de cette liberté, sa caractéristique première étant de créer une société «harmonieuse» par le socialisme scientifique, c’est-à-dire par une voie unique à laquelle chacun doit se plier.

Er voici maintenant ce que Trump a déclaré:

«Le rêve américain est en plein essor, plus grand et meilleur que jamais. Le rêve américain est inarrêtable et notre pays est sur le point de connaître un retour en force comme le monde n'en a jamais connu et n'en connaîtra peut-être jamais plus.»

Mais, comme on vient de le voir, le rêve américain n’a jamais été un rêve de puissance alors que le chinois l’est.

Tout simplement parce que le rêve américain jusqu’à présent était accolé à la démocratie alors que le rêve chinois l’était à un régime dictatorial.

Le rêve américain est un rêve de réussite pour les individus, pour la classe moyenne selon les démocrates, pour ceux qui veulent faire fortune pour les républicains.

Ainsi dévoyé, le rêve américain selon Trump est d’abord une volonté de domination tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur d’un pouvoir fort qui s’arroge tous les droits et qui se veut avant tout impérialiste.

 

 


lundi 3 mars 2025

Le Focus. Et la Chine dans tout cela?


Alliée de la Russie de Poutine, on entend guère en ce moment la Chine de Xi.

Le dictateur chinois qui soutient depuis le début de son agression contre l’Ukraine son ami du Kremlin et qui, avec lui, est en train de constituer cette internationale totalitaire pour s’opposer partout dans le monde à la démocratie républicaine libérale, doit pourtant être satisfait de voir les États-Unis de Trump, initiateur de son côté d’une internationale réactionnaire, se rapprocher d’eux.

Car si l’extrémiste populiste américain a pointé la Chine comme son principal concurrent, il s’agit avant tout d’économie et de commerce et non pas d’idéologie et encore moins de personne, celui-ci appréciant Xi.

La rapprochement Trump-Poutine ne peut donc que profiter à Xi et non produire un éloignement entre les deux dictateurs comme peuvent l’espérer certains faucons républicains de Washington.

Ainsi, ce rapprochement est plutôt vu pour le duo Poutine-Xi  une victoire et une, surtout, la confirmation que leur stratégie est la bonne.

D’autant que si Trump veut créer une sorte de gouvernance mondiale où les grandes puissances se partageraient des sphères d’influence, il est évident qu’il aura d’abord à traiter avec Xi, Poutine n’étant qu’un vassal de ce dernier même si l’arme atomique lui donne un grand pouvoir.

Si un rapprochement avec la Chine se réalise – il y a aussi la possibilité qu’il y ait une véritables confrontation entre celle-ci et les États-Unis –, ce sera une nouvelle menace pour les pays européens qui verront se dresser devant eux un triumvirat hostile et décidé à les exclure d’une quelconque gouvernance mondiale.

On n’en est pas encore là mais une chose est sûre, la Chine de Xi serait ravie d’être l’amie de l’amie de l’Amérique de Trump…

 

 


jeudi 16 novembre 2023

Le Focus. Rencontre Biden-Xi: le président américain confirme que son homologue chinois est un dictateur

Le président américain, Joe Biden, a reçu le président chinois, Xi Jinping près de San Francisco le 15 novembre.

Mais pour se dire quoi?

S’il n’est jamais inutile que les deux premières puissances mondiales se rencontrent comme c’était le cas auparavant entre les Etats-Unis et l’URSS, les points de désaccord étant si nombreux et la confrontation étant si avancée que l’on se demande quels pouvaient être les aboutissements d’une telle réunion.

La guerre de Poutine en Ukraine, l’attentat terroriste du Hamas en Israël, les menaces de Pékin sur Taïwan ainsi que sa répression contre les Ouïghours, le soutien indéfectible au dictateur nord-coréen, les mensonges sur la covid19 ainsi qu’une volonté plus large de s’en prendre au modèle américain, c’est-à-dire à la démocratie libérale, le régime totalitaire de Xi Jinping est la principale menace pour la paix et la stabilité dans le monde ainsi que pour la liberté.

Alors, malgré l’affirmation de Joe Biden qui a estimé que cette rencontre avait été «la plus constructive et la plus productive» entre les deux hommes qui se connaissent depuis longtemps, Il était donc difficile d’imaginer un quelconque accord sur une question importante à l’issu de leur rencontre.

Si les conversations entre les deux pays seront normalisées notamment au niveau militaire, il n’y a rien eu de très importants dans les annonces faites.

En fait la seule chose dont les deux dirigeants pourront se féliciter est d’avoir parlé.

C’est peu mais mieux que rien.

En revanche, le plus important a sans doute été les propos tenus par le président étasunien lors de sa conférence de presse.

A la question de savoir s’il considérait toujours le président chinois comme un dictateur, Joe Biden a répondu par l’affirmative.