Les Actualités sur Mondiaglobalisation

lundi 31 août 2026

Commentaire. Meta mis au pas aux Etats-Unis: que fait l’Europe?


Meta, (Facebook, Instagram, etc.) vient de signer un accord amiable avec des dizaines d’Etats américains afin de mettre fin à un vaste procès concernant l'addiction des mineurs à ses réseaux sociaux qui venait de débuter.

Ainsi, la société de Mark Zukerberg qui est dans le viseur de tous les défenseurs des enfants a accepté de modifier le fonctionnement de ses applications pour les jeunes, tout en payant aux Etats la somme de 16 milliards de dollars.

Comme en France et en Europe, Meta est accusé d'avoir rendu les jeunes accros à ses plateformes.

Pire, selon les plaintes des Etats, Meta savait que ses applications nuisaient aux adolescents mais l'a caché au public.

Cet accord montre qu’il est possible de faire plier les plateformes comme Facebook et Instagram mais aussi TikTok, YouTube, Snapchat, X et consœurs sur la question de la protection des jeunes.


Une bonne leçon pour l’Union européenne et ses instances qui doivent maintenant agir au plus vite en s’inspirant de l’action judiciaire aux Etats-Unis sans avoir peur des menaces de rétorsion de Donald Trump dont c’est aussi une défaite.

Etonnamment, le gouvernement français n’a pas réagi et peu de parlementaires ont pris la parole.

C’est en revanche le cas de la député Renaissance, Laure Miller dont nous reproduisons les propos:

«Marc Zuckerberg ne témoignera finalement pas devant un jury mais a préféré payer 18 milliards de dollars et changer son modèle plutôt que de laisser la vérité sur son produit s'étaler pendant des semaines à la barre.
De la poudre aux yeux, ce que le procès avait déjà révélé. Un ancien analyste de l'équipe «bien-être» d’Instagram a révélé qu'à peine 0,2% des ados utilisaient le rappel de pause. La hiérarchie lui a dit de ne pas s'inquiéter. L'outil existait surtout pour les protéger de futurs procès, pas pour protéger les ados. C'était une pure opération de communication utilisée par les plateformes, mais aussi récupérée avec une grande naïveté par certains politiques que je connais bien.
Nous sommes à un moment clé, celui du changement de paradigme.
Pendant des années, le débat public a tourné autour d'une seule idée, les réseaux sociaux ne seraient pas mauvais en soi, il suffirait d'apprendre à bien s'en servir. D'où la sempiternelle rengaine sur l'éducation aux usages. Ce mythe savamment entretenu a détourné notre regard du vrai problème. Ce que nous révèle l'issue de ce procès, c'est que les réseaux sociaux ne sont pas neutres. Le problème n'est pas l'usage qu'on en fait, le problème c'est le produit en lui-même et sa conception.
Concrètement, voici les principales mesures ce que Meta a accepté de mettre en place pour les moins de 18 ans :
- limitation à deux heures par jour,
- blocage de minuit à 6 heure du matin,
- masque des compteurs de like,
- contrôle parental élargi,
- vérification d'âge renforcé.
Meta invite les autres plateformes, elles aussi ciblées par la justice américaine, à faire de même.
Ce que les États-Unis ont obtenu devant un tribunal, l'Europe doit l'obtenir par une décision politique.»

 

 


jeudi 27 août 2026

Point de vue. Les relations diplomatiques et les contrats juteux avant la morale?


Non seulement, l’Arabie Saoudite a permis à la France d’organiser l’Esports World Cup à Paris cet été mais, en plus, avec la visite de son roi, elle vient d’annoncer la création de trois parcs de loisirs aux environs de Paris.

Tout cela dans le cadre des «bonnes relations» entre Mohammed ben Salmane et Emmanuel Macron alors même que le premier nommé était encore récemment au ban des nations pour avoir commandité l’assassinat d’un de ses opposants, journaliste d’origine saoudienne mais de nationalité américaine et alors que son pays est loin d’être une démocratie.

Ces «bonnes relations» entre le président de la république et un leader peu regardant sur les droits humains ne sont pas une exception, loin de là.

Et elles sont plutôt communes dans le monde de la politique étrangère et des affaires.

On serait même tenté de dire que c’est plutôt la normale.

En ce qui concerne Emmanuel Macron, on a déjà eu l’occasion de s’étonner des très bonnes relations qu’il entretient avec Narendra Modi, l’autocrate indien qui fut à l’origine d’un massacre de musulmans il y a quelques années lorsqu’il était le gouverneur du Gujarat et qui est un des soutiens de Vladimir Poutine.

Oui mais voilà, l’Inde comme l’Arabie Saoudite est une bonne cliente de la France.

Et l’on pourrait citer d’autres exemples comme l’Emir du Qatar dont son pays, de tout temps, a financé le terrorisme islamiste qui a fait tant de morts en France.

Et que dire de l’amitié entre Emmanuel Macron et le président brésilien Lula, soutien indéfectible à Poutine.

Que la France ne soit pas trop regardante sur qui avec elle commerce, elle ne fait que ce que font tous les autres pays démocratiques.

Que les dirigeants de ces pays, comme ceux de la France, entretiennent des relations cordiales avec des clients peu recommandables selon les critères et les valeurs démocratiques, c’est de la diplomatie et des contrats juteux.

En revanche, que ces rapports soient des amitiés (ou qu’ils soient décrits comme tels) pose un problème.

Quand Emmanuel Macront dit que Modi ou Lula sont des amis et se comporte comme si Mohammed ben Salmane l’était, il ne s’agit plus de contrats juteux pour la France ou de la bonne diplomatie mais d’une relation excessive entre un dirigeant d’une démocratie et un autocrate, voire un despote dont les mains sont loin d’être propres.

Oui, sans doute, la morale n’a que peu avoir dans les relations diplomatiques et le commerce extérieur.

En revanche, elle ne peut être absente quand il s’agit d’une relation amicale tissée dans l’exercice de ses fonctions par un président de la république française avec un dirigeant étranger peu recommandable.

 


mercredi 26 août 2026

Commntaire. Droits de douane de Trump: l’Europe doit soutenir le Canada


«Mark Carney est l’honneur des démocraties face au protectionnisme agressif de l’administration Trump 2. Il défend les emplois et les productions du Canada mais aussi la diversité linguistique et culturelle. Le Premier ministre du Canada incarne l’esprit de résistance pour la réciprocité commerciale et du multilatéralisme. On aurait tant voulu que l’Europe, elle aussi absurdement ciblée, affirmât cette ligne dans l’unité.»

Celui qui dit cela est l’ancien premier ministre de François Hollande, Bernard Cazeneuve.

On aurait aimé qu’il ne soit pas le seul politique français, voire européen, à prendre une position aussi nette et aussi juste.

Car oui, l’Europe doit soutenir le Canada face à la guerre économique que Trump a déclenché à son encontre et qu’il rêve de mener contre l’Union Européenne qu’il déteste encore plus que son voisin du Nord.

Et, non seulement l’Europe devrait être aux côtés de Mark Carney, le Premier ministre d’Ottawa mais elle devrait également être sur la même longueur d’onde et ne pas accepter les diktats de l’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Malheureusement des pays comme l’Allemagne ou l’Italie sont prêts à des concessions qui ne seront jamais assez grandes pour Trump.

Un Carney qui est soutenu par 76% de la population selon un sondage et qui fait preuve de courage sachant qu’il a tenté jusqu’au bout de négocier un bon accord avec les Etats-Unis.

De plus, le soutien au Canada semble une évidence alors que ce pays ne cesse de se rapprocher de l’Union européenne, devenant son allié nord-américain de référence.

 


mardi 25 août 2026

Le Focus. Ne pas aider l’Ukraine, c’est flinguer l’Europe


Hier, où l’on a commémoré le 35e anniversaire de son indépendance retrouvée, les leaders européens de la Coalition des volontaires ont renouvelé leur soutien à l’Ukraine – pendant que l’Union européenne débloquait une nouvelle de 6,1 milliards pour son armée –, ce pays agressé et martyrisé par le potentat Poutine.

Au-delà de la solidarité des démocraties à l’une d’elle attaquée par un régime totalitaire, au-delà de l’aide à se défendre mais aussi pour protéger la population ciblée directement par le criminel du Kremlin, le soutien aux Ukrainiens est une obligation pour l’Europe si elle veut encore pouvoir être un espace de liberté et de prospérité.

Très clairement, ne pas aider l’Ukraine d’aujourd’hui, c’est flinguer l’Europe de demain demain.

Si les Européens font preuve de faiblesse et manquent de volonté, s’ils se montrent velléitaires et hésitants à défendre leurs valeurs et leurs principes en laissant tomber l’Ukraine, alors, sans aucun doute, ils seront les prochains sur la liste de l’internationale totalitaire dirigée par la Chine et dont le bras armé est, pour l’instant, la Russie.

Ici, se joue l’avenir du continent et de sa civilisation, ce qui nécessite une fermeté et une mobilisation dont l’aide inconditionnelle aux Ukrainiens fait partie.

Emmanuel Macron a déclaré en cette Journée de l’indépendance de l’Ukraine que l’«on ne soumet pas un peuple libre».

Ce qui vaut aussi pour l’Union européenne.

 


dimanche 23 août 2026

Editorial. L’Europe est en guerre, sa réponse n’est pas à la hauteur des enjeux


Alors, bien sûr, à part quelques drones qui tombent sur son territoire, l’Union européenne n’est pas attaquée militairement pour l’instant.

Mais elle est bien en guerre parce qu’elle directement menacée par l’invasion de Poutine en Ukraine.

La sécurité des Européens est ainsi en jeu et serait particulièrement affaiblie en cas de victoire russe qui donnerait à Moscou la possibilité d’attaquer l’UE, notamment les pays membres à ses frontières, de la Lituanie à la Pologne, de la Lettonie à la Finlande, de l’Estonie à la Roumanie.

Mais les Russes ne sont pas les seuls qui nous font la guerre et nous devons en être conscients et ne pas faire semblant de regarder ailleurs.

Si aujourd’hui Poutine peut nous menacer et continuer à agresser l’Ukraine, c’est parce qu’il est soutenu par plusieurs régimes totalitaires.

Et que nous le voulions ou non, ceux-ci nous font donc la guerre.

Il s’agit en premier lieu de la Chine qui en plus nous agresse quotidiennement commercialement.

Sans l’aide de Xi Jinping, Vladimir Poutine aurait perdu depuis longtemps.

Mais nos dirigeants ferment les yeux et se bouchent les oreilles, une stratégie qui, de tout temps, a été perdante.

La Chine n’est pas seule dans le soutien inconditionnel au Kremlin.

C’est le cas également de l’Iran et de la Corée du Nord.

En refusant de dire la réalité, les Européens sont en train de creuser leur propre tombe et de saborder leur liberté.

On peut également affirmer que l’Europe est en guerre contre Donald Trump parce que celui-ci tente par tous les moyens d’affaiblir l’UE, de s’entendre avec nos ennemis et de détruire l’économie européenne.

Etre en guerre, c’est prendre les mesures adéquates et c’est organiser une mobilisation.

En ces matières la réponse de l’Europe n’est pas à la hauteur des enjeux.


samedi 22 août 2026

Le Focus. Trump prépare son règne autocratique


Il est bon de lire l’éditorial du New York Times du 19 août si l’on veut bien prendre la mesure de la menace que représente Trump pour la démocratie américaine.

En voici un extrait particulièrement édifiant à ce sujet:

«Le signe le plus certain de l'effondrement de la démocratie est le refus d'un parti politique élu de quitter le pouvoir. Ce parti remanie les lois et modifie les règles électorales pour empêcher ses adversaires d'accéder au pouvoir. Cette évolution commence souvent lentement, mais peut aboutir à une autocratie.
Le président Trump a pris des mesures inquiétantes dans cette voie depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. Il a ordonné aux États dirigés par les républicains d’adopter de nouvelles cartes électorales redécoupées de manière arbitraire afin d’augmenter les chances que les républicains conservent le contrôle du Congrès, même s’ils obtiennent moins de voix cette année. Il a tenté de faire adopter une législation susceptible d’empêcher de nombreux électeurs éligibles de voter. Et il a laissé entendre qu’il pourrait utiliser le pouvoir du gouvernement fédéral pour invalider des bulletins de vote légitimes cet automne. Le 16 juillet, M. Trump a pris l’initiative remarquable de prononcer un discours à la Maison Blanche à une heure de grande écoute, consacré à des mensonges et à des déclarations trompeuses sur la fraude électorale.»

Oui, c’est cela Trump et sa volonté, non seulement de rester au pouvoir jusqu’à sa mort mais aussi de se venger d’avoir été battu en 2020.

Pour assouvir son hubris et son désir de revanche il est prêt à tout.

Et le plus inquiétant c’est que le Parti républicain est prêt à le suivre.

C’est pourquoi les élections de mi-mandat sont si importantes car elles testeront la résistance de la démocratie américaine face à une offensive pour l’affaiblir et la museler afin de la rendre ineffective.

Il est impossible de dire si Trump a une chance de réussir et l’on serait plutôt tenter à dire le contraire car l’Etat de droit étasunien est bien implanté dans le temps mais aussi dans ses fondations profondes.

Mais l’on a vu des démocraties s’effondrer alors qu’elles semblaient indestructibles.

Au temps de l’extrémisme populiste qui gangrène tous les régimes démocratiques, la vigilance et la résistance sont plus que jamais à l’ordre du jour.

Et comme le dit le New York Times, «la menace est réelle».

 

 


vendredi 21 août 2026

Commentaire. Pour Poutine, l’Ukraine appartient à la Russie dont il tue quotidiennement des civils innocents


Selon l’explication de Poutine afin de justifier l’«opération spéciale» qu’il a déclenchée voici plus de quatre ans, il entendait chasser du pouvoir à Kiev les «nazis», faire valoir les droits de la Russie sur l’Ukraine qui ne serait qu’une province de Moscou et libérer le peuple ukrainien qui est en réalité composé de Russes.

C’est sur cette base qu’il a lancé son invasion causant plus d’un million de morts dont de très nombreux civils ukrainiens, des femmes et des enfants innocents, spécifiquement ciblés qui sont, selon lui… russes!

Et il vient encore d’en tuer dix dans des frappes indiscriminées et ne compte pas s’arrêter là.

Qu’il puisse assassiner de manière préméditée et de sang-froid «son» propre peuple selon ses dires montrent à quel personnage le monde à affaire.

Mais en cela, il ne fait que suivre tous les despotes des régimes totalitaires qui n’hésitent jamais à tuer leur soi-disant peuple pour le libérer.

C’est ce qu’à fait le régime des Kim en Corée du Nord lorsqu’il a envahi la Corée du Sud.

C’est ce qu’à fait le régime de Ho Chi Minh au Nord-Vietnam quand il a fait la guerre au Sud-Vietnam.

Et c’est ce que se propose de faire le régime de Xi en Chine en préparant l’invasion de Taïwan.

On voit bien que les visées impérialistes de ces pays totalitaires justifiées faussement par la reconquête de territoires et de populations nationaux ne s’attachent guère à préserver ces dernières, bien au contraire.

Poutine, en l’espèce, est un despote comme un autre.

Ajoutons, comme tout despote, que Poutine ne se soucie guère des vies des autres qui ne sont que de simples statistiques, et encore, dans ses fantasmagories impérialistes et son esprit dérangé mais qu’en revanche, il est effrayé par la perte de la sienne comme l’ont montré ses comportements lors de la covid19.

 

 


jeudi 20 août 2026

Le Focus. Ukraine: que cherche Fedorov, l’opposant à Zelensky?


Il y a quelques semaines Mykhaïlo Fedorov était encore le ministre de la Défense de Volodymyr Zelensky.

Depuis et après son limogeage, il est devenu son principal opposant!

Et le voici qui réclame des élections, décrivant le gouvernement en place comme corrompu et parlant d’une crise systémique de gouvernance.

On peut se demander ce que Fedorov qui est très apprécié des jeunes, recherche en défiant Zelensky et en tentant de provoquer une crise politique alors que son pays est toujours en guerre après l’agression de Poutine?

D’abord parce qu’en critiquant le président ukrainien, il fait évidemment le jeu du despote russe ce qu’il ne peut ignorer, donnant ainsi des munitions à la propagande du Kremlin.

Ensuite parce que tout le monde sait qu’il est impossible aujourd’hui d’organiser des élections justes.

Les experts estiment qu’il faudrait six mois après la fin du conflit pour qu’un véritable scrutin avec toutes les garanties nécessaires dans une démocratie puisse avoir lieu.

Des questions comme comment faire voter les soldats qui sont au front, tous ceux qui se sont réfugiés à l’étranger et les populations dans les territoires occupés par l’armée russe ou étant au cœur des hostilités ainsi que comment faire en sorte que la campagne se déroule «normalement» n’ont pas de réponse pratique.

Du coup, Fedorov semble jouer non seulement contre Zelensky mais également contre son pays alors qu’il affirme le contraire.

Et ce que l’on retient est d’abord son ambition personnelle.

Mais, in fine, le fait qu’il puisse parler publiquement et s’attaquer à Zelensky montre que l’Ukraine est bien une démocratie.

En Russie, il serait déjà en prison, voire mort.

 


mercredi 19 août 2026

Editorial. Face aux multiples défis, les Européens peuvent blâmer leurs gouvernements ou construire une véritable Union


Les feux de forêts, la canicule, la sécheresse, la menace russe, le terrorisme, la guerre économique chinoise, les taxes  de Trump, l’immigration, l’inflation, le chômage et ainsi de suite, tous les peuples européens blâment leurs gouvernements respectifs pour leur incapacité à agir ou à régler ces problèmes.

Mais ceux-ci sont d’autant plus difficiles à résoudre quelle que soit la couleur politique du gouvernement en place dans chaque pays que la réponse exige une autre échelle, celle de l’Europe ad minima.

Ce n’est que l’Union européenne encore plus intégrée et poursuivant son chemin fédéraliste qui possède la taille requise pour mettre en place des politiques vigoureuses et efficaces avec des moyens à la hauteur des défis qui se posent à tous les pays européens sans exception.

Il est temps de faire définitivement un sort à la propagande nourrie sans cesse par les extrêmes et les populismes sur le danger d’une Europe unie parce que ces polémiques basées sur les fake news et les théories complotistes bloquent l’avancée indispensable pour que nous puissions, non seulement, apporter de vraies et efficientes réponses aux menaces dues à un monde de moins en moins maîtrisable mais pour que nous ayons la puissance de gérer notre présent et agir sur notre avenir en toute indépendance.


mardi 18 août 2026

Commentaire. Cinq ans que la terreur est revenue en Afghanistan


L'Afghanistan est un cas d’école à étudier pour tous ceux qui défendent la démocratie républicaine.

Celle-ci a échoué, il y a cinq ans, lors du retour des talibans au pouvoir après une campagne militaire qui n’avait rien à envier à la blitzkrieg d’Hitler.

Ce qui a été surprenant, a été l’absence de défense du gouvernement mais aussi de la population face à cette offensive comme si les Afghans n’en avaient rien à faire d’être dans un régime de liberté et défendant des valeurs humanistes.

Sauf que le retour des talibans suscita la fuite de la population, des mouvements de panique et de désespoir ce qui signifiait clairement que le retour des talibans n’était pas souhaité, plus, était redouté.

Bien sûr, l’armée afghane, pourtant équipée par les Américains et entrainée par les Occidentaux, n’a pas été à la hauteur, minée par la corruption et par l’incompétence de ses chefs, mais cela ne peut expliquer l’effondrement aussi rapide d’un régime qui, au-delà de ses tares, assurait aux hommes mais surtout aux femmes et aux enfants, une liberté et une sécurité qu’ils ont perdu avec le régime totalitaire des fous de dieu dont l’idéologie n’a rien à envier à celle des mollahs en Iran, voire avec les organisations terroristes comme Al Qeida ou Daesh.

Certains diront que les Afghans n’étaient pas prêts pour la démocratie comme si un peuple ne voulait pas de la liberté.

En tout cas, leur apathie est la principale cause de la disparition de la démocratie et non le départ des Américains et des Occidentaux.

Car on peut supposer sans beaucoup de tromper que ce départ ait eu lieu il y a cinq ans, aujourd’hui ou dans cinq ans, tout aurait été pareil.

Les Afghans ont ainsi oublié une chose au même titre que les populations occidentales: la liberté et donc la démocratie, ça se défend, non pas de temps en temps mais sans cesse et toujours.

L’exemple de l’Afghanistan doit réveiller nos consciences.

Quant aux Afghans, personne ne peut se satisfaire de leur condition actuelle.


Le Focus. Trump resposable de toutes les guerres ou presque


En ce milieu du mois d’août 2026, le constat est accablant: Donald Trump est le responsable de toutes les guerres ou presque qui se déroulent en ce moment.

C’est parce qu’il a donné son accord à Netanyahu que celui-ci peut continuer sa guerre au Liban et ses opérations militaires contre Gaza.

C’est parce qu’il s’est laissé influencer par ce dernier qu’il fait la guerre à l’Iran.

C’est parce qu’il a refusé de donner les moyens militaires à Volodymyr Zelensky et de sanctionner durement Poutine que celui-ci peut continuer son agression contre l’Ukraine.

C’est parce qu’il est incompétent dans la gestion de négociations en tant que grande puissance qu’il n’a pas réussi à arrêter l’agression du Rwanda contre la République démocratique du Congo.

Nulle part, celui qui réclamait son prix Nobel, n’est capable d’imposer la paix.

Pire, c’est lui qui fait la guerre sans fin, sans raison et sans but.

N’oublions pas qu’il a aussi menacé le Canada et le Danemark (pour le Groenland) de leur faire la guerre mais aussi la Colombie.

Le seul «succès» dans ses entreprises guerrières pourrait être le Venezuela sauf qu’il n’a pu abattre la dictature chaviste, laissant tomber ses «amis» démocrates, tout comme il a laissé tomber le peuple iranien et, depuis plus de quatre ans, celui d’Ukraine.

Quant au désengagement des Etats-Unis en Afghanistan qu’il a négocié directement avec les talibans lors de sa première présidence, il a abouti au rétablissement d’un des régimes les plus obscurantistes de la planète.

Le bilan de Trump est ici catastrophique.


jeudi 13 août 2026

Point de vue. Le soutien de Trump, une bonne raison de virer Infantino de la FIFA


Comme on pouvait s’y attendre, Donald Trump a apporté son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino.

Celui-ci est dans l’œil du cyclone après avoir proposé de privatiser la Coupe du monde de football et il risque de perdre sa place d’autant qu’une nouvelle affaire de corruption le met en cause.

Infantino est le pire de ce que produisent les instances internationales du sport, du Comité Olympique à la FIFA en passant par la Fédération internationale d’Athlétisme.

On ne compte plus les dirigeants corrompus à l’hubris démesuré qui ont présidé comme de véritables despotes ces associations, agissant avec des impunités presque totales.

Avec l’argent et les intérêts nationaux mais aussi a présence de personnages louches qui lui tournent autour, le football, premier sport mondial, aiguise les appétits des escrocs et autres fripouilles qui sont souvent des proches ou des soutiens de ceux-ci.

Mais Infantino est en train de dépasser tous ses prédécesseurs et confrères en la matière.

Il traîne ainsi derrière lui de multiples casseroles.

Mais ce qui a fait déborder le vase c’est d’abord son amitié avec Donald Trump à qui il a remis un des prix les plus ridicules qui puisse exister «le prix de la FIFA de la paix», uniquement créé pour faire plaisir à l’extrémiste populiste de la Maison blanche pour le «consoler» de n’avoir pas réussi à obtenir le prix Nobel en la matière.

Il a par ailleurs, lors de la dernière Coupe du monde, obtempérer à la demande de Trump de requalifier un joueur américain qui avait reçu un carton rouge et qui aurait du être privé d’un match qu’il a pu disputer au mépris de toutes les règles sportives de la FIFA appliquées sans faille à tous les autres équipes nationales…

Ensuite, c’est sa volonté de faire le plus d’argent possible avec la Coupe du monde au mépris du sport déjà pourtant bien esquinté par les anciens présidents de la FIFA.

Pour l’édition qui vient de se terminer, il a inventé des «pauses fraicheurs», une lors de chaque mi-temps uniquement pour que les chaînes de télévision puissent diffuser de la publicité.

Et, il a proposé, donc, que des investisseurs privés, avec l’appui de Trump, puissent prendre des parts dans la Coupe du monde.

Que l’on comprenne bien, Infantino n’agit pas pour le bien du football mais pour le sien et celui de ses amis.

Et comme tout président de la FIFA, il n’est pas prêt à lâcher le filon s’inspirant sans doute de son prédécesseur, Sepp Blatter.

Si le cas Infantino est évoqué ici, ce n’est pas à propos de football mais de politique.

Bien sûr, comme nous l’avons déjà dit ici, le sport de compétition est éminemment politique depuis les Jeux olympiques de l’Antiquité, ce qu’a encore une fois démontré la Coupe du monde de cette année.

Ce qui ne justifie pas les interférences politiques dans le fonctionnement du sport qui en font, in fine, uniquement un enjeu d’argent et de pouvoir ce que le cas Infantino prouve de manière caricaturale.


mercredi 12 août 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Pourquoi Trump fera tout pour ne pas rendre le pouvoir


La popularité de Trump n’a jamais été aussi basse alors que les Américains sont confrontés à nombre de difficultés dans leur vie quotidienne dues avant tout à sa politique – ou son absence de politique – et à ses décisions erratiques et dangereuses pour les Etats-Unis et le monde entier.

Certains croient qu’il suffit de faire le dos rond, de supporter encore deux ans un personnage déplorable qui quittera définitivement et pour toujours la Maison blanche en janvier 2029 comme le veut la Constitution.

Néanmoins rien n’est moins sûr.

D’abord, si la démocratie fonctionne encore à cette date, il se peut que son remplaçant soit encore pire que lui.

Tel sera le cas s’il s’agit de son vice-président JD Vance, un vrai idéologue d’extrême-droite encore plus dangereux, si cela est possible, que Trump pour la démocratie étasunienne.

Mais, il se peut que Trump tout simplement ne rende pas le pouvoir.

Et tout indique que c’est son objectif, non seulement parce qu’il l’a déjà évoqué publiquement, -- rappelons qu’il avait affirmé aux électeurs en 2024 que s’ils votaient pour lui se serait dans doute la dernière présidentielle –, mais aussi pour trois raisons principales.

D’abord parce qu’il rêve d’être président à vie.

Son admiration pour les dictateurs, de Poutine à Kim en passant par Xi ainsi que pour les autocrates dans les pays occidentaux comme c’était le cas avec Orban ainsi que son ambition d’être couronner roi des Etats-Unis sont connues de tout le monde.

Ensuite, parce qu’une fois redevenu simple citoyen, il risque la prison.

Il a déjà été reconnu coupable avant son deuxième mandat et si aucune peine n’a encore été prononcé, c’est parce que la justice a estimé que sa réélection repoussait celle-ci après son mandat.

De même, il est soupçonné de nombreuses autres possibles malversations et corruptions qui semblent indéniables pour beaucoup d’entres et dont les enquêtes et les comparutions devant les tribunaux pourront reprendre dans deux ans.

Et il pourrait être mis en cause dans les violences issues directement de sa politique comme celle de l’immigration avec la police ICE même si la Cour suprême semble lui avoir donné une immunité en la matière.

Dès lors, il fera tout pour ne pas se retrouver en prison comme le fait actuellement son compère israélien Netanyahu en s’accrochant au pouvoir.

Enfin, parce cette présidence lui permet de s’enrichir lui et sa famille.

Les sommes considérables qu’il a amassé depuis deux ans sont indécentes et totalement inédites pour un président des Etats-Unis même par ceux qui furent reconnus de corruption au cours de l’histoire du pays.

Son avidité sans limite le poussera à tout faire pour ne pas laisser partir cette poule aux œufs d’or.

Le premier test sur ses réelles intentions aura lieu en novembre prochain lors des élections de mi-mandat qu’il fait tout pour les truquer avec nombre de mesures qui avantage les républicains notamment les difficultés faites aux groupes ethniques et sociaux favorables aux démocrates de voter.

S’il les perd, ce que prédisent l’ensemble des sondages, va-t-il accepter les résultats?

Pour empêcher le Congrès alors aux mains des démocrates de remplir sa mission, il peut entraver son action jusqu’à déclarer l’état d’urgence.

Un état d’urgence qu’il pourrait aussi utiliser pour repousser les prochaines présidentielles ad vitam aeternam.

Pour cela, il aura deux ans pour mettre en place son plan et il ne manque pas de complices pour parvenir à ses fins.

Dès 2016, Trump avait engagé le combat pour abattre la démocratie étasunienne.

Son refus de reconnaître sa défaite en 2020 face à Joe Biden, montrait qu’il était prêt à aller jusqu’au bout de celui-ci.

Les électeurs américains lui ont offert la chance de pouvoir le faire, sachant que Trump, en la matière ne la laisse pas passer quand il le peut.

 

 


mardi 11 août 2026

Commentaire. Présidentielle française: La candidate de Poutine, c’est Marine Le Pen


Le Kremlin a déjà commencé son opération pour court-circuiter les élections présentielles de 2027 en diffusant des fake-news et des théories complotistes contre trois candidats de l’axe central, Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann et, dernier en date, Gabriel Attal.

Si ce ne sont que des hors d’œuvres, l’intention est là vis-à-vis de la démocratie d’un pays qui est un des principaux opposants aux menées de Poutine et à l’avant-garde dans le soutien à l’Ukraine de Volodymyr Zelenski.

Il faut s’attendre à ce que cette opération s’intensifie et qu’elle soit en plus relayée par des pays comme la Chine, la Biélorussie, la Corée du Nord et quelques autres alliés de la Russie comme l’Iran ou le Mali ainsi que par des trolls français qui relaient et amplifient toujours la propagande venue de Moscou.

Quant à l’objectif de Poutine, il est clair: faire élire la candidate qui, de tout temps, l’a soutenu, Marine Le Pen.

Même si le RN fait semblant d’être critique avec le potentat russe, il est encore largement de son côté et le fait que ce soit Le Pen et non Bardella qui soit en lice est un motif de satisfaction de plus pour le Kremlin.

 

 


lundi 10 août 2026

Le Focus. Etats-Unis - Les socialistes démocrates, une création des républicains?


On parle beaucoup en ce moment de la gauche du Parti démocrate, voire de sa gauche radicale ainsi qu’un certain nombre d’organisations qui se situent à l’extrême-gauche aux Etats-Unis.

Et c’est vrai que la gauche américaine dans son ensemble est sortie de son relatif anonymat et de sa marginalisation qui datait de la catastrophique présidentielle de 1972 où le candidat démocrate très à gauche, George McGovern, fut laminé par Richard Nixon.

Ce renouveau ne date pas d’hier mais a commencé voici une quinzaine d’années et s’est surtout accéléré ces dix dernières années après la première élection de Donald Trump en 2016.

Déjà, à cette époque, la gauche dans son ensemble avait plus ou moins refusé de choisir entre la centriste Hillary Clinton et le populiste corrompu au motif que c’était bonnet blanc et blanc bonnet.

Une gauche qui porte d’ailleurs une grande responsabilité dans la défaite de Clinton avec les conséquences que l’on sait et que l’on voit tous les jours malgré l’intermède Biden.

Ce que l’on sait moins ou que l’on a oublié est que si la gauche et l’extrême-gauche ont une telle visibilité aujourd’hui, elles le doivent… au Parti républicain!

Une stratégie a été imaginée dans les années 1970 mais surtout appliquée à parti des années 1990 qui consistait à prétendre que le Parti démocrate s’était gauchisé en déplaçant de manière totalement superficielle et mensongère le Centre vers la droite ce qui permettait de faire accroire que les républicains étaient les vrais centristes alors même que, dans le même temps, ils s’étaient radicalisés à droite et, déjà, pour certains, à l’extrême-droite.

Ils bénéficièrent dans cette propagande éhontée dénoncée par la plupart des politistes, d’une bienveillance des médias qui, même sans prendre à leur compte celle-ci, organisèrent moult débats sur la fausse dérive gauchiste des démocrates la mettant sur le même pied que la réelle dérive droitière des républicains, voire même n’évoquant en majorité que la première.

Les républicains espéraient, dans le même temps, que le Parti démocrate, face à leur virage à droite, ferait le sien à gauche.

Ce ne fut pas le cas au départ et il demeura au centre/centre-gauche.

Pour autant la propagande ne cessa pas et la politique menée par les républicains, notamment sous Bill Clinton quand ils furent majoritaires au Congrès et surtout lors des deux mandats de George W Bush, qui était de plus en plus droitière, suscita une réaction chez les démocrates avec une prise de parole de plus en plus régulière de leur aile gauche.

La stratégie commençait à donner des résultats et, lors de la présidence de Barack Obama, elle se fit de plus en plus agressive et violente.

Et la popularité du socialiste du Vermont auprès d’une partie des sympathisants démocrates, Bernie Sanders en fut une preuve.

Cependant, elle devint gagnante avec Donald Trump où la gauche mène un combat frontal contre l’extrémiste populiste et a acquis grâce à cela une visibilité mais aussi une notoriété qui se manifeste depuis dans les urnes.

Pour autant, les socialistes étasuniens, même s’ils ont remporté des élections, notamment celle de la mairie de New York, sont encore minoritaires au sein du Parti démocrate et n’ont pas réussi à entraîner l’ensemble de ses électeurs ainsi que les independents (sans affiliation à un parti) centristes sans lesquels celui-ci ne peut gagner les élections.

Reste que la montée en puissance de cette gauche est évidemment récupérée et exagérée par le Parti républicain qui espère qu’elle fera peur aux électeurs modérés comme ce qui était prévu depuis les années 1970…

Pour s’en convaincre, il suffisait de voir son candidat au poste de sénateur du Michigan après la victoire aux primaires démocrates de l’Etat d’un socialiste, déclarer qu’il était le candidat des modérés…

 


dimanche 9 août 2026

Commentaire. Le bipopulisme menace l’Europe


Il n’y a pas qu’en France qu’il existe une menace populiste venue à la fois de la Gauche et de la Droite.

Pour ce qui est du paysage politique français, le populisme est partagé entre l’extrême-droite et de l’extrême-gauche avec essentiellement le RN et LFI.

Même chose en Allemagne avec les néo-nazis de l’AfD et Die Linke, représentant de la gauche radicale.

En Italie, les Fratellini d’Italia de la première ministre Georgie Meloni et ses alliés fascistes de la Ligue de Salvini, d’un côté, et une alliance électorale improbable qui se dessine entre le mouvement populiste Cinq étoiles – ancien allié de Salvini! – et le Parti démocrate.

Cette configuration existe également dans d’autres pays de l’Union européenne comme en Roumanie par exemple, avec, face à ce bipopulisme, un axe central qui résiste plus ou moins bien à sa montée qui le prennent en tenaille.

Ce bipopulisme est d’autant plus dangereux pour le bon fonctionnement de la démocratie que les stratégies de ces formations qu’elles soient de gauche ou de droite sont identiques, instaurer l’instabilité, faire des déclarations les plus démagogiques et remettre en question les valeurs humanistes.

D’où, encore une fois, la nécessité d’une alliance de tout l’axe central tant que cette menace existera.

 

 


vendredi 7 août 2026

Le Focus. Face aux crises mondiales actuelles, l’Europe «puissance» impuissante


La parole de l’Europe est forte, que ce soit face à l’agression de Poutine contre l’Ukraine, la guerre de Trump contre l’Iran, les opérations militaires d’Israël à Gaza ainsi qu’en Cisjordanie et bien d’autres crises qui secouent le monde actuellement comme le dérèglement climatique.

Mais cette parole n’a aucun effet sur celles-ci.

Poutine a-t-il cessé son invasion et ses crimes contre les civils ukrainiens?

Le détroit d’Ormuz a-t-il été rouvert?

L’Iran a-t-elle renoncé à fabrique la bombe atomique?

Netanyahu a-t-il cessé ses menées meurtrières contre les Palestiniens?

Trump a-t-il renoncé à ses droits de douane?

Le Rwanda a-t-il cessé son agression contre la République démocratique du Congo?

Y a-t-il une entente mondiale pour lutter contre le réchauffement de la planète?

Et ainsi de suite.

La puissance de l’Europe se mesure aussi à sa capacité à imposer cette parole, c’est-à-dire qu’elle porte et qu’elle donne des résultats concrets.

Tel n’est pas le cas malgré une réelle volonté de l’Union européenne et de quelques-uns des dirigeants des Etats-membres de faire en sorte que cette impuissance cesse.

Aujourd’hui, les Européens sont uniquement courtisés parce qu’ils sont des consommateurs qui permettent aux entreprises américaines, chinoises et d’ailleurs de faire d’énormes profits, non pour un quelconque leadership.

Telle est la réalité.

 


jeudi 6 août 2026

Le Focus. Agression de l’Ukraine: les morts en Russie sont aussi de la responsabilité de Poutine


L’Ukraine peut désormais frapper le territoire russe avec succès.

Cette capacité vient d’une part de la formidable ingénierie acquise par le pays depuis le début de l’invasion de Poutine, de la faiblesse de l’armée russe et des soutiens de Kiev qui lui ont donnée l’autorisation de ces attaques de drones.

Ces dernières causent des dégâts sur les infrastructures, notamment les raffineries et les centrales électriques, sur les installations militaires, sur les entrepôts qui fournissent l’armée mais aussi sur les villes où des pertes civiles sont à déplorer si l’on en croit les dires de Moscou, sachant que celles-ci sont involontaires de la part des Ukrainiens.

Quoi qu’il en soit, une réalité demeure.

Non seulement Poutine est responsable de tous les morts russes qu’ils soient des militaires ou des civils mais concernant ces derniers tués par des drones ukrainiens, voilà qui le réjouit car cela qui lui permet de présenter Volodymyr Zelenski comme un tueur d’innocents auprès de sa population et d’alimenter sa propagande anti-ukrainienne à l’extérieur.

Reste qu’il ne faut jamais oublier que le criminel c’est lui et seulement lui.

S’il n’avait pas envahi l’Ukraine mais également s’il avait accepté de parler de paix quand Zelensky le lui a proposé, il n’y aurait jamais eu de victimes civiles russes.

C’est son refus, ses bombardements incessants sur les villes ukrainiennes pour assassiner des innocents dont des femmes et des enfants parce qu’il veut une victoire écrasante pour réduire l’Ukraine à un simple appendice de l’empire qu’il veut constituer qui sont les causes des morts de ses compatriotes.

Alors, il faut déplorer ces victimes civiles mais qu’elles soient ukrainiennes ou russes, le seul responsable s’appelle Vladimir Poutine.


mardi 4 août 2026

Editorial. L’insolubilité de l’immigration


A priori, l’immigration actuelle est une solution simple à une chute démographique dans les pays développés qui menace leur système économique et leur régime de protection sociale et à un trop plein de population dans les pays pauvres ou émergents.

Tout le monde y trouverait donc son compte.

Sauf que cette simplicité devient une équation extrêmement compliquée où toutes les opinions semblent légitimes dès qu’on l’aborde.

Ainsi, du côté des pays développés, la crainte d’une immigration non-contrôlée n’est pas sans fondement.

En laissant de côté la stratégie de l’angoisse développée sans cesse par l’extrême-droite dont c’est le fonds de commerce, le racisme et la xénophobie basés uniquement sur la couleur de la peau et l’hostilité envers l’«étranger», les populations européennes et américaines expriment des inquiétudes dans les domaines économique, social et sociétales.

Les immigrés sont vus comme des personnes qui vont prendre le travail des nationaux et pour un prix moindre, qui vont profiter des régimes sociaux en crise et qui ont une manière de vivre parfois très différentes sans oublier les adeptes de religions ou de cultures qui rejettent les valeurs occidentales notamment celles de la démocratie républicaine libérale.

L’immigration serait alors une menace à l’encontre des fondations de nos sociétés et de leur existence même sachant, qu’in fine, il leur est impossible matériellement parlant, d’accueillir tous ceux qui veulent venir sans risquer l’effondrement.

Reste que les mouvements de populations ont eu lieu depuis que l’humain existe et que ceux-ci ont toujours eu comme objectif d’aller chercher un endroit meilleur que celui où on résidait, voire d’échapper à la mort.

La crise de Ceuta en est un nouvel exemple.

Et cette immigration actuelle n’est pas différente de celles qui existent depuis des millénaires, sachant que peu ou prou nous avons tous été des migrants…

C’est pourquoi les migrants d’aujourd’hui ne renoncent pas, voire ne peuvent pas renoncer s’ils veulent rester en vie, et ne comprennent pas l’hostilité qui existe contre eux.

Pour autant, beaucoup d’entre eux ne souhaitent pas s’intégrer dans les sociétés où ils souhaitent s’établir pour une meilleure existence, leur seule préoccupation étant économique.

Tout cela empêche de mettre sur pied des politiques équilibrées à court terme qui permettraient aux sociétés occidentales de profiter de l’immigration et aux migrants de trouver une terre d’accueil dans l’espoir d’une vie meilleure.

On peut toujours échafauder des politiques à moyen et long terme basés sur le développement des pays pauvres et la mise en place d’une immigration régulée.

Mais l’émotion et les passions tristes empêchent un vrai débat, donc, un consensus sur cette question.

D’où l’insolubilité de son règlement qui n’est pas que de la faute des pays dits «riches».

 


Point de vue. Dérèglement climatique: demain c’est aujourd’hui


«Ça va arriver, préparons-nous pour demain», tel était le message de ces dernières années face au dérèglement climatique et à ces conséquences que nous ne pouvons plus éviter (pour d’autres, nous avons encore la capacité d’agir si nous le décidons le plus rapidement possible).

Oui, mais voilà, à force de procrastiner et de remettre à plus tard les bonnes intentions déclarées quand elles existaient, demain en matière de dérèglement climatique, c’est aujourd’hui.

Et, comme le démontre les inondations de cet hiver, la canicule de ce printemps et celle de cet été couplé avec des feux de forêts à l’intensité jamais vu en France et une forte sécheresse, nous sommes peu préparés, pas seulement dans notre pays mais partout dans le monde.

L’urgence est donc là et la question n’est plus de savoir quand et à quel degré agir mais, tout simplement, d’agir massivement et au plus vite si nous voulons éviter de subir.

Ici, il s’agit de dégager les finances nécessaires pour nous permettre d’encaisser les manifestations que nous aurions pu empêcher de survenir si nous avions agi à temps.

Bien sûr, il reste aussi à mettre en place toutes les mesures grâce auxquelles nous pouvons encore combattre toute aggravation de la situation.

Quoiqu’il en soit, si demain est déjà là, faisons en sorte de maîtriser le plus possible l’après-demain.

 


dimanche 2 août 2026

Commentaire. Jusqu’à quand l’Europe acceptera les provocations de la Russie sans une réaction à la hauteur?


Selon Kaja Kallas, la vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, «la Russie a cherché à diviser l'Europe, mais elle n'a fait que renforcer notre détermination et notre unité».

Voilà une affirmation forte, qu’on voudrait bien croire mais la réalité ne permet pas d’être aussi catégorique.

Car Poutine ne se prive pas de nous mettre à l’épreuve constamment en multipliant ses provocations.

Rien que ces derniers jours, un de ses missiles est tombé sur la Pologne et un drone en a fait de même en Roumanie alors qu’il tue de plus en plus de civils ukrainiens.

Sans parler bien sûr de toutes les attaques informatiques qui tentent de provoquer sans cesse des confrontations à l’intérieur de l’UE ainsi que les tentatives de truquer les élections des Etats-membres.

Et, face à ces attaques, notre «détermination» se limite à des déclarations sans lendemain et des sanctions économiques aux effets limités.

Quant à notre «unité», elle est bancale, mise à l’épreuve par tous les amis de Poutine, ces «ennemis de l’intérieur», qui sont, le plus souvent, les organisations extrémistes et populistes comme, en France, l’ensemble des formations d’extrême-droite, le RN de Le Pen en tête mais aussi, à l’extrême-gauche, LFI de Mélenchon.

Ce qui légitime cette interrogation : jusqu’à quand l’Europe acceptera les provocations de la Russie sans une réaction à la hauteur?

Notre détermination et notre unité vantées par Kaja Kallas ne font manifestement pas trembler Poutine qui, donc, continuera à tenter d’affaiblir et de diviser les Européens jusqu’à ce qu’il soit mis au pas.

N’oublions jamais qu’à chaque fois que les démocraties ont été faibles face aux régimes totalitaires, elles en ont payé le prix fort.