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mercredi 29 juillet 2026

Le Focus. Ukraine: ne pas oublier les pays complices qui aident Poutine dans son agression


L’Ukraine a frappé un navire iranien dans la mer Caspienne et Volodymyr Zelensky a justifié cette attaque par l’aide, dès le premier jour, du régime des mollahs, à Poutine dans l’agression de son pays.

Il a ainsi déclaré que :
«Dès la première année de la guerre, l’Iran a fourni à la Russie de nouvelles technologies, des milliers de drones Shahed, avant de lui accorder des licences de production. Est-ce qu’ils nous ont attaqués? Je pense que oui. Ils l’ont donc déjà fait».

Dans le même entretien, le président ukrainiens a également accusé la Corée du Nord qui a fourni à la Russie des drones, des missiles, des obus d’artillerie de 155 mm ainsi que 10.000 soldats, Poutine ayant récemment demandé à son ami le dictateur Kim de lui en fournir 30.000 de plus.

Car, dans son agression où les crimes de guerre commis par sa soldatesque sous ses ordres, notamment de cibler les civils lors des bombardements, il ne faut surtout pas oublier les complices du boucher du Kremlin qui lui permettent de mener à bien ses desseins et de ne pas être encore vaincu.

On peut évidemment ajouter, l’Iran, la Biélorussie, le Venezuela et quelques autres.

Mais c’est avant tout la Chine de Xi sans qui rien n’aurait été possible pour le Russe et qui lui permet de tenir.

Les soutiens de l’Ukraine comme l’UE et ses membres, ont trop tendance à passer sous silence les soutiens de Poutine contre lesquels aucun sanction n’est prise.

On peut considérer que c’est même une énormité de prendre des mesures de rétorsion contre le régime dictatorial russe et de ne rien faire à l’encontre de celui en place en Chine, sachant que ce dernier est non seulement le financier de Poutine mais également le dirigeant de cette internationale totalitaire dont l’objectif final est de supprimer la démocratie républicaine libérale de la surface de la Terre.

 


lundi 20 juillet 2026

Le Focus. Les désaccords stratégiques en Ukraine montrent que celle-ci est bien une démocratie


Alors que l’armée ukrainienne fait mieux que résister ces derniers mois face aux troupes d’invasion de Poutine et qu’elle a porté la guerre sur le territoire russe avec des drones qui sont désormais capables de le frapper un peu partout, une crise politique a éclaté lorsque Volodymyr Zelensky a décidé de limoger son ministre de la Défense qui était en conflit avec le chef d’Etat major sur les priorités stratégiques, le premier voulant renforcer tout l’arsenal des robots combattant alors que le second peut se parer de succès sur le front avec une stratégie plus traditionnelle.

Au-delà de la pertinence des arguments de chacun, il est à noter que les manifestations de soutien à ce ministre se déroulent en toute liberté et que les participants peuvent s’exprimer sans aucun problème, ce qui est un contraste saisissant avec la répression systématique de toute opinion contestataire en Russie.

C’est pourquoi il est assez incompréhensible de voir comment ces débats contradictoires normaux dans une démocratie – et l’Ukraine est une démocratie en guerre – sont présentés par les médias comme une grave crise du régime.

Bien évidemment, une totale convergence serait préférable que des divergences dans un pays qui lutte contre une agression extérieure mais la démocratie républicaine doit continuer à vivre et ses règles à s’appliquer.

Et c’est tout à l’honneur des Ukrainiens d’y parvenir cette fois-ci encore.

On se rappelle en effet que des affaires de corruption ont eu lieu et ont abouti à des sanctions après avoir été dévoilée.

Il suffit de regarder ce qui se passe en Russie pour mesurer la différence avec un régime totalitaire.

 


lundi 13 juillet 2026

Le Focus. Iran: seule la force peut mater le régime crapuleux des mollahs


Le régime totalitaire mis en place par l’ayatollah Khomeini est basé sur le fanatisme et le rapport de force.

Depuis sa mise en place, face à ses adversaires, tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, la violence et la terreur ont été les deux armes utilisées sans cesse par les mollahs et les gardiens de la révolution pour garder le pouvoir.

Les dernières répressions des manifestations en faveur de la démocratie et les pendaisons quotidiennes des opposants ainsi que la posture prise suite aux attaques israélo-américaines en sont les dernières preuves.

Tant qu’il ne sera pas vaincu par la force, il montrera une résilience qui est l’apanage des totalitarismes les plus brutaux comme le nazisme.

Il n’est donc pas surprenant qu’ayant réussi à ne pas sombrer suite à l’offensive de Trump et de Netanyahu, il soit dans la surenchère et incapable de se projeter dans la paix.

Le faire face à ce qu’ils considèrent comme leurs deux ennemis mortels emblématiques, les Etats-Unis et Israël, est mentalement impossible pour les leaders iraniens.

Seule une défaite militaire peut, non pas leur faire entendre raison, ce qui est impossible à l’instar des talibans afghans, mais les chasser du pouvoir.

Jusque-là, ils joueront le chaos face à Trump, sachant que ce dernier est incapable de gagner politiquement une guerre qu’il a pourtant déclenché parce qu’il est – au-delà des imprécations et des menaces verbales – incapable de la gagner militairement face à ses compatriotes qui sont majoritairement contre son aventurisme irresponsable.

 

 


dimanche 12 juillet 2026

Le Focus. La large défiance du peuple ukrainien vis-à-vis de Trump


Selon un sondage réalisé au mois de juin par l’Institut international de sociologie de Kiev (KIIS) pour Le Grand Continent, après plus de quatre années de guerre, les Ukrainiens éprouvent une très large défiance envers Donald Trump et son administration mais 73,4% d’entre eux considèrent que les Américains demeurent des amis.

L’extrémiste populiste de la Maison blanche paie son refus d’aider l’Ukraine et ses sympathies pro-Poutine qui le disqualifie pour être un faiseur de paix crédible.

Ainsi, il n’y a qu’1,3% d’Ukrainiens qui font beaucoup confiance à Trump et 2,5% qui ont une confiance élevée dans ses négociateurs, son gendre Jared Kushner et son ami Steve Witkoff.

Dans le même ordre, 35,4% des Ukrainiens considèrent même Trump comme un ennemi alors qu’ils ne sont que 17% à estimer qu’il est un ami.

Enfin, il n’y a que 7,4 % des Ukrainiens qui voit le rôle actuel des États-Unis dans les affaires internationales comme étant positif.

Au-delà de l’agression de Poutine contre l’Ukraine et du rôle négatif de Trump dès le départ, ce sondage confirme d’autres qui montrent que les Etats-Unis, actuellement, ne sont plus considérés par les peuples européens comme des alliés fiables, pire, que de plus en plus, ils sont même considérés comme des ennemis.

Des opinions qui n’ont jamais été aussi négatives.

Et si l’on peut penser ou espérer que cela changera lorsque Trump et ses alliés ne seront plus au pouvoir, ce retournement de l’opinion européenne aura de toute façon des séquelles.

 

(Sondage réalisé par internet entre le 9 et le 26 juin et 2026 auprès d’un échantillon de 1801 personnes représentatif de la population ukrainienne)

 


dimanche 5 juillet 2026

Le Focus. Pendant que l’Ukraine vise des cibles stratégiques, Poutine tue des femmes et des enfants


La capacité de résistance et, surtout, l’offensive à l’intérieur même de la Russie montrent le fiasco complet de l’agression de Poutine contre l’Ukraine.

Non seulement c’est absolument insupportable pour le despote du Kremlin mais c’est aussi une terrible menace sur son pouvoir et donc sa vie elle-même.

Il n’est donc pas étonnant qu’il jette toutes les forces possibles – c’est-à-dire celles qu’il peut utiliser sans déstabiliser son régime à l’intérieur et sans obliger la communauté internationale à agir à son encontre – pour faire plier Kiev et Zelensky.

Pour autant, son armée est incapable de remporter la guerre sur le terrain.

Dès lors, Poutine cible les populations civiles ukrainiennes avec l’assassinat quotidien de femmes et d’enfants.

Assassinat parce qu’il s’agit bien d’une préméditation de les tuer.

Une des justifications actuelles de ces actes criminels sont les bombardements de l’Ukraine sur le territoire russe.

Mais on ne peut comparer ceux-ci aux destructions causées par ses missiles et ses drones.

L’Ukraine vise des sites stratégiques comme les raffineries – avec un succès certain puisque dans un pays qui est un des principaux producteurs de pétrole, il y a désormais une pénurie d’essence – alors que la Russie s’en prend à des maisons et des immeubles d’habitation.

Cette différence fondamentale dans la conduite de la guerre est une différence fondamentale entre une démocratie et un totalitarisme.

Avant la chute finale, Poutine aura malheureusement le temps de tuer encore plus d’innocents.

D’où la nécessité de le traduire devant un tribunal pour crimes de guerre et le juger même par contumace.

 


jeudi 2 juillet 2026

Le Focus. Poutine : attaquer l’OTAN pour se sortir du bourbier ukrainien et d’une possible défaite piteuse?


Après le gouvernement suédois, après le gouvernement polonais, c’est au tour du gouvernement néerlandais de pronostiquer une guerre de la Russie contre l’OTAN.

Une prédiction qui est de plus en plus crédible face au fiasco de l’agression de Poutine contre l’Ukraine qui a obligé le despote du Kremlin de reconnaître des temps difficiles sans pour autant changer de stratégie.

En internationalisant le conflit, surtout en en faisant une croisade contre l’Occident et contre le monde libre, Poutine peut espérer agréger autour de lui un certain nombre de régimes autoritaires et totalitaires aux premiers rangs desquels on trouve ceux de la Chine, de l’Iran, de la Corée du Nord, de la Biélorussie, sans parler de la bienveillance de ceux de l’Inde, de l’Afrique du Sud, du Brésil, du Vietnam et de quelques autres.

De même, il espère pouvoir compter sur ses «amis» dans les pays occidentaux comme, en France, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon.

En outre, une guerre contre les puissances occidentales serait le moyen de resouder le peuple russe derrière lui.

Bien sûr, cette fuite en avant recèle de nombreux risques pour le dictateur.

Mais, sans doute, estime-t-il qu’ils sont moins graves pour lui qu’une défaite piteuse en Ukraine.


mercredi 1 juillet 2026

Commentaire. S’en prendre délibérément aux enfants dans les conflits, le degré ultime de la barbarie


Quand on demandait aux nazis pourquoi ils ont assassiné tant d’enfants juifs parfois avec la plus extrême cruauté, ils répondaient que ceux-ci, une fois adultes, se vengeraient de ce qu’ils avaient fait subir à leurs parents et que donc leur élimination était un moyen d’éviter leur vengeance future.

A ce compte-là, lors d’une guerre, il faudrait procéder systématiquement au génocide des peuples de tous les belligérants…

Quelle que soit la réalité, non pas de l’alibi minable de ce massacre qui était planifié et comprenait dès le départ tous les juifs quels que soient leurs âges mais d’une éventuelle volonté de vengeance de ce terrifiant pogrom, rien ne peut justifier les morts d’enfants surtout quand ils sont faits consciemment et, surtout, sont issus d’une politique pensée et exécutée.

On pense ici à Poutine qui bombarde les civils ukrainiens et les bâtiments où se trouvent des enfants alors qu’il n’y a aucune raison militaire pour cela.

On pense au Hamas qui, lors de son équipée barbare du 7 octobre 2023, a mis à mort des bébés et des enfants de manière totalement délibérée.

Et, malheureusement, on pense à l’opération de l’armée israélienne à Gaza, sachant qu’ici, il s’agit d’une démocratie qui utilise les mêmes pratiques que des régimes totalitaires ou des organisations terroristes.

D’autant plus, que l’on ne peut manquer de s’interroger sur ce parallèle entre les enfants palestiniens d’aujourd’hui et les enfants juifs d’hier parce qu’ici ce sont deux gouvernements qui sont en cause.

Ainsi que le rappelle la commissaire européenne à l'Egalité, à la Préparation et à la gestion des crises, Hadja Lahbib:
«Le dernier rapport de la Commission d'enquête de l'ONU est accablant: Israël a délibérément tué et blessé des centaines de milliers d'enfants palestiniens, notamment par des violences sexuelles et sexistes. Gaza compte désormais la plus forte concentration d'enfants amputés au monde.

Et de poursuivre:
«J'exhorte Israël à cesser ses attaques contre les hôpitaux et les écoles. L'aide humanitaire doit être acheminée massivement et les évacuations médicales des enfants blessés doivent être assurées.»

Partout dans le monde, les gouvernements et les peuples affirment que rien n’est plus important que les enfants et que leur protection ne souffre aucune exception.

Partout dans le monde, ce ne sont que des paroles dès que survient une guerre.


mardi 16 juin 2026

Point de vue. Et que le peuple iranien aille se faire foutre!


Donc Trump a conclu un accord avec le régime scélérat iranien qui fait que celui-ci s’en tire nettement mieux que ce qu’était sa situation avant la guerre que l’extrémiste populiste américain a mené de manière aussi lamentable qu’incompétente.

Non seulement les mollahs et leurs «gardiens de la révolution» corrompus vont gagner des dizaines de milliards de dollars mais ils vont peut-être prendre possession du détroit d’Ormuz, voir les sanctions économiques à leur encontre levées et pouvoir encore louvoyer sur leur uranium enrichi en vue de fabriquer une bombe atomique.

Mais il ne faut surtout pas oublier le peuple iranien, victime d’un régime criminel, qui, lui, n’aura strictement rien gagné alors que Trump lui promettait la délivrance et la liberté.

Eh, oui, qu’il aille se faire foutre, qu’il accepte sa condition et qu’il ne vienne pas gâcher la pseudo-fête de la paix!

Qu’il continue à être réprimé, exécuté – l’Iran détient le record de pendaisons de ses concitoyens – et de vivre dans les difficultés économiques avec des femmes considérées comme des sous-humains et des enfants embrigadés dans les forces armées.

Oui, Trump n’en a rien à foutre des Iraniens qui avaient tant espéré en son Amérique et qui ont été les dindons de la farce, les sacrifiés de sa mégalomanie narcissique doublée de sa propension effarante à être manipulé, ici, par son grand ami Netanyahu.

Au moment où l’on célèbre l’éventuelle cessation des hostilités – l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran comportant encore des failles et des faiblesses qui pourraient tout faire capoter – qui va permettre, espérons-le, d’éviter une crise économique majeure dans le monde, n’oublions le peuple iranien et sa détresse et dont les martyrs sont, pour l’instant, morts en vain.


lundi 15 juin 2026

Le Focus. Poutine tue de plus en plus de civils innocents


Il perd de plus en plus de terrain dans son agression criminelle, l’économie russe est de plus en plus en lambeaux, ses compatriotes sont de plus en plus mécontents de lui et, dans le même temps, il tue de plus en plus de civils innocents.

La fuite en avant de Poutine est à la hauteur du personnage, scélérate.

Selon le rapport mensuel de l’ONU sur les pertes civiles, les sbires du dictateur russe ont tué 274 civils ukrainiens et en a blessé 1763 en mai.

Danielle Bell, responsable du HRMMU a déclaré:
« Avec plus de 2 000 victimes civiles, le mois de mai a vu plus de victimes civiles que n'importe quel autre mois depuis avril 2022. L’intensification des hostilités et l’utilisation accrue d’armes puissantes dans les zones urbaines ont entraîné un nombre élevé de civils tués et blessés à travers le pays.»

Et d’ajouter :
«Les dommages civils que nous avons documentés ne se limitaient pas aux communautés proches de la ligne de front. Dans les villes d'Ukraine, des attaques répétées avec des missiles et des bombes aériennes ont tué et blessé des civils loin des zones de combats terrestres actifs.»

Il n’y a donc aucune circonstance atténuante à ces morts qui rentrent dans la stratégie du maître du Kremlin de tuer des innocents pour instiller la terreur dans la population civile en espérant que cette dernière se retourne contre Volodymyr Zelensky et exige la reddition du pays.

Une stratégie totalement inique et perdante qui démontre également sa totale incompétence.

Rappelons que celle-ci n’est pas la résultante des échecs de la campagne militaire mais a été appliquée dès le début de l’invasion russe avec des massacres de civils comme dans la ville de Boutcha.

C’est pourquoi Poutine devra répondre des ses crimes devant un tribunal international qui comprend également le kidnapping d’enfants ukrainiens et leur endoctrinement.

 


mardi 9 juin 2026

Le Focus. Le monde a une mauvaise opinion d’Israël, comment en est-on arrivé là?


Dans un sondage mené dans 36 pays par le Pew research center, 67% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion d’Israël.

68% en France, 60% aux Etats-Unis, 65% au Canada, 75% en Italie, 73% en Allemagne, 69% au Royaume-Uni, 83% au Japon, 78% en Australie, 59% au Mexique, 52% au Brésil, 70% en Corée du Sud et ainsi de suite, les pourcentages sont une longue litanie d’un désamour avec l’Etat hébreu.

Seuls les sondés de quatre pays (Inde, Kenya, Ghana et Nigéria) ont une vue plus positive que négative d’Israël.

Une première explication de cette image si écornée vient sans aucun doute du premier ministre, Benjamin Netanyahu.

80% des Français, 88% des Italiens, 83% des Allemands, 82% des Espagnols, 75% des Britanniques, 72% des Canadiens, 59% des Américains n’ont pas confiance en lui et les pourcentages d’«aucune confiance» sont à chaque fois supérieurs à «pas confiance».

On peut supposer, également, que son amitié avec Donald Trump ne concoure pas à améliorer sa popularité…

Bien sûr, Israël a toujours été un objet de discorde mais pas d’un tel ressentiment.

Et les opinions négatives sont en constante augmentation comme par exemple en Italie et en Allemagne (+9), aux Etats-Unis, au Royaume-Unis et en Pologne (+8) ou au Canada (+5) par rapport à 2025.

La guerre contre le Hamas et les destructions dans la bande de Gaza avec des victimes civiles nombreuses puis la guerre contre le Hezbollah et les destructions au Liban avec, là aussi, des victimes civiles en nombre avec, dans le même temps de la violence contre les Palestiniens dans les territoires occupés et l’extension des colonies ont plombé l’image du pays.

Il sera sans doute difficile et surtout long avant que la tendance s’inverse surtout si les Israéliens renouvèlent le mandat de Netanyahu lors des prochaines législatives.