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mardi 14 juillet 2026

Point de vue. Coupe du monde de football: nationalisme et racisme font bon ménage


On connait bien le racisme ordinaire dans le football qui s’exprime toutes les semaines dans les championnats nationaux.

Mais il y a celui qui touche les grands événements comme les rencontres internationales et, plus particulièrement, la Coupe du monde.

Et qui viennent souvent, circonstance aggravante, d’élus du peuple, de politiques dont on attendrait de la responsabilité, de la dignité et du respect.

On se rappelle qu’en 1998, lorsque la France remportait sa première Coupe du monde, Jean-Marie Le Pen se désolait qu’il y ait trop de noirs dans l’équipe.

Car, nationalisme et racisme font bon ménage dans le sport le plus populaire sur la planète.

La soi-disant ferveur du supporteur permet tous les dérapages qui ne sont, en réalité, que des révélateurs.

On vient de le voir, à nouveau, dans cette édition du Mondial notamment à propos des footballeurs français.

Les propos ignominieux tenus par une sénatrice paraguayenne sur Kylian Mbappé après la défaite de son pays en 8e de finale ont marqué les esprits tellement ils étaient odieux et se sont répétés avec un soutien dans son pays.

Se sont ajoutés, depuis que l’on connait la demi-finale qui opposera la France à l’Espagne, ceux de l’ancien premier ministre ibérique de droite, Mariano Rajoy, qui a affirmé que l’équipe de France «ne compte aucun joueur français dans ses rangs» – sous-entendu les noirs ne sont pas de «vrais» Français – alors que comme l’a rappelé l’ambassade de France en Espagne:
«Sans vouloir entrer dans une polémique, il convient de rappeler les faits : tous les joueurs de l’équipe de France sont français. Sur les 26 joueurs, 23 sont nés en France. Les 3 qui sont nés à l’étranger sont français aussi.»

Or donc, ce n’est pas la nationalité de naissance qui fait un Français mais la couleur de sa peau, un racisme de bas étage qui qualifie celui qui l’exprime comme un nationaliste raciste.

Des propos d’autant plus lunaires que l’équipe d’Espagne compte également des joueurs de couleur dont son meilleur élément, Lamine Yamal.

Si l’on donc on suit les propos de monsieur Rajoy, tous les joueurs noirs dans tous les pays où la majorité de la population est d’une autre couleur, ne seraient pas en réalité des «vrais» nationaux.

Ajoutons que ce racisme peut avoir un écho en Afrique.

Ainsi, l’ancien premier ministre sénégalais et ennemi de la France, Ousmane Sonko, a déclaré lors de la rencontre France Sénégal du premier tour que, «Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique».

 


lundi 13 juillet 2026

Le Focus. Iran: seule la force peut mater le régime crapuleux des mollahs


Le régime totalitaire mis en place par l’ayatollah Khomeini est basé sur le fanatisme et le rapport de force.

Depuis sa mise en place, face à ses adversaires, tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, la violence et la terreur ont été les deux armes utilisées sans cesse par les mollahs et les gardiens de la révolution pour garder le pouvoir.

Les dernières répressions des manifestations en faveur de la démocratie et les pendaisons quotidiennes des opposants ainsi que la posture prise suite aux attaques israélo-américaines en sont les dernières preuves.

Tant qu’il ne sera pas vaincu par la force, il montrera une résilience qui est l’apanage des totalitarismes les plus brutaux comme le nazisme.

Il n’est donc pas surprenant qu’ayant réussi à ne pas sombrer suite à l’offensive de Trump et de Netanyahu, il soit dans la surenchère et incapable de se projeter dans la paix.

Le faire face à ce qu’ils considèrent comme leurs deux ennemis mortels emblématiques, les Etats-Unis et Israël, est mentalement impossible pour les leaders iraniens.

Seule une défaite militaire peut, non pas leur faire entendre raison, ce qui est impossible à l’instar des talibans afghans, mais les chasser du pouvoir.

Jusque-là, ils joueront le chaos face à Trump, sachant que ce dernier est incapable de gagner politiquement une guerre qu’il a pourtant déclenché parce qu’il est – au-delà des imprécations et des menaces verbales – incapable de la gagner militairement face à ses compatriotes qui sont majoritairement contre son aventurisme irresponsable.

 

 


dimanche 12 juillet 2026

Le Focus. La large défiance du peuple ukrainien vis-à-vis de Trump


Selon un sondage réalisé au mois de juin par l’Institut international de sociologie de Kiev (KIIS) pour Le Grand Continent, après plus de quatre années de guerre, les Ukrainiens éprouvent une très large défiance envers Donald Trump et son administration mais 73,4% d’entre eux considèrent que les Américains demeurent des amis.

L’extrémiste populiste de la Maison blanche paie son refus d’aider l’Ukraine et ses sympathies pro-Poutine qui le disqualifie pour être un faiseur de paix crédible.

Ainsi, il n’y a qu’1,3% d’Ukrainiens qui font beaucoup confiance à Trump et 2,5% qui ont une confiance élevée dans ses négociateurs, son gendre Jared Kushner et son ami Steve Witkoff.

Dans le même ordre, 35,4% des Ukrainiens considèrent même Trump comme un ennemi alors qu’ils ne sont que 17% à estimer qu’il est un ami.

Enfin, il n’y a que 7,4 % des Ukrainiens qui voit le rôle actuel des États-Unis dans les affaires internationales comme étant positif.

Au-delà de l’agression de Poutine contre l’Ukraine et du rôle négatif de Trump dès le départ, ce sondage confirme d’autres qui montrent que les Etats-Unis, actuellement, ne sont plus considérés par les peuples européens comme des alliés fiables, pire, que de plus en plus, ils sont même considérés comme des ennemis.

Des opinions qui n’ont jamais été aussi négatives.

Et si l’on peut penser ou espérer que cela changera lorsque Trump et ses alliés ne seront plus au pouvoir, ce retournement de l’opinion européenne aura de toute façon des séquelles.

 

(Sondage réalisé par internet entre le 9 et le 26 juin et 2026 auprès d’un échantillon de 1801 personnes représentatif de la population ukrainienne)

 


samedi 11 juillet 2026

Commentaire. Iran-Russie: les totalitarismes ne peuvent pas perdre la guerre au risque de se détruire


Poutine sait qu’une défaite face à l’Ukraine sonnera le glas de son pouvoir.

De leur côté, les mollahs ont bâti et structuré leur régime sur la haine des Etats-Unis ce qui implique qu’ils ne peuvent pas faire la paix avec eux – «le grand Satan» – sauf s’ils étaient vainqueurs du conflit.

Car les totalitarismes ne peuvent pas perdre la guerre au risque de se détruire.

Ce fut le cas de l’Allemagne nazie ou de l’Italie fasciste et la victoire de l’URSS sauva certainement Staline qui n’aurait pas survécu à une défaite.

Les généraux argentins et les colonels grecs ont été chassé du pouvoir après avoir perdu la guerre contre le Royaume-Uni pour les premiers et la Turquie pour les seconds.

Bien sûr, un dictateur peut demeurer au pouvoir en évitant les conflits comme Franco en Espagne ou Salazar au Portugal.

Mais une fois les hostilités déclarées, la victoire est essentielle et existentielle.

C’est pourquoi Poutine refuse et refusera jusqu’à la fin de faire la paix avec l’Ukraine, acceptant uniquement sa reddition.

D’où une fuite en avant alors même que la Russie ne peut pas gagner.

Idem pour l’Iran qui doit absolument se présenter en vainqueur et démontrer, comme elle le fait en ce moment, qu’elle n’est pas contrainte à faire la paix.

De ce constat, il faut évidemment agir en conséquence en se rappelant que c’est la défaite qui fut fatale à Saddam Hussein alors que l’impossibilité d’éradiquer l’Afghanistan des talibans leur a permis, in fine, de revenir au pouvoir.

 


jeudi 9 juillet 2026

Le Focus. Trump dit tout et son contraire… comme d’habitude


Alors qu’il a ordonné de nouvelles frappes sur l’Iran accusée de ne pas respecter les termes du cessez-le-feu notamment la libre navigation dans le détroit d’Ormuz, Donald Trump a assisté au sommet de l’OTAN en Turquie où il a, à la fois, critiqué durement les autres membres tout en déclarant, in fine, qu’«il y avait beaucoup d'amour lors de la réunion, beaucoup d'unité, tout était magnifique»…

Tour cela après avoir eu ces derniers jours une conversation téléphonique avec Poutine qu’il a estimé s’être très bien passée et d’avoir, une nouvelle fois, regretté qu’il n’ait pas obtenu le Groenland.

Les déclarations à l’emporte-pièce qui se contredisent parfois dans la même phrase sont le lot commun de Trump ce qui signifie qu’il est difficile de savoir quelle est sa véritable opinion, s’il en a une!

Dans un reversement qui sera à confirmer, il soutient à nouveau l’Ukraine à qui il a promis de lui donner la licence afin de construire des missiles Patriots qui sont indispensables à la sécurité du pays et qu’il refusait de lui livrer jusqu’à présent, prétextant que les Etats-Unis n’en avaient pas assez pour sa défense.

Ce que l’on peut néanmoins mettre au crédit de ce sommet, c’est qu’il n’y a pas eu d’annonce du retrait des Etats-Unis de l’OTAN.

Mais demain étant un autre jour, tout reste possible à ce sujet.