Les Actualités sur Mondiaglobalisation

samedi 14 février 2026

Le Focus. Japon: nouvelle victoire de l’internationale réactionnaire


Son modèle, Margaret Thatcher.

Son nouvel ami qui l’a soutenue, Donald Trump.

Son idéologie, un ultra-nationalisme intransigeant et belliqueux.

La première ministre japonaise Sanae Takaichi, coche toutes les cases de la droite radicale voire extrême.

Sa volonté est de refaire du Japon une puissance militaire régionale en le réarmant, non pas dans une optique de défense de son territoire mais pour peser en Asie et dans le Pacifique.

Celle qui se présente comme une adversaire du féminisme a déjà durci les règles concernant les immigrés et elle veut mettre en place une économie ultra-libérale.

Un programme qui a séduit les électeurs alors que le monde est de plus en plus dangereux particulièrement à cause de son voisin, la Chine avec le régime totalitaire durci ces dernières années par le dictateur Xi Jinping.

Sa victoire écrasante lors des législatives qui viennent de se dérouler fait entrer son pays dans l’internationale réactionnaire.

Si l’on peut expliquer les raisons de ce succès par la situation du Japon et les menaces auxquelles il doit faire face, reste que rien ne justifier de donner le pouvoir à une faucon comme Takaichi.

D’autant qu’on rappelle que sa nomination il y a peu est intervenue alors que le parti libéral-démocrate (droite-droite radicale), qui gouvernait le pays et qui était le nouvel allié de sa formation nationaliste extrémiste dans ce scrutin, faisait face à un scandale financier et qu’il n’a pas été capable de lutter efficacement contre l’inflation, ce qui aurait dû le conduire à la défaite…

Encore une fois, une majorité d’électeurs d’un pays démocratique a permis à des politiciens réactionnaires accusés de corruption de gagner une élection comme ce fut déjà le cas, notamment, en Hongrie ou aux Etats-Unis.


vendredi 13 février 2026

Editorial. Le travail des enfants, une réalité scandaleuse mais souvent indispensable aux plus pauvres


Ce 12 février était la Journée mondiale contre le travail des enfants.

Dans ce début de troisième millénaire, nous imaginons plus un enfant en train d’apprendre et de jouer dans un environnement protecteur.

Comme le dit fort justement Sarah El Hairy, la haute-commissaire à l’Enfance:
«Nous rêvons tous d’un avenir radieux pour nos enfants. Une enfance douce et protégée, emplie de jeux, d’apprentissages, pleine de découvertes et d’espoir. Une enfance où l’école prime sur le travail, où le jeu précède les responsabilités.»
Mais, continue-t-elle, la réalité est tout autre pour des millions d’enfants:
«Pourtant, à l’autre bout du monde, parfois bien plus près qu’on ne l’imagine, des millions d’enfants vivent une tout autre réalité. Chaque jour, 160 millions d’entre eux travaillent, souvent au péril de leur santé, au détriment de leur sécurité et de leur avenir. Certains cousent les vêtements que nous portons. D’autres récoltent le cacao de nos goûters, trient à mains nues les composants électroniques de nos téléphones.»

C’est une situation scandaleuse qui n’est évidemment pas acceptable.

Néanmoins, cette réalité est aussi celle de la survie pour nombre de familles.

Si les enfants sont évidemment exploités, sous-payés, contraints souvent de faire des tâches que les adultes refusent de faire, ils sont aussi ceux qui assurent un revenu nécessaire aux familles les plus pauvres, seulement pour ne pas tomber dans une pauvreté encore plus grande avec toutes ses conséquences.

Est-il possible, dès lors, de mettre fin à ce travail des enfants si indispensable pour les plus pauvres, pour des communautés et des pays qui cherchent désespérément à se développer pour assurer au moins le minimum à leur population?

Certains affirment que nous, consommateurs des pays riches ne devons pas acheter les produits si nous savons que des enfants ont participé à leur production.

C’est un comportement moral évident.

Néanmoins, en faisant cela, nous privons ces plus pauvres d’un revenu indispensable.

La solution est plus globale et nécessite une révolution mondiale avec une redistribution des richesses et une globalisation humaniste.

On en est très loin et peut-être que nous ne nous en approcherons peut-être jamais.

Reste alors cette aide au développement si décriée en ce moment par les populismes d’extrême-droite et de droite radicale comme c’est le cas aux Etats-Unis où Trump a coupé dans tous les programmes humanitaires ou avec les déclarations du RN en France.

Une aide qui est indispensable pourtant pour ces pays afin de réduire plus d’éliminer les pratiques les plus inacceptables de l’exploitation d’humains comme celui du travail des enfants.

Signalons enfin que même dans les pays développés, le travail des enfants existe, souvent effectué de manière cachée, et que certains Etats étasuniens comme la Floride sont partisans d’assouplir les règles le concernant.

 

 


jeudi 12 février 2026

Commentaire. Epstein: les dangers pour la démocratie du scandale et de son instrumentalisation


Ce que révèle l’affaire Epstein, c’est qu’il y a bien des «élites» corrompues.

Mais, aussi, qu’il est dangereux de faire des généralisations.

Parce que ce que révèle également l’affaire Epstein c’est que les comportements de certains sont une insulte à la démocratie mais que leur instrumentalisation est une menace pour celle-ci.

Comme toutes les affaires similaires qui ont malheureusement jalonné l’Histoire, les vertus de la dénonciation du scandale peuvent être noyées par les démons de son utilisation à des fins politiciennes par les populismes surfant sur l’indignation de la population mais aussi les émotions négatives d’une partie d’entre elle.

Ici, il faut bien éviter l’emballement médiatique sur lequel les partis extrémistes et populistes, espèrent surfer, tout comme les ennemis extérieurs de la démocratie.

Les exemples de LFI et du régime de Poutine le démontrent.

D’autant que s’il y a des scandales qui touchent les pays démocratiques, il y en a bien plus qui se produisent dans les pays autocratiques et totalitaires où ils sont souvent étouffés par les régimes en place.

Alors, bien sûr, l’affaire Epstein doit être dénoncée et tout doit être porté à la connaissance du public avec les conséquences pour tous ceux qui ont commis des actes répréhensibles en regard de la loi.

Mais il faut éviter de tomber dans le «tous pourris» parce que cela n’est pas la réalité.

Et se rappeler que seule la démocratie républicaine permet à un scandale de ce type d’être mis à jour et de condamner les responsables.

 

 


mardi 10 février 2026

Le Focus. L’internationale réactionnaire de plus en plus présente et dangereuse


L’internationale réactionnaire est une réalité de plus en plus évidente et concrète.

De la nouvelle édition du «sommet transatlantique» qui vient de se tenir à Bruxelles consacré à la «liberté d’expression» (sic!) au soutien affiché de Trump à Orban pour les prochaines élections législatives hongroises, cette union de toutes les droites radicales et extrémistes des pays démocratiques continue à se construire et se développer et à créer des réseaux qui investissent tous les pans de la société et tous les secteurs, de l’économie à la santé.

En France, elle est représentée par le RN et par Reconquête.

Si cette internationale avance au grand jour de par ses activités de plus en plus nombreuses et de ses déclarations de ses membres, elle tente malgré tout de continuellement brouiller les cartes par les fakes news et les théories complotistes mais aussi par le maquillage et le camouflage.

C’est le cas, par exemple, de Jordan Bardella qui, pour se rendre le plus présentable possible pour une partie de l’électorat dont il aura besoin lors de la présidentielle de 2027, fait semblant de s’opposer aux vues les plus polémiques et les plus réactionnaires soutenues et propagées par cette internationale.

Néanmoins, pour bien montrer de quel côté où il est pour la base d’électorat du FN/RN, il participe aux réunions de celle-ci et entretient des relations avec tous ses leaders.

Ainsi, ses critiques de Trump sont de la poudre de perlimpinpin.

Non seulement il partage sa vision d’un nouvel ordre mondial mais il est partisan de toutes les politiques menées par l’extrémiste populiste.

Et, à n’en pas douter, s’il parvient au pouvoir avec son parti, il mettra en œuvre la même politique que lui.

Il faut bien en prendre conscience comme il faut également prendre conscience de la dangerosité de cette internationale réactionnaire dont il ne faut pas oublier ses nombreux liens avec les membres de l’internationale totalitaire dont les leaders sont la Chine et la Russie.

 


lundi 9 février 2026

Editorial. Mais qui donc instrumentalise politiquement le sport?


Quand le président de la FIFA, association qui ne s’occupe que de football, remet un «prix de la paix» à Trump, inventé uniquement pour le lui décerner, dont le pays coorganise la Coupe du monde de football cette année, quand Poutine organise les Jeux olympiques d’hiver en 2014 à Sotchi avant d’envahir la Crimée, quand les Chinois demandent au même Poutine de retarder son invasion de l’Ukraine après les Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin, ce sont bien les autocrates et les dictateurs qui instrumentalisent le sport.

Et ce n’est pas nouveau.

Cela a été le cas des Jeux olympiques par Hitler en 1936 et les régimes communistes russe en 1980 et chinois en 2008, de la Coupe du monde de football par les généraux argentins en 1978 et par Poutine – encore lui! – en 2018.

Non, ce ne sont pas ceux qui demandent le boycott de ces événements ou qui se sont battus pour que ces événements soient organisés ailleurs qui se servent du sport pour leur cause comme l’affirment avec un aplomb qui confinent à une manipulation scandaleuse les autorités sportives.

Ce sont les régimes autocratiques et totalitaires avec la complicité détestable des fédérations sportives internationales, les coupables.

Et les appels contre la tenue de la Coupe du monde de football aux Etats-Unis cet été sont de ce point de vue tout à fait recevable du fait de ce qui se passe dans ce pays actuellement mais aussi parce que Trump a politisé de manière partisane sciemment cet événement notamment en menaçant de retirer l’organisation des matchs dans des villes administrées par des maires démocrates et en refusant la venue de supporteurs de plusieurs équipes nationales pour se faire mousser auprès de son électorat raciste et anti-immigrés.

Soyons clairs – et nous l’avons souvent dit ici – la compétition sportive depuis sa création dans l’Antiquité et, plus particulièrement, avec celle de tous les jeux qui se déroulaient en Grèce dont les plus célèbres d’entre eux, ceux d’Olympie, est tout autant une confrontation entre athlètes qu’entre pays (ou villes et autres entités territoriales), donc un événement de portée politique.

Il n’y a que de se rappeler que les vaincus des Jeux olympiques pouvaient être mis à mort et que les vainqueurs avaient souvent un avenir matériellement assuré.

Si on ne voulait pas que ce le sport fricote avec la politique et inversement, il n’y aurait pas d’équipes ou de délégations nationales lors de ces événements planétaires, pas de drapeaux et d’hymnes nationaux ainsi que tout autre signe qui caractériseraient une compétition entre des personnes de nationalités différentes.

Sans porter un jugement sur cette réalité que la compétition sportive est hautement politique, il faut, non seulement, le prendre en compte mais, surtout, éviter que des régimes criminels ne s’en servent pour leurs relations publiques et leurs gloires…