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lundi 8 février 2010

INDE-ECONOMIE. Le gouvernement indien estime la croissance 2009-2010 à 7,2%


Selon les premiers chiffres, la croissance pour l’année fiscale qui se termine en mars devrait être supérieure à 7% grâce à la bonne tenue du secteur manufacturier et de celui des services alors que l’agriculture recule.

Le gouvernement indien prévoit que l’année fiscale 2009-2010 qui se termine en mars connaitra une croissance du PIB de 7,2%. Cette estimation est plus basse que celle publiée récemment par le ministère des Finances qui se situait à 7,75% ou que celle de la Banque de réserve qui s’établissait à 7,5%. Néanmoins, elle sera plus élevée que la croissance de 2008-2009 qui avait été de 6,7%.

La croissance sera tirée avant tout par le secteur manufacturier qui croîtrait de 8,9% en 2009-2010 contre seulement 3,2% en 20085-2009. Le secteur des services se tiendrait bien globalement mais serait légèrement en baisse par rapport à l’année fiscale précédente. Ainsi, les services financiers, d’assurance, d’affaires et immobiliers croîtraient de 9,8% en 2009-2010 contre 10,1% en 2008-2009. Les services aux personnes seraient plus touchés, avec une croissance de 8,2% cette année fiscale contre 13,9% l’année précédente. Quant au commerce, aux transports, à l’hôtellerie et à la communication, leur croissance seraient de 8,3% pour 2009-2010 contre 7,6% en 2008-2009. Le seul secteur qui continuerait à être dans le rouge serait bien évidemment celui de l’agriculture qui a souffert des dérèglements climatiques en 2009 avec une mousson qui a inondé le Sud et une sécheresse qui a frappé le Nord. Du coup, elle connaîtrait une croissance négative de 0,2%.

Louis-Jean de Hesselin

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CHINE-ECONOMIE. La Chine prévoit une croissance de 11% de son économie en 2010


Selon un rapport de l’Académie des sciences de Chine, le PIB du pays croîtra d’un pourcentage à deux chiffres grâce surtout à l’investissement et la consommation intérieure.

Pour les experts de l’Académie des sciences de Chine, le PIB du pays devrait connaître une croissance aux alentours de 11% en 2010. La plus grosse part de celle-ci (6,3% sur les 11%) viendra des investissements et principalement des mesures de relance dans les infrastructures prises par le gouvernement notamment dans les secteurs agricoles et du transport. La consommation intérieure sera aussi un des moteurs importants de la croissance (4,2% sur les 11%) selon le rapport de l’organisme public chinois. Enfin, les exportations devraient croître mais ne participeront que pour 0,5% des 11% de croissance attendue. A noter que la progression du PIB devrait s’accompagner d’un retour mécanique de l’inflation qui est estimée par l’Académie des sciences à 3,06% en 2010.

Alexis Levé

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dimanche 7 février 2010

CHINE-ECONOMIE. L’OCDE pointe les forces mais aussi certaines faiblesses du développement chinois


Dans un long rapport, l’organisme international publie sa première enquête sur le pays depuis cinq ans. Celle-ci revient sur la forte croissance de son économie qui a permis à la Chine son formidable développement mais aussi sur les risques qui planent sur sa pérennité.

L’OCDE (Organisation de coopération et développement économique) voit dans le développement de la Chine ces dernières années une réussite et estime que celui-ci va continuer sans trop de problèmes. Mais même si l’optimisme est de règle dans l’étude que l’organisation internationale vient de publier - tranchant quelque peu avec celles venues d’autres horizons qui mettent plus l’accent sur les risques des choix de développement de Pékin -, elle pointe néanmoins la nécessité de continuer à réformer le système financier chinois mais aussi de mettre en place un vrai système de protection sociale efficace.

Voilà les principaux points de cette étude:

Depuis 2005, le pays «a continué de connaître une expansion rapide. L’activité résiste aussi remarquablement bien à la crise mondiale, grâce notamment à une action macroéconomique prompte et vigoureuse. Il est prévu que l’expansion économique se poursuive à moyen terme et que la Chine voit sa part dans l’économie mondiale augmenter encore. Malgré le recul récent de l’excédent de la balance des opérations courantes, certains déséquilibres demeurent, notamment un taux national d’épargne trop élevé, mais les réformes en cours devraient les atténuer au fil du temps. Les réformes structurelles se sont poursuivies sur un large front ces dernières années, l’accent étant mis de plus en plus sur la nécessité d’assurer la cohésion sociale. Malgré tout, des efforts sont en cours ou devront encore être consentis dans plusieurs domaines pour préserver l’amélioration des niveaux de vie à plus long terme.

Renforcement du cadre de la politique monétaire. Le cadre de la politique monétaire de la Chine a peu à peu été davantage fondé sur les mécanismes du marché, la croissance monétaire étant le principal objectif intermédiaire. À terme, ce cadre devra accorder moins de place aux contrôles quantitatifs de la liquidité et plus aux variations des taux d’intérêt. Permettre une plus grande flexibilité du taux de change et accorder un poids plus grand à un objectif d’inflation faciliteraient l’ajustement de la politique monétaire en fonction des conditions macroéconomiques intérieures.

Poursuivre l’ouverture des marchés de capitaux. Les institutions financières chinoises sont aujourd’hui généralement plus fortes et mieux réglementées. (…) Cependant, d’autres réformes sont nécessaires, y compris la hausse des plafonds d’investissement étranger dans ce secteur, l’expansion du marché des obligations de société, la création d’un système formel d’assurance des dépôts pour les banques commerciales et le renforcement de la capacité de surveillance. De plus, il faut rester vigilant si l’on veut éviter une accumulation de prêts risquant d’être sous-performants.

Diminuer les obstacles sur les marchés de produits. (…) Les obstacles sur les marchés de produits restent globalement élevés, ce qui pourrait freiner la croissance à plus long terme. La concurrence et les gains de productivité peuvent être favorisés par un assouplissement des liens traditionnels entre les entreprises d’État et les autorités centrales, la réduction des charges administratives, la possibilité d’une plus grande implication du secteur privé dans les secteurs de réseau et la diminution des obstacles à l’investissement direct de l’étranger dans les services.

Unifier les filets de sécurité sociale. Des réformes ambitieuses ont été lancées dans la sphère sociale ces dernières années et des progrès tangibles ont déjà été réalisés (…). Pour progresser davantage, il faudra remédier à la fragmentation persistante de l’aide sociale et des systèmes de retraite et de santé, et favoriser dans le même temps une plus grande solidarité budgétaire dans l’ensemble du pays.

Faciliter la mobilité de la main-d’œuvre. Le marché du travail est résistant mais segmenté. Le système d’enregistrement et les restrictions qu’il implique pour l’accès des migrants aux services sociaux font obstacle à la mobilité de la main-d’œuvre et devraient être peu à peu assouplis.

Consolider les régimes de retraite. Pour assurer des taux de remplacement suffisants aux retraités, il faudra qu’une plus grande partie du coût des retraites, notamment dans les zones rurales, soit supportée par l’administration centrale et que l’âge de départ à la retraite soit relevé.

Progresser encore dans la réforme des soins de santé. Progresser vers des soins de santé universels, sûrs, abordables et efficaces exige qu’un plus grand rôle soit accordé aux soins primaires, que les hôpitaux soient gérés de façon plus efficace, que certains prix relatifs soient modifiés, que le personnel soit mieux formé et, en fin de compte, que les différents systèmes d’assurance soient fusionnés.»

Nicolo Morfino

© 2010 LesNouveauxMondes.org

samedi 6 février 2010

RUSSIE-ECONOMIE. Sortie de crise pour la Russie sur fond de fort chômage et d’un déficit budgétaire important en 2010

Les signes provenant de l’économie russe sont contradictoires comme dans de nombreux autres pays. La récession semble terminée mais l’emploi ne redémarre pas et les finances publiques seront largement dans le rouge en 2010.

Selon les statistiques officielles, la Russie a connu deux trimestres de croissance consécutifs ce qui permet de dire qu’elle est sortie de la récession. La Russie a été un des pays les plus frappés par les crises économique et financière puisque son PIB a reculé de 7,9% en 2009. Pour 2010, les prévisions des experts tablent sur une croissance aux alentours de 5%.

La machine économique est repartie grâce à la hausse des matières premières, notamment des matières premières énergétiques, ce qui démontre une fois de plus la totale dépendance de la croissance du pays aux exportations de gaz et de pétrole, une situation que le gouvernement veut inverser au plus vite mais qui ne sera pas facile à réaliser.

Mais si la croissance semble de retour, ce n’est pas encore le cas de l’emploi puisque les chiffres officiels de décembre 2009 font état d’une aggravation du chômage avec un taux 8,2% (contre 8,1% en novembre) ce qui correspond 6,2 millions de personnes sans travail.

Du côté des finances publiques, si le déficit de 2009 a été moins important que prévu à 5,9%, il devrait s’aggraver en 2010 puisque les autorités estiment qu’il devrait atteindre 6,8%.

Jean-Louis Pommery

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