Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 15 octobre 2026

Editorial. Elon Musk l’ennemi de la démocratie


276 millions de dollars, c’est ce qu’Elon Musk a dépensé pour soutenir les candidats du Parti républicain pour les élections de midterms qui se dérouleront le 3 novembre prochain aux Etats-Unis, une somme jamais vu de la part d’un particulier.

L’homme le plus riche du monde qui est également un extrémiste populiste – on se souvient de son salut nazi lors d’un meeting –, soutient tous les pires partis et les mouvements à travers la planète qui luttent contre la démocratie républicaine libérale, de la frange la plus radicale du Parti républicain aux Etats-Unis à l’AfD néo-nazie en Allemagne en passant par le RN en France et Reform du déplorable Farage au Royaume-Uni.

Sans oublier ses bonnes relations avec les dictateurs criminels de la planète comme Xi Jinping et, bien sûr Vladimir Poutine à qui il vient de faire un nouveau cadeau en lui permettant de bombarder et de tuer plus facilement les civils ukrainiens en restreignant les renseignements transmis par son réseau Starlink qui permettaient à Kiev de pouvoir alerter la population des missiles et des drones russes afin qu’elle puisse se réfugier dans des endroits sûrs.

Musk un homme particulièrement dangereux pour la démocratie et un complice des despotes qui devraient être bannis des démocraties et de l’Union européenne alors même qu’il est toujours reçu par les gouvernements des pays membres pour les éventuels investissements qu’il pourrait y faire grâce à sa fortune de mille milliards de dollars (890 milliards d’euros).

Non, la liberté, l’égalité et la fraternité n’ont pas de prix.

 


mardi 13 octobre 2026

Commentaire. Oui, il faut interdire l’AfD mais quid de ses électeurs?


La question d’interdire le parti néo-nazi AfD en Allemagne se pose depuis des années et revient actuellement sur le devant de la scène alors que celui-ci remporte des élections locales et régionales mais aussi qu’il est en tête des sondages nationaux même s’il est encore loin de prétendre exercer le pouvoir, à l’inverse de ce qui se passe en France avec le RN.

Sur le principe et selon la Constitution allemande, issue du drame de la Deuxième guerre mondiale, cette interdiction a du sens et si le processus était enclenché, il devrait, en théorie, aboutir juridiquement.

Il faut bien comprendre que l’Allemagne et un parti néo-nazi en son sein n’est pas une situation comme une autre, évidemment.

Le pays qui a inventé et porté l’hitlérisme au pouvoir a une obligation morale et historique afin que les crimes de ce régime ne puissent jamais revenir.

Cependant, interdire un parti ne fait pas disparaître ses électeurs.

Car ce sont bien les gens qui soutiennent et qui votent pour de telles idéologies qui sont un problème.

Sans eux, pas d’AfD.

Bien sûr, dans le lot, il faut distinguer entre les déplorables qui sont des extrémistes convaincus à qui la démocratie républicaine ne doit faire aucun cadeau et les crédules qui, pour des raisons diverses, sont sensibles au discours et aux promesses de l’AfD sans pourtant en partager sa pensée profonde.

Ces derniers ne sont pas perdus pour cette démocratie et, selon les valeurs que cette dernière défend, ont le droit d’exprimer leur état d’esprit du moment par le vote.

C’est donc une problématique qui n’est pas simple.

Sauf que cette même démocratie doit se défendre de ses ennemis extérieurs et intérieurs.

Elle ne peut prendre le risque de voir monter une formation comme l’AfD et de la voire prendre le pouvoir, surtout en Allemagne.

Peut-être que la démocratie, en interdisant l’AfD trahit un de ses principes ponctuellement, ce qui se discute si l’on considère qu’un parti à l’idéologie totalitaire risque de supprimer les droits des citoyens.

Mais, en faisant cela, ne fait-elle pas un acte bien plus important: sauvegarder son existence et ses valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de respect de la dignité?


dimanche 11 octobre 2026

Le Focus. Peut-on – enfin – comprendre que la pire menace pour l’Europe et la démocratie n’est pas la Russie mais la Chine?!


Un rapport du Parlement européen vient de chiffrer le déficit commercial de l’Union européenne vis-à-vis de la Chine à 360 milliards d’euros par an, soit un milliard par jour.

Des chiffres ahurissant au-delà de toute relation commerciale gagnante-gagnante.

L’emprise de plus en plus grande de la Chine sur l’économie des pays européens représente un danger évident.

Et elle n’est plus et ne doit plus être supportable sauf à faire des Européens des vaches à lait de la Chine.

Pour autant, ce déficit n’est qu’une partie d’un péril beaucoup plus grand et grave que fait peser le régime totalitaire chinois sur le monde libre, bien plus important que celui de la Russie, Poutine n’étant qu’un vassal de Xi.

Le projet de ce dernier ne se limite pas, en effet, à inonder les marchés du vieux continent. avec les produits de son pays.

Non, ce qu’il cherche c’est à imposer son modèle sur toute la planète qu’il souhaite contrôler à l’aide de son internationale totalitaire.

S’il ne faut pas sous-estimer la menace de la Russie de Poutine, celle-ci est de second ordre par rapport à celle de Xi.

Ainsi, il faut bien avoir conscience qu’une agression de la Russie contre l’Union européenne ne pourrait avoir lieu sans l’aval de la Chine, Poutine n’ayant pas les capacités matérielles, financière et humaines pour la mener sans l’aide de son chaperon.

Aujourd’hui, encore, nous faisons en sorte de nous focaliser sur Poutine mais c’est surtout sur Xi que nous devons porter notre attention.

Les gouvernements occidentaux font une erreur majeure en laissant la Chine bâtir petit à petit son emprise sur la planète sans réagir à la mesure de la menace.

Elle n’est certes pas encore prête à mener son projet impérialiste qui a toujours été dans son ADN et plus encore depuis la mainmise du Parti communiste sur le pouvoir.

Il est absolument nécessaire que nous considérions enfin et avec toutes les conséquences qui vont de pair que c’est la Chine totalitaire que nous devons affronter afin d’éviter qu’elle nous contrôle et nous impose sa loi.

 

 


Le Focus. Trump appelle Poutine à l’aide et lui permet de financer son agression contre l’Ukraine


Trump et Poutine sont aux aboies.

L’un va perdre les élections de mi-mandat, l’autre a mis son pays en faillite et est incapable de gagner sa guerre contre l’Ukraine.

Les deux « losers » ont donc décidéde s’entraider en passant un accord dont l’objectif est de tenter de se sauver l’un, l’autre.

Selon Trump:
«La Russie va immédiatement fournir plus de 300 000 tonnes de gazole au marché américain et mondial, 500 000 tonnes de plus en novembre et 1 million de tonnes immédiatement après. Par ailleurs, selon l’état de ses raffineries, la Russie va livrer rapidement 3 millions de tonnes de gazole.»

Poutine va donc fournir du gazole à Trump pour que celui puisse baisser les prix des carburants qui plombent sa présidence et seront un motif de sa défaite électorale.

Avec ces fournitures, Poutine, de son côté, va pouvoir faire rentrer des devises, lui permettant de financer sa guerre.

C’est un accord scélérat, dénoncé immédiatement et avec justesse par Volodymyr Zelensky qui a expliqué que «cela ne fait qu’alimenter Poutine et lui donne la possibilité de mener une guerre encore plus intense».

Et, ce matin, il a posté ce message qui résume parfaitement le cadeau ignoble fait à Poutine par Trump:
«Aujourd'hui, la Russie a exprimé sa gratitude pour la levée des sanctions sur les exportations de diesel en larguant cinq bombes planantes sur des immeubles résidentiels à Zaporijia. À l'heure actuelle, on dénombre malheureusement douze morts, dont trois enfants. J'adresse mes condoléances à leurs familles et à leurs proches. Quatorze autres personnes ont été blessées, dont deux dans un état critique ; les médecins se battent pour les sauver. L'état de douze autres personnes qui pourraient se trouver sur les lieux est en cours de vérification. Tous les services d'urgence sont mobilisés et des opérations de recherche et de sauvetage sont en cours. Au cours de la nuit, treize de nos régions ont été attaquées. Des bâtiments résidentiels, des infrastructures et des installations ferroviaires ont été endommagés. La nuit dernière a une fois de plus confirmé qu'en Russie, tout relâchement de la pression est interprété comme une autorisation de poursuivre les combats, une autorisation de continuer à bombarder les villes. Il faut envoyer un autre signal. La Russie doit comprendre qu'elle doit mettre fin à la guerre et, pour cela, elle doit en subir les conséquences. Actuellement, ce sont nos capacités de frappe à longue portée qui nous permettent d'y parvenir. Et nous répondrons aux frappes russes. Je remercie tous ceux qui nous aident.»

Aux Etats-Unis, Chuck Schumer, le leader du Parti démocrate au Sénat a déclaré:
«Trump conclut un pacte avec le diable pour tenter de redresser sa situation politique chancelante, exacerbée par la flambée des prix du diesel, elle-même conséquence de sa guerre irresponsable et illégale au Moyen-Orient. Ce pacte abject ne fera que conforter Poutine dans ses agissements, lui qui aide les Iraniens à cibler et à tenter de tuer des soldats américains au Moyen-Orient et qui a envahi illégalement et brutalement l'Ukraine, notre allié.»

Oui, c’est un «pacte abject» qui confirme, encore une fois, que Trump et Poutine évoluent dans le même monde pourri et criminel des autocrates et des despotes qui ruinent leurs pays respectifs et provoquent des crises mondiales.

 

samedi 10 octobre 2026

Commentaire. De l’importance de la Cour pénale internationale que Trump veut détruire


Les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de détruire définitivement la Cour pénale internationale en annonçant des mesures pour lui couper ses moyens financiers, ce qui n’étonnera pas grand-monde sachant que, déjà, l’extrémiste populiste américain tente de détruire la justice indépendante de son pays et qu’il a la mainmise sur la Cour suprême en ayant nommé des personnalités, non pas pour leur expertise judiciaire, mais pour leurs opinions d’extrême-droite et leur volonté de le protéger de procédures judiciaires et de la prison.

Ajoutons, toutefois, que les Etats-Unis ne reconnaissent pas cette cour car ils estiment que leur souveraineté est inviolable par des institutions extérieures, ce qui peut être considéré comme une complète contradiction avec leur volonté de juger les criminels nazis par un tribunal international dédié à cette tâche, mis en place à Nuremberg à la fin de la Deuxième guerre mondiale.

Cette annonce a été dénoncée par la Cour qui estime que c’est une «attaque contre l'État de droit et contre les fondements mêmes de l'ordre juridique international, qui porte atteinte à ce principe simple : personne n'est au-dessus de la loi» et que «l’Histoire jugera ce moment».

Les réactions ont été nombreuses pour déplorer ou dénoncer la volonté des Etats-Unis de faire disparaître une institution essentielle pour éviter que les criminels, dont nombre sont à la tête de certains Etats, puissent commettre leurs méfaits en toute impunité.

Ainsi, la Cour a lancé des mandats d’arrêt contre des crapules tels que Poutine ou Netanyahu que les 125 Etats qui ont ratifié le traité la créant doivent appliquer s’ils mettent la main sur ceux-ci.

Une justice internationale basée sur les valeurs humanistes est une avancée dans un monde dominé par la violence et la loi du plus fort.

La disparition de la Cour serait une régression pour les droits de l’Humain.

Si le secrétaire d’Etat étasunien, Marco Rubio, a qualifié la Cour de «tribunal voyou», sans aucun motif solide, l’Union européenne a qualifié ces sanctions de «profondément regrettables», ajoutant qu'elle était «prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à la Cour de mener à bien sa mission 

Et qu’elle « travaillera en étroite coopération avec la CPI pour garantir qu'elle continue de fonctionner efficacement».