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jeudi 19 mai 2022

Editorial. Crise alimentaire: les fléaux sécheresse et… Poutine!

On ne sait si la sécheresse précoce de cette année est due ou non au changement climatique tant ces épisodes climatiques extrêmes de manque de pluie et donc d’eau ont jalonné l’histoire de le la Terre à périodes répétées.

Toujours est-il que la survenance de ce fléau, comme à chaque fois, engendre des tensions sur la production agricole mondiale.

Et c’est bien le cas en 2022.

Mais, ici, se surajoute un autre fléau dont le nom est… Poutine!

Car sa guerre scélérate a complètement déstabilisé les marchés agricoles notamment celui des céréales et plus particulièrement celui du blé dont l’Ukraine que l’on appelle «le grenier à blé du monde», est un des principaux producteurs à l’instar de la Russie.

Quoi qu’il en soit, cela pose la question de la responsabilité de l’Humanité tant d’autres personnages ou peuples ont également provoqué de telles crises qui ont parfois tourné en catastrophes épouvantables.

Surtout, le fléau Poutine n’aurait pas eu de conséquences aussi graves si le fléau sécheresse n’était pas survenu et que si l’on ne peut affirmer qu’elle est due à l’action humaine, on ne peut non plus l’exclure.

On peut gloser sans fin sur la nature humaine et notre incapacité à inventer un monde de paix et à contrôler nos comportements afin de rendre notre planète la plus habitable possible.

D'autant plus que la guerre n'est pas inéluctable et que nous pourrions faire face efficacement à ces phénomènes de manque d'eau grâce à une autre façon de produire et de consommer.

Reste que les deux fléaux qui s’abattent sur les populations mondiales en cette année 2022 pourraient et devraient plus que nous interpeler, nous imposer cette injonction catégorique de travailler à nous sauver alors que nous faisons tout pour générer les conditions de notre disparition.

 

lundi 16 mai 2022

Editorial. Accusée d’être défaillante, la démocratie démontre sa force

Vouée aux gémonies il y a peu, la démocratie vient de démontrer sa force face aux autocraties et aux totalitarismes.

On se rappelle de ses contempteurs qui venaient nous vanter la manière dont la Chine avait réussi à si bien gérer la pandémie de la covid19 pendant que les pays démocratiques, eux, se débattaient lamentablement avec un coronavirus dont ils ne parvenaient pas à juguler la progression.

Mais c’est bien la politique mise en place par ces mêmes pays qui montre actuellement sa nette supériorité face à celle du régime totalitaire chinois obligé de confiner ses grandes villes pour éviter le pire avec une faillite de son système de santé et une incapacité à produire un vaccin efficace alors même que certains affirmaient péremptoirement qu’elle avait pris le pas sur l’Occident en matière de technologie.

Et l’on ne parle même pas du fiasco russe pour protéger la population qui a payé le prix fort lors de cette crise sanitaire.

Et puis il y avait cette autre affirmation que les pays démocratiques étaient au bout du rouleau avec des populations défaitistes et incapables de lutter pour préserver leur liberté alors que les pays totalitaires semblaient inarrêtables pour imposer leur modèle à la planète.

La guerre de Poutine contre l’Ukraine vient de prouver l’exact contraire!

Voilà un despote qui se voyait déjà le nouveau maître du monde en domptant des démocraties sans courage et sans âme qui se retrouve en perdition pour avoir cru à ses mensonges dont il a inondé les réseaux sociaux ces dernières années et qui ont été repris par tous ses porteurs d’eau occidentaux.

Mais la démocratie sort également vainqueur pour recréer de la croissance après la crise économique et sociale due à la pandémie de la covid19 et montre une vitalité absente des pays aux régimes autocratiques et totalitaires.

La démocratie est sans doute fragile, elle doit sans doute lutter contre le scepticisme qui s’est répandu chez une partie de ceux qui bénéficient de ses bienfaits, elle doit sans doute se protéger des attaques de ses ennemis extérieurs qui profitent des faiblesses inhérentes à son fonctionnement qui repose sur ses valeurs humanistes dont la liberté mais, à l’inverse de ce que croyaient ses adversaires, elle est en train de démontrer qu’elle possède des ressources et une puissance que beaucoup lui déniait.

Voilà une bonne nouvelle dans un monde aussi incertain.

 

dimanche 15 mai 2022

Point de vue. La Russie est un Etat voyou… que certains voient en victime!

En ayant envahi un pays pour le rayer de la carte, en pillant ses réserves de céréales pour les revendre illégalement, en commettant des crimes de guerre, en autorisant ses soldats à violer et à piller, en déportant une partie de la population dans des camps sur sont territoire, en ne respectant pas les contrats signés, la Russie agit en Etat voyou dans la guerre qu’elle a déclenchée contre l’Ukraine.

Mais cela ne devrait guère nous étonner parce que c’est ainsi que le régime de Poutine agit depuis des années sur la scène internationale en tentant, notamment de déstabiliser le monde libre, en corrompant des politiciens véreux dans les pays démocratiques, en essayant de paralyser le fonctionnement des démocraties.

Dans le même temps, Poutine se débarrasse de ses opposants en les emprisonnant ou en les assassinant tout en muselant la presse et en faisant régner une atmosphère de terreur.

Sans oublier le fonctionnement mafieux du pouvoir qui s’enrichit sur le dos d’une populations qui vit dans des difficultés constantes.

Pourtant, ses porteurs d’eau en France et ailleurs sont en train d’essayer de construire toute une argumentation comme quoi la Russie serait bien la victime de l’Occident.

On a ainsi pu entendre des «experts» venir nous raconter que l’adhésion de la Finlande à l’OTAN après l’invasion de l’Ukraine et pour se protéger des velléités du dictateur du Kremlin de s’en prendre à elle, était en réalité un coup monté des Etats-Unis!

Quant à la fourniture d’armes en masse aux Ukrainiens, elle ferait partie d’un complot pour abattre la Russie et non pas pour protéger l’Ukraine de son agresseur…

Et ses propagandistes ont évidemment antenne ouverte dans les radios et les télévisions.

L’impudeur de ces gens face aux morts et aux destructions que Poutine inflige aux Ukrainiens montre à quel point nos médias audiovisuels ne sont pas là pour informer mais pour faire de l’audience à n’importe quel prix serait-ce celui de l’infamie.

 

vendredi 13 mai 2022

Editorial. Le monde d’après face au monde tout court

Que de beaux serments avaient été pris au début de la pandémie de la covid19 quand nous ne savions pas quels en seraient les ravages et qui en survivraient.

Finis nos modes de vie qui n’étaient plus soutenables et nos comportements qui n’étaient pas assez coopératifs, nous devions inventer ce fameux «monde d’après».

Mais celui-ci est demeuré un concept qui n’a pas tenu le coup face «au monde tout court».

Le réel s’est ainsi chargé de nous rappeler que l’on pouvait dire tout et n’importe quoi mais qu’il existait et que nous devions nous confronter à lui tôt ou tard.

Que ce soit en matière économique où, pour rattraper le temps et les points de croissance perdus, nous avons utilisé parce qu’il n’y avait pas d’autres solutions les recettes du «monde d’avant» avec des tensions sur les productions de toutes sortes et donc de l’inflation.

Comment avions-nous pu oublier que lorsque la planète connait une croissance généralisée, la bataille pour l’énergie fait rage et que les prix s’envolent?

Que ce soit en matière de relations internationales où les clivages et les confrontations n’avaient été que gelées mais sont réapparues sitôt une amélioration de la situation sanitaire.

Comment avions-nous pu oublier la volonté de Poutine de détruire l’équilibre européen et déstabiliser les démocraties ou la progression inéluctable du totalitarisme dans la Chine de Xi Jinping?

Que ce soit en matière de politique intérieure où la mise en hibernation du mouvement de foule des gilets jaunes, transformé en partie avec les mêmes personnages en anti-vax et anti-pass sanitaire, n’avait pas affaibli les extrémismes populistes et démagogues qui ont fait un retour en force lors de la présidentielle.

Comment avions nous pu oublier les diatribes, les violences et les mensonges distillés par les membres du RN et de LFI, Le Pen et Mélenchon en tête?

Rien n’a vraiment changé dans nos modes de vie et nos comportements, c’est un constat mais il n’est guère surprenant.

En revanche, le réel, lui, a continué son bonhomme de chemin et les crises environnementales, sanitaires, alimentaires, guerrières profitent de notre irresponsabilité et notre manque de courage pour mettre un peu plus, tous les jours, notre Humanité en danger.

 

 

 

mardi 10 mai 2022

Commentaire. Russie-Union européenne, le choc des 9 mai

Pendant que l’Union européenne fête la paix et sa construction, le 9 mai, la Russie célèbre sa puissance guerrière sous couvert de la victoire contre le nazisme en 1945.

Tout un symbole, tellement les deux visions de l’Europe sont à des années lumières.

Ici, on souhaite la concorde, là, le rapport de force.

Ici, on veut l’union, là, la confrontation.

Ici, on veut dépasser le nationalisme, là, on le magnifie.

Et l’on pourrait continuer entre ces oppositions qui montrent tout l’intérêt et la nécessité d’une Europe unie et pacifiée qui pourrait, un jour, aller de l’Atlantique à l’Oural pour reprendre la formule du Général de Gaulle.

On en est encore très loin et c’est la guerre de Poutine contre l’Ukraine qui est venue nous le rappeler brutalement.

Aujourd’hui, c’est bien deux conceptions qui se font face et l’une doit nécessairement perdre.

Malheureusement, rien ne dit que c’est celle portée par l’Union européenne qui est sûre de l’emporter.

Néanmoins, elle est la seule des deux à proposer un vrai projet d’avenir et à porter une espérance humaniste.

C’est pourquoi elle mérite qu’on s’engage pour la réaliser afin de prouver que notre continent n’est pas voué à n’être qu’un éternel champ de bataille.

lundi 9 mai 2022

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. L’Europe n’est plus une ardente volonté mais un devoir impératif

En ce 9 mai, c’est la fête de l’Europe mais certainement pas l’Europe en fête…

L’agression de la Russie de Poutine contre l’Ukraine est bien sûr l’élément majeur de cette ombre funeste qui plane au-dessus du continent des Lumières.

Mais elle est également un révélateur, tout comme l’a été la pandémie de la covid19.

Jusqu’il y a peu, l’Union européenne, à bien des égards, était devenue une coquille vide qui, faute de volonté politique, se résumait à une sorte d’amicale du libre-échange et de la paix où chacun y mettait ce qu’il voulait et rechignait à appliquer les règles communes.

Déjà pas si mal, pourrait-on dire, au vu de ce que les Européens ont été capables de faire dans l’infamie et de produire avec les charniers à grande échelle au cours du 20e siècle…

Totalement insuffisant si l’on se réfère aux défis qu’ils doivent relever, qu’ils connaissent, dont ils savent les dangers extrêmes qu’ils recèlent et pour lesquels ils agissent, pas ou peu.

Parce qu’il faudrait que les peuples et les dirigeants de l’Union européenne comprennent une bonne fois pour toute que l’Europe n’est plus une ardente volonté mais un devoir impératif.

De ce point de vue, le discours d’Emmanuel Macron depuis cinq ans est salutaire.

Point de doux idéalistes lunaires et d’utopie romanesque, ici, juste un constat brut, sans fioritures, qui s’appuie uniquement sur un réel concret.

La construction de l’Europe n’est plus cette joyeuse promenade où l’on avait le temps de flâner sans qu’il y ait des conséquences, c’est désormais le parcours du combattant, sans pitié, qui déterminera ce que nous serons pour les décennies à venir, des maîtres de notre destin commun ou des esclaves des grandes puissances dont nous ne saurons pas membres du club et qui décideront pour nous.

Tout ceci doit être martelé pour que le rêve européen se bâtisse sur la réalité concrète et ne serve pas seulement à des effets de manche lors de discours dont les paroles s’envolent pour se perdent dans le souffle du vent de l’oubli.

Quand on entend les adversaires de l’Union européenne qui viennent nous expliquer que nous serons plus libres et plus maître de notre destin si l’on sort de celle-ci ou qu’on la transforme en une association d’Etats souverains, on est interloqué devant leur incapacité à comprendre le monde qui les entoure, à moins que leurs propos ne soient que de la démagogie populiste pour surfer sur la vague d’angoisse d’une partie de la population.

Dans l’un et l’autre des cas, ce n’est que de l’irresponsabilité fautive et condamnable.

Mais on se rappelle que ce sont eux aussi qui venaient nous dire que l’avenir était dans une relation d’extrême proximité avec Vladimir Poutine qui vient de nous rappeler avec une sauvagerie cynique et une barbarie féroce ce qui nous pend au nez si nous refusons notre devoir impératif.