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lundi 31 août 2026

Commentaire. Meta mis au pas aux Etats-Unis: que fait l’Europe?


Meta, (Facebook, Instagram, etc.) vient de signer un accord amiable avec des dizaines d’Etats américains afin de mettre fin à un vaste procès concernant l'addiction des mineurs à ses réseaux sociaux qui venait de débuter.

Ainsi, la société de Mark Zukerberg qui est dans le viseur de tous les défenseurs des enfants a accepté de modifier le fonctionnement de ses applications pour les jeunes, tout en payant aux Etats la somme de 16 milliards de dollars.

Comme en France et en Europe, Meta est accusé d'avoir rendu les jeunes accros à ses plateformes.

Pire, selon les plaintes des Etats, Meta savait que ses applications nuisaient aux adolescents mais l'a caché au public.

Cet accord montre qu’il est possible de faire plier les plateformes comme Facebook et Instagram mais aussi TikTok, YouTube, Snapchat, X et consœurs sur la question de la protection des jeunes.


Une bonne leçon pour l’Union européenne et ses instances qui doivent maintenant agir au plus vite en s’inspirant de l’action judiciaire aux Etats-Unis sans avoir peur des menaces de rétorsion de Donald Trump dont c’est aussi une défaite.

Etonnamment, le gouvernement français n’a pas réagi et peu de parlementaires ont pris la parole.

C’est en revanche le cas de la député Renaissance, Laure Miller dont nous reproduisons les propos:

«Marc Zuckerberg ne témoignera finalement pas devant un jury mais a préféré payer 18 milliards de dollars et changer son modèle plutôt que de laisser la vérité sur son produit s'étaler pendant des semaines à la barre.
De la poudre aux yeux, ce que le procès avait déjà révélé. Un ancien analyste de l'équipe «bien-être» d’Instagram a révélé qu'à peine 0,2% des ados utilisaient le rappel de pause. La hiérarchie lui a dit de ne pas s'inquiéter. L'outil existait surtout pour les protéger de futurs procès, pas pour protéger les ados. C'était une pure opération de communication utilisée par les plateformes, mais aussi récupérée avec une grande naïveté par certains politiques que je connais bien.
Nous sommes à un moment clé, celui du changement de paradigme.
Pendant des années, le débat public a tourné autour d'une seule idée, les réseaux sociaux ne seraient pas mauvais en soi, il suffirait d'apprendre à bien s'en servir. D'où la sempiternelle rengaine sur l'éducation aux usages. Ce mythe savamment entretenu a détourné notre regard du vrai problème. Ce que nous révèle l'issue de ce procès, c'est que les réseaux sociaux ne sont pas neutres. Le problème n'est pas l'usage qu'on en fait, le problème c'est le produit en lui-même et sa conception.
Concrètement, voici les principales mesures ce que Meta a accepté de mettre en place pour les moins de 18 ans :
- limitation à deux heures par jour,
- blocage de minuit à 6 heure du matin,
- masque des compteurs de like,
- contrôle parental élargi,
- vérification d'âge renforcé.
Meta invite les autres plateformes, elles aussi ciblées par la justice américaine, à faire de même.
Ce que les États-Unis ont obtenu devant un tribunal, l'Europe doit l'obtenir par une décision politique.»

 

 


jeudi 9 juillet 2026

Le Focus. Trump dit tout et son contraire… comme d’habitude


Alors qu’il a ordonné de nouvelles frappes sur l’Iran accusée de ne pas respecter les termes du cessez-le-feu notamment la libre navigation dans le détroit d’Ormuz, Donald Trump a assisté au sommet de l’OTAN en Turquie où il a, à la fois, critiqué durement les autres membres tout en déclarant, in fine, qu’«il y avait beaucoup d'amour lors de la réunion, beaucoup d'unité, tout était magnifique»…

Tour cela après avoir eu ces derniers jours une conversation téléphonique avec Poutine qu’il a estimé s’être très bien passée et d’avoir, une nouvelle fois, regretté qu’il n’ait pas obtenu le Groenland.

Les déclarations à l’emporte-pièce qui se contredisent parfois dans la même phrase sont le lot commun de Trump ce qui signifie qu’il est difficile de savoir quelle est sa véritable opinion, s’il en a une!

Dans un reversement qui sera à confirmer, il soutient à nouveau l’Ukraine à qui il a promis de lui donner la licence afin de construire des missiles Patriots qui sont indispensables à la sécurité du pays et qu’il refusait de lui livrer jusqu’à présent, prétextant que les Etats-Unis n’en avaient pas assez pour sa défense.

Ce que l’on peut néanmoins mettre au crédit de ce sommet, c’est qu’il n’y a pas eu d’annonce du retrait des Etats-Unis de l’OTAN.

Mais demain étant un autre jour, tout reste possible à ce sujet.

 


lundi 6 juillet 2026

Point de vue. Le phare de la liberté a migré des Etats-Unis vers l’Europe


Au moment où l’on fête, ce 4 juillet 2026, les 250 ans de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis, une migration bien particulière s’est produite.

Alors que l’Amérique a été pendant toutes ces années le phare de la liberté en particulier pour les Européens, celui-ci a traversé l’Atlantique pour s’installer en Europe.

C’est dans cette Union européenne bâtie sur le modèle des Etats-Unis d’Amérique et soutenue par ces derniers à sa création, que se trouve désormais les espoirs des l’Humanité dans un monde de liberté, d’égalité, de fraternité et de dignité.

Un renversement qui est une véritable conflagration qui bouleverse toutes les représentations qui s’étaient forgées en deux siècles et demi.

Tout cela du fait des deux présidences de Donald Trump mais aussi de la résistance de l’Union européenne face à la montée des extrêmes.

Tous les jours, les Etats-Unis s’enfoncent dans une autocratie et l’on craint même qu’il ne puisse plus y avoir des élections libres et honnêtes.

Pendant ce temps, l’Europe défend la liberté dans le monde, lutte contre tous les régimes totalitaires et fait en sorte de la protéger dans chacun de ses membres.

Bien sûr, cette situation peut encore évoluer.

Si, demain, les électeurs chassent du pouvoir l’extrémiste populiste et ses troupes, les Etats-Unis pourraient redevenir une démocratie.

Si, demain, les électeurs succombent aux sirènes malfaisantes des extrémistes populistes dans plusieurs pays du vieux continent comme la France, l’Allemagne ou l’Espagne ainsi que c’est déjà le cas en Italie, alors l’UE pourrait connaître le scénario américain.

Reste que, en ce 4 juillet 2026, le phare de la liberté qui illumine le monde est bien en Europe.


dimanche 28 juin 2026

Le Focus. Trump ne cherche pas des partenaires en Europe mais des larbins


Le changement des relations entre Donald Trump et Giorgia Meloni montre exactement quel est l’objectif de Trump en Europe et les illusions chimériques de tous ceux qui ont cru ou croient encore qu’ils peuvent être ses partenaires sur un pied d’égalité avec l’extrémiste populiste.

Il n’y a pas si longtemps, Trump faisait de Meloni son égérie européenne et les serments d’amour entre les deux étaient quotidiens.

Sauf que l’Américain avait de la considération pour l’Italienne, uniquement parce qu’elle était d’accord avec lui sur tout.

Il a suffi qu’elle émette quelques réserves sur ses décisions et qu’elle n’obéisse pas à ses désidératas pour qu’il l’agresse verbalement et qu’elle soit obligée de réagir avec indignation, rappelant que l’Italie était un pays souverain.

Oui, Trump ne cherche pas des partenaires en Europe mais uniquement des larbins qui vont être au garde-à-vous et applaudir tous ses faits et gestes.

Or, si être proche de Trump pouvait être positif pour les politiciens européens, ce n’est plus le cas aujourd’hui avec tous ses échecs mais aussi son comportement vis-à-vis d’eux et de leurs pays respectifs.

Et voilà que là où il avait des admirateurs plus ou moins inconditionnels qui affirmaient qu’une fois au pouvoir, ils seraient des Trump locaux, on assiste à une distanciation voire à des critiques parfois virulentes.

Même au Royaume-Uni, Nigel Farage qui est un fanatique trumpien, l’a désapprouvé.

En France, Marine Le Pen qui avait fait le voyage des New York en 2016 pour se faire adouber et Jordan Bardella, tentent de faire oublier tous les compliments et les propos comme quoi ils le copieraient une fois au pouvoir.

Pour se faire élire aujourd’hui, il vaut mieux taire sa proximité avec Trump d’autant que lorsqu’il soutien un candidat, comme Orban en Hongrie, celui-ci est battu.

Bien évidemment, il ne faut pas être dupe.

Les extrémistes et radicaux de droite n’ont pas changé et leurs programmes ressemblent fort à celui de Trump.

Il s’agit seulement de ne plus s’afficher avec lui parce que c’est devenu contre-productif.

Ainsi Meloni tout comme Le Pen ou Bardella demeurent des extrémistes de droite aux idées aussi malsaines que celles de Trump.

 

 


samedi 13 juin 2026

Le Focus. Pendant qu’il est en échec en Iran, Trump laisse tomber de plus en plus le monde libre


Comme le dit un député allemand interrogé par le New York Times, «le principal problème de l’OTAN est que, tant que Trump est président, il n’y a plus aucune certitude que les États-Unis viendront en aide aux Européens en cas d’urgence.»

Une analyse qui se vérifie puisque le président des Etats-Unis a décidé de réduire encore plus la présence des troupes américaines au sein de l’organisation de défense commune.

Ainsi, selon un document officiel, le gouvernement étasunien envisagerait une importante réduction des avions et des navires participent aux opérations de l’OTAN.

Si tel était le cas, cela limiterait les capacités de cette dernière à lancer des frappes de longue portée et à assurer la surveillance en vue d’assurer la sécurité des pays membres.

Au moment où Trump veut signer un accord à n’importe quel prix avec l’Iran pour se sortir du bourbier dans lequel il s’est mis tout seul et qui ressemble fort à un échec cuisant, il porte dans le même temps un coup à la défense du monde libre.

A chaque fois, ce sont les régimes totalitaires qui sont les bénéficiaires de ses décisions erratiques et de son incompétence.

En tout cas, une nouvelle occasion pour les pays européens de renforcer au plus vite leurs forces armées et de les inclure dans un système commun de plus en plus intégré.

 


lundi 4 mai 2026

Le Focus. La principale menace de l’Europe s’appelle-t-elle les Etats-Unis?!


Alors qu’il est embourbé dans sa guerre contre l’Iran qu’il a initié sur les conseils de son ami Netanyahu et pour tenter d’enterrer le scandale Epstein, entre autres, Trump essaie par tous les moyens de détourner les yeux des médias et des Américains de son fiasco.

Pour ce faire, il s’en est à nouveau pris à l’Europe avec l’annonce de droits de douane contre son industrie automobile ainsi que celle du retrait de troupes américaines et de propos désobligeants envers ses dirigeants de Keir Stamer, le premier ministre britannique à Friedrich Merz, le chancelier allemand, en passant par Giorgia Meloni, la présidente du conseil italien.

Tout cela après les attaques récentes contre les membres européens de l’OTAN notamment contre l’Espagne mais aussi la France.

Sans oublier, évidemment son constant soutien à Vladimir Poutine dans son agression contre l’Ukraine qui déstabilise tout le continent.

D’où cette interrogation légitime: les Etats-Unis, après avoir été les principaux alliés de l’Europe, ne sont-ils pas devenus sa principale menace?

Et si l’on analyse froidement la situation, on est obligé de répondre, qu’en tout cas, la politique menée par l’extrémiste populiste de la Maison blanche impacte fortement les pays européens, que ce soit en matière économique et concernant leur sécurité.

D’ailleurs, les gouvernements européens semblent l’avoir compris.

Malheureusement, leur incapacité à réellement s’unir au-delà des paroles et de quelques mesures bien insuffisantes, sans parler des démarches que chacun d’eux entreprend afin obtenir les faveurs de Trump qui en profite pour enfoncer le clou de leur division sans donner suite concrètement à leurs demandes comme l’ont appris à leurs dépends Starmer, Merz et Meloni, empêche une réponse forte et ferme qui obligerait les Etats-Unis à reculer.

Et tant que cela durera, Trump en profitera.

Car l’on rappelle qu’un de ses objectifs principaux est de détruire l’Union européenne tout en favorisant la prise du pouvoir par ses affidés un peut partout sur le continent.

Et son piteux échec en Hongrie ne freinera certainement pas cette volonté de provoquer le chaos en Europe.

 


mercredi 18 mars 2026

Le Focus. Trump essaie vainement de se débarrasser de sa guerre


Pas facile pour Trump de se désembourber d’une guerre qu’il a initié sans savoir ce qu’il voulait en faire.

Tous les jours, il intervient pour changer les objectifs qu’il prétend poursuivre et, en même temps, d’affirmer que le conflit est bientôt terminé, parfois même il déclare qu’il est terminé et qu’il l’a gagné, ou de refiler la patate chaude à d’autres, des Européens aux Chinois en passant par l’OTAN qui, évidemment, en tant qu’alliance défensive, n’a rien à faire dans l’histoire…

Et, surtout, il attend avec impatience, qu’Israël mette à genoux le régime iranien, ce qui lui permettrait de sortir par le haut d’une aventure désastreuse tout en clamant victoire!

On n’hésite à qualifier un tel comportement du président de la première puissance du monde entre l’incompétence d’un clown et les colères d’un sale gosse qui s’en prend à tous ceux qui ne cèdent pas à ses caprices.

Sa dernière tentative d’impliquer les pays européens et asiatiques dans une opération afin de permettre à nouveau la navigation dans le détroit d’Ormuz a été un fiasco complet, tous les gouvernements sollicités ayant décliné sa demande.

Mais il est certain qu’il va continuer à faire déclarations à l’emporte-pièce et sans queue, ni tête, tout en continuant à mettre la pression sur la communauté internationale alors même qu’il n’a cessé de l’insulter et de prétendre qu’il n’avait pas besoin d’elle.

Pourquoi?

Parce que les élections de mi-mandat se rapprochent et qu’il lui faut absolument se débarrasser d’une guerre qui est devenu son sparadrap et qui pourrait bien être son cauchemar.

 

 

 


dimanche 22 février 2026

Commentaire. Mais qu’est-ce que fiche une commissaire de l’UE au «conseil de la paix» de Trump?!


Mais qu’est-ce que faisait madame Dubrakva Suica, la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, à la première réunion du «Conseil de paix» de Donald Trump, à Washington?!

Parce que l’Union européenne a bien refusé de faire partie de ce «machin» créé par l’extrémiste populiste américain pour se célébrer lui-même dans une vision mégalomaniaque et narcissique, sans oublier son obsession d’obtenir le prix Nobel de la paix, alors même qu’aucune de ses actions ne justifie sa création et le court-circuitage des Nations Unies.

Cela n’a pas empêché la présidente de la Commission européenne, madame Ursula von der Leyen, de missionner Dubrakva Suica soi-disant pour assister à «la partie spécifique consacrée à Gaza».

La France a immédiatement réagi en rappelant que ni von der Leyen, ni Sucia n’avaient le moindre mandat du Conseil pour décider de cette présence et de cette participation à une réunion de ce conseil.

Et les autorités françaises indiquent qu’elles demanderont à la Commission européenne de s’expliquer.

Comme l’a déclaré Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères:
«La Commission européenne n'aurait jamais dû assister à la réunion du ‘Board of Peace’ à Washington aujourd'hui, car elle n'en avait pas reçu le mandat du Conseil. Au-delà des questions politiques légitimes soulevées par le’Board of Peace’, la Commission doit respecter scrupuleusement le droit et l'équilibre institutionnel européens en toute circonstance.»

Reste que c’est un très mauvais signal envoyé, à la fois, à Trump qui peut s’en féliciter et aux peuples européens qui ne comprennent pas comment on peut, d’un côté, refuser dans les paroles une vassalité à l’administration américaine actuelle et dans les actes faire exactement le contraire.

Cette présence est une faute et l’on attend avec impatience les justifications et des excuses de la Commission européenne pour cette présence qui légitimise cette organisme trumpien.

Rappelons que seuls 28 pays sur les 60 invités à ce conseil ont répondu par l’affirmative et que sur 28 pays, 20 sont des autocraties et des dictatures…