Les Actualités sur Mondiaglobalisation

vendredi 31 juillet 2026

Point de vue. Les responsables des feux de forêts, c’est nous tous!


Devant une catastrophe, la population, les politiciens et les médias cherchent les responsables.

Et les théories complotistes ainsi que les fake-news fleurissent avec le pointage du doigt tout le monde et n’importe qui.

C’est évidemment le cas avec les feux de forêts de cet été 2026 qui ravagent toute l’Europe de la Grèce à l’Espagne en passant par l’Italie et la France plus particulièrement en Gironde et dans les Landes.

Si on peut comprendre que certains des habitants des lieux peuvent, sous l’émotion, accuser sans preuve tous ceux qui n’ont pas réussi, soi-disant, à les protéger eux ou leurs biens, cette compréhension ne peut exister envers les politiciens, notamment ceux d’extrême-droite et d’extrême-gauche, ainsi que certains médias et journalistes qui ne méritent pas cette appellation tellement ils se complaisent dans la polémique.

Mais, soyons clairs, ces incendies de plus en plus nombreux et de plus en plus violents proviennent en grande partie si ce n’est totalement des activités humaines.

Et comme nous le savons mais que nous ne changeons pas radicalement nos comportements, les responsables des feux de forêts et de leurs conséquences, c’est nous tous!

Il est important de le dire parce que nous nous trouvons plein d’excuses et nous accusons l’autre pour éviter de reconnaître nos responsabilités collectives et individuelles, ce qui nous permet de ne pas agir d’où le fait que la société n’ait pas les moyens suffisant de lutter contre les causes – le dérèglement climatique – et contre les événements paroxystiques.

En ce moment ce sont les feux de forêts et la canicule.

Mais, demain, ce sera à nouveau les tempêtes, les inondations et autres manifestations des saisons froides.

Or que faisons-nous en ce moment pour tenter de les empêcher de survenir ou de se protéger de leurs effets?

Où est la mobilisation de la société?

Lorsqu’elles surviendront, encore une fois, nous rendrons l’autre responsable avec l’aide des politiciens populistes et démagogues et des médias qui font leur beurre sur le catastrophisme.

 

 


jeudi 30 juillet 2026

Le Focus. Quand Trump fait préférer la Chine aux Etats-Unis dans le monde


Selon un sondage de Pew Research Center, la plupart des populations des 36 pays sélectionnés préfèrent la Chine aux Etats-Unis, conséquence de la présidence de Donald Trump qui est souvent moins apprécié que Xi Jinping.

Ainsi, depuis son retour au pouvoir les courbes des deux pays se sont croisées au détriment des Etats-Unis dans nombre de pays dont la France.

Sur les 36 pays, seuls 9 mettent les Etats-Unis devant la Chine et 6, Trump devant Xi.

Concernant les Etats-Unis, globalement, seuls 37% des sondés voient favorablement les Etats-Unis (contre 57% qui les voient défavorablement) ; 47% (contre 50%) les voient comme un allié sûr : 35% (contre 63%) estiment qu’ils contribuent à la paix et à la stabilité dans le monde ; 39% (contre 56%) pensent qu’ils respectent la liberté des citoyens américains.

Et 23% font confiance à Trump contre 76% qui ne lui font pas confiance.

Dans les démocraties occidentales, l’Espagne (54% contre 30%), l’Italie (51% contre 31%), le Mexique (59% contre 40%), la Grèce (55% contre 37%), le Canada (44% contre 33%), la France (36% contre 27%), les Pays-Bas (34% contre 25%), l’Australie (31% contre 24%), la Suède (27% contre 19%), l’Allemagne (33% contre 27%), la Colombie (63% contre 60%), le Chili (49% contre 37%), le Pérou (61% contre 51%), et même le Royaume-Uni (46% contre 41%) ont une vue plus favorable de la Chine que des Etats-Unis.

Seuls le Brésil (47% contre 46%), la Pologne (49% contre 39%) et la Hongrie (58% contre 53%) ont une vue plus favorable des Etats-Unis que de la Chine.

A noter que dans les démocraties d’Asie (Inde, Japon, Corée du Sud, Philippines), les sondés voient plus favorablement les Etats-Unis que la Chine, ce qui peut s’expliquer par la menace que fait peser celle-ci sur leurs pays.

Si l’on compare les opinions de 2023 (un an avant le deuxième mandat de Trump) à 2026, au Canada, en Espagne, au Royaume-Uni, en Suède, en Australie, en Italie, en France, en Grèce, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Argentine, les courbes se sont croisées en 2025-2026 au profit de la Chine.

L’image des Etats-Unis étant si mauvaise à cause de Trump, celui est vu plus défavorablement que Xi par les sondés de 30 des 36 pays (avec des pourcentages néanmoins très bas la plupart du temps pour les deux), résultat qui montre la détestation de l’Américain qui voit un des pires dictateurs de la planète et ennemi déclaré de la démocratie plus populaire que lui!

C’est le cas notamment en France (22% contre 15%), au Royaume-Uni (37% contre 28%), en Allemagne (28% contre 16%), au Canada (35% contre 20%), en Italie (33% contre 17%), en Espagne (33% contre 21%) ou en Grèce (37% contre 22%).

 

 


mercredi 29 juillet 2026

Le Focus. Ukraine: ne pas oublier les pays complices qui aident Poutine dans son agression


L’Ukraine a frappé un navire iranien dans la mer Caspienne et Volodymyr Zelensky a justifié cette attaque par l’aide, dès le premier jour, du régime des mollahs, à Poutine dans l’agression de son pays.

Il a ainsi déclaré que :
«Dès la première année de la guerre, l’Iran a fourni à la Russie de nouvelles technologies, des milliers de drones Shahed, avant de lui accorder des licences de production. Est-ce qu’ils nous ont attaqués? Je pense que oui. Ils l’ont donc déjà fait».

Dans le même entretien, le président ukrainiens a également accusé la Corée du Nord qui a fourni à la Russie des drones, des missiles, des obus d’artillerie de 155 mm ainsi que 10.000 soldats, Poutine ayant récemment demandé à son ami le dictateur Kim de lui en fournir 30.000 de plus.

Car, dans son agression où les crimes de guerre commis par sa soldatesque sous ses ordres, notamment de cibler les civils lors des bombardements, il ne faut surtout pas oublier les complices du boucher du Kremlin qui lui permettent de mener à bien ses desseins et de ne pas être encore vaincu.

On peut évidemment ajouter, l’Iran, la Biélorussie, le Venezuela et quelques autres.

Mais c’est avant tout la Chine de Xi sans qui rien n’aurait été possible pour le Russe et qui lui permet de tenir.

Les soutiens de l’Ukraine comme l’UE et ses membres, ont trop tendance à passer sous silence les soutiens de Poutine contre lesquels aucun sanction n’est prise.

On peut considérer que c’est même une énormité de prendre des mesures de rétorsion contre le régime dictatorial russe et de ne rien faire à l’encontre de celui en place en Chine, sachant que ce dernier est non seulement le financier de Poutine mais également le dirigeant de cette internationale totalitaire dont l’objectif final est de supprimer la démocratie républicaine libérale de la surface de la Terre.

 


mardi 28 juillet 2026

Le Focus. L’Israël de Netanyahu s’enfonce dans la répression des Palestiniens


Selon l’UNICEF, depuis le cessez-le-feu en octobre, les forces israéliennes ont tué en moyenne un enfant ou un adolescent à Gaza chaque jour.

Cette statistique a de quoi faire froid dans le dos et provoquer une indignation plus que compréhensible.

Cela dit aussi de la politique jusqu’au-boutiste que poursuit Benjamin Netanyahu et son gouvernement d’extrême-droite qui est de provoquer l’exil des Palestiniens de la bande de Gaza mais aussi de la Cisjordanie – où des violences ont lieu chaque jour contre eux, notamment par les colons fanatiques – pour réaliser le rêve du Grand Israël.

Au lieu de chercher une solution politique, l’objectif de Netanyahu est d’installer une crise humanitaire et d’envoyer un message clair qu’il n’y a plus aucun espoir de paix juste.

Et, pour cela, tous les moyens sont utilisés comme ces morts d’enfants par les soldats israéliens.

Défendre Israël et son existence qui était il y a peu une évidence pour tous ceux qui n’ont pas oublié l’Histoire, devient de plus en plus difficile, ce qui est à porter au passif de son premier ministre actuel mais aussi une partie de la population qui l’a élu pour faire le sale boulot, ce qu’il ne s’est pas privé de faire étant un militant d’une solution radicale au problème palestinien depuis toujours.

C’est pourquoi, rappelons-le, Netanyahu est visé par un mandat d’arrêt de la Cour internationale de justice et que Zoran Mamdani, le nouveau maire de New York – une des trois villes comptant le plus de juifs dans le monde avec Tel Aviv et Jérusalem –, a affirmé qu’il n’était pas le bienvenu dans sa ville et que s’il venait quand même, il espérait qu’il serait arrêté (les Etats-Unis ne reconnaissent pas cette cour et Trump a pris des mesures de rétorsions contre ses membres).

Une déclaration qui aurait été impensable il y a peu, surtout après le massacre du Hamas en 2023.

Si la situation empire, les choses ne sont pas irrémédiables.

Le 27 octobre prochain au plus tard se tiendront les législatives en Israël et les sondages ne sont guère favorables pour l’instant à Benjamin Netanyahu.

S’il perd, ce qui est hautement souhaitable, on pourra sans doute reparler de paix, d’une vraie.

En revanche, s’il gagne…


lundi 27 juillet 2026

Commentaire. Le «canular» d’Elon Musk: «je suis centriste»!


Il défend les néo-nazis de l'AfD, Marine Le Pen, Nigel Fararge, Viktor Orban, Georgia Meloni et fait le salut hitlérien lors de ses meetings mais Elon Musk l’affirme: «je suis centriste»!

L’homme le plus riche du monde, soutien de Trump et dont le projet est l’élimination de l’Etat-providence pour créer une société libertarienne du chacun pour soi et de la loi du plus fort est aussi un comique, plus sûrement un mystificateur.

Lors d’un entretien avec la magazine britannique The Economist, il a ainsi déclaré:
«Mes positions politiques sont centristes, pas d’extrême droite. Dire que mes vues sont d’extrême droite est une insulte à l’histoire, faux et complètement absurde. Un pays doit avoir des frontières sûres et s’il y a un influx d’immigrants, il doit s’agir de gens en accord avec les valeurs de l’Occident, pas qui leur soient totalement opposés dans certains cas. C’est évident, ce n’est pas une position d’extrême droite. Un enfant comprendrait ça.»

Et de poursuivre en faisant référence à… Barack Obama et Hillary Clinton qui, selon lui, tenaient des propos identiques aux siens!

Tout cela rappelle une interview de Marine Le Pen sur une chaîne américaine il y a quelques années où elle avait affirmé comme Musk qu’elle était centriste et, comme lui, avait pris comme référence Barack Obama.

L’extrême-droite est faite de comiques mais surtout de falsificateurs et de menteurs, prêts à tout pour tromper les gens afin de gagner leur confiance et prendre le pouvoir.

Pour ces extrémistes, se présenter comme des personnes modérées et de consensus qui ont la volonté d’unir le plus grand nombre, est une manière d’avancer masquer afin de réaliser leurs desseins qui sont le contraire de ce qu’ils affirment être ce qui leur permet de mieux faire passer leurs programmes qui sont tout sauf centristes.

Et cette stratégie fonctionne assez bien puisque Marine Le Pen a réussi à embobiner nombre de ses compatriotes à la mémoire courte avec la réussite de son entreprise de dédiabolisation du RN/FN qui n’est qu’un simple vernis alors même que ses objectifs n’ont pas varié et ne sont guère différents de ceux de son père.

Elon Musk qui a officiellement apporté son soutien à l’héritière de Jean-Marie pour la prochaine présidentielle tente le même tour de passe-passe.

Et il n’hésite pas à expliquer qu’il s’est «trop impliqué en politique, franchement», qu’il s’est «laissé emporter», des confessions qui ne convaincront que ceux qui le veulent bien au mépris de toute réalité.

Ainsi son canular n’est qu’une tentative éhontée de se parer d’une certaine honorabilité et d’acquérir une réputation de responsabilité, ce qui le rend d’autant plus dangereux.

 

 




jeudi 23 juillet 2026

Le Focus. Etats-Unis – Parti républicain: le parti de l’ordre est devenu celui du bordel


Instaurer le chaos était une volonté de Trump lors de son premier mandat.

Comme tout populiste, son idée était d’affaiblir la démocratie par le désordre et la désorganisation.

Tout cela devant bénéficier aux combinards et aux spéculateurs en faisant en sorte que les règles soient supplantées par la loi du plus fort ou du plus malin.

Reste que le capitalisme débridé peut nuire aux affaires qui ont besoin d’ordre pour prospérer.

Installer l’insécurité n’est donc pas l’objectif d’un parti pro-affaire et conservateur comme le Parti républicain.

Celui-ci d’ailleurs s’est toujours défini comme le parti de l’ordre.

Or, même si Trump est fasciné par les régimes totalitaires d’extrême-droite, il est incapable de gouverner de manière policée.

Toutes ses initiatives instillent du désordre que ce soit aux Etats-Unis ou dans les relations internationales, de la chasse aux immigrés à la guerre contre l’Iran ou le soutien à Poutine, des attaques contre la justice à l’établissement des tarifs douaniers ou les attaques incessantes contre les alliés des Etats-Unis.

Pourtant, les républicains font corps avec l’hôte de la Maison blanche.

On a rarement vu un parti aussi établi renier aussi vite la plupart de ses fondements idéologiques.

Ainsi leur parti est devenu celui du bordel permanent, reniant au passage la plupart de ses valeurs dans une fuite en avant uniquement électoraliste et sans aucun égard aux préjudices que ce comportement cause aux Etats-Unis.

 


mardi 21 juillet 2026

Point de vue. Les ennemis de la France soutiendront Marine Le Pen


Tous ceux qui veulent une France et une Europe affaiblies et muselées pour leur profit sont des soutiens de Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.

Que ce soit Poutine pour pouvoir assoir sa domination sur l’Europe, Trump pour la rabaisser ou Musk pour en faire un vaste marché permettant de faire des ultra-profits, ils sont les soutiens indéfectibles des extrêmes-droite populistes, notamment du RN, dont les programmes détruiront tout l’édifice de l’UE.

Et la France en tant que leader de cette union grâce à Emmanuel Macron, est une cible prioritaire.

Les déclarations en faveur de Le Pen et de sa victoire ont déjà commencé avec celles d’Elon Musk qui a affirmé qu’elle était le «dernier espoir de la France».

Bien sûr, cela n’est pas nouveau, Musk mais aussi Trump et Poutine, ont déjà tenus des propos plus que bienveillants à l’égard de la leader d’extrême-droite.

Et l’on doit s’attendre sans aucun doute qu’ils les renouvèlent tout au long des mois qui restent avant le scrutin.

De même, ils n’hésiteront pas à intervenir par le biais de leurs réseaux pour tenter de truquer les élections avec quelques autres dont le chinois Xi.

Ce qui fait de Le Pen l’instrument des adversaires de la France, c’est qu’elle réunit sous son nom des personnalités et des régimes qui sont parfois en conflit entre eux mais qui espèrent que sa victoire écartera les Français de leur chemin et de leurs desseins impérialistes.


lundi 20 juillet 2026

Le Focus. Les désaccords stratégiques en Ukraine montrent que celle-ci est bien une démocratie


Alors que l’armée ukrainienne fait mieux que résister ces derniers mois face aux troupes d’invasion de Poutine et qu’elle a porté la guerre sur le territoire russe avec des drones qui sont désormais capables de le frapper un peu partout, une crise politique a éclaté lorsque Volodymyr Zelensky a décidé de limoger son ministre de la Défense qui était en conflit avec le chef d’Etat major sur les priorités stratégiques, le premier voulant renforcer tout l’arsenal des robots combattant alors que le second peut se parer de succès sur le front avec une stratégie plus traditionnelle.

Au-delà de la pertinence des arguments de chacun, il est à noter que les manifestations de soutien à ce ministre se déroulent en toute liberté et que les participants peuvent s’exprimer sans aucun problème, ce qui est un contraste saisissant avec la répression systématique de toute opinion contestataire en Russie.

C’est pourquoi il est assez incompréhensible de voir comment ces débats contradictoires normaux dans une démocratie – et l’Ukraine est une démocratie en guerre – sont présentés par les médias comme une grave crise du régime.

Bien évidemment, une totale convergence serait préférable que des divergences dans un pays qui lutte contre une agression extérieure mais la démocratie républicaine doit continuer à vivre et ses règles à s’appliquer.

Et c’est tout à l’honneur des Ukrainiens d’y parvenir cette fois-ci encore.

On se rappelle en effet que des affaires de corruption ont eu lieu et ont abouti à des sanctions après avoir été dévoilée.

Il suffit de regarder ce qui se passe en Russie pour mesurer la différence avec un régime totalitaire.

 


dimanche 19 juillet 2026

Le Focus. Trump attaque (à nouveau) la démocratie, (toujours) sans preuves pour (encore) l’affaiblir


Un menteur obsessionnel est président des Etats-Unis dont son mentor lui a appris à ne jamais accepter la défaite en affirmant toujours avoir été victorieux au mépris de la réalité.

Ces caractéristiques sont déjà des plus dangereuses pour une démocratie mais quand on ajoute que ce personnage est aussi un extrémiste populiste corrompu déjà condamné par la justice dont l’incompétence est notoire et dont l’objectif est de devenir président à vie à défaut de pouvoir être couronné roi, on mesure le degré de la menace pour les Etats-Unis et le monde libre.

Tout le monde aura reconnu le portrait de Donald Trump qui, empêtré dans sa guerre contre l’Iran qu’il a mené pour détourner les regards de son implication dans le scandale Epstein, s’est à nouveau attaqué à la démocratie à quelques mois des élections de mi-mandat qu’il devrait perdre à moins de les manipuler à son profit.

Et c’est ce qu’il est en train d’essayer d’accomplir en déversant sans cesse des fake news, des théories du complot tout en harcelant ses opposants politiques en les menaçant de les jeter en prison.

Oui, il est bon de rappeler qui est réellement Donald Trump.

Or donc, dans une allocution télévisée hier soir, il a affirmé sans aucune preuve que les élections présidentielles de 2020 qu’il a largement perdu face à Joe Biden (il n’avait déjà pas remporté le vote populaire lors de celles de 2016 face à Hillary Clinton) ont été frauduleuses en faveur de ce dernier notamment par le gouvernement chinois…

Jusqu’à présent, il est bon de le rappeler également, les seules interventions étrangères établies en faveur d’un candidat qui les avait d’ailleurs ouvertement demandées, est celle du régime de Poutine en faveur de Trump!

Tout cela pour tenter de jeter le trouble dans l’électorat américain, surtout pour justifier des mesures qui pourraient l’avantager et faire perdre les démocrates comme il tente de le faire depuis son retour au pouvoir.

Comme l’explique le New York Times:
«Le président Trump a utilisé de nombreux mots alarmants jeudi soir en s’adressant au peuple américain au sujet des menaces qui pèsent sur l’intégrité des élections aux États-Unis : ‘État profond’. ‘Truqué et volé.’ ‘Conspiration’. ‘Manipulation’. ‘Corrompu’. ‘Fraude’. ‘Couvrir’. Mais le message fondamental qu’il voulait clairement laisser au public était le suivant : il n’est pas un perdant, quel que soit le résultat des élections de 2020. Des forces obscures étaient à l’œuvre pour le contrecarrer. Et si son parti perd les élections de mi-mandat de cet automne, a-t-il laissé entendre, ce ne serait peut-être pas non plus une issue honnête.»

Il faut donc se préparer au pire car le trucage de ces dernières est un scénario des plus crédibles et il ouvrirait la voie à la possible mise en place d’un régime autocratique avec un président à vie.

Rien que d’évoquer cette hypothèse montre à quel point la démocratie américaine est déjà affaiblie et risque un long coma.

 


mardi 14 juillet 2026

Point de vue. Coupe du monde de football: nationalisme et racisme font bon ménage


On connait bien le racisme ordinaire dans le football qui s’exprime toutes les semaines dans les championnats nationaux.

Mais il y a celui qui touche les grands événements comme les rencontres internationales et, plus particulièrement, la Coupe du monde.

Et qui viennent souvent, circonstance aggravante, d’élus du peuple, de politiques dont on attendrait de la responsabilité, de la dignité et du respect.

On se rappelle qu’en 1998, lorsque la France remportait sa première Coupe du monde, Jean-Marie Le Pen se désolait qu’il y ait trop de noirs dans l’équipe.

Car, nationalisme et racisme font bon ménage dans le sport le plus populaire sur la planète.

La soi-disant ferveur du supporteur permet tous les dérapages qui ne sont, en réalité, que des révélateurs.

On vient de le voir, à nouveau, dans cette édition du Mondial notamment à propos des footballeurs français.

Les propos ignominieux tenus par une sénatrice paraguayenne sur Kylian Mbappé après la défaite de son pays en 8e de finale ont marqué les esprits tellement ils étaient odieux et se sont répétés avec un soutien dans son pays.

Se sont ajoutés, depuis que l’on connait la demi-finale qui opposera la France à l’Espagne, ceux de l’ancien premier ministre ibérique de droite, Mariano Rajoy, qui a affirmé que l’équipe de France «ne compte aucun joueur français dans ses rangs» – sous-entendu les noirs ne sont pas de «vrais» Français – alors que comme l’a rappelé l’ambassade de France en Espagne:
«Sans vouloir entrer dans une polémique, il convient de rappeler les faits : tous les joueurs de l’équipe de France sont français. Sur les 26 joueurs, 23 sont nés en France. Les 3 qui sont nés à l’étranger sont français aussi.»

Or donc, ce n’est pas la nationalité de naissance qui fait un Français mais la couleur de sa peau, un racisme de bas étage qui qualifie celui qui l’exprime comme un nationaliste raciste.

Des propos d’autant plus lunaires que l’équipe d’Espagne compte également des joueurs de couleur dont son meilleur élément, Lamine Yamal.

Si l’on donc on suit les propos de monsieur Rajoy, tous les joueurs noirs dans tous les pays où la majorité de la population est d’une autre couleur, ne seraient pas en réalité des «vrais» nationaux.

Ajoutons que ce racisme peut avoir un écho en Afrique.

Ainsi, l’ancien premier ministre sénégalais et ennemi de la France, Ousmane Sonko, a déclaré lors de la rencontre France Sénégal du premier tour que, «Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique».

 


lundi 13 juillet 2026

Le Focus. Iran: seule la force peut mater le régime crapuleux des mollahs


Le régime totalitaire mis en place par l’ayatollah Khomeini est basé sur le fanatisme et le rapport de force.

Depuis sa mise en place, face à ses adversaires, tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, la violence et la terreur ont été les deux armes utilisées sans cesse par les mollahs et les gardiens de la révolution pour garder le pouvoir.

Les dernières répressions des manifestations en faveur de la démocratie et les pendaisons quotidiennes des opposants ainsi que la posture prise suite aux attaques israélo-américaines en sont les dernières preuves.

Tant qu’il ne sera pas vaincu par la force, il montrera une résilience qui est l’apanage des totalitarismes les plus brutaux comme le nazisme.

Il n’est donc pas surprenant qu’ayant réussi à ne pas sombrer suite à l’offensive de Trump et de Netanyahu, il soit dans la surenchère et incapable de se projeter dans la paix.

Le faire face à ce qu’ils considèrent comme leurs deux ennemis mortels emblématiques, les Etats-Unis et Israël, est mentalement impossible pour les leaders iraniens.

Seule une défaite militaire peut, non pas leur faire entendre raison, ce qui est impossible à l’instar des talibans afghans, mais les chasser du pouvoir.

Jusque-là, ils joueront le chaos face à Trump, sachant que ce dernier est incapable de gagner politiquement une guerre qu’il a pourtant déclenché parce qu’il est – au-delà des imprécations et des menaces verbales – incapable de la gagner militairement face à ses compatriotes qui sont majoritairement contre son aventurisme irresponsable.

 

 


dimanche 12 juillet 2026

Le Focus. La large défiance du peuple ukrainien vis-à-vis de Trump


Selon un sondage réalisé au mois de juin par l’Institut international de sociologie de Kiev (KIIS) pour Le Grand Continent, après plus de quatre années de guerre, les Ukrainiens éprouvent une très large défiance envers Donald Trump et son administration mais 73,4% d’entre eux considèrent que les Américains demeurent des amis.

L’extrémiste populiste de la Maison blanche paie son refus d’aider l’Ukraine et ses sympathies pro-Poutine qui le disqualifie pour être un faiseur de paix crédible.

Ainsi, il n’y a qu’1,3% d’Ukrainiens qui font beaucoup confiance à Trump et 2,5% qui ont une confiance élevée dans ses négociateurs, son gendre Jared Kushner et son ami Steve Witkoff.

Dans le même ordre, 35,4% des Ukrainiens considèrent même Trump comme un ennemi alors qu’ils ne sont que 17% à estimer qu’il est un ami.

Enfin, il n’y a que 7,4 % des Ukrainiens qui voit le rôle actuel des États-Unis dans les affaires internationales comme étant positif.

Au-delà de l’agression de Poutine contre l’Ukraine et du rôle négatif de Trump dès le départ, ce sondage confirme d’autres qui montrent que les Etats-Unis, actuellement, ne sont plus considérés par les peuples européens comme des alliés fiables, pire, que de plus en plus, ils sont même considérés comme des ennemis.

Des opinions qui n’ont jamais été aussi négatives.

Et si l’on peut penser ou espérer que cela changera lorsque Trump et ses alliés ne seront plus au pouvoir, ce retournement de l’opinion européenne aura de toute façon des séquelles.

 

(Sondage réalisé par internet entre le 9 et le 26 juin et 2026 auprès d’un échantillon de 1801 personnes représentatif de la population ukrainienne)

 


samedi 11 juillet 2026

Commentaire. Iran-Russie: les totalitarismes ne peuvent pas perdre la guerre au risque de se détruire


Poutine sait qu’une défaite face à l’Ukraine sonnera le glas de son pouvoir.

De leur côté, les mollahs ont bâti et structuré leur régime sur la haine des Etats-Unis ce qui implique qu’ils ne peuvent pas faire la paix avec eux – «le grand Satan» – sauf s’ils étaient vainqueurs du conflit.

Car les totalitarismes ne peuvent pas perdre la guerre au risque de se détruire.

Ce fut le cas de l’Allemagne nazie ou de l’Italie fasciste et la victoire de l’URSS sauva certainement Staline qui n’aurait pas survécu à une défaite.

Les généraux argentins et les colonels grecs ont été chassé du pouvoir après avoir perdu la guerre contre le Royaume-Uni pour les premiers et la Turquie pour les seconds.

Bien sûr, un dictateur peut demeurer au pouvoir en évitant les conflits comme Franco en Espagne ou Salazar au Portugal.

Mais une fois les hostilités déclarées, la victoire est essentielle et existentielle.

C’est pourquoi Poutine refuse et refusera jusqu’à la fin de faire la paix avec l’Ukraine, acceptant uniquement sa reddition.

D’où une fuite en avant alors même que la Russie ne peut pas gagner.

Idem pour l’Iran qui doit absolument se présenter en vainqueur et démontrer, comme elle le fait en ce moment, qu’elle n’est pas contrainte à faire la paix.

De ce constat, il faut évidemment agir en conséquence en se rappelant que c’est la défaite qui fut fatale à Saddam Hussein alors que l’impossibilité d’éradiquer l’Afghanistan des talibans leur a permis, in fine, de revenir au pouvoir.

 


jeudi 9 juillet 2026

Le Focus. Trump dit tout et son contraire… comme d’habitude


Alors qu’il a ordonné de nouvelles frappes sur l’Iran accusée de ne pas respecter les termes du cessez-le-feu notamment la libre navigation dans le détroit d’Ormuz, Donald Trump a assisté au sommet de l’OTAN en Turquie où il a, à la fois, critiqué durement les autres membres tout en déclarant, in fine, qu’«il y avait beaucoup d'amour lors de la réunion, beaucoup d'unité, tout était magnifique»…

Tour cela après avoir eu ces derniers jours une conversation téléphonique avec Poutine qu’il a estimé s’être très bien passée et d’avoir, une nouvelle fois, regretté qu’il n’ait pas obtenu le Groenland.

Les déclarations à l’emporte-pièce qui se contredisent parfois dans la même phrase sont le lot commun de Trump ce qui signifie qu’il est difficile de savoir quelle est sa véritable opinion, s’il en a une!

Dans un reversement qui sera à confirmer, il soutient à nouveau l’Ukraine à qui il a promis de lui donner la licence afin de construire des missiles Patriots qui sont indispensables à la sécurité du pays et qu’il refusait de lui livrer jusqu’à présent, prétextant que les Etats-Unis n’en avaient pas assez pour sa défense.

Ce que l’on peut néanmoins mettre au crédit de ce sommet, c’est qu’il n’y a pas eu d’annonce du retrait des Etats-Unis de l’OTAN.

Mais demain étant un autre jour, tout reste possible à ce sujet.

 


mardi 7 juillet 2026

Editorial. Trump a même réussi à corrompre la Coupe du monde de football mais pas à sauver l’équipe américaine


De légitimes réserves avaient été émises sur une Coupe du monde organisée dans un pays, les Etats-Unis, dirigée par un apprenti autocrate qui s’était vu délivrer un incongru et saugrenu prix de la paix par un déplorable président de la Fédération internationale de football qui l’avait inventé que pour honorer celui-ci.

Mais personne n’avait pas prévu que cet autocrate demanderait et obtiendrait de ce personnage déplorable qu’il truque la compétition comme il s’apprête à truquer les élections législatives de novembre prochain.

Ainsi en s’insurgeant devant le carton rouge reçu par l’avant-centre Balogun, et meilleur joueur de l’équipe américaine lors du match contre la Bosnie-Herzégovine, sanction qui était évidente et qui le suspendait pour la rencontre des 8e de finale face à la Belgique, Trump a fait pression sur son «ami» Infantino pour que celui-ci l’annule et permettre au joueur de l’AS Monaco d’être présent sur le terrain.

Ainsi La Fifa a simplement sanctionné Balogun «d'un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an», une décision qui contredit ses propres règles qui stipulent que le carton rouge entraîne automatiquement une suspension d'un match et qu’elle ne peut pas faire l'objet d'un appel par l'équipe du joueur sanctionné sauf si...

Sauf si l’on utilise un obscur article de son code disciplinaire, le 27, qui lui permet de transformer la suspension automatique d’un match en une suspension assortie d’une période probatoire d’un an.

Un article utilisé une seule fois auparavant en 1962…

Bien sûr, il n’y a aucune raison que Balogun en bénéficie sauf qu’il est celui qui pourrait qualifier les Etats-Unis pour les quarts-de-finale de la compétition, d’où le coup de téléphone passé par Trump à Infantino et, «miracle», l’application de cet article 27.

L’extrémiste populiste a donc réussi à corrompre la plus grande compétition sportive de la planète et, ce, au grand jour.

Cette annulation du carton rouge par la FIFA a provoqué un véritable tollé avec notamment un communiqué de l’UEFA, la fédération européenne de football qui s’insurge contre cette décision «inédite, incompréhensible et injustifiable ».
«Le football, comme tout autre sport, repose sur des règles, qui sont le fondement d’une compétition équitable, honnête et transparente. Parfois, les règles sont sujettes à interprétation. En l’occurrence, ce n’est pas le cas. (…)
Une suspension automatique minimale d’un match à la suite d’un carton rouge n’est pas une option discrétionnaire et ne nécessite pas la décision d’une instance compétente pour être appliquée. Il s’agit d’un principe inscrit dans le règlement, qui ne peut faire l’objet d’aucune exception, encore moins au milieu d’un tournoi où plusieurs autres joueurs se sont retrouvés dans la même situation et ont régulièrement purgé leur suspension. (…)
La certitude des règles n’est plus garantie par ceux-là mêmes qui sont chargés de les faire respecter et l’intégrité du jeu est remise en cause et la crédibilité d’une compétition s’en trouve ébranlée. De même, une telle décision crée un précédent dans le cadre du tournoi en cours, où des situations similaires exigeront désormais un traitement équivalent, au détriment de la compétition. (…)
Le football est le sport le plus apprécié au monde parce que c’est un sport magnifique, et il inspire confiance parce qu’il est pratiqué partout selon les mêmes règles. Un tournoi n’est jamais un événement isolé et, s’il s’agit de la Coupe du monde, il a le pouvoir d’entraîner des conséquences positives ou négatives sur le football dans son ensemble. Nous exprimons notre incrédulité face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable.»

Sans parler de cette fumeuse expression – à laquelle on pourrait trouver tant d’exceptions – qu’il y a quand même une justice en ce monde, le quart-de-finale entre les Etats-Unis et la Belgique a été facilement remporté par cette dernière mais, quoi qu’il en soit le football et le sport en général en sont les grands perdants de cet honteux épisode.

A moins qu’Infantino à la demande de Trump inverse le résultat…

 

 


lundi 6 juillet 2026

Point de vue. Le phare de la liberté a migré des Etats-Unis vers l’Europe


Au moment où l’on fête, ce 4 juillet 2026, les 250 ans de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis, une migration bien particulière s’est produite.

Alors que l’Amérique a été pendant toutes ces années le phare de la liberté en particulier pour les Européens, celui-ci a traversé l’Atlantique pour s’installer en Europe.

C’est dans cette Union européenne bâtie sur le modèle des Etats-Unis d’Amérique et soutenue par ces derniers à sa création, que se trouve désormais les espoirs des l’Humanité dans un monde de liberté, d’égalité, de fraternité et de dignité.

Un renversement qui est une véritable conflagration qui bouleverse toutes les représentations qui s’étaient forgées en deux siècles et demi.

Tout cela du fait des deux présidences de Donald Trump mais aussi de la résistance de l’Union européenne face à la montée des extrêmes.

Tous les jours, les Etats-Unis s’enfoncent dans une autocratie et l’on craint même qu’il ne puisse plus y avoir des élections libres et honnêtes.

Pendant ce temps, l’Europe défend la liberté dans le monde, lutte contre tous les régimes totalitaires et fait en sorte de la protéger dans chacun de ses membres.

Bien sûr, cette situation peut encore évoluer.

Si, demain, les électeurs chassent du pouvoir l’extrémiste populiste et ses troupes, les Etats-Unis pourraient redevenir une démocratie.

Si, demain, les électeurs succombent aux sirènes malfaisantes des extrémistes populistes dans plusieurs pays du vieux continent comme la France, l’Allemagne ou l’Espagne ainsi que c’est déjà le cas en Italie, alors l’UE pourrait connaître le scénario américain.

Reste que, en ce 4 juillet 2026, le phare de la liberté qui illumine le monde est bien en Europe.