Eco Infos Monde.com est un site de l'agence de presse LesNouveauxMondes.org

_____________________________________________________________________________________________________________________________________

BOURSES BRIC

30.07.10

SHANGHAI Composite

2.637,50 pts

-0,40%

30.07.10

MUMBAI Sensex

17.868,29pts

-0,69%

29.07.10

SAO PAULO Ibovespa

66.953,00 pts

+0,22%

29.07.10

MOSCOU Rts

1.503,68 pts

+1,95%

Messages les plus récents portant le libellé EMERGENTS. Messages plus anciens
Messages les plus récents portant le libellé EMERGENTS. Messages plus anciens

jeudi 8 juillet 2010

MONDIALISATION-ECONOMIE. Le FMI revoit à la hausse la croissance mondiale, notamment celle du Bric


Les nouvelles prévisions de croissance du Fonds monétaire international sont plus optimistes pour 2010 et inchangées pour 2011. Et les grands pays émergents montrent une belle santé.

Selon les nouvelles prévisions de croissance du FMI (Fonds monétaire international), l’économie mondiale devrait croître de 4,5% en 2010 soit une hausse de 0,5% par rapport aux précédentes estimations de l’organisme financier international d’avril et, ce, malgré les inquiétudes qui pèsent actuellement sur la reprise économique. Pour 2011, le FMI garde sa prévision inchangée à 4,3%.

Pour autant, le FMI se garde bien de tout optimisme béat en rappelant que les derniers développements économiques et financiers montrent des faiblesses et ont augmenté les risques pesant sur l’économie mondiale. C’est pourquoi il estime que des efforts politiques ambitieux et complémentaires sont nécessaires pour mettre en place, à moyen terme, une croissance soutenable et forte.

Dans le détail, les pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) voient leurs prévisions de croissance réévaluées. Fortement pour le Brésil dont le PIB devrait augmenter de 7,1% en 2010 (soit +1,6% par rapport à l’estimation du mois d’avril) mais aussi nettement pour la Chine qui passe de 10% à 10,5% et l’Inde qui passe de 8,8% à 9,4%. Même la Russie voit sa prévision augmentée de 4% à 4,3%.

Du côté des pays développés, la croissance des Etats-Unis est revue à la hausse de 0,3% à 3,3% et les deux seuls pays à voir leur révision être à la baisse sont le Royaume Uni (-01% à 1,2%) et la France (-0,1% à 1,4%).

A noter que si le FMI ne change pas sa prévision de croissance mondiale pour 2011, en revanche, elle se montre peu optimiste pour les pays occidentaux (sauf les Etats-Unis et le Canada). Pour les pays du Bric, les experts de l’organisation financière internationale estiment que leur croissance restera élevée mais devrait être en repli (9,6% pour la Chine, 8,4% pour l’Inde, 4,2% pour le Brésil, 4% pour la Russie)

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

dimanche 4 juillet 2010

MONDIALISATION-INDE-COMMERCE. Les milieux d’affaires indiens et pakistanais souhaitent un rapprochement des deux pays


Constatant le gâchis économique dus aux différends entre leurs deux pays, les patrons de l’Inde et du Pakistan veulent briser la spirale de l’affrontement pour un partenariat gagnant-gagnant.

Déjà difficile en temps normal, le dialogue indo-pakistanais est au point mort depuis les attentats de Mumbai en novembre 2008 par des terroristes islamistes venus du Pakistan. L’Inde reproche, en effet, au gouvernement pakistanais de ne pas être assez impliqué dans la recherche des commanditaires et leurs arrestations. Pendant ce temps, les deux pays ne coopèrent pratiquement pas au plan économique alors que d’importantes possibilités s’offrent aux patrons des deux côtés de la frontière.

C’est pour cette raison que ces derniers se sont rencontrés récemment afin d’envisager des partenariats gagnants-gagnants et d’obliger les autorités politiques de l’Inde et du Pakistan à se reparler. Un vrai dialogue qui permettrait, enfin, d’envisager une coopération politico-économique qui bénéficierait à la croissance et au développement des deux pays. Celui-ci pourrait, du même coup, apporter la paix à la région ce qui n’est qu’un espoir depuis le départ des Britanniques le 15 août 1947 et la partition de leur colonie indienne en deux pays qui se regardent depuis en chiens de faïence...

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

lundi 28 juin 2010

MONDIALISATION-ECONOMIE. La reprise économique délite la cohésion du G20


Comme on pouvait le penser, l’amélioration de la situation de l’économie mondiale a relâché les liens entre les pays du G20 qui ne voient, de nouveau et avant tout, que leurs seuls intérêts propres.

La construction d’une nouvelle gouvernance mondiale, plus forte, en matière économique et financière attendra. C’est le constat que l’on peut faire du sommet du G20 à Toronto au Canada. Car le retour de la croissance et l’éloignement de la crise économique et financière a délité la cohésion des gouvernements de la planète dont la préoccupation première est de raccrocher leurs pays respectifs au train de la reprise économique.

Evidemment, comme l’indique le communiqué lénifiant publié à l’issu du sommet, «la plus grande priorité du G20 est de protéger et de renforcer la reprise, ainsi que de jeter les bases d'une croissance forte, durable et équilibrée, et de renforcer nos systèmes financiers contre les risques». Mais, pour y parvenir, chacun pour soi ou, plutôt, chacun avec ses propres choix et ses propres moyens… On a vu gouvernance mondiale plus structurée!

Afin d’éviter que le sommet du G20 soit un total fiasco, le communiqué final indique bien que la régulation du système économique mondial et, surtout, de la sphère financière internationale sont toujours d’actualité et seront étudiés… plus tard. De même, le G20 indique qu’il faut de la rigueur et de la relance économiques, ce qui fait plaisir à tout le monde, aux Européens qui se sont engagés dans la rigueur avec la réduction des déficits publics et aux Etats-Unis ainsi qu’aux grands pays émergents – Chine et Inde, en particulier - qui se sont engagés dans des plans de relance ambitieux et dans une priorité à une croissance forte.

Prochain épisode du G20 en novembre prochain en Corée du Sud. Pour une relance de son rôle ou pour un enterrement d’une gouvernance économique mondiale décidément bien difficile à mettre en œuvre?…

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

jeudi 24 juin 2010

MONDIALISATION-EMERGENTS-ECONOMIE. Forte augmentation du nombre de millionnaires notamment dans la zone Asie-Pacifique


La reprise économique et le retour de la croissance a eu comme effet mécanique une forte augmentation des riches autour de la planète, notamment en Inde et dans le monde chinois.

Si l’on additionne la Chine continentale, Hong Kong et Taïwan, le monde chinois compte plus de 1,1 million de millionnaires en 2009 selon l’étude annuelle «World wealth report» publiée par Merryll Linch et Cap Gemini. Et l’augmentation des millionnaires a été de 50% en Inde!

Plus largement, c’est la zone Asie-Pacifique qui progresse le plus, dépassant la zone Europe quand au pourcentage de millionnaires (9,7% du total en Asie-Pacifique, 9,5% en Europe). Ainsi le nombre de millionnaires dan cette région du monde a progressé de 25,8% en un an et leur fortune de 30,9%, tout cela grâce à la reprise économique et au retour de la croissance.

La Chine, après les Etats-Unis et le Japon, se place en troisième position avec 670.000 millionnaires avec une progression annuelle de 20% d’ici à 2014 selon les auteurs de l’étude. Taïwan est en neuvième position avec 230.000 millionnaires et Hong Kong vient en dixième position avec 205.000 millionnaires.

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

samedi 19 juin 2010

MONDIALISATION-BRIC-AGRICULTURE. La production agricole croît dans les pays du Bric


Selon un rapport de la FAO et de l’OCDE, l’agriculture du Brésil, de la Russie, de l’Inde et la Chine connaît une forte croissance depuis la reprise économique.

Pour Jacques Diouf, le directeur général de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), les pays du Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine) sont ceux où la production agricole a crû le plus, avec l’Ukraine, depuis la reprise économique mondiale. Il commentait un rapport commun à son organisation et à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) qui indique que la reprise économique devrait bénéficier en priorité aux grands pays émergents. L’étude montre également que les prix agricoles devraient repartir à la hausse au cours de la prochaine décennie. Ses auteurs, par ailleurs, estiment que l’agriculture a fait la preuve globalement d’une «remarquable capacité de résistance» durant la crise économique mondiale et que ses perspectives de croissance sont plus positives que lors de ces dernières années même si, dans les pays en développement, elle ne parvient pas toujours à nourrir correctement les populations.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

jeudi 10 juin 2010

MONDIALISATION-ECONOMIE. La Banque mondiale relève ses prévisions de croissance pour 2010


L’organisme financier international estime que la reprise économique sera un peu plus forte que prévue.

Selon les nouvelles prévisions de la Banque mondiale, la croissance mondiale devrait s’établir en 2010 à 3,3% contre 2,9% prévue initialement. Mais, comme prévu, cette croissance ne sera pas la même pour tous. Ainsi, la croissance dans les pays émergents et en développement devrait être le double de celle des pays développés. Reste que l’organisme financier indique que ces prévisions pourraient être remises en cause au cas où la crise financière en Europe avec des Etats très endettés prendrait des proportions beaucoup plus importantes. La croissance en 2010 reviendrait alors à 2,9%. Mais les experts de la Banque mondiale estiment ce scénario plutôt improbable actuellement.

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

mardi 8 juin 2010

MONDIALISATION-ERMEGENTS-FINANCE. Les pays émergents du G20 repoussent l’instauration mondiale d’une taxe bancaire


Les ministres des finances des pays du G20 n’ont pu se mettre d’accord sur une taxation des banques. Et les représentants des pays émergents ont été du côté de ceux qui ont lutté contre une telle mesure.

La finance mondiale ne sera pas taxée, en tout cas, pas tout de suite. La dernière réunion des ministres des finances des pays du G20 n’a pas permis, en effet, de se mettre d’accord sur une taxe sur les banques en vue de constituer un fond de soutien en cas de défaillances du secteur. Les pays émergents, dont l’Inde et le Brésil en tête, ont milité pour enterrer cette mesure au motif que leurs secteurs bancaires étaient sains et n’avaient rien à se reprocher quant à la dernière crise financière qui avait entraîné le monde dans la crise économique et amené la récession dans les pays développés.

Pour autant, cela ne signifie pas que la taxation du secteur bancaire est définitivement enterrée mais seulement qu’il n’y a pas d’accord à l’heure actuelle dans le G20 afin de la créer et de la mettre en place. Néanmoins, même s’il n’y a pas d’accord au niveau mondial, certains pays, dont la France, la Grande Bretagne, les Etats-Unis et l’Allemagne, comptent bien instaurer une telle législation dans un futur proche.

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

jeudi 20 mai 2010

MONDIALISATION-ECONOMIE. Pays les plus compétitifs: Les Etats-Unis perdent leur première place, la Chine et le Brésil progressent


Le classement 2010 des pays les plus compétitifs vient d’être publié. Singapour passe en tête devant Hong Kong et les Etats-Unis. Les pays émergents restent stables ou progressent légèrement.

L’édition 2010 du classement des pays les plus compétitifs établi par l’Institut IMD (Institute for management development) de Lausanne (Suisse) vient d’être publiée. Sur les cinquante-huit pays classés, les Etats-Unis perdent leur première place au profit de Singapour et se retrouvent troisième derrière Hong Kong qui demeure stable. Derrière, la Suisse se classe quatrième et l’Australie, cinquième.

Concernant les pays émergents, Taïwan se classe huitième devant la Malaisie (10°), le Qatar (15°), la Chine (18°), la Thaïlande (26°), le Chili (28°), l’Inde (31°), la Pologne (32°), le Kazakhstan (33°), l’Estonie (34°), l’Indonésie (35°), le Brésil (38°), les Philippines (39°). Concernant les grands pays émergents, l’Afrique du Sud se retrouve 44°, le Mexique à la 48°, la Russie à la 51°.

Les pays émergents qui progressent sont Taïwan, la Malaisie, la Chine, la Pologne, le Kazakhstan, l’Estonie, l’Indonésie, le Brésil, les Philippines, la Hongrie, l’Afrique du Sud et la Colombie.

Le classement des pays les plus compétitifs est publié chaque année depuis 1989. Il prend en compte 327 critères groupés dans quatre facteurs de compétitivité: la performance économique, l’efficacité gouvernementale, l’efficacité des milieux d’affaires et les infrastructures.

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

lundi 3 mai 2010

MONDIALISATION-EMERGENTS-ENTREPRISES. Les multinationales des pays émergents vont se multiplier


Selon une étude de PricewaterhouseCoopers, le nombre d’entreprises multinationales issues des pays émergents va croître fortement au cours des 15 prochaines années notamment en Inde et en Chine.

Dans une étude intitulée «The rise of new multinational companies from emerging economies» (la naissance de nouvelles multinationales dans les économies émergentes), la société de conseil PricewaterhouseCoopers estime que «le paysage compétitif mondial connaîtra une transformation importante d’ici à 2020 en voyant l’émergence de nouveaux acteurs globaux issus des économies émergentes». Déjà, indiquent les auteurs de l’étude, «le nombre d’entreprises issues des marchés émergents qui s’implantent en dehors de leur territoire national a augmenté au cours des cinq dernières années, en partie en raison du développement rapide de la globalisation et de la révolution des technologies de l’information et de la communication». Et «cette tendance va se poursuivre dans les quinze prochaines années qui vont voir un nombre croissant de nouvelles entreprises multinationales issues des économies émergentes s’affirmer sur la scène économique globale». PricewaterhouseCoopers affirme même que «certaines de ces nouvelles multinationales sont en passe de devenir les géants économiques de demain».

Dans cette montée en puissance des entreprises des pays émergents, «les multinationales chinoises et indiennes sont en tête dans la course aux nouveaux marchés extérieurs; elles seront suivies par un nombre croissant d’entreprises de Singapour, de Russie, de Malaisie et de Corée du Sud».

L’étude a analysé quinze pays émergents (l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Chine, la Hongrie, l’Inde, la Malaisie, le Mexique, la Pologne, la Roumanie, la Russie, Singapour, la Corée du Sud, l’Ukraine et le Vietnam). Elle montre que «l’Inde est le pays qui devrait voir naître le plus grand nombre de nouvelles multinationales, devant la Chine. Plus de 2.200 entreprises indiennes développeront des activités à l’extérieur de l’Inde dans les quinze prochaines années». En revanche «les pays d’Amérique du Sud de l’échantillon (Argentine, Brésil, Chili et Mexique) seront moins prolifiques sur ce terrain alors que les pays d’Asie du Sud Est aux économies tournées vers l’export (Malaisie et Singapour), la Russie et la Corée du Sud, nouvellement industrialisée, devraient continuer à générer une quantité significative de nouvelles multinationales».

Jean-Louis Pommery

© 2010 LesNouveauxMondes.org

mardi 27 avril 2010

MONDIALISATION-EMERGENTS-ECONOMIE. Les voix des pays en développement passent à 47,19% à la Banque mondiale


Désormais, les pays émergents et les pays pauvres auront un poids accru au sein de l’organisation financière internationale, notamment la Chine, le Brésil et l’Inde.

C’était une des demandes principales des pays émergents et en développement, une présence accrue dans les organismes économiques et financiers internationaux, sensée représenter leur véritable poids dans la mondialisation. Dimanche, la Banque mondiale a entériné une nouvelle organisation des votes. Ces pays passent ainsi de 44,06% des droits votes à 47,19% soit 3,13 points de plus. Et dans cette réorganisation générale, la Chine connait une forte progression passant de 2,77% des droits de vote à 4,42% détenant désormais la troisième place derrière les Etats-Unis (15,85% des droits de vote) et le Japon (7,62% des droits de vote). Le Brésil (de 2,06% à 2,24% des droits de vote) et l'Inde (de 2,77% à 2,91% des droits de vote) augmentent également leur poids au sein de la Banque mondiale. En revanche, l’Allemagne, la France et la Grande Bretagne ont perdu des droits de vote.

Jean-Louis Pommery

© 2010 LesNouveauxMondes.org

lundi 26 avril 2010

EDITORIAL. La Chine seule contre tous?


Toute la politique étrangère de la Chine depuis des décennies consiste à trouver des alliés un peu partout dans le monde en se présentant, notamment, en défenseur des pays émergents mais aussi des pays les plus pauvres. Une entreprise qui n’a pas trop mal réussie jusqu’à présent mais qui commence à dangereusement se fissurer pour l’image de Pékin. Ainsi, après les récriminations des Occidentaux sur l’irresponsabilité chinoise (en matière économique et diplomatique), après les critiques des Africains sur le colonialisme chinois, voilà maintenant que ce sont les pays émergents, notamment d’Asie, qui pointent du doigt la Chine pour ses pratiques en matière de commerce extérieur (avec, entre autres, la manipulation du taux de change de sa monnaie.

Les critiques viennent d’Inde et du Brésil mais aussi des pays de l’Asean avec qui la Chine a pourtant signé un traité de libre-échange entré en vigueur au début 2010, au premier rang desquels on trouve l’Indonésie et Singapour. Les déclarations se font de plus en plus nombreuses sur une Chine qui ne joue pas le jeu ce qui a pour conséquence de mettre en difficulté ses partenaires. Avec des produits à bas prix qu’elle déverse dans le monde entier grâce notamment à la sous-évaluation du yuan, la Chine empêche l’émergence rapide d’une industrie indienne, taille dans les parts de marché du Brésil en Amérique latine, détruit des emplois et des secteurs entiers de l’industrie indonésienne et menace la santé économique de Singapour.

Si les autorités chinoises ont une réponse toute faire vis-à-vis des Occidentaux, Américains en tête, qu’elle accuse d’être les profiteurs du système économique mondial jusqu’à il y a peu et les responsables de la crise économique et financière récente, il est beaucoup plus difficile de justifier sa politique agressive et anticoncurrentielle vis-à-vis des autres pays émergents avec lesquels, pourtant, elle affirme vouloir bâtir des relations «gagnant-gagnant».

La Chine a beau multiplier les déclarations de bonnes intentions ainsi que de tenter de rassurer l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud sur sa volonté de partager le gâteau de la croissance mondiale, elle est de moins en moins crédible car les faits et les actes contredisent son discours aseptisé dont beaucoup pensent désormais qu’il est avant tout fait pour les endormir.

Du coup, la Chine qui voulait devenir la première puissance mondiale grâce à son «soft power» est en train de devenir la puissance au double-langage. Il est temps pour elle, si elle ne veut pas perdre tout son capital de sympathie, de revoir sa politique économique et financière pour le bien de l’économie mondiale mais aussi pour le sien. Et les dirigeants chinois redécouvrent qu’être une puissance mondiale n’a pas que des avantages…

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

jeudi 22 avril 2010

MONDIALISATION-CROISSANCE. Le FMI revoit la croissance mondiale à la hausse


Selon le Fonds monétaire international, la reprise de l’activité économique a été plus forte que prévue notamment dans les pays émergents.

La croissance mondiale sera de 4,2% en 2010 selon les nouvelles prévisions du FMI (Fonds monétaire international) contre 3,9% précédemment. En revanche, la prévision pour 2011 reste la même, une progression du PIB mondial de 4,3%. Pour Olivier Blanchard et José Vinals, économistes en chef de l’organisme financier international, «la reprise économique progresse mieux que prévu, mais à des allures différentes — timidement dans beaucoup de pays avancés et vigoureusement dans la plupart des pays émergents et en développement. (…) Parmi les pays avancés, les États-Unis ont pris un meilleur départ que l’Europe et le Japon. Parmi les pays émergents et en développement, ce sont les pays asiatiques qui sont en tête, tandis que beaucoup de pays émergents d’Europe et quelques pays de la Communauté des États indépendants sont à la traîne. Il faut s’attendre à ce que cette reprise à plusieurs vitesses perdure». Et ils estiment que «pour que l’économie mondiale puisse soutenir un rythme de croissance élevé à moyen terme, il faudra rééquilibrer la demande mondiale. Cela signifie que les pays qui avaient des déficits extérieurs excessifs avant la crise doivent assainir leurs finances publiques sans porter atteinte à la croissance et à la demande. Parallèlement, les pays qui affichaient des excédents courants excessifs devront promouvoir la demande intérieure pour soutenir leur croissance alors que la demande des pays à déficit excessif diminuera. De même que les monnaies des pays déficitaires se déprécient, celles des pays excédentaires doivent logiquement s’apprécier. Ce rééquilibrage doit aussi être étayé par des réformes du secteur financier et des mesures structurelles génératrices de croissance dans tous les pays, excédentaires comme déficitaires.»

Voici les prévisions du FMI pour les principaux pays émergents

2008

2009

2010

2011

Pays émergents et en développement

6,1

2,4

6,3

6,5

Brésil

5,1

-0,2

5,5

4,1

Chine

9,6

8,7

10,0

9,9

Inde

7,3

5,7

8,8

8,4

Mexique

1,5

-6,5

4,2

4,5

Russie

5,6

-7,9

4,0

3,3

Alexis Levé

© 2010 LesNouveauxMondes.org

samedi 17 avril 2010

MONDIALISATION-BRIC-ECONOMIE. Le 2° sommet du Bric demande une réforme de la gouvernance mondiale et un système financier plus stable


La réunion des chefs d’Etat du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine s’est focalisée sur une plus juste présence des pays émergents dans les instances internationales notamment économiques et sur une réforme de la finance mondiale.

Au lieu de se tenir vendredi, le deuxième sommet des chefs d’Etats des pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) s’est tenu jeudi soir afin de permettre à Hu Jintao, le président chinois, de regagner son pays et de se rendre dans la zone du tremblement de terre dans la province du Quinghai et qui a fait plusieurs centaines de morts. Comme prévu, de sommet de Brasilia s’est focalisé sur la gouvernance mondiale et sur la réforme du système financier international.

En matière de gouvernance, les chefs d’Etat ont demandé une plus juste répartition de celle-ci, sous-entendue une plus grande place des pays en développement et, plus particulièrement des grands pays émergents comme ceux du Bric. Une plus grande place qui trouve selon eux une justification accrue dans le fait que les croissances de leurs économies sont à nouveau le moteur de la reprise mondiale après la crise économique et financière mondiale de 2009. Les chefs d’Etat des pays du Bric demandent ainsi, comme l’affirme leur déclaration finale, une réforme de la Banque mondiale, du FMI (Fonds monétaire internationale) et de l’ONU afin de prendre en compte le poids croissant des pays émergents.

En matière de réforme du système financier international, ils ont estimé que «malgré des signes positifs prometteurs, il reste beaucoup à faire. Nous estimons que le monde a besoin aujourd'hui d'une architecture financière réformée et plus stable, qui rendra l'économie mondiale moins sujettes à de futures crises et lui permettra de mieux rebondir». En outre, ils ont souhaité «un système monétaire international plus stable, plus prévisible et diversifié», une allusion à la fois au dollar afin que celui-ci ne perde pas trop de valeur et au yuan pour être solidaire de la Chine dans sa volonté d’imposer celui-ci comme une monnaie de réserve alternative dans les années à venir ainsi que dans sa décision de ne pas réévaluer pour l’instant sa monnaie (ou de le faire légèrement) alors même que l’Inde et le Brésil souffrent de cette sous-évaluation de la devise chinoise.

Auparavant, les chefs d’Etat s’étaient rencontrés dans le cadre de réunions bilatérales auxquelles a également participé Jacob Zuma, le président de l’Afrique du Sud présent à Brasilia dans le cadre de l’Ibsa qui regroupe l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud.

Le troisième sommet du Bric devrait se dérouler en 2011 en Chine.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

vendredi 16 avril 2010

MONDIALISATION-EMERGENTS. Les pays de l’Ibsa veulent une conclusion des négociations à l’OMC


L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud ont estimé qu’il fallait que le cycle de Doha devait aboutir le plus rapidement possible devant l’Organisation mondiale du commerce.

En marge du sommet des chefs d’Etat du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) qui se tient aujourd’hui dans la capitale brésilienne, Brasilia, une rencontre des dirigeants des pays de l’Ibsa (Inde, Brésil, Afrique du Sud) s’y est tenue hier. Dans la déclaration finale, les trois chefs d’Etat reviennent essentiellement sur la libéralisation du commerce international et estiment qu’un «dénouement positif du cycle de Doha sera crucial pour la reprise de l'économie, surtout pour la création d'emplois, à un moment où le commerce mondial connaît sa pire récession depuis plusieurs décennies. (…) Une conclusion équitable et heureuse du cycle de Doha dans un délais raisonnable augmentera la crédibilité du système du commerce multilatéral, surtout face à des pressions inflationnistes grandissantes». L’Inde, l’Afrique du Sud et surtout le Brésil ont un grand intérêt économique à la conclusion de ces négociations (qui auraient du se terminer en 2004!) afin de booster leur commerce extérieur et, donc, leur croissance. Mais celles-ci achoppent sur le refus de la plupart des pays émergents, dont principalement l’Inde, d’ouvrir leur marché largement en retour d’une ouverture des marché des pays développés et au motif que leurs économies nationales n’y résisteraient pas ce que contestent les Etats-Unis et l’Union européenne.

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

vendredi 9 avril 2010

MONDIALISATION-BRIC-ECONOMIE. A l’approche de leur sommet, les pays du Bric revendiquent une plus grande place dans la gouvernance mondiale


C’est le 14 avril que s’ouvrira le sommet des chefs d’Etat du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine à Brasilia. Mais, déjà, ceux-ci mettent la pression sur la communauté internationale et, surtout, les pays développés.

Las quatre grands pays émergents du club du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont de plus en plus conscients de leur force grâce à leur croissance et à leur développement économiques et ils le font savoir alors que le sommet de leurs chefs d’Etat s’ouvrira la semaine prochaine dans la capitale brésilienne, Brasilia.

Après la Chine qui, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, a déclaré que «nous souhaitons que le sommet du BRIC permette d'élargir le consensus stratégique, de renforcer la confiance mutuelle, de coordonner les efforts face aux défis mondiaux et de favoriser la reprise de l'économie mondiale. Les échanges entre nos quatre pays concernant les principaux défis mondiaux augmenteront l'influence des pays émergents et en voie de développement dans la communauté internationale et feront progresser la développement du multilatéralisme», c’est au tour du président brésilien de mettre la pression sur les pays développés. Luis Inacio Lula de Silva a ainsi affirmé que, lors du sommet, les chefs d’Etat du Bric demanderaient des réformes de la Banque mondiale et du FMI (Fonds monétaire international) afin que ces organismes abandonnent leur «dogmes obsolètes» pour mettre en place une «gouvernance mondiale démocratique et équilibrée». Il a ajouté que le Brésil appelle «à des réformes radicales pour permettre aux pays en développement de définir par eux-mêmes leur avenir». Et de rappeler que «le Brésil n'est pas devenu un créancier de ces institutions pour que les choses restent inchangées»

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

vendredi 2 avril 2010

MONDIALISATION-BRIC-ECONOMIE. Le sommet de Brasilia du Bric parlera coopération, économie mondiale et aide au développement


La rencontre au sommet des chefs d’Etat du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine se tiendra les 15 et 16 avril sur fond de reprise économique et de croissance retrouvée pour les quatre grands pays émergents.

Le sommet annuel des chefs d’Etat du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) se tiendra les 15 et 16 avril prochain dans la capitale, brésilienne, Brasilia. L’ordre du jour, dévoilé par la partie chinoise sera consacré à quatre grands dossiers: la coopération entre les quatre pays, la coopération internationale dans le cadre du G20, la situation de l’économie mondiale et l’aide au développement des pays pauvres.

Malgré les critiques de certains économistes qui estiment que ce club des grands pays émergents n’a pas de raison d’être tant les situations des quatre pays sont différentes, leurs dirigeants continuent à se rencontrer à tous les niveaux et tiennent à ce forum international où leurs visions peuvent peser davantage que chacune de leur côté.

A noter qu’avant de se rendre au Brésil, le président Hu Jintao fera un détour par Washington pour parler avec le président Barack Obama d’éventuelles sanctions envers l’Iran sur la question nucléaire mais aussi, selon certaines sources, de la situation de la monnaie chinoise, le yuan, que les Américains estiment largement sous-évaluée et qui envenime les relations entre les deux pays.

Jean-Louis Pommery

© 2010 LesNouveauxMondes.org

jeudi 11 mars 2010

MONDIALISATION-BRIC-ECONOMIE. Les milliardaires du Bric se portent bien


En 2009, la revue américaine Forbes dénombre 1.011 milliardaires dans le monde soit 218 de plus qu’en 2008. Quant à leur richesse cumulée, elle a fait un bond de 1.200 milliards de dollars pour s’établir à 3.600 milliards de dollars.

Ils sont 64 Chinois (les plus nombreux après les Américains), 62 Russes, 49 Indiens et on compte dans les dix premiers deux Indiens et un Brésilien, les milliardaire des pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) vont bien, merci pour eux! Après une année 2008 «catastrophique», le célèbre classement de la revue américaine Forbes pour 2010 (qui prend en compte les fortunes de 2009) montre que, non seulement, les milliardaires ont augmenté par rapport à l’année dernière (sans toutefois revenir à leur nombre d’avant la crise économique et financière mondiale pour l’instant) mais que, pour beaucoup d’entre eux, leur fortune a fait un bon gigantesque. Le gagnant du jackpot dans ce domaine est le brésilien Eike Batista dont la fortune a augmenté de 19,5 milliards de dollars et qui se classe désormais huitième avec un patrimoine estimé à 27 milliards de dollars.

Si les Américains sont encore les plus nombreux dans cette liste (403), ils ne détiennent plus la première place qu’ils trustaient depuis 1994 sans interruption. C’est ainsi un ressortissant d’un pays émergent, le Mexique, qui est l’homme le plus riche du monde. Il s’agit de Carlos Slim qui détient un empire de tout et n’importe quoi dont dans le secteur des télécoms et dont la fortune est de 53,3 milliards de dollars. Il devance les deux dinosaures américains de ce classement, Bill Gates (53 milliards de dollars) et Warren Buffett (47 milliards de dollars). A noter, tout de même, que sans ses dons à des œuvres caritatives, la fortune de Bill Gates se monterait aujourd’hui à 80 milliards de dollars!

Jean-Louis Pommery

© 2010 LesNouveauxMondes.org

Voici les dix premiers de la liste:
1- Carlos Slim (Mexique), 53,3 mds $
2 – Bill Gates (Etats-Unis), 53 mds $
3 – Warren Buffett (Etats-Unis), 47 mds $
4 – Mukesh Ambani (Inde) 29 mds $
5 – Lakshmi Mittal (Inde), 28,7 mds $
6 – Lawrence Ellison (Etats-Unis), 28 mds $
7 – Bernard Arnault (France), 27,5 mds $
8 – Eike Batista (Brésil), 27 mds $
9 – Arnancio Ortega (Espagne), 25 mds $
10 – Karl Albrecht (Allemagne), 23,5 mds $

lundi 8 mars 2010

MONDIALISATION-ECONOMIE. Indicateurs composites de l’OCDE: la reprise économique se raffermit


Selon les données publiées par l’organisation internationale, le mois de janvier confirme les signes de reprise économique mondiale.

Les nouveaux indices composites pour le mois de janvier 2010 que vient de publier l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) confirment la réalité d’une reprise économique mondiale même si, pour ce début d’année, ce sont les pays développés qui montrent une vigueur plus forte que les pays émergents qui, eux, étaient sortis de la crise plus tôt.

Ainsi, L'indicateur composite avancé pour les Etats-Unis a augmenté de 0,9 point en janvier par rapport à décembre et de 11 points sur un an. Celui de la zone euro gagné 0,6 point sur un mois et 12,5 points sur un an. En Chine, l'indicateur est aussi en hausse de 0,1 point sur un mois et de 8,4 points sur un an. En revanche, l’Inde (baisse de l’indice sur un mois de 0,1 point) et le Brésil (baisse de l’indice de 0,2 point sur un mois) ont marqué quelque peu le pas.

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

lundi 22 février 2010

MONDIALISATION-BRIC-FINANCE. Les pays du Bric possèdent 42% des réserves mondiales de devises


Preuve s’il en était de la montée en puissance du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine, leurs réserves de devises importantes. A elle seule, la Chine en possède plus des deux tiers…

Les réserves mondiales de devises des pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) se montent à 3.300 milliards de dollars soit 42% du total mondial, loin devant les pays du G7 (Etats-Unis, Canada, Allemagne, France, Royaume Uni, Italie, Japon) et leurs 1.200 milliards de dollars.

A elle seule, la Chine possède plus des deux tiers des réserves du Bric et 30% des réserves mondiales pour un montant de 2.400 milliards de dollars en hausse de 23% en un an. A noter que la Chine a mis une décennie à accumuler les premiers mille milliards de dollars de réserves (1996-2006) mais seulement trois ans pour y ajouter 1.400 milliards de dollars de plus (2006-2009)!

Jean-Louis Pommery

© 2010 LesNouveauxMondes.org

mercredi 17 février 2010

MONDIALISATION-EMERGENTS. La campagne de promotion de la France vise aussi les pays émergents


Si le gouvernement français veut séduire les investisseurs étrangers traditionnels que sont les Américains et les Européens, il souhaite également toucher les principaux pays émergents.

«France expect more» est la nouvelle campagne de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. Avec un budget de dix millions d’euros, celle-ci veut toucher les Etats-Unis et l’Europe, principaux pourvoyeurs de capitaux dans le pays, mais aussi, nouveauté, les principaux pays émergents, la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie ainsi que les pays du Golfe avec leurs pétrodollars.

Cette campagne publicitaire est dirigée par l’Afii (Agence française pour les investissements internationaux). Créée en 2001, elle contacte plusieurs milliers d’entreprises étrangères chaque année grâce à ses vingt-deux bureaux implantés aux quatre coins du monde. Selon ses responsables, elle a permis de boucler 641 projets d’investissements en France en 2008 qui ont concerné 32.000 emplois.

Nicolo Morfino

© 2010 LesNouveauxMondes.org