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vendredi 30 septembre 2022

Commentaire. Poutine ou la fuite en avant d’un va-t-en-guerre criminel

Personne n’est vraiment surpris de la surenchère de Poutine dans son agression illégale et illégitime de l’Ukraine.

En mobilisant 300.000 réservistes et en affirmant que c’est l’Occident qui lui fait une guerre qu’il a lui-même et tout seul déclenché, ce qui lui permet d’agiter une énième fois la menace nucléaire tout en promettant une guerre totale, il s’est enfermé dans son fantasme irréalisable de reconstruire l’URSS de Staline et de devenir le leader d’un nouveau monde où la Russie serait la puissance dominante.

Pour assouvir sa mégalomanie narcissique, des centaines de milliers de morts dont de nombreux enfants, ders destructions totales de villes, des crises énergétiques et alimentaires mondiales, une Russie proche du chaos comptent peu.

C’est au prix du sang que cet assassin mafieux veut construire sa stature historique ce qui en dit long sur sa souillure immonde.

Il semble que le peuple russe, en tout cas dans certains centres urbains, ne partagent pas les visées criminelles du despote du Kremlin.

Serait-ce enfin les prémisses d’une révolte?

Il est encore bien trop tôt pour le dire et l’appareil répressif que Poutine a mis en place ne semble pas permettre une mise en cause par la rue de son pouvoir d’autant qu’il a montré par le passé qu’il n’hésitera pas à employer la même violence à l’intérieur de son pays que celle qu’il applique à l’extérieur.

Le constat est donc simple.

Avec un tel personnage, il n’y a qu’un moyen de le neutraliser en lui infligeant une défaite sans appel en Ukraine et en sanctionnant toujours plus son régime, ce qui permettra in fine de le neutraliser.

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La décroissance et la post-croissance imposent l’autoritarisme puis le communisme

Prétendre que la décroissance s’imposera grâce à un débat démocratique est un leurre voire une erreur ou une faute et plus sûrement un mensonge.

Il est évident qu’aucune population acceptera de se retreindre d’elle-même – tous les précédents le montrent – et cela pour plusieurs raisons dont une des principales est que les plus pauvres d’un pays ou de la planète ne comprendraient pas pourquoi ils devraient se priver de ce qu’ils n’ont pas et qu’ils estiment en droit de posséder comme les autres.

Par ailleurs, la réaction d’une partie des Français à la taxe carbone qui fut à l’origine du mouvement de foule des gilets jaunes a montré sans équivoque que renoncer pour le bien de l’Humanité n’était pas dans leur liste de souhaits…

Il faudra donc un pouvoir autoritaire voire totalitaire pour imposer la décroissance.

Un pouvoir qui obligera et non qui incitera, qui prendre des décisions sans appel et sans concertation.

C’est le premier point.

Ensuite, s’il n’y a plus de croissance ou une croissance négative selon les règles actuelles du calcul du PIB, le progrès social ne sera possible qu’avec une redistribution qui se doit d’être égalitariste puisque la totalité des revenus ne pourra plus augmenter (et même s’il augmente monétairement, il ne devrait pas permettre d’acheter plus puisqu’il y aura moins).

Ce n’est qu’en ponctionnant les plus hauts que l’on pourra augmenter les plus bas.

Et cela imposera, à terme, que tous les revenus soient égaux c’est-à-dire que l’on instaure le communisme.

Or, là aussi, l’Histoire nous montre sans équivoque que les peuples ont refusé de vivre sous un régime communiste.

Il faudra don les y obliger.

De plus, cette société de la décroissance devrait être instaurée partout et en même temps, seule condition pour qu’il n’y ait pas de perdants même si des nuances devraient être apportées selon les pays.

La communauté mondiale unie que cela requiert est aujourd’hui encore une vue de l’esprit et pas besoin de dérouler les exemples sans fin pour l’affirmer.

Les adeptes de la décroissance et la post-croissance en sont réduits à miser sur une «révolution culturelle» pour ne pas être obligé d’évoquer l’autoritarisme tandis que d’autres disent bien que c’est à une société «communiste» qu’ils pensent.

Mais il y a plus.

Ces adeptes proposent en réalité comme alternative à l’économie du gâchis ce qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une société de la croissance verte et responsable.

Or c’est bien de cette croissance dont nous avons besoin, à la fois, pour permettre à l’Humanité de sortir du mauvais pas environnemental dans lequel elle s’est mise et pour que le progrès puisse encore conjuguer liberté et égalité, méritocratie et solidarisme.

Cela n’empêche pas de chercher à mettre en place, par un vrai débat démocratique et une formation des citoyens, des mesures plus radicales qui changent nos comportements profondément telle des incitations à la frugalité et à l’engagement citoyen en faveur du vivant.

 

jeudi 29 septembre 2022

Editorial. Le retour des années 1930?

Un dictateur qui fait une guerre illégale et illégitime, des partis d’extrême-droite qui accèdent au pouvoir pendant que d’autres y sont déjà et que d’autres encore y sont à la porte, tout cela n’est pas une plongée dans un passé noir mais bien la situation présente qui rappelle celle que l’Europe a vécu dans les années 1930 et qui aboutit en 1939 à la Deuxième guerre mondiale, le conflit le plus meurtrier de tous les temps.

De ce point de vue, la victoire du parti d’inspiration fasciste et d’extrême-droite (Frères d’Italie) en Italie à la tête d’une coalition où se trouve un autre parti d’extrême-droite (Ligue) et un parti de droite radicale et populiste (Forza Italia) n’est qu’une nouvelle étape sur l’inquiétant chemin de la droitisation extrême de nombre de démocraties, la précédente ayant été la victoire de la coalition de droite en Suède où se trouve un parti d’inspiration nazie (Démocrates suédois).

Il est sans doute trop tôt pour parler de scénario catastrophe mais on n’a pas oublié que Donald Trump a occupé le pouvoir aux Etats-Unis pendant quatre ans au cours desquels il a tenu des propos complaisants sur les groupes d’extrême-droite et néonazis et qu’il va tenter d’y revenir après avoir tenté un coup d’Etat en janvier 2021.

On n’oublie pas, non plus, la force de l’extrême-droite en France avec la présence, deux fois de suite, au deuxième tour de la présidentielle, de sa représentante, ni la montée en puissance des néo-franquistes de Vox en Espagne.

On n’oublie surtout pas que les gouvernements en Hongrie et en Pologne sont tenus par des partis de droite radicale dont les positions et les décisions sont parfois celles de l’extrême-droite.

Et on pourrait continuer les exemples dans les pays démocratiques de la présence de plus en plus forte de cette peste brune responsable de plus de 50 millions de morts lors de la Deuxième guerre mondiale.

D’autant que la radicalisation dans des pays où la démocratie s’estompe lentement (Turquie, Philippines, Inde) ou communistes (Russie, Biélorussie et même Chine dont le communisme n’est que de nom), instaure un climat de tensions dont on ne sait jamais sur quoi il peut déboucher, donc possiblement le pire.

Quoi qu’il en soit, la vigilance est de rigueur car les valeurs démocratiques et humanistes ne sont pas négociables d’autant qu’à l’opposé de ce qu’affirment les partis extrémistes et populistes, la démocratie du peuple ne peut légitimement supprimer la démocratie de droit, celle qui garantit la liberté, l’égalité, la fraternité et le respect de la dignité humaine.

samedi 17 septembre 2022

Commentaire. La démocratie américaine peut-elle surmonter le populisme radical?

Trump n’est que la résultante d’un phénomène bien plus profond qui a toujours existé aux Etats-Unis depuis leur fondation et qui réapparait à périodes répétées, le populisme radical où se retrouvent des forces hétéroclites qui ont toutes le même objectif, détruire la démocratie libérale, honnie pour ses valeurs humanistes, au nom d’un peuple fantasmé et d’une Amérique idéalisée comme nation de pionniers de la Frontière où se mêlent relents religieux, racistes et exceptionnalistes qui se mélangent allègrement pour produire une vision étriquée du rêve américain.

Ce qui est inquiétant c’est la puissance actuelle de ce populisme radical qui s’est organisé en une coalition insurrectionnelle des haineux, des envieux et des factieux, manipulée par quelques agitateurs subversifs et organisations séditieuses, financée par de riches ultra-conservateurs dévoyés qui a gangréné petit à petit la démocratie américaine et qui instrumentalise les valeurs étasuniennes pour mieux les abattre.

Elle est le fruit de la réaction contre le libéralisme des années 1960, le mouvement des droits civiques pour les noirs, l’immigration hispanique venue d’Amérique latine et centrale et le modernisme progressiste au sens large mais aussi, paradoxalement par rapport à ceux qui le finance, le capitalisme débridé.

Ce mouvement était déjà présent dans les années 1960 avec Goldwater, a pris de l’importance sous l’ère Nixon et a connu son véritable envol avec Reagan, trois républicains dont deux présidents, ce qui n’est pas une pure coïncidence mais bien toute la résultante d’une stratégie pensée et voulue de ceux-ci pour agréger autour d’eux toute l’Amérique réactionnaire et obscurantiste, souvent ignare, sur les valeurs traditionnalistes de la droite dure.

Mais, que ce soit Nixon, Reagan et Bush, ils n’ont pas osé exciter ce mouvement de foule jusqu’à l’insoumission et la rébellion.

C’est ce qu’à fait Trump qui y a vu le seul moyen de conquérir la Maison blanche puis d’y rester quoi qu’il arrive, ce qu’il a tenté après sa défaite face à Joe Biden en 2020 en organisant un coup d’Etat le 6 janvier 2021.

Cette défaite n’a absolument pas porté un coup fatal ni même dur à cette coalition.

Sans doute que le seul moyen d’y parvenir c’est de n’avoir aucune faiblesse face aux meneurs, en premier lieu, Donald Trump.

Celui-ci doit être traduit devant la justice et condamné pour ses crimes à une peine d’enfermement.

Doivent le suivre en prison tous ceux qui l’ont aidé et qui, pour certains, sont des provocateurs de l’ultra-droite depuis des années.

Ces peines, si elles sont exemplaires et sévères éteindront certainement une grande partie de ce mouvement qui ne brille pas par le courage de ses membres comme le prouvent leurs comportements lorsqu’ils sont poursuivis pas la justice.

Restera, bien sûr, ces organisations séditieuses mais, là, comme dans d’autres démocraties, il est illusoire de penser les éliminer dans le court terme.

En revanche, les contrôler et les empêcher de nuire seront suffisant pour assurer la paix civile.

vendredi 16 septembre 2022

Editorial. Extrême-droite – aucun pays n’est à l’abri de la peste brune

Aujourd’hui c’est la Suède qui fait l’actualité avec la victoire de la Droite soutenue officiellement dans une coalition par l’extrême-droite, ce qui doit surprendre que ceux qui ne croient que les clichés des médias.

Cette fameuse «terre de la social-démocratie» où «le consensus est roi» et la «société apaisée» recèle en réalité en son sein les pires mouvements nationalises d’extrême-droite, violents et jusqu’au-boutistes qui défendent les valeurs et la race vikings!

Et cela fait longtemps qu’ils gangrènent la société suédoise tout autant que ceux de France, d’Italie, d’Allemagne, de Hongrie, de Pologne, de Grèce, de Belgique, etc.

Ils sont présents dans la plupart des pays de l’Union européenne pour ne pas dire tous…

Mais ils sont là également aux Etats-Unis, au Brésil, au Royaume-Uni, etc.

Ce qui est nouveau dans certains pays, c’est leur montée en puissance comme par exemple en Espagne où, depuis la disparition de Franco, aucun mouvement fasciste n’avait réussi à s’implanter dans le paysage politique jusqu’à l’arrivée récente de Vox.

Du coup, plus aucune démocratie n’est à l’abri de la peste brune qui, petit à petit, se répand comme une épidémie lente mais dangereuse et potentielle mortelle pour la liberté.

Souvent couplée avec la montée du populisme – qui permet aussi à des mouvements d’extrême-gauche de proliférer –, elle bénéficie du vote de personnes qui sont sensibles au discours du bouc émissaire et du catastrophisme mais qui voient aussi légitimer tous leurs penchants les plus irrespectueux et violents par les diatribes de ces partis qui excitent sans cesse leurs angoisses et leurs peurs de l’autre.

Les digues tiennent encore peu ou prou avec des accidents comme avec Trump, Bolsonaro ou Orban et, peut-être, bientôt, en Italie, avec Meloni.

Accidents parce qu’on n’en est pas encore à un processus de non-retour vers un régime autocratique comme ce fut le cas en Italie avec Mussolini, en Argentine avec Péron.

Mais ces accidents nous prédisent, si nous n’agissons pas pour renforcer les digues et éloigner les périls, des cataclysmes, d’autant que l’autocratie est la voie royale vers le totalitarisme.