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mercredi 31 janvier 2024

Editorial. Agriculteurs face à la-transition écologique: confrontation mondiale inévitable?


Partout dans le monde les agriculteurs sont inquiets pour leur présent et leur avenir.

Ce n’est certes pas nouveau mais la lutte pour l’environnement et face au changement climatique leur a mis une pression supplémentaire qu’ils ne veulent ou ne peuvent pas accepter.

Il faut bien comprendre que, d’une part, les agriculteurs n’ont jamais été des défenseurs de l’environnement et que, d’autre part, les écologistes n’ont jamais compris les contraintes de l’agriculture.

Ce sont deux mondes qui se sont fait face, qui ont évoluer en parallèle au lieu de travailler ensemble pour le bien de l’Humanité.

Le fameux «retour à la terre» à la fin des années soixante et dans les années soixante-dix a montré l’incompréhension de ces deux mondes avec le fiasco des jeunes souvent imprégnés des idées de gauche et des préceptes écologistes qui se sont retrouvés dans un monde réel qui n’avait rien à voir avec cette vision idéalisée de la nature.

Pour autant, leur volonté de transformer le monde et, en particulier, le monde agricole n’était pas seulement une utopie.

Car la pollution et le changement climatique demandent à ce que le modèle agricole évolue et se transforme, c’est une évidence.

Mais une autre évidence est que l’on ne peut traiter les agriculteurs comme s’ils étaient les seuls responsables d’un modèle agricole mis en place par la société et dont la finalité est quand même de nourrir la population, tâche ô combien primordiale puisque sans aliments pas de vie.

C’est donc à une totale remise à plat, à la fois, de l’agriculture et de son mode de production, d’un côté, et du processus écologique dans la réalisation concrète de ses objectifs qui doit avoir lieu pour qu’ils convergent autant que possible.

On ne doit ni diaboliser le métier d’agriculteur, ni jeter l’anathème sur la protection de l’environnement parce que les deux doivent être désormais liés.

Cela va demander que la société, partout dans le monde, accepte le coût de cette indispensable alliance afin d’éviter une catastrophique confrontation qui n’aura qu’une victime: l’Humanité.

Mais tel n’est pas encore le cas aujourd’hui.

Or le temps presse.

dimanche 28 janvier 2024

Editorial. Nous rions de Trump alors qu’il devrait nous effrayer


Nous considérons Donald Trump comme un clown.

Et il nous fait rire avec ses imbécillités, ses tics de langage et de comportement, ses mensonges éhontés, son inculture abyssale et sa bêtise crasse ainsi que sur ses prétentions à être l’homme le plus intelligent de la planète capable de régler tous les problèmes de l’Humanité.

Tous les animateurs des shows télévisés en soirée aux Etats-Unis, tous les humoristes de la planète nous régalent avec les dernières frasques d’un personnage ridiculement ridicule.

Sauf que tout cela devrait nous effrayer parce qu’il ne s’agit pas d’un clown, même raté, mais d’un ex et peut-être futur président de la première puissance mondiale et, subsidiairement, la plus vieille démocratie de la planète.

Cela devrait nous effrayer parce que Trump est un clown.

Il est comique malgré lui.

Il fait rire mais ne le fait pas exprès.

C’est cela l’effrayant.

C’est cela qui devrait mobiliser toutes les personnes sensées pour qu’il ne revienne jamais au pouvoir.

Or, nous rions.

Or, nous nous moquons de lui.

Mais ce qu’il dit et ce qu’il fait ont des conséquences qui peuvent être dramatiques et l’ont déjà été comme sa tentative de coup d’Etat ou ses encouragements à toutes les forces extrémistes et radicales de droite.

La démocratie américaine a résisté une première fois, rien ne dit qu’elles sera capable de le faire à nouveau.

Oui, nous devrions être effrayés parce que ce n’est pas drôle mais bien du sérieux qui pourrait tourner à la tragédie.

Arrêtons donc de rire.

Parce que si nous mourrons à cause de lui, ce ne sera pas de rire.

 

 

jeudi 25 janvier 2024

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Tout le monde doit jouer le même jeu avec les mêmes règles


La libre-entreprise n’a de sens que si tout le monde joue le même jeu selon les mêmes règles.

Tout le monde doit respecter les mêmes lois ainsi qu’une réglementation qui permet qu’une vraie concurrence soit être strictement appliquée.

Comme le dit souvent le président des Etats-Unis, Joe Biden, le capitalisme n’est un bon système que s’il existe une vraie concurrence.

Et la vraie concurrence passe également par une même réglementation sociale qui soit la plus protectrice possible pour les travailleurs.

C’est la position du Centre et du Centrisme depuis toujours.

Or ce n’est le cas dans aucun pays et, surtout, dans le monde où la globalisation (la mondialisation économique) est, malgré l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce (qui ne sert malheureusement à plus grand-chose), une jungle.

Nombre de conflits plus ou moins armés, nombre de conflits sociaux ont pour origine une même déviation dans le jeu et/ou le non-respect des règles plus ou moins bien établies.

Il est toujours piquant d’entendre les responsables politiques et les experts nous parler du droit international lorsque l’on sait que les relations internationales sont encore et toujours dominées aujourd’hui par la loi du plus fort comme l’apprennent tous les étudiants en droit au cours de leurs études...

Certes, le ou les plus forts ne peuvent pas systématiquement imposer leur(s) règles(s) du jeu mais ils pèsent de tout leur poids pour que la loi générale se rapproche de celle(s)-ci ou pour la contourner quand elle ne leur convient pas.

Ce que n’ont pas compris les adversaires et autres contempteurs de la globalisation, c’est que celle-ci était une chance pour obliger tout le monde à jouer selon la même règle.

Non pas que l’objectif ait été atteint ou que ce soit celui de certains pays, au premier rand desquels la Chine et, pas très loin de là, les Etats-Unis, mais une communauté internationale essayant de poser une règle du jeu identique, ça ne se voit pas tous les jours!

D’ailleurs, l’échec de l’organisation de la globalisation se voit dans l’échec de l’OMC même si l’organisation internationale fonctionne toujours et prend parfois des décisions.

Le constat est donc là, sans appel, la concurrence n’existe pas.

Mais pour qu’elle existe vraiment, il ne suffit pas que tout le monde joue selon les mêmes règles, il faut aussi que ces règles soient adaptées à la réalité, c’est-à-dire que tout le monde ne part pas avec la même chance que ce soit une PME face à une multinationale ou un pays en développement face à un pays riche.

D’où la difficulté de s’entendre sachant, par exemple, que la Chine a tenté pendant longtemps, avec succès, de se présenter  contre toute évidence comme un pays en développement pour justifier la non-application de nombre de règles du commerce mondial ainsi que des législations sociales protectrices des travailleurs.

Pour aller de l’avant, il faudrait que la communauté internationale ressemble en plus grand à l’Union européenne et à son grand marché.

Cependant, tout n’est pas parfait dans celle-ci parce que la concurrence entre les Etats membres et à l’intérieur des Etats membres n’est pas parfaite en témoigne les conflits économiques et sociaux qui surgissent ici ou là.

De plus, la fraternité (solidarité) n’y étant pas la vertu cardinale en matière économique et commerciale, l’égalité de traitement n’est pas toujours respectée ce qui permet à certains d’avoir plus de libertés que d’autres…

La guerre de Poutine contre l’Ukraine a bien montré que les mécanismes ne sont pas toujours efficaces ou ne sont pas assez contraignants.

Au début de l’invasion russe, chaque pays a joué son propre jeu (et intérêt) en matière énergétique permettant au dictateur du Kremlin de continuer à se remplir les poches grâce à ces divisions.

Et il peut toujours acheter des composants électroniques par des tours de passe-passe, de même que vendre son gaz et son pétrole, il suffit de faire transiter produits et matières premières par des pays tiers.

L’aide à l’Ukraine est également passée par l’assouplissement des règlementations douanières pour les biens qu’elle produit ce qui a exacerbé le ressentiment de certains secteurs comme celui de l’agriculture.

Cependant, le grand marché a créé une formidable dynamique et a évité bien des difficultés aux pays de l’Union européenne.

C’est donc en prenant ses réalisations, ses succès et ses échecs, ses accomplissements et ses inactions qu’il faut partir pour bâtir un système qui garantira du mieux possible que la même règle du jeu s’appliquera à tous et avec le maximum d’équité.

Ce n’est évidemment pas facile parce que les tricheurs existeront toujours au poker comme au Monopoly!

Néanmoins, c’est la seule manière de parvenir à un monde où l’on pourra également s’attaquer à tous les défis qui menacent l’Humanité comme le changement climatique, les épidémies et l’épuisement des ressources.

Alexandre Vatimbella

 

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mardi 23 janvier 2024

Point de vue. Les électeurs américains sont-ils «déplorables»?


«Déplorables», tel était le qualificatif qu’avait utilisé Hillary Clinton en 2016 pour caractériser les électeurs de Donald Trump.

On se rappelle ou pas qu’à l’époque, cela avait provoqué un tollé, pas simplement chez les républicains et chez les fanatiques trumpistes mais également dans les médias américains.

Huit ans plus tard, une présidence populiste passée, des propos extrémistes, mensongers et haineux déversés en diarrhée verbale, une tentative de coup d’Etat, 91 inculpations dans des procès au niveau fédéral et local, une nouvelle candidature et des sondages qui le placent à égalité avec Joe Biden pour la présidentielle de cette année, la question n’est plus de savoir si ce sont ceux qui votent pour Trump qui sont déplorables mais bien tous les électeurs américains!

Parce qu’au vu des références du bonhomme que je viens de rappeler, il ne devrait même pas obtenir 0,1% des intentions de vote!

Or le voici autour des 45% selon les agrégateurs de sondages qui sont publiés par le CREC.

Sans parler de ceux qui sont «indécis» et de ceux qui ne se rendront pas aux urnes, souvent pour punir Biden ou en estimant qu’il est trop vieux alors que Trump a quasiment le même âge (77 ans contre 81 ans)!

D’autant que si l’on compare les bilans entre Biden et Trump, la balance ne penche pas en faveur du premier mais s’écroule littéralement vers celui-ci…

Que ce soit en matière de politique intérieure avec ses grands plans de relance suite à l’épidémie de la covid19 et de la crise économique qui s’en est suivie ce qui a permis une croissance forte et un chômage au plus bas depuis 50 ans (seule l’inflation qui est désormais maitrisée a posé un problème) qu’en matière de politique extérieure avec le retour du leadership américain sur le monde libre, la lutte contre le changement climatique, l’aide à l’Ukraine, le barrage fait aux volontés impérialistes de la Chine, la lutte contre les Etats terroristes comme l’Iran, tout est à l’avantage de Biden, Trump n’ayant hérité que d’une situation favorable due à la présidence de Barack Obama, dont le vice-président était… Joe Biden!

Et même si ce dernier a des problèmes d’élocutions (qui viennent autant de son âge que de son bégaiement qu’il a réussi à dompter), son esprit et son intelligence lui permettent non seulement de gouverner mais de bien gouverner.

Face à lui, il y a un personnage corrompu, menteur, narcissique, limité intellectuellement, grossier et vulgaire, admirateur des autocrates et des dictateurs et qui veut mettre en place un régime autoritaire à son profit en jouant sur les peurs et les haines.

Avec tout cela, comment ne pas parler d’électeurs «déplorables» et pas seulement de ceux qui soutiennent Trump?!

Et, derrière tout cela, une question angoissante s’impose: la démocratie est-elle en train d’enfanter en ce début de troisième millénaire des peuples inconséquents et irresponsables, incapables de se dresser devant des aventuriers médiocres comme Trump dont on rappelle que sa notoriété vient de son exposition médiatique passée notamment dans les émissions de télé-réalité.

Si l’on doit espérer en un sursaut des électeurs américains, on ne peut s’empêcher également de penser que dans nombre de pays démocratiques, dont la France, nous assistons à cette «trumpisation» de l’électorat, que ce soit ceux qui votent pour les populistes et les extrémistes que ceux qui refusent de se mobiliser contre eux.

Rappelons qu’en France, sondages après sondages, les extrémismes et les populismes tournent autour des 50% d’intentions de vote quand ce n’est pas largement au-dessus.

Aris de Hesselin