Les Actualités sur Mondiaglobalisation

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mardi 24 février 2026

Le Focus. Quand les amis de Trump disent stop et qu’il s’en fiche


Les limites du pouvoir, voilà ce qu’est en train de vivre Donald Trump et cette expérience est d’autant plus difficile pour un mégalomaniaque narcissique de son acabit, qu’elle vient des personnes qui sont ses obligés comme des élus républicains ou les membres de la Cour suprême qu’il a nommés.

Ainsi de des derniers qui ont décidé de censurer ses droits de douane au motif qu’il ne pouvait pas les décider puisqu’ils sont une prérogative du Congrès.

Quand on sait que ces droits de douane étaient son seul trophée au cours de sa première année catastrophique de son second mandat, on comprend sa fureur quand la décision de la cour est tombée.

Et, bien sûr, au lieu de faire amende honorable et de déclarer qu’il respecterait l’arrêt rendu par les neuf juges, il a insulté ceux qui avaient censuré ses tarifs sur les produits étrangers, les accusant d’être corrompus vis-à-vis de puissances étrangères tout en déclarant qu’il allait en imposer de nouveaux de 10% – puis il a annoncé que ce serait 15% – et qu’ils concerneraient tous les pays de la planète.

Ces droits sont évidemment tout aussi illégaux que ceux qui ont été censurés par la Cour suprême et donc, s’il ne les fait pas ratifier par le Congrès – ce qui sera difficile car nombre d’élus républicains sont contre cette mesure –, ils connaîtront le même sort.

Plus ça va, plus Donald Trump suscite des réactions de rejet et, de plus en plus, de son propre camp.

S’il est trop tôt pour s’en féliciter pour la démocratie étasunienne, ces déboires de l’extrémiste populiste sont malgré tout une lueur d’espoir…

 


mardi 18 novembre 2025

Commentaire. Taxation des petits colis chinois: une réponse dérisoire


Certains diront que c’est mieux que rien.

Sans doute que la taxation des petits colis chinois envoyés en masse par les plateformes chinoises en Europe est une décision salutaire.

Mais elle ne règle évidemment pas la question de la pénétration du marché européen par les produits chinois.

D’autant que cette pénétration a été acceptée et même voulue par les pays européens qui ont encouragé la fabrication à faible coûts de tous ces produits par la Chine, trop contents de préserver un pouvoir d’achat de leurs populations tout en faisant le pari d’avoir toujours une innovation d’avance sur celle-ci, ce qui s’est révélé être une douce illusion qui aurait pu être démonté dès qu’il fut conceptualisé.

Comment, en effet, avoir pu croire qu’un pays comme la Chine allait seulement s’accommoder d’être l’usine de l’Occident sans chercher à le concurrencer puis, si c’était possible, à le dépasser.

Alors, aujourd’hui, ce qui reste à cet Occident c’est de taxer des petits colis de sites internet commerciaux qui sont en train de devenir les intervenants principaux des achats en ligne à l’instar de Tik Tok qui a pris le dessus sur ses réseaux sociaux.

Peut-être qu’il est déjà trop tard pour réagir à la hauteur du défi que la Chine nous impose.

Mais c’est bien nous qui avons créé cette situation.

 

 

mardi 11 novembre 2025

Commentaire. Le combat contre le changement climatique était-il perdu d’avance?


L’ouverture de la COP30 à Belem au Brésil, remet au cœur de l’actualité le combat contre le changement climatique.

Certains diront qu’il ne quitte pas l’actualité, c’est vrai, mais souvent comme bruit de fond ou comme une sorte de devoir journalistique sans que tout cela ne donne les résultats concrets escomptés.

Et, comme d’habitude, à l’ouverture de telles manifestations, les experts viennent expliquer que les objectifs fixés ne seront pas atteints, que les gouvernements ne prennent pas les décisions nécessaires mais que rien n’est encore perdu, qu’il n’est pas encore trop tard pour éviter la catastrophe climatique qui se profile, encore faut-il se mobiliser tout de suite.

C’est cela qu’a fait Jim Skea, président du groupe de chercheurs du GIEC, en déclarant qu’«Il est désormais presque inévitable que le réchauffement climatique dépasse 1,5°C à court terme, et cela est clairement dû à l'insuffisance des mesures prises en faveur du climat au cours des dernières années et à l'augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre qui en a résulté».

«Mais, a-t-il ajouté, il est peut-être encore possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d'ici à la fin du siècle» et que «cela impliquerait des réductions immédiates, profondes et durables des émissions de dioxyde de carbone, ainsi que l'élimination d'une partie importante du dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère».

Tout cela ressemble de plus en plus à un rituel qui donne bonne conscience à ceux qui se sentent préoccupés tout en laissant un arrière-gout de mauvaise conscience en voyant que l’Humanité n’agit pas en conséquence du risque encouru et des défis à relever.

Pour autant, doit-on être surpris de cette incapacité ou même ce refus de prendre réellement conscience de la situation?

Tout dans l’histoire de l’Humanité impose une réponse négative.

Et c’est cela qui est sans doute le plus décourageant.

Car si nous, l’Humanité, n’avons jamais été à la hauteur de ce combat à mener, ce n’est que comme pour tous les autres combats que nous aurions dû mener afin d’éviter que nos agirs et nos comportements créent des catastrophes de toutes sortes, des guerres mondiales aux génocides en passant par les famines.

D’autant que le changement climatique est un processus souvent à bas bruits exceptés certaines de ses manifestations spectaculaires.

Non pas qu’il ne cause pas des dommages et qu’il ne tue pas mais il n’est pas un danger perceptible à tout moment de nos existences comme ce fut le cas lors de la pandémie de la covid19.

D’où cette idée que l’on peut vivre avec, voire que l’on s’en sortira toujours avec certes, des dommages mais somme toute gérables.

Sans oublier cette fatalité qui est toujours présente dans un monde où nous sommes si vulnérables.

Cette COP ne changera pas les choses.

Les principaux pollueurs l’ont bien compris eux qui, déjà, n’appliquaient pas les recommandations et les décisions prises, et qui ne viennent même plus à ces conférences où ils faisaient semblant d’être concernés.


samedi 8 novembre 2025

Le Focus. Du problème chinois en France et en Europe


La vente de poupées pédocriminelles par Shein est un vrai scandale qui montre jusqu’où ces plateformes commerciales sont capables d’aller pour faire le maximum de profit qui est la seule raison de leur création et leur unique objectif.

Mais c’est également un des éléments du problème chinois que doivent affronter la France et l’Europe.

Rappelons encore une fois que nous, Occidentaux, sommes responsables de la menace que fait peser sur nos valeurs et sur l’organisation de nos sociétés la Chine et son régime dictatorial.

Oui, nous avons permis aux Chinois de devenir la deuxième puissance mondiale, tant en dans le domaine militaire qu’économique.

Oui, nous avons sciemment fait de la Chine notre fournisseur dans de multiples secteurs, des biens de consommation aux matières premières.

Rien ne prédisposait ce pays de nous vendre ses ordinateurs, ses voitures, ses panneaux solaires, ses terres rares et nous inonder de ses produits bas de gamme, souvent de très mauvaise qualité et parfois dangereux, à des prix défiants toute concurrence grâce à ses commerces en ligne.

Nous avons décidé et avalisé, des dirigeants politiques aux consommateurs en passant pas les entreprises, de faire de la Chine ce qu’elle est devenue sans nous rendre compte que nous étions en train de financer le développement d’une puissance concurrente voire agressive à notre encontre.

Car, avec l’argent que nous donnons aux Chinois, ceux-ci peuvent bâtir une armée puissante, soutenir des régimes autocratiques et dictatoriaux qui nous sont hostiles dont évidemment la Russie de Poutine.

Aujourd’hui, nous nous rendons compte que nous sommes souvent pieds et mains liés face à une puissance globalement nocive pour nos intérêts alors que nous pensions pouvoir l’utiliser au mieux de ceux-ci...

Par exemple, peu de gens savent que si nous sommes dépendants vis-à-vis d’elle pour les fameuses terres rares qui permettent de faire fonctionner nombre de produits essentiels à notre développement et à notre défense, c’est parce que nous avons décidé de ne plus en produire face à la pollution que cela engendrait pour en donner la quasi-exclusivité de la production – et des effets nuisibles – à la Chine qui, désormais, nous fait du chantage pour nous en fournir…

Alors nous parlons sans cesse de réagir sans réellement rien faire pour nous libérer de cette dépendance qui pourrait, dans un avenir pas si lointain, mettre définitivement à mal notre souveraineté, c’est-à-dire notre capacité à décider de notre avenir.

Beaucoup de discours, beaucoup de postures mais bien peu d’actes.

Sachant qu’il est peut-être trop tard…


mercredi 5 novembre 2025

Point de vue. Ce que nous dit le scandale des poupées de Shein


La découverte par l’administration française de la vente de poupées pédopornographiques par le site internet chinois Shein a créé un émoi fort compréhensible et très salutaire pour la protection des enfants considérés ici comme de simples objets du désir pervertis de pédophiles.

Et si Shein a retiré de la vente en France ces produits scandaleux, ce n’est pas le cas pour d’autres pays et n’est pas la seule entreprise chinoise à les commercialiser.

De quoi se poser des questions sur une supposée erreur ou faille qui est la défense du site.

De quoi également s'inquiéter du statut et de la condition des enfants dans le monde où, l'opposé de ceux qui affirment qu'ils sont des rois et vénérés comme des dieux, ils sont constamment en danger et ne bénéficient pas de la protection dont ils devraient bénéficier.

Vendre de telles poupées mais, plus grave, en fabriquer (sans même parler de ceux qui les achètent) révèlent plus largement une réelle démission de nos sociétés par rapport à ceux qu'elles devraient protéger prioritairement et des pratiques commerciales perverties où tout est bon, même l'ignominie, pour faire des profits.


mardi 4 novembre 2025

Le Focus. L’IA, comme internet, un outil aux deux visages


Ces dernières semaines, nombre de voix se sont fait entendre sur les dangers de l’intelligence artificielle.

Celle-ci peut en effet être une réelle menace pour le monde libre mais aussi pour l’Humanité tant ses possibilité d’être utilisée de manière négative se révèlent de plus en plus.

Surtout, la pratique qui en est faite montre tout ce que peuvent en retirer des individus ou des organisations criminels ou aux idéologies totalitaires.

Bien sûr, la plupart des artefacts créés par les humains peuvent être utilisés en bien et en mal.

Ici, on pense évidemment à internet et aux réseaux sociaux qui ont d’abord été vus comme des outils de liberté et de progrès, capables de connecter les gens entre eux et d’être une source d’information et de savoir extraordinaire.

Aujourd’hui, ce sont surtout les risques du web qui sont pointée du doigt, de l’élucubrationisme (complotisme) aux fake news en passant par les contenus abjects et le déversement de boue et de haine.

L’IA pourrait aussi être cet outil de libération et d’émancipation de l’humain.

Mais elle peut aussi devenir le cauchemar de l’humanisme en étant au service principalement des forces du mal.

Sans oublier qu’elle peut également être une base de données où pullulent les erreurs et les interprétations erronées comme des enquêtes viennent de le démontrer.

L’intelligence artificielle est perfectible et si l’on ne pourra empêcher son utilisation à des fins criminelles et par des idéologues extrémistes, il faut essayer de ne pas refaire les mêmes erreurs qu’avec internet et éviter les errements que nous connaissons aujourd’hui.

Cette tâche parait vouée à l’échec tant l’entreprise semble impossible à mener face aux forces contraires mais ce serait d’une grande lâcheté de ne pas essayer.

Le premier jalon doit être celui de la formation et de l'information sur qu'est l'IA et ce qu'elle recèle de bien et de mal. 

 


lundi 3 novembre 2025

Point de vue. Faire payer les riches, slogan simple mais application compliquée


Demander aux riches une participation financière plus grande à la communauté semble du bon sens à moins de considérer comme les néo-libéraux, les ultra-conservateurs et les libertariens qu’un individu ne doit rien à la société de sa fortune, acquise soit personnellement grâce à ses compétences, soit à sa famille, refusant ainsi de prendre en compte ce que la société fait pour qu’il puisse réussir, de la formation qu’elle lui a donné à son utilisation de ses infrastructures.

Cela devient plus controversé lorsqu’il s’agit de savoir quel montant de leur revenu ou de leur fortune les plus aisés doivent verser.

Et ici, entre en scène, au-delà même des notions de justice et de morale, les réalités du monde dans lequel nous vivons.

Et plus particulièrement deux d’entre elles qui compliquent de mettre en œuvre de manière simpliste le slogan «faire payer les riches» dont raffolent la Gauche et l’extrême-gauche.

La première est que nous vivons dans un monde où chaque pays joue son propre jeu en la matière.

Attirer les riches et surtout des grandes fortunes ainsi que les investissements étrangers est une volonté de tous les pays du monde.

Certains s’y sont spécialisés avec des fiscalités inexistantes ou très basses ainsi qu’avec d’autres outils comme le secret bancaire.

Face à cette compétition mondiale, imposer les riches fortement est contre-productif notamment pour l’économie.

Non pas que la présence de riches sur son territoire permet le fameux «ruissellement» – la dépense des plus riches bénéficiant in fine au plus pauvres –, théorie qui n’a jamais été prouvée concrètement, mais elle permet de retenir les capitaux de ses ressortissants et d’attirer ceux de l’étranger qui remplissent les caisses des banques et s’investissent sur son territoire.

Jouer seul contre tous les autres pays, c’est ainsi se tirer une balle dans le pied, la justice et la morale n’étant pas la préoccupation de tous vos concurrents…

Le deuxième est que l’argent reste la récompense favorite d’une majorité de ceux qui crée de la richesse dont bénéficie la société.

Qu’on le veuille ou non, qu’ils soient sympathiques ou détestables, beaucoup des entrepreneurs qui réussissent le font pour devenir riches, c’est la carotte qui les fait avancer prioritairement et ils ne s’en cachent pas même si la passion peut également les animer.

Les échecs des régimes communistes, au-delà de leur caractère totalitaire, viennent en partie de ce qu’il était impossible de fonder sa propre entreprise et/ou de devenir riche (à part pour la nomenklatura mais de manière parasitaire).

La Chine en est l’exemple parfait qui n’a pu devenir la deuxième puissance mondiale qu’en permettant à ceux qui entreprennent d’amasser des fortunes.

Ces deux réalités ne doivent évidemment pas empêcher une société de demander à ses concitoyens les plus aisés de participer monétairement de manière plus large.

Cependant, vouloir matraquer le riche, si cela peut se justifier dans certains cas au nom de la justice et de la morale, est, dans ce monde que nous avons créé et tel qu’il existe aujourd’hui, improductif et allant à l’encontre de ceux que l’on veut soi-disant protéger, les plus précaires.