Les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de détruire définitivement la Cour pénale internationale en annonçant des mesures pour lui couper ses moyens financiers, ce qui n’étonnera pas grand-monde sachant que, déjà, l’extrémiste populiste américain tente de détruire la justice indépendante de son pays et qu’il a la mainmise sur la Cour suprême en ayant nommé des personnalités, non pas pour leur expertise judiciaire, mais pour leurs opinions d’extrême-droite et leur volonté de le protéger de procédures judiciaires et de la prison.
Ajoutons, toutefois, que les Etats-Unis ne reconnaissent pas cette cour car ils estiment que leur souveraineté est inviolable par des institutions extérieures, ce qui peut être considéré comme une complète contradiction avec leur volonté de juger les criminels nazis par un tribunal international dédié à cette tâche, mis en place à Nuremberg à la fin de la Deuxième guerre mondiale.
Cette annonce a été dénoncée par la Cour qui estime que c’est une «attaque contre l'État de droit et contre les fondements mêmes de l'ordre juridique international, qui porte atteinte à ce principe simple : personne n'est au-dessus de la loi» et que «l’Histoire jugera ce moment».
Les réactions ont été nombreuses pour déplorer ou dénoncer la volonté des Etats-Unis de faire disparaître une institution essentielle pour éviter que les criminels, dont nombre sont à la tête de certains Etats, puissent commettre leurs méfaits en toute impunité.
Ainsi, la Cour a lancé des mandats d’arrêt contre des crapules tels que Poutine ou Netanyahu que les 125 Etats qui ont ratifié le traité la créant doivent appliquer s’ils mettent la main sur ceux-ci.
Une justice internationale basée sur les valeurs humanistes est une avancée dans un monde dominé par la violence et la loi du plus fort.
La disparition de la Cour serait une régression pour les droits de l’Humain.
Si le secrétaire d’Etat étasunien, Marco Rubio, a qualifié la Cour de «tribunal voyou», sans aucun motif solide, l’Union européenne a qualifié ces sanctions de «profondément regrettables», ajoutant qu'elle était «prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à la Cour de mener à bien sa mission
Et qu’elle « travaillera en étroite coopération avec la CPI pour garantir qu'elle continue de fonctionner efficacement».
