Les Actualités sur Mondiaglobalisation

lundi 15 juin 2026

Le Focus. Poutine tue de plus en plus de civils innocents


Il perd de plus en plus de terrain dans son agression criminelle, l’économie russe est de plus en plus en lambeaux, ses compatriotes sont de plus en plus mécontents de lui et, dans le même temps, il tue de plus en plus de civils innocents.

La fuite en avant de Poutine est à la hauteur du personnage, scélérate.

Selon le rapport mensuel de l’ONU sur les pertes civiles, les sbires du dictateur russe ont tué 274 civils ukrainiens et en a blessé 1763 en mai.

Danielle Bell, responsable du HRMMU a déclaré:
« Avec plus de 2 000 victimes civiles, le mois de mai a vu plus de victimes civiles que n'importe quel autre mois depuis avril 2022. L’intensification des hostilités et l’utilisation accrue d’armes puissantes dans les zones urbaines ont entraîné un nombre élevé de civils tués et blessés à travers le pays.»

Et d’ajouter :
«Les dommages civils que nous avons documentés ne se limitaient pas aux communautés proches de la ligne de front. Dans les villes d'Ukraine, des attaques répétées avec des missiles et des bombes aériennes ont tué et blessé des civils loin des zones de combats terrestres actifs.»

Il n’y a donc aucune circonstance atténuante à ces morts qui rentrent dans la stratégie du maître du Kremlin de tuer des innocents pour instiller la terreur dans la population civile en espérant que cette dernière se retourne contre Volodymyr Zelensky et exige la reddition du pays.

Une stratégie totalement inique et perdante qui démontre également sa totale incompétence.

Rappelons que celle-ci n’est pas la résultante des échecs de la campagne militaire mais a été appliquée dès le début de l’invasion russe avec des massacres de civils comme dans la ville de Boutcha.

C’est pourquoi Poutine devra répondre des ses crimes devant un tribunal international qui comprend également le kidnapping d’enfants ukrainiens et leur endoctrinement.

 


samedi 13 juin 2026

Le Focus. Pendant qu’il est en échec en Iran, Trump laisse tomber de plus en plus le monde libre


Comme le dit un député allemand interrogé par le New York Times, «le principal problème de l’OTAN est que, tant que Trump est président, il n’y a plus aucune certitude que les États-Unis viendront en aide aux Européens en cas d’urgence.»

Une analyse qui se vérifie puisque le président des Etats-Unis a décidé de réduire encore plus la présence des troupes américaines au sein de l’organisation de défense commune.

Ainsi, selon un document officiel, le gouvernement étasunien envisagerait une importante réduction des avions et des navires participent aux opérations de l’OTAN.

Si tel était le cas, cela limiterait les capacités de cette dernière à lancer des frappes de longue portée et à assurer la surveillance en vue d’assurer la sécurité des pays membres.

Au moment où Trump veut signer un accord à n’importe quel prix avec l’Iran pour se sortir du bourbier dans lequel il s’est mis tout seul et qui ressemble fort à un échec cuisant, il porte dans le même temps un coup à la défense du monde libre.

A chaque fois, ce sont les régimes totalitaires qui sont les bénéficiaires de ses décisions erratiques et de son incompétence.

En tout cas, une nouvelle occasion pour les pays européens de renforcer au plus vite leurs forces armées et de les inclure dans un système commun de plus en plus intégré.

 


vendredi 12 juin 2026

Le Focus. L’échec du SCAF est une mauvaise nouvelle pour une défense européenne commune


Il n’y aura pas d’avion de combat commun entre la France, l’Allemagne et l’Espagne qui pourtant avait mis en route le projet SCAF qui devait, outre la construction d’un avion, mettre en place un système de drones reliés entre eux par un système de communication numérique.

La responsabilité de cet échec n’est pas du à une mésentente franco-allemande et de leurs dirigeants mais à l’impossibilité des industriels qui devaient coopérer à ce projet, principalement Airbus et, surtout Dassault, à s’entendre et à partager leurs savoir-faire, l’avionneur français étant le plus rétif à cette collaboration.

Cette nouvelle n’est pas une surprise tant le SCAF était au point mort depuis longtemps.

Emmanuel Macron et Friedrich Merz n’ont fait qu’entériner cette situation sans issue.

Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour une défense européenne commune, particulièrement au moment où les Etats-Unis ne sont plus un partenaire fiable et que les menaces, notamment de la Russie mais aussi de la Chine, se font de plus en plus fortes pour la sécurité du continent et de l’UE.

Espérons que cela ne sera qu’une occasion de perdue sachant que les gouvernements français et allemands, tout en actant l’échec ont affirmé qu’ils continueraient à mettre en œuvre une coopération commune en matière militaire.


Editorial. Football: la Coupe du monde de la honte?


La Coupe du monde de football a commencé hier avec le match entre l’Afrique du Sud et le Mexique, une des trois nations organisatrices avec le Canada et, surtout, les Etats-Unis où auront lieu la finale le 19 juillet dans le New jersey dans le stade des équipes de football américain des New York Giants et Jets.

Si les Français espèrent que leur équipe se qualifiera pour une troisième finale consécutive, cette Coupe du monde est déjà entachée par la présence de Donald Trump à la tête des Etats-Unis.

De la comique et consternante remise à Trump du prix FIFA de la paix par son servile et trouble président Infantino, jusqu’aux vexations de plusieurs équipes africaines et de pays musulmans en passant par des prix des billets prohibitifs et l’instrumentalisation de la compétition pour la gloire du populiste démagogue de la Maison blanche, cette édition du plus grand événement sportif de la planète en termes d’audience ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.

Certains estiment qu’elle n’aurait pas dû avoir lieu dans un pays qui glisse dangereusement vers une autocratie et où l’extrême-droite au pouvoir a entamé une bataille contre la démocratie.

Pour eux c’est la Coupe du monde de la honte.

C’est vrai que l’on ressent un certain malaise à ce que les Etats-Unis de Trump accueillent la compétition et qu’il aurait été préférable de l’organiser ailleurs, voire de la cantonner au Mexique et au Canada.

Reste que ce n’est pas la première fois que celle-ci se déroule dans un pays pour le moins controversé.

Rappelons qu’en 1934, elle eut lieu en Italie sous régime fasciste, qu’en 1978, c’est l’Argentine alors dirigée par un régime dictatorial et criminel qui l’a organisée, qu’en 2018, c’est dans la Russie de Poutine qui avait déjà envahi une partie du territoire ukrainien et limité la liberté sur son territoire qu’elle se joua et que la dernière édition avait pour cadre le Qatar qui est loin d’être une démocratie mais est, en revanche, un des principaux bailleurs de fonds du terrorisme islamiste (ainsi que le propriétaire du PSG…).

Le sport, d’ailleurs, n’est pas avare de relations avec les pires régimes de la planète. Ainsi, l’Allemagne de Hitler, en 1936, et la Chine totalitaire, en 2008, se virent attribuer les Jeux olympiques…

Dans ce tableau si peu ragoutant, l’Amérique de Trump est un moindre mal même si aucun démocrate ne peut se réjouir qu’elle soit l’hôte de la grande fête du ballon rond.


mardi 9 juin 2026

Le Focus. Le monde a une mauvaise opinion d’Israël, comment en est-on arrivé là?


Dans un sondage mené dans 36 pays par le Pew research center, 67% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion d’Israël.

68% en France, 60% aux Etats-Unis, 65% au Canada, 75% en Italie, 73% en Allemagne, 69% au Royaume-Uni, 83% au Japon, 78% en Australie, 59% au Mexique, 52% au Brésil, 70% en Corée du Sud et ainsi de suite, les pourcentages sont une longue litanie d’un désamour avec l’Etat hébreu.

Seuls les sondés de quatre pays (Inde, Kenya, Ghana et Nigéria) ont une vue plus positive que négative d’Israël.

Une première explication de cette image si écornée vient sans aucun doute du premier ministre, Benjamin Netanyahu.

80% des Français, 88% des Italiens, 83% des Allemands, 82% des Espagnols, 75% des Britanniques, 72% des Canadiens, 59% des Américains n’ont pas confiance en lui et les pourcentages d’«aucune confiance» sont à chaque fois supérieurs à «pas confiance».

On peut supposer, également, que son amitié avec Donald Trump ne concoure pas à améliorer sa popularité…

Bien sûr, Israël a toujours été un objet de discorde mais pas d’un tel ressentiment.

Et les opinions négatives sont en constante augmentation comme par exemple en Italie et en Allemagne (+9), aux Etats-Unis, au Royaume-Unis et en Pologne (+8) ou au Canada (+5) par rapport à 2025.

La guerre contre le Hamas et les destructions dans la bande de Gaza avec des victimes civiles nombreuses puis la guerre contre le Hezbollah et les destructions au Liban avec, là aussi, des victimes civiles en nombre avec, dans le même temps de la violence contre les Palestiniens dans les territoires occupés et l’extension des colonies ont plombé l’image du pays.

Il sera sans doute difficile et surtout long avant que la tendance s’inverse surtout si les Israéliens renouvèlent le mandat de Netanyahu lors des prochaines législatives.