Les Actualités sur Mondiaglobalisation

lundi 16 mars 2026

Commentaire. Le nucléaire et l’indépendance de la France


On parle beaucoup de nucléaire ces temps-ci en France.

Il y a la dissuasion nucléaire qui permet à la France d’avoir une voix dans le concert des nations et d’assurer sa sécurité.

Une dissuasion portée par des avions et des sous-marins propulsés par des réacteurs nucléaires…

Il y a l’énergie nucléaire avec les centrales qui permettent à la France d’avoir une électricité moins chère qu’ailleurs et en plus grande quantité et qui lui donne un avantage économique certain.

Le nucléaire serait ce fameux élément qui donnerait raison au fameux slogan né lors de la première crise pétrolière en 1973, «en France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées».

Alors, évidemment, ce choix du nucléaire fait depuis la IVe République n’est pas sans risque.

Posséder des armes et des centrales qui utilisent l’atome apportent une sécurité mais également une insécurité de par les problèmes que pose son utilisation.

Une insécurité que la France affirme maitrisée mais qu’elle assume face aux bienfaits du nucléaire.

Emmanuel Macron a décidé de faire entrer la France dans une ère où celui-ci sera encore plus présent avec la construction de nombreuses nouvelles centrales et en dotant l’armée d’un nombre plus important de têtes nucléaires.

Et les Français l’approuvent comme le montrent deux enquêtes d’opinion qui viennent d’être publiés la semaine dernière.

Ainsi, un dernier sondage de CSA montre que 73% d’entre eux sont favorables au développement du nucléaire en France.

Et cette approbation concerne les sympathisants de tous les courants politiques.

Un sondage IFOP, lui, montre que 61% des Français estiment que le nucléaire est un atout pour la France alors que seulement 6% pensent que c’est un handicap.

 

dimanche 15 mars 2026

Editorial. Pour l’instant, le seul vainqueur de la guerre du golfe 2026, c’est Poutine


C’est une évidence, la seule personne qui a obtenu un succès dans la guerre contre l’Iran menée par les Etats-Unis et Israël c’est… Vladimir Poutine!

Devant l’impossibilité pour les tankers et les méthaniers d’emprunter le détroit d’Ormuz depuis que les mollahs menacent d’attaquer tout navire qui ne serait pas à destination d’un pays ami (essentiellement la Chine) et que Trump est incapable d’assurer la sécurité de la navigation de cette voie maritime où passe 20% du pétrole consommé dans le monde, l’extrémiste de la populiste de la Maison blanche a autorisé le dictateur russe, son ami, de vendre le sien notamment à l’Inde.

Voilà qui est une bouée de sauvetage pour l’économie russe mais surtout une aubaine pour Poutine de financer son agression contre l’Ukraine dont le dernier raid de drones et de missiles a encore fait quatre morts civils la nuit dernière.

Et, évidemment le régime en place au Kremlin de parader, de remercier Trump et de proposer son pétrole et son gaz aux pays européens (qui, eux, ont refusé de lever les sanctions)!

Alors que Trump est en train de perdre la face au Moyen-Orient parce qu’il est incapable de gagner la guerre et qu’il se ridiculise constamment avec des déclarations aussi contradictoires que mensongères, ce qui aura sans doute des répercussions négatives lors des élections de mi-mandat – si elles ont lieu et qu’elles ne sont pas truquées par son administration – pour le Parti républicain qui pourrait perdre la majorité au Congrès, en tout cas, à la Chambre des représentants, Poutine est ravi de cette nouvelle aide qui, une fois de plus, démontre de quel côté sont aujourd’hui les Etats-Unis dans la guerre en Ukraine, sachant qu’au même moment Volodymyr Zelensky est fustigé par Washington parce qu’il ne fait pas les concessions demandées par Moscou.

Et, cerise sur le gâteau, Poutine pourrait ne pas perdre son allié iranien puisque la résistance du régime des mollahs fait que, même s’ils perdent in fine militairement, ils pourraient se maintenir au pouvoir à l’instar de la dictature chaviste au Venezuela où Trump n’a fait que remplacer Maduro qu’il a enlevé par sa vice-présidente et faire des affaires avec elle.

Grâce à Trump, il y a aujourd’hui un Vladimir qui rit et un Volodymyr qui pleure.

Et un peuple ukrainien qui n’a pas fini de souffrir.

 


samedi 14 mars 2026

Le Focus. Trump va-t-il provoquer une crise économique mondiale?


L’hubris de Trump couplé à son incompétence recèlent de dangers gravissimes pour l’Humanité.

Sa dernière frasque, la guerre qu’il fait à l’Iran avec son ami Netanyahu risque ainsi de provoquer une crise économique mondiale où tous les pays –Etats-Unis inclus – seront les victimes.

L’envolée des prix du pétrole et du gaz en est une des premières manifestations sachant que par le détroit d’Ormuz actuellement non-navigable passe aussi une grande partie des engrais nécessaires à l’agriculture.

La déstabilisation provoquée dans le commerce mondial, l’incertitude du lendemain, les perturbations de l’activité économique sont à même d’amener une hausse de l’inflation et du chômage ainsi qu’une disparition de la croissance.

Tout ceci peut encore être évité si le conflit prend fin rapidement, ce qui ne semble pas le cas malgré les propos aussi triomphalistes que mensongers de Trump.

Plus il durera, plus les perturbations seront importantes.

Elu par le peuple américain pour s’occuper prioritairement de l’inflation – qui était en voie d’être résorbée par Biden – et de ne pas faire la guerre, l’extrémiste populiste fait exactement le contraire.

Sans doute que l’Histoire sera particulièrement sévère à propos de ses présidences erratiques.

Quoiqu’il en soit, c’est nous qui sommes en train d’en payer le prix.


vendredi 13 mars 2026

Le Focus. La France peut-elle rester «en dehors» de la guerre au Moyen-Orient?


La France se revendique une puissance qui compte en particulier au Moyen-Orient où elle défend le Liban (avec la présence de soldats français dans les casques bleus déployés dans le pays), a des alliances de défense avec plusieurs pays du Golfe dont le Qatar et le Koweit ainsi qu’une présence militaire en Irak et surtout à Abou Dabi où elle possède une base, compte des amis comme l’Egypte sans oublier son soutien à l’existence d’Israël, à la création d’un Etat palestinien et au peuple kurde.

Ayant dit cela, la France peut-elle tenir la position voulue par le Président de la république qui est de prétendre qu’elle est «en dehors» de la guerre qui oppose les Etats-Unis et Israël à l’Iran tout en voulant respecter sa parole à des pays qui y sont impliqués et défendre ses intérêts mis à mal avec, par exemple, la fermeture du détroit d’Ormuz?

L’attaque la nuit dernière d’une base des Kurdes en Irak de plusieurs soldats français dont un est décédé par un groupe terroriste ayant fait allégeance au régime des mollahs iraniens montre que cela va être très difficile d’être, à la fois, dehors – c’est-à-dire de ne pas prêter main-forte aux Américains et aux Israéliens – et dedans – en déployant une force militaire qui peut intervenir à tout moment pour défendre ses alliés et ses intérêts – sachant que l’Iran a tout intérêt plus le conflit se prolonge à impliquer les puissances européennes dont la France qui, avec le Royaume-Uni, a une histoire dans la région.

Cette attaque est évidemment une provocation sachant, qu’en plus, les militaires présents au Kurdistan remplissaient une mission de formation contre le terrorisme de Daesh, musulmans sunnites qui sont les ennemis jurés des chiites au pouvoir en Iran et en Irak.

La première réaction d’Emmanuel Macron est dans la droite ligne de ses précédentes réactions :
«L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak. À sa famille, à ses frères d’armes, je veux dire toute l’affection et la solidarité de la Nation. Plusieurs de nos militaires ont été blessés. La France se tient à leurs côtés et avec leurs proches. Cette attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015 est inacceptable. Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme. La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques.»

Reste que si d’autres attaques meurtrières ont lieu, la France devra choisir entre demeurer sur place et s’impliquer plus fortement dans le conflit ou se retirer pour éviter d’être conduite dans une escalade voulue par les mollahs.

Une reculade de la France serait une défaite mais les Français sont-ils prêts à payer un prix élevé pour une présence où nos soldats seraient les chassés sans possibilité d’être les chasseurs?

 


Le Focus. Un G7 dans la réaction plutôt que dans l’action


Le G7 s’est réuni en visioconférence sous la présidence de la France «pour organiser le travail sur les mécanismes à mettre en œuvre pour la liberté de navigation et la sécurité maritime» au Moyen-Orient, dixit Emmanuel Macron et plus particulièrement pour aborder le problème de la «fermeture» du détroit d’Ormuz par l’Iran et des conséquences qui s’en suivent sur le commerce mondial et plus particulièrement sur celui du pétrole et du gaz.

A l’issu de cette réunion, un communiqué commun a été publié (voir ci-dessous) et Emmanuel Macron a pris la parole pour expliquer ce qui a été décidé.

En réalité peu de choses puisqu’il semble impossible, pour l’instant, de garantir la sécurité des bateaux qui empruntent cette voie de navigation large de seulement 35 kilomètres.

Les sept pays (+ l’Union européenne) qui sont pourtant parmi les plus riches du monde (PIB par habitant), qui ont parmi eux la première puissance du monde (les Etats-Unis) et deux autres puissances nucléaires (France et Royaume-Uni) sont donc incapables de s’entendre et de prendre des décisions pour mettre fin à cette guerre en imposant leur volonté à l’Iran.

Au lieu d’être dans l’action, ils sont dans la réaction et la seule chose sur laquelle ils ont pu se mettre d’accord, c’est de décider qu’ils assureront la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz une fois que les hostilités auront pris fin.

Ils ont quand même décidé, dans le même temps, de continuer à sanctionner la Russie malgré ses offres de compenser avec son pétrole celui qui ne peut plus passer par le détroit d’Ormuz.

Comme l’a déclaré le président de la république:
«Nous avons acté également dans ce G7 que cette situation ne justifiait en aucun cas de lever les sanctions qui existent à l'égard de la Russie, que cette situation ne devait pas, évidemment, réduire notre attention à l'Ukraine, au soutien à l'Ukraine, et à la clarté que nous avons en termes de sanctions à l'égard de la Russie. Et donc, nous allons maintenir nos efforts. Plusieurs, d'ailleurs, d'entre nous, ont pu saluer l'implication des Ukrainiens, qui sont très rapidement venus en soutien de beaucoup de pays du Golfe pour leur apporter leurs capacités et leurs innovations en termes de lutte anti-drone.»

 

Communiqué du G7.
Les dirigeants du G7 se sont réunis en visioconférence ce mercredi 11 mars 2026 pour travailler sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen Orient. Il s’agissait de la première réunion des dirigeants du G7 depuis le début de la Présidence française du G7 en 2026.  
Cette réunion a permis de faire un point sur la situation et ses conséquences économiques, et de mettre en œuvre la coordination indispensable entre nos pays sur ce sujet. 
Les dirigeants du G7 sont convenus de mettre en place une coordination dans le but de se préparer pour restaurer la liberté de navigation dans la région. À ce titre, un travail est lancé pour explorer la possibilité d'escortes de navires quand les conditions de sécurité seront réunies ; il s'accompagnera de démarches envers les compagnies maritimes, les transporteurs et les assureurs.
Les dirigeants du G7 ont salué l’annonce de l’Agence internationale de l’énergie, préparée sous l’impulsion du G7, de libérer jusqu’à 400 millions de barils de réserves stratégiques, une quantité significative visant à envoyer un signal clair aux marchés mondiaux.
Les dirigeants du G7 encouragent la production énergétique dans les pays qui peuvent remplacer les capacités bloquées, et appellent à éviter toutes les mesures de restrictions à l’export. 
Les dirigeants du G7 sont convenus d’établir une coordination entre les pays membres du G7 et les économies du Golfe au sujet des conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. 
Les dirigeants du G7 ont réaffirmé leur unité et leur détermination à poursuivre les sanctions à l’égard de la Russie. 
Ils sont déterminés à suivre de près les impacts, les tensions sur les carburants, le gaz, mais aussi sur les engrais, point de vigilance important pour les agriculteurs et pour la sécurité alimentaire de tous.
Tous ces éléments sont des réponses concrètes aux préoccupations légitimes de nos compatriotes sur l’évolution des prix de l’essence. Nous continuons d’être pleinement mobilisés et vigilants.
Cette situation révèle aussi la pertinence de poursuivre un agenda d’indépendance énergétique et d’électrification, afin de réduire les dépendances aux soubresauts géopolitiques.

 

 


jeudi 12 mars 2026

Commentaire. Wanted: Donald Trump, l’homme le plus dangereux du monde


Or donc la guerre contre l’Iran est finie ou presque, juste quelques jours encore, dixit Donald Trump.

Le résultat: un Khamenei tué mais remplacé part un autre, une centaine de fillettes tuées dans leur école par un missile américain, un Liban encore plus déstabilisé, des pays du Golfe fragilisés, des prix du pétrole et du gaz qui jouent au yoyo, un peuple iranien désorienté, une alliance occidentale de plus en plus en lambeaux, un Poutine qui a plus de raison de rire que de pleurer et qui vient, après avoir déclaré son «soutien indéfectible au régime totalitaire des mollahs, de s’entretenir avec son ami Donald qui lui offre la possibilité de financer son agression de l’Ukraine en vendant à nouveau son pétrole et son gaz.

Une liste qui comprend de nombreux autres items.

La guerre de Trump est un nouvel exemple de l’incompétence de l’extrémiste populiste et de sa dangerosité.

Nous savons qu’il est décidé à mettre le chaos dans le monde et à l’intérieur des Etats-Unis mais, ici, rien n’est maitrisé, rien n’est pensé.

Si, demain, cette guerre effectivement prend fin, qu’auront gagné les Etats-Unis, les pays Occidentaux et le monde?

Rien.

Et puis, il y aura l’«après», non maitrisé évidemment.

Chacune des décisions de Trump démontrent l’absolue nécessité de mettre fin le plus rapidement à sa présidence pour l’empêcher de provoquer d’autres crises, voire, in fine, un cataclysme.

Oui, Trump est bien actuellement l’homme le plus dangereux du monde.

Et ce n’est pas peu dire quand on sait la concurrence des Poutine, Xi, Kim et autres dictateurs de la planète pour mériter ce terme.

 

 


mercredi 11 mars 2026

Editorial. Ne pas oublier l’Ukraine


Ce qui se passe au Moyen-Orient, une nouvelle fois, ne doit pas faire oublier les Ukrainiens et le calvaire qu’ils vivent depuis plus de quatre ans, victimes de l’agression criminelle de Poutine.

Que ce soit lors du massacre du 7 octobre 2023 du Hamas puis de l’intervention meurtrière d’Israël dans la bande de Gaza, de la chute d’Assad en Syrie ou de celle du Hezbollah au Liban ainsi que de la répression du régime des mollahs contre la population iranienne d’une violence inouïe, l’attention des médias s’est déplacée pendant un temps certain et à plusieurs reprises des champs de bataille de l’Ukraine aux terres moyennes-orientales.

Sans parler de l’enlèvement de Maduro au Venezuela par les Américains ou de la volonté de Trump d’annexer le Groenland.

Mais si l’on peut comprendre que ces événements aient suscité l’intérêt médiatique, en revanche, on ne peut être que surpris désagréablement de ces soudaines indifférences coupables de l’agression russe contre l’Ukraine alors que celle-ci a continué et continue à tuer des innocents quotidiennement et à menacer la paix et la sécurité de l’Europe.

Bien sûr, on connait le temps médiatique et l’idée selon laquelle la population se lasse d’entendre la même information tous les jours pendant des mois.

Mais la délivrance de l’information a aussi ses règles qui consiste à parler des événements importants quelle que soit leur durée.

L’Ukraine fait évidemment partie de ces événements importants et en parler encore et toujours, tous les jours, est un devoir déontologique.

 


mardi 10 mars 2026

Le Focus. Macron: «Quand Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée»


Attaquer Chypre, c’est attaquer l’Union européenne donc la France est venu rappeler Emmanuel Macron à Paphos, ville située sur la côte occidentale de l’île devant le premier ministre grec et le président chypriote après que ce pays, non seulement membre de l’UE mais également en train de la présider, ait été victime de drones iraniens sans doute lancés par le Hezbollah libanais.

Le Président de la république a déclaré sur les réseaux sociaux:
«À l’invitation du Président Nikos Christodoulides, je suis à Chypre, aux côtés du Premier ministre grec Kyriákos Mitsotakis. La sécurité de tous les Européens est notre intérêt commun. Nous avons immédiatement pris des mesures de solidarité avec Chypre, qui a été frappée par plusieurs drones et missiles. Nous avons déployé dans la zone la frégate Languedoc et une section de défense antiaérienne Mistral. Élément majeur qui contribue à la posture de défense d'ensemble : le porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aéronaval sont désormais à proximité de Chypre. Avant de rentrer à Paris, je m’y rendrai pour un point de situation.»

Puis, il a précisé :
«Nous n’avons pas voulu cette guerre, mais nous avons la responsabilité de tout faire pour protéger nos compatriotes, protéger nos économies, et éviter une escalade dans la région, au Liban et au Moyen-Orient. Ensemble avec le Président chypriote Nikos Christodoulides et le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotakis, nous œuvrons pour la sécurité autour de Chypre, en Méditerranée orientale. La France est solidaire de ses amis et alliés dans la région ciblés par les missiles et les drones. Notre responsabilité est aussi de protéger nos compatriotes restés dans la région, dont 400 000 Français. Nous coordonnons nos efforts afin d'assurer leur sécurité et accompagner les opérations de rapatriement de ceux qui le souhaitent. Enfin, la fermeture de fait des voies maritimes a un impact sur l’économie mondiale. Nous agissons pour rétablir la liberté de navigation et assurer la sécurité de ces voies essentielles, avec notamment l'opération maritime de l'Union européenne, Aspides. Dans le cadre de la Présidence française du G7, j’ai initié une coordination au niveau des chefs d’État et de gouvernement pour apporter des réponses aux défis énergétiques.»

Et il débuté son intervention par une affirmation sans ambiguïté et qui indique ce que sera la réponse de la France mais aussi de l’Union européenne si Chypre devait être à nouveau attaquée de manière beaucoup plus forte: «Quand Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée».

 


lundi 9 mars 2026

Le Focus. Quand la Russie aide l’Iran à s’attaquer aux Etats-Unis, Trump refuse d’agir


Alors que les Américains demeurent majoritairement contre la guerre de Trump contre l’Iran et que celui-ci est toujours incapable de préciser exactement quel est son objectif final, ou plus exactement qu’il en change continuellement démontrant qu’il n’a jamais su ce qu’il voulait faire, il est avéré que la Russie aide l’Iran à se défendre en fournissant, notamment, des indications sur les déplacements des avions et des navires de l’Air force et de la Navy.

Cette information aurait dû faire réagir le président des Etats-Unis par le biais d’une ferme condamnation de cette aide agrémentée par des mises en garde à Moscou.

Or, rien de tel dans la bouche de Trump qui a d’abord nié que ce soit le cas, puis l’a minimisée pour enfin refuser de la condamner et de prendre des mesures de rétorsion.

Une attitude particulièrement antipatriotique, un qualificatif très fort aux Etats-Unis mais qui est en revanche très compréhensible si l’on se réfère aux relations Trump-Poutine et qui renforcent les suspicions d’une entente entre les deux hommes que l’on discerne fortement déjà depuis l’invasion de l’Ukraine par le dictateur russe.

Il faut prendre la mesure d’un tel comportement de la part d’un président américain alors même que les soldats dont il est le «commander in chief» risquent leur vie quotidiennement dans un conflit dont il est l’initiateur.

On n’est plus ici dans le refus de soutenir un pays démocratique agressé par un régime totalitaire, ce qui était pour le moins inquiétant, mais d’un refus d’agir contre un pays qui aide l’ennemi de son propre pays que l’intéressé lui-même pourrait qualifier de trahison s’il n’en était pas le protagoniste.

 


dimanche 8 mars 2026

Commentaire. Les clownesques commentaires des propos d’un clown nommé Trump


Il est stupéfiant de constater que les médias en sont encore à commenter les propos de Donald Trump comme s’il y avait une quelconque rationalité dans ceux-ci.

A nouveau, concernant l’Iran, le clown dangereux de la Maison blanche dit tout et n’importe quoi, change d’opinion plusieurs fois par jour, étale son incompétence et son ignorance de la situation et, encore une fois, les médias commentent avec sérieux ses imbécilités comme si elles étaient le fruit d’une réflexion issue d’une pensée élaborée et construite.

Alors, bien sûr, le clown en question est président de la première puissance mondiale et c’est la raison pour laquelle experts médiatiques et journalistes commentent ses déclarations.

Mais, ce qu’ils devraient plutôt faire, c’est surtout de noter les incohérences, les mensonges et les bêtises proférées et non pas de tenter une analyse sérieuse du discours.

En revanche, ils devraient se focaliser sur les décisions qu’il prend vraiment.

Ici, le seul élément tangible qui mérite commentaires et analyses, ce sont les actes de Trump parce que, là, c’est du concret.

Le clown de la Maison blanche a bien compris le pouvoir des mots et la fascination qu’il exerce sur le monde médiatique parce que son agir, lui, est pavé de fiasco, de faillite et de revers.

Il a donc tout intérêt à noyer ses échecs dans une diarrhée verbale sans fin où l’on cherche en vain une logique.

De ce point de vue, le clown réussit son numéro de cirque.

 


samedi 7 mars 2026

Le Focus. En finir avec le régime scélérat iranien mais est-ce bien l’intention de Trump?


Tous les jours, les déclarations des plus hauts responsables américains se contredisent dans une cacophonie aussi comique que pitoyable mais aussi dangereuse.

Face à une Administration incompétente où les mensonges se mélangent avec l’ignorance crasse, il est impossible de savoir où Donald Trump veut mener son pays et le monde.

Sans doute ne le sait-il pas lui-même.

Or, cette fuite en avant sans but clairement défini permet tous les dérapages mais aussi toutes les possibilités de fiasco.

Néanmoins, si personne, même lui, ne connait les intentions de l’extrémiste populiste de la Maison blanche, il semble que le changement de régime ne soit pas son objectif et que si cela se produit, ce ne sera qu’une conséquence collatérale.

Pourtant, l’essentiel est bien la chute des mollahs criminels et corrompus.

C’est bien ce que doit être l’objectif premier que la communauté internationale et, plus particulièrement, les Occidentaux et les pays démocratiques, doivent poursuivre.

Parce que la disparition de la république islamique aura un effet positif, à la fois, pour le peuple iranien mais également pour tout le Moyen-Orient et, plus largement, pour une meilleure sécurité dans le monde.

Régime totalitaire, terroriste, allié des pires dictatures, menteur et dissolu, il a causé et cause encore des violences et des crimes dont le but est clairement la déstabilisation de la planète.

Si l’on veut faire une comparaison, les buts poursuivis par les mollahs chiites sont les mêmes que ceux des membres de Daesh sunnites, imposer un islamisme fondamentaliste et crépusculaire qui puise ses références dans les textes les plus obscurantistes et réactionnaires de l’Islam.

 


vendredi 6 mars 2026

Commentaire. Guerre au Moyen-Orient: oui, la France tient son rang


A ceux qui l’auraient oublié ou qui le feindraient, la France n’est pas une grande puissance mais, dans la terminologie géopolitique, une puissance moyenne dotée de l’arme nucléaire.

Cependant, elle n’en est pas moins un pays qui est souverain et qui compte dans les relations internationales en témoigne les attaques dont elle peut être l’objet de la part de la Russie de Poutine ou des Etats-Unis de Trump.

Ces derniers ont décidé avec Israël de faire la guerre au régime des mollahs iraniens en ne prévenant personne et surtout pas leurs «alliés», que ce soit la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, le Japon ou le Canada, entre autres.

Pris de court, ces pays ont réagi à ce conflit pour lequel ils ont été mis devant la fait accompli sans leur accord, ni même avoir été consultés.

La France a adopté une position conforme à ses valeurs et ses principes.

De même, elle a pris des décisions fortes pour protéger ses intérêts et remplir ses obligations face à ses alliés dans la région sans oublier d’assurer la sécurité de Chypre – membre de l’Union européenne et actuellement en assurant sa présidence – attaquée par le Hezbollah sur ordre de Téhéran.

En même temps, elle appelle à une solution négociée non sans avoir rappelé que le régime iranien porte la responsabilité de la crise actuelle.

Alors, oui, la France tient son rang.

Sans doute qu’une Union européenne vraiment unie pourrait faire plus mais, là, c’est une autre affaire…

 

 


jeudi 5 mars 2026

Editorial. Attaque de l’Iran: première perdante, l’information


Si l’on ne sait pas encore qui va perdre ou qui va gagner entre l’Iran et la coalition américano-israélienne, en revanche, on connait la première perdante et elle s’appelle l’information.

Voilà qui semble une affirmation pour le moins incongrue alors que depuis quatre jours nous sommes abreuvés, même inondé d’images et de propos sur cette guerre.

Mais, justement, comme c’est le cas depuis la naissance des chaînes d’information en continu et d’internet, l’adage «trop d’informations tue l’information» se vérifie une nouvelle fois.

Pourquoi?

Parce qu’une concurrence effrénée agite le monde médiatique.

Dès lors, il faut attirer le chaland – le citoyen – par tous les moyens possibles.

«Amusez-vous» donc à zapper sur votre écran entre les chaînes d’information quelles soient françaises ou étrangères ainsi qu’entre les différents sites internet d’information et, parions, qu’in fine, vous ne saurez, plus trop ce qui se passe dans ce conflit!

Entre les nouvelles qui n’en sont pas (beaucoup de «breaking news» qui font croire à un développement majeur de la situation alors qu’il ne se passe pas grand-chose, voire rien du tout de nouveau), les commentaires d’experts et de journalistes qui ne connaissent pas l’Iran ou les Etats-Unis ou Israël ou les pays du Golfe ou tous à la fois, sans parler de ceux qui font passer leurs souhaits ou leurs fantasmes avant la réalité et ceux qui viennent asséner leurs vérités qui ne sont que des opinions discutables, le pauvre citoyen, qui aimerait bien comprendre ce qui se passe, quels sont les enjeux, qui est qui et qui fait quoi, en est pour ses frais.

Ici, on apprend que l’Iran n’est pas aussi puissant qu’on l’imaginait, là, qu’il est plus fort qu’on le pensait.

Ici on affirme que Trump ne veut pas la chute du régime, là, qu’il a décidé de le détruire.

Ici on est certain que ce sont les Etats-Unis de Trump qui dirigent la coalition, là, que c’est l’Israël de Netanyahu qui impose ses désidératas.

Ici, on prédit que l’Iran n’aura bientôt plus d’armes pour se battre, là, qu’il regorge de drones qui vont lui permettre de durer et d’infliger des dégâts considérables à ses adversaires.

Ici, on prétend que les Etats-Unis n’ont pas assez de munitions pour une guerre longue, là, que ses stocks sont pleins.

Là, on déclare que l’Iran peut bloquer le détroit d’Ormuz pendant des semaines avec une crise énergétique à la clé, là, qu’il lui est impossible d’empêcher les pétroliers et gaziers de l’emprunter et que de toute façon, il a besoin qu’il soit praticable afin d’envoyer son pétrole en Chine.

Et ainsi de suite.

Dans ce genre d’événements, c’est vrai, il est souvent difficile d’avoir un tableau clair de la situation et de prédire l’avenir.

Mais il est aussi vrai que ceux qui sont sensés nous permettre de comprendre ce qui se passe, trop souvent sèment la confusion plutôt qu’ils nous donnent des clés pour nous rendre la situation compréhensible parce que l’information est de plus en plus un simple produit soumis aux lois d’une concurrence commerciale et dont la finalité n’est pas le savoir mais de raconter des histoires dont l’objectif est d’attirer puis de retenir le public le plus nombreux possible comme c’est le cas sur les réseaux sociaux.

 

 


mercredi 4 mars 2026

Commentaire. C’est qui le chef, Trump ou Netanyahu?


Il n’est guère surprenant que Donald Trump ne sache pas où il va à part de tenter de se glorifier et de se remplir les poches.

Cela a toujours été le cas et, en l’occurrence, chez lui, l’occasion fait le larron.

Ainsi, pour trouver le moyen d’occuper l’espace, de contenter sa mégalomanie narcissique mais aussi pour faire oublier tous les échecs, l’extrémiste populiste de la Maison blanche saute sur toutes les occasions qui se présentent sans même se préoccuper d’une quelconque cohérence de sa politique.

C’est ce qui est en train de se passer avec son attaque de l’Iran qui lui permet de se remettre en scène, espère-t-il positivement si les circonstances vont dans son sens, et de mettre sous le tapis ses problèmes et notamment l’affaire Epstein où il est de plus en plus acculé par les révélations tant de ses agissements que par les tentatives de les cacher au peuple américain.

Dès lors, quand Netanyahu lui propose d’en finir avec le régime des mollahs, lui qui n’a jamais rien fait pour se débarrasser de cette dictature religieuse et qui n’a pas levé le petit doigt lorsque le peuple iranien s’est fait tirer dessus avec des dizaines de milliers de morts par les gardiens de la révolution, il y voit une opportunité à saisir.

Sauf qu’il n’a aucun plan et qu’il ne sait pas où il vaut aller en allant bombarder Téhéran et les autres grandes villes iraniennes ainsi que les installations militaires et nucléaires.

Ce qui lui permet de changer d’heure en heure sur ce qu’il veut faire jusqu’à dire qu’il pourrait tout arrêter si le régime en place fait amende honorable puis d’affirmer qu’il ne s’interdit pas d’envoyer des troupes au sol, ce qu’il avait promis de ne jamais faire lors de sa campagne présidentielle.

Quel contraste avec Benjamin Netanyahu qui, s’il est aussi dans la démarche de faire oublier toutes les casseroles qu’il traine derrière lui et qui devrait théoriquement faire qu’il soit en prison, comme Trump d’ailleurs, sait exactement ce qu’il veut, la chute des mollahs, la destruction des capacités militaires de l’Iran et un nouveau régime qui serait l’ami d’Israël et il a un plan pour y parvenir.

Dans l’affaire, sans conteste, le chef de l’opération «lion rugissant», comme on l’appelle en Israël mais aussi de l’opération «fureur épique», sa dénomination étasunienne, c’est le premier ministre israélien, pas le président américain.

Non seulement Netanyahu a réussi à manipuler Trump mais il fait tout pour que ce dernier soit incapable de se sortir de l’opération avant le terme qu’il lui a fixé.

Une fois de plus l’incompétence et l’incapacité de Trump se révèlent dans ses propos et dans ses décisions mais aussi la facilité avec laquelle on peut le manipuler, ce qu’a très bien compris Netanyahu.

 


mardi 3 mars 2026

Commentaire. Oui les mollahs doivent perdre, non, Trump ne doit pas gagner!


Il serait dommage que le régime criminel au pouvoir à Téhéran réchappe à son anéantissement programmé.

Mais il serait tout aussi dommage que Trump ressorte en grand vainqueur de ce conflit qu’il a initié.

Dans un cas comme dans l’autre, ce serait dommage pour la démocratie.

Imaginons que les mollahs puissent garder le pouvoir.

S’en suivrait une vengeance contre le peuple iranien qui serait terrible.

C’est pour cela et pour la stabilité de la région qu’ils doivent perdre.

Imaginons que Trump gagne.

S’en suivrait un renforcement de sa présidence qui lui permettrait de continuer à affaiblir la démocratie étasunienne tout en accentuant sa chasse aux sorcières contre ses opposants mais aussi à poursuivre sa politique impérialiste qui n’obéit à aucune légale tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des Etats-Unis, notamment au détriment de l’Europe.

C’est pour cela et pour éviter au monde libre une crise existentielle qu’il doit perdre.

Cela ne vous aura pas échapper que nous sommes ici dans un scénario impossible.

Si les mollahs perdent, c’est que Trump gagne et inversement, si Trump perd, les mollahs gagnent!

Un match nul ne serait pas plus satisfaisant puisque les deux camps pourraient réclamer la victoire et poursuivre leurs sombres desseins.

Reste la possibilité populaire avec un soulèvement en Iran qui chasse les mollahs pendant qu’aux Etats-Unis une résistance empêchent Trump de confisquer encore plus le pouvoir à son profit.

Est-ce possible? Sans doute.

Est-ce probable? On en doute.


lundi 2 mars 2026

Le Focus. Iran: Où est le plan de Trump pour l’«après»?


Après l’invasion de l’Irak, on s’aperçut très rapidement que George W Bush n’avait aucun plan structuré pour l’avenir du pays sans le dictateur Saddam Hussein sauf l’idée que le peuple se révolterait pour mettre en place une démocratie à la sauce occidentale et que tout serait pour le mieux.

On a vu quel désastre cette totale impréparation de l’«après» a causé pour la région mais aussi pour le monde et les Etats-Unis se sont promis de ne jamais recommencer pareille aventure.

Avec les frappes contre l’Iran et l’élimination du dictateur Khamenei, on entend Donald Trump affirmer qu’il faut un changement de régime et que c’est le peuple iranien qui doit se révolter pour conquérir sa liberté.

Des propos quoi rappellent étrangement ceux de Bush.

En fait, l’extrémiste populiste semble ne pas avoir plus de plan pour cet «après» que n’en avait celui qui occupa la Maison blanche avant lui, de 2001 à 2008.

Et si l’on peut créditer Bush d’avoir voulu vraiment mettre en placer une démocratie à Bagdad (même si d’autres objectifs étaient également présents), on peut douter que ce soit la volonté première ou même secondaire de Trump.

Son objectif est d’abord de briser l’Iran pour faire plaisir à Netanyahu mais également à tous les dirigeants arabes du Golfe avec qui il a noué des relations très fortes, en témoigne les nombreux cadeaux que ceux-ci lui ont offerts.

Et pour que l’Iran ne soit plus une menace pour ses amis mais, également et bien sûr, pour les Etats-Unis, il faut mettre fin à son programme nucléaire et détruire cet Etat terroriste et ses proxys qui s’effondreront sans doute avec lui.

Ensuite, il s’agira de faire ce que préfère Trump, du business avec un pays qui regorge de pétrole (quatrième réserve mondiale) et de gaz (première réserve mondiale).

L’«après», que ce soit ou non un régime démocratique, l’indiffère comme on l’a vu suite à la capture de Maduro au Venezuela.

L’important sera de faire des affaires avec les dirigeants en place pour enrichir les Etats-Unis et lui-même…

Tout ce que l’on peut espérer en l’état, c’est que le peuple iranien sera assez fort pour s’unir très majoritairement pour mettre en place un régime démocratique qui réunira toutes les composantes d’une population aux multiples ethnies des Perses aux Kurdes en passant par les Azéris, les Arabes, les Baloutches, les Lors, les Turkmènes, les Qashqais, les Mazandaranis, les Talyshs et les Gilakis





dimanche 1 mars 2026

Editorial. Boycotter les Jeux paralympiques suite à la réintégration de la Russie?


Poutine continue à tuer des innocents quotidiennement en Ukraine mais le comité international paralympique n’en a cure et a quand même réintégré la Russie (et son satellite, la Biélorussie) pour les jeux qui vont se dérouler à partir du 6 mars.

Une décision qui a suscité la réaction indignée de Glenn Micallef, le commissaire européen à l'Equité intergénérationnelle, à la Jeunesse, à la Culture et au Sport:
«Je soutiens les athlètes paralympiques et tout ce qu'ils représentent.
Cependant, autoriser d'abord la Russie et le Bélarus à revenir, puis accorder une invitation et une procédure accélérée de participation sans qualification? C'est inacceptable.
Tant que la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine se poursuit, je ne peux soutenir le rétablissement des symboles nationaux, drapeaux, hymnes et uniformes, indissociables de ce conflit.
Pour cette raison, je n'assisterai pas à la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques.
Je le fais par respect pour les athlètes, mais en toute conscience des principes en jeu.
Le sport unit lorsqu'il défend ses principes. Il divise lorsqu'il les compromet.
J'appelle mes homologues partageant les mêmes idées à adopter la même position.»

Oui, cette réintégration est non seulement scandaleuse mais une insulte à tous les morts causés par le criminel de guerre Poutine et son régime.

Comme le dit fort justement le ministre ukrainien des Sports, Matvi Bidny:
« Les drapeaux de la Russie et de la Biélorussie n’ont pas leur place dans les événements sportifs internationaux qui prônent l’équité, l’intégrité et le respect. Ce sont les drapeaux de régimes qui ont fait du sport un outil de guerre, de mensonge et de mépris».

Encore une fois, les instances sportives internationales font preuve d’une mansuétude coupable envers des régimes qui bafouent les droits de l’humain au motif que le sport n’aurait rien à voir avec la politique (sic!).

Alors, faut-il que les pays démocratiques boycottent ces jeux paralympiques?

Ce serait une bonne idée, en tout cas, de déclarer qu’ils n’y participeront pas sauf si le comité ne revient pas sur sa décision.

D’autant que, déjà, plusieurs d’entre eux ont indiqué qu’ils ne participeraient pas au prochain concours de l’Eurovision si Israël était présent.

 


Le Foucs. Attaque de l’Iran par les Etats-Unis et Israël: pour Macron, «l’escalade en cours est dangereuse pour tous»


Emmanuel Macron a réagi à l’attaque des Etats-Unis de Trump et d’Israël de Netanyahu contre le régime totalitaire des mollahs en Iran.

Pour le Président de la république, «L’escalade en cours est dangereuse pour tous» et «elle doit cesser».

Mais, selon lui, la responsabilité en revient à l’Iran :
«Le régime iranien doit comprendre qu’il n’a désormais plus d’autre option que d’engager une négociation de bonne foi pour mettre un terme à son programme nucléaire et balistique comme à ses actions de déstabilisation régionale. C’est absolument nécessaire à la sécurité de tous au Moyen-Orient.»

Et il souhaite également que le peuple iranien puisse «construire son avenir librement» ajoutant que «les massacres perpétrés par le régime islamique le disqualifient et nécessitent que la parole soit rendue au peuple» et que «le plus tôt sera le mieux».

 

Voici le message d’Emmanuel Macron posté sur les réseaux sociaux :
«Le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité internationale.
Dans ce moment décisif, toutes les mesures sont prises pour la sécurité du territoire national et celle de nos compatriotes ainsi que de nos emprises au Moyen-Orient.
La France se tient également prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation.
L’escalade en cours est dangereuse pour tous. Elle doit cesser.
Le régime iranien doit comprendre qu’il n’a désormais plus d’autre option que d’engager une négociation de bonne foi pour mettre un terme à son programme nucléaire et balistique comme à ses actions de déstabilisation régionale. C’est absolument nécessaire à la sécurité de tous au Moyen-Orient.
Le peuple iranien doit aussi pouvoir construire son avenir librement. Les massacres perpétrés par le régime islamique le disqualifient et nécessitent que la parole soit rendue au peuple. Le plus tôt sera le mieux.
Fidèle à ses principes et consciente de ses responsabilités internationales, la France demande une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies.
Je suis en contact étroit avec nos partenaires européens et nos amis au Moyen-Orient.»

 

Pour Kaja Kallas, la vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité:
«Les derniers développements au Moyen-Orient sont périlleux.
Le régime iranien a tué des milliers de personnes. Ses programmes de missiles balistiques et nucléaires, ainsi que son soutien aux groupes terroristes, constituent une grave menace pour la sécurité mondiale. L’UE a adopté de fortes sanctions contre l’Iran et soutient les solutions diplomatiques, notamment sur la question nucléaire.
Je me suis entretenu avec le ministre israélien des Affaires étrangères, M. Saar, et d’autres ministres de la région. L’UE coordonne également étroitement ses efforts avec ses partenaires arabes afin d’explorer les voies diplomatiques.
La protection des civils et le respect du droit international humanitaire sont une priorité. Notre réseau consulaire est pleinement mobilisé pour faciliter le départ des citoyens de l’UE. Le personnel non essentiel de l’UE est rapatrié de la région.
Notre mission navale Aspides reste en état d’alerte maximale en mer Rouge et est prête à contribuer au maintien de la navigation.»