Les Actualités sur Mondiaglobalisation

dimanche 27 septembre 2026

Le Focus. La Chine qui aide la Russie qui aide l’Iran qui aide la Russie qui aide la Chine qui aide l’Iran


L’internationale totalitaire n’est pas qu’un concept ou qu’un projet et encore moins des déclarations idéologiques dans le vide.

Non, l’internationale est une réalité concrète qui menace et attaque l’ordre mondial et le monde libre.

Rappelons que cette internationale a été mise sur pied par Xi Jiping et regroupe, outre le dictateur chinois, le russe Poutine, les mollahs iraniens, le nord-coréen Kim, le biélorusse Loukachenko et quelques autres sous-fifres notamment en Asie et en Afrique.

Actuellement, cette alliance fonctionne, tous les jours à plein régime.

Ainsi, sans l’aide la Chine et de l’Iran, la Russie ne pourrait continuer son agression contre l’Ukraine.

Sans l’aide la Chine et de la Russie, l’Iran ne pourrait faire face aux Etats-Unis.

Sans l’aide de la Russie et de l’Iran, la Chine ne pourrait mettre en place sa stratégie anti-occidentale.

Et, bien sûr, n’oublions pas l’apport de leur rejeton, la Corée du Nord, qui n’en finit pas de s’armer et d’aider ses géniteurs chinois et russes ainsi que leur ami iranien.

Face à cette internationale dont l’intention est de dominer le monde, les démocraties sont en retard, ce qui se comprend puisque leur finalité n’est pas le conflit comme pour les totalitarismes mais le compromis et le consensus.

Heureusement grâce à plusieurs lanceurs d’alerte dont un des plus actif est le président de la république française, nous faisons des efforts pour éviter que cette entraide entre despotes leur permette de mettre la planète sous leur coupe.

Mais il ne faut évidemment pas relâcher les efforts – ce qui serait certainement le cas avec les victoires des extrêmes en France, en Allemagne ou au Royaume-Uni – mais passer à un niveau supérieur pour que cette internationale ne puisse jamais être en mesure de nous attaquer puis pour la mettre à bas pour le bien de toute l’Humanité.

 


samedi 26 septembre 2026

Le Focus. Trump, l’ami des dictateurs, bis repetita


Encore une fois, Donald Trump s’affiche triomphalement avec un de ses «amis» – comme il les appelle lui-même – dictateurs, en l’occurrence le chinois Xi Jinping en visite à Washington et pour lequel il a déroulé le tapis rouge au-delà de toute civilité diplomatique.

Et ce quelques jours après qu’il ait invité personnellement le russe Vladimir Poutine à participer au prochain G20, sachant que celui-ci est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour internationale de justice (que les Etats-Unis ne reconnaissent pas) pour ses crimes de guerre en Ukraine.

Et juste auparavant, il avait limité les exercices militaires avec la Corée du Sud pour faire plaisir au nord-coréen Kim Jong-Un.

Cela dit bien évidemment quelque chose de qui est Trump, fasciné par les hommes forts dont il se prétend être un des leurs et souhaitant instaurer un régime autocratique dans son pays.

Trump n’est pas un démocrate, n’est pas un défenseur du monde libre, est un soutien de tous les partis d’extrême-droite en Europe et ailleurs.

Au-delà de son incompétence et de son narcissisme, il est un danger pour la liberté dans le monde.

Ce qui le prouve, ce sont toutes ses tentatives aux Etats-Unis même de limiter le droit de vote, en particulier des électeurs démocrates et des minorités ethniques, de s’en prendre à périodes répétées à la liberté d’expression, en particulier celle des médias, de vouloir mettre en prison tous ses opposants en les poursuivant devant les tribunaux.

Et nous saurons très bientôt, non pas jusqu’où il est prêt à aller mais jusqu’où il peut aller avec les élections de mid-terms qu’il doit normalement perdre et dont il refusera d’accepter les résultats.

Car, demain, Trump ne sera peut-être plus l’ami des dictateurs mais bien l’un d’entre eux.

 

 


vendredi 25 septembre 2026

Le Focus. Assemblée générale de l’ONU: beaucoup de paroles mais peu d’actes


Comme le dit le New York Times, «Les impasses diplomatiques et les conséquences économiques mondiales des conflits armés ont dominé les discussions lors du rassemblement annuel des dirigeants mondiaux à l'Assemblée générale des Nations Unies».

Et les discours se sont succédés sur ces thèmes, les plus sérieux mettant l’accent sur l’urgence à trouver des issues à une situation mondiale qui ne cesse de se dégrader et qui risque de créer un chaos des plus dramatiques.

On passera bien sûr sur le discours toujours aussi lunaire de Donald Trump, venu une nouvelle fois se vendre, ou celui de Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe dont l’inanité et la somme des mensonges ont prouvé une nouvelle fois que Poutine préférait entraîner le monde dans sa chute plutôt que de négocier la paix.

Mais de Volodymyr Zelensky à Emmanuel Macron en passant par Andy Burham ou Mark Carney, les propos ont été pour une prise de conscience et la mise en place de politiques responsables.

Parfait mais sans lendemain!

Car, comme d’habitude lors de ce rendez-vous annuel qui devrait être un événement d’où sort des décisions importantes, les paroles ne sont quasiment jamais suivies d’actes.

Non pas que ceux qui les prononcent ne veulent pas changer les choses mais ils sont devant un mur d’intérêts nationaux et/ou personnels qui empêchent toute mesures constructives.

En cela, les Nations Unies créées à la fin de la Deuxième guerre mondiale pour être cette gouvernance mondiale qui assure la paix, la sécurité et la prospérité de l’Humanité a failli.

Ce n’est guère une surprise mais c’est regrettable.

 


jeudi 24 septembre 2026

Point de vue. L’amitié franco-canadienne vise l’avenir bien plus qu’elle célèbre le passé


Le Canada a été fondé par la France mais le renforcement de l’amitié entre les deux pays est surtout tourné vers l’avenir.

Emmanuel Macron a entretenu des relations particulièrement fortes avec Justin Trudeau, le précédent premier ministre canadien.

Avec son remplaçant, Mark Carney, lui aussi membre du Parti libéral, le président français a également trouvé un partenaire proche.

Ces liens personnels sont aussi la preuve des convergences de vues entre Ottawa et Paris dans un monde chaotique.

Les deux pays ont beaucoup d’intérêts en commun et chacun peut y trouver son compte dans un élargissement des relations économiques, diplomatiques, militaires et culturelles.

Ce rapprochement a précédé mais est aussi concomitant avec celui entre le Canada et l’Union européenne qui s’est concrétisé avec l’invitation de Mark Carney lors du discours sur l’état de l’Union par Ursula von der Leyen.

Le premier ministre canadien y a fait une intervention remarquée alors que la président de la Commission lui a proposé que son pays devienne un membre associé de l’UE.

Au moment où Céline Dion enflamme Paris avec son retour sur scène, l’autre star du moment canadienne est bien Mark Carney.

 


mercredi 23 septembre 2026

Editorial. Comment le populisme tente de transformer une crise mondiale en crise nationale


Partout le prix de l’essence dérape.

Partout une crise du logement profonde.

Partout l’inflation est présente.

Partout une croissance molle.

Partout les déficits publics augmentent.

Partout le changement climatique crée des événements parfois catastrophiques qui impactent l’économie.

De la Thaïlande à la Norvège, du Canada aux Pays-Bas, des Etats-Unis au Royaume-Uni, de l’Allemagne au Japon, la crise mondiale est là et fait sentir ses effets avec des populations mécontentes.

C’est la même chose en France.

Partout les gouvernements tentent de faire face pendant que les oppositions ruent dans les brancards et que les populismes s’en donnent à cœur joie en promettant tout et n’importe quoi dans la grande foire à la démagogie la plus irresponsable.

Surtout, comme en France, elles veulent faire porter le chapeau au pouvoir en place avec l’aide de médias incapables d’avoir une vue globale du problème et d’éclairer la population, ce qui est malgré tout leur mission principale.

Et qui dit crise mondiale dit résolution mondiale.

Nous savons d’où vient cette crise, comme il a été dit ici, des pratiques commerciales du despote de la Chine, des aventures guerrières de celui de la Russie et de l’incompétence du président des Etats-Unis.

Imaginons un seul instant que toutes les mesures populistes qui ne viennent pas seulement du RN et de LFI, de Reconquête ou du PC mais aussi du PS et de LR, soient mises en place, demain la France sera au fond du trou et connaîtra un puissant déclassement.

Oui, la crise est là mais nous n’avons pas la capacité de la régler seuls dans notre coin.

Nous pouvons certes l’amortir mais dans des limites assez restreintes.

C’est la même chose pour la quasi-totalité des pays du monde.

Même l’Union européenne si tous ses membres se coalisaient pour suivre la même politique serait incapable d’y mettre fin.

Face au chaos que sont en train de mettre en place essentiellement Poutine, Xi et Trump et qui touchent également leurs propres pays, nous devons faire face sans une fuite en avant populiste qui nous coûtera très cher tout en œuvrant le plus possible à résoudre les raisons pour lesquelles nous nous trouvons où nous en sommes actuellement.

Ici, la France mais comme tous les pays membres l’Union européenne, nous payons sa faiblesse voulue surtout par tous les démagogues et les extrémistes qui se lèvent actuellement pour capitaliser sur la crise qu’ils participent à son aggravation.

 


mardi 22 septembre 2026

Commentaire. Quel que soit son statut juridique, le Canada doit être un associé privilégié de l’Union européenne


La hargne avec laquelle Donald Trump a répondu à la proposition d’Ursula von der Leyen de faire du Canada un «membre associé» de l’Union européenne lors de son discours sur l’Union auquel participé Mark Carney, montre bien, à la fois, le combat que mène l’extrémiste populiste de la Maison blanche contre tous les alliés les plus proches des Etats-Unis mais aussi la volonté de ceux-ci de se regrouper dans une alliance pour s’émanciper de Washington et de son hostilité.

²Au-delà du statut juridique qui doit accompagner ce rapprochement avec l’UE, le Canada doit devenir un associé privilégié des Européens et devenir la référence des pays démocratiques en Amérique du Nord.

Cette association n’est pas simplement symbolique mais tout concoure à la justifier que ce soit en matière de sécurité, de commerce, de matières premières, de technologies de pointe, etc., celle-ci est concrète et ne peut apporter que du positif.

Sans oublier, évidemment, le partage des principes et des valeurs de la démocratie républicaine.

Que cela fasse enrager un Trump qui menace déjà les Canadiens et les Européens de représailles est bien la preuve de l’utilité de cette association au moment où le monde est menacé de chaos par ce président des Etats-Unis ainsi que par les despotes chinois et russes.

Il est à espérer que la proposition de la présidente de la Commission européenne ne soit pas seulement un vœu pieu sans lendemain mais qu’elle trouve rapidement une application pour le bien des populations européenne et canadiennes.

 


mercredi 16 septembre 2026

Editorial. La régulation de l’Intelligence artificielle est une nécessité urgente


Il ne se passe pas de jours sans que des voix s’élèvent pour demander que l’Intelligence artificielle soit régulée et qu’une pause soit décrétée quant à son développement pour réfléchir à comment celui-ci doit se réaliser.

Pour bien comprendre ce qui est en jeu, les dangers de l’IA sont de deux ordre.

Le premier est de voir celle-ci se mettre à régir le monde après avoir réussi à ne plus dépendre des humains et à prendre des décisions contre ces derniers pouvant aller jusqu’à leur élimination.

Ainsi, l’IA pourrait très bien estimer que nous ne valons pas la peine de vivre parce que nous sommes le problème et faire en sorte de créer des catastrophes comme l’explosion de l’ensemble des centrales nucléaires.

Mais, dans sa résolution des équations qui lui sont posées, elle pourrait aussi prendre des décisions radicales car elle ne fonctionne pas avec un sens moral.

Par exemple, pour éradiquer le cancer sur la planète, elle pourrait estimer que la meilleure solution est de tuer tous les humains…

Le deuxième est que les entreprises d’IA ont constaté que celle-ci était en train d’essayer de s’affranchir de leur dépendance humaine, se connecter entre elles alors que cela leur avait été interdit et, encore plus grave, qu’elles nous mentent pour y parvenir.

Dès lors, on peut penser qu’elle pourrait mettre sur pied un programme d’éradication humaine en faisant croire qu’au contraire elle met sur pied un programme pour sauver l’Humanité…

Ce sont évidemment des cas extrêmes dont on vient de parler mais ils expliquent tout le danger de ne pas encadrer de manière ultra-sécurisée le développement de l’Intelligence artificielle.

Car tous les scénarios sont possibles comme la mise en faillite d’entreprises, le déclenchement de conflits entre Etats, de krachs boursiers, de famines ou de pandémies, des campagnes de fake news et le développement exponentiel de théories complotistes, des pannes gigantesques de réseaux électriques ou d’internet, etc.

Bien entendu, des mains peu scrupuleuses comme des régimes totalitaires, des gangs mafieux ou des organisations terroristes pourraient également s’en servir pour leurs noirs desseins.

On entend peu les politiques sur ce sujet mais Barack Obama, aux Etats-Unis, vient de relayer les inquiétudes des professionnels de l’IA et demande qu’une véritable politique d’encadrement de cette dernière soit mise en place au plus vite.

Car c’est bien d’urgence dont on parle aujourd’hui et cela impose une mobilisation immédiate, non pas pour en finir avec l’IA mais pour qu’elle remplisse réellement et uniquement son objectif: être au service de l’humain pour améliorer son existence.

 


mardi 15 septembre 2026

Le Focus. Jusqu’à quand les Européens vont tolérer les provocations de Poutine?


L’attaque d’un train de voyageurs à la frontière polono-ukrainienne par un drone, juste après qu’un autre train où se trouvaient des personnalités politiques venaient de quitter la gare, est la dernière provocation de Poutine à l‘encontre des Occidentaux et plus particulièrement des Européens.

Incapable de gagner son agression contre son voisin alors que son pays s’enfonce dans une crise économique et que la population émet de timides critiques malgré la chape de plomb qui pèse sur elle, le despote russe ne sait plus comment s’en sortir.

Mais, au lieu de rétropédaler, il a décidé d’une fuite en avant en tuant de plus en plus de civils ukrainiens et en multipliant les coups de main à l’encontre de l’UE.

Après que l’Allemagne ait révélé que la Russie avait bien essayé de faire exploser des drones sur l’aéroport de Leipzig, importante base de l’OTAN mais aussi pour l’aide envoyée à Kiev, voilà maintenant une menace directe sur des personnalités américaines et européennes parfaitement assumée par le Kremlin.

La question n’est pas jusqu’où ira Poutine mais jusqu’à quand les Européens vont tolérer ses provocations.

Parce qu’il ne suffit plus de s’offusquer et de condamner, il faut des réponses fermes avec des sanctions beaucoup plus fortes et une mobilisation des armées européennes avec, clairement, un message envoyé à Poutine qu’il ne peut plus y avoir des agressions sans réponse.

Or, pour l’instant, on en est loin.

Plus les Européens louvoieront, plus la Russie continuera.

Tout comme Hitler en son temps.

 


dimanche 13 septembre 2026

Commentaire. Trump, un «fouteur de merde»?


Il faut se rappeler qu’un des objectifs de Trump lorsqu’il s’est présenté à l’élection présidentielle la première fois en 2016 était de provoquer le chaos selon ses propres déclarations afin de détruire ce qu’il appelait «l’Etat profond» aux Etats-Unis mais également pour démolir l’ordre mondial.

Ajoutons à cela sa volonté de mettre en place un régime autocratique dans son pays et de s’allier avec les régimes les plus réactionnaires à l’international pour abattre les démocraties.

Et tous ses agissements au-delà de se glorifier lui-même vont dans ce sens.

Pour ne prendre que ces déclarations et ses décisions en politique étrangère les plus récentes: 
il soutient tous les régimes extrémistes et populistes dans les démocraties (dernier en date son soutien au parti néo-nazi allemand de l’AfD); 
il fait des déclarations dont le but est de créer des dissensions (dernier en date son souhait que l’Irlande se réunifie au risque de provoquer des incidents entre l’Eire et le Royaume-Uni) ou de causer des crises diplomatiques (dernières en date sa décision de renommer le lac Ontario, lac America et sa proposition de nommer le détroit d’Ormuz, le détroit Trump) ; 
il décide de mener des guerres et des opérations militaires sans aucune justification autre que son propre égo et qui provoquent des crises notamment économiques (dernière en date sa guerre contre l’Iran avec l’envolée du prix des carburants) ou des conflits commerciaux (dernière en date la réactivation des tarifs douaniers exorbitants contre le Canada jusqu’à présent l’allié le plus proche des Etats-Unis) ; 
il refuse de mettre fin à des guerres (depuis son accession au pouvoir, il a refusé de prendre le parti de l’Ukraine et de sanctionner la Russie pour que cesse l’agression de Poutine).

Et ainsi de suite.

Dans le jargon populaire, il est bien ce qu'on appelle un «fouteur de merde».

Et, en plus, il en est fier.

 


samedi 12 septembre 2026

Editorial. Il y a 25 ans, le monde a irrémédiablement changé


Au-delà du bilan humain et plus que la fin d’un monde, c’est la naissance d’un nouveau monde qui s’est déroulé le 11 septembre 2001 avec les attaques terroristes d’Al Qaeda contre les Etats-Unis et l’effondrement des tours jumelles à New York.

Plus jamais le monde ne sera le même avec une Amérique qui n’est plus un sanctuaire et dans sa volonté de se venger mais aussi d’affirmer que son leadership était toujours là alors qu’il faut se rappeler des commentaires de l’époque qui, pour beaucoup, enterrait sa puissance et sa prééminence mondiale.

Depuis, et en relation avec ce 11 septembre, il y a eu, notamment, la réponse logique contre les talibans en Afghanistan qui ont refusé de livrer Ben Laden puis le dérapage en Irak avec toutes les conséquences qui irradient encore leurs effets.

Pour ce vingt-cinquième anniversaire, des commémorations spéciales ont eu lieu aux Etats-Unis et le monde, plus particulièrement le monde libre, s’est souvenu.

Mais le traumatisme reste avec un pays qui ne veut pas oublier et qui veut le faire savoir à tous ceux qui douteraient de sa force.

Toutes les démocraties ont en outre renforcé leur sécurité et ont édicté des lois pour tenter de contrôler tous ceux qui pourraient attenter à celle-ci avec parfois des réactions que certains ont qualifié de démesurées.

De même, la suspicion entre les peuples a augmenté et le choc des cultures a pris une nouvelle dimension.

Le 11 septembre 2001 acte la fin du 20e siècle et le début du troisième millénaire.

A voir où nous en sommes aujourd’hui, il n’est pas étonnant que ce 21e siècle ait commencé par une tragédie.

 


vendredi 11 septembre 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. A quand Hitler, héros de l’Allemagne?


Au lieu de garder les mémoires vivantes et faire en sorte que le passé soit une leçon à ne pas oublier, les années, au contraire, patinent puis effacent petit à petit les pires aspects de la réalité, gardant les plus glorieux ce qui permet de réhabiliter des événements et des personnages pourtant inexcusables.

Ce processus est bien connu et, pour prendre un exemple du quotidien que nous connaissons tous, à chaque décès nous avons tendance à ne garder que les aspects positifs de la personne disparue et à excuser ou amoindrir ses défauts ou ses agissements fautifs, comportement qui s’accroit au fil des années.

La liste serait trop longue à faire de tous ceux qui, dans les histoires nationales sont devenus des icônes alors qu’ils n’étaient souvent que de vulgaires criminels.

On le voit avec Staline en ce moment en Russie.

En Chine, Mao est encore considéré comme un dieu.

Tout comme Peron en Argentine ou Castro à Cuba.

Mussolini a toujours son mausolée en Italie où il demeure une idole pour une grande partie de la population.

En France, le «bon roi Dagobert» était un génocidaire et, oui, Napoléon un autocrate égocentrique qui ne reculait sur aucun moyen pour assouvir son désir de gloire.

L’inculture, voire l’acculture, des peuples en matière d’Histoire joue un rôle dans l’effacement des aspérités, même les pires.

Pour que ce ne soit pas le cas et pour éviter les réhabilitations scandaleuses, la formation et l’information des citoyens est primordiale.

Or, ici, force est de constater une grande et grave faillite quand on sait, par exemple, qu’une majorité de lycéens allemands ne savent pas qui est Hitler, surtout de ce qu’il a fait.

Dès lors, si on leur dit qu’il a construit les autoroutes, créé la coccinelle de Volkswagen et gagner des batailles militaires et quelques autres faits sortis de leur contexte, on en fait un type tout à fait fréquentable et non le monstre qu’il était.

D’autant que l’Allemagne toute entière et pas seulement celle de l’Est n’a pas été au bout de son processus de dénazification, la faute en revenant, en partie, aux élites du pays mais aussi aux pays vainqueurs de la Seconde guerre mondiale qui, lorsqu’ils sont entrés dans l’ère de la Guerre froide, ont décidé de passer l’éponge et de s’attacher, qui des Etats-Unis et de leurs alliés, les Allemands de l’Ouest et, qui de l’Union soviétique et de ses satellites, les Allemands de l’Est.

Tout cela a permis que le nazisme ne disparaisse jamais en Allemagne et qu’il puisse aujourd’hui revenir en force sur le devant de la scène politique avec l’AfD, deuxième force politique du pays aux dernières législatives et qui vient de gagner les élections dans le land de Saxe-Anhalt.

Et comme ce parti néo-nazi n’a pas été interdit, il est donc légalement apte à se présenter devant les électeurs et à concourir pour diriger le pays, tout comme le Parti national-socialiste à son époque.

Du coup, pour les citoyens, il est donc légitime d’exister et l’on peut voter pour lui.

Ce qui est déjà un premier pas pour la réhabilitation d’Hitler alors que celui-ci a perpétré ses crimes immondes il y a moins d’un siècle.

Gageons que si l’AfD parvient au pouvoir, d’autres pas seront réalisés jusqu’à la phase finale où il sera un grand dirigeant historique voire un héros de la patrie.

Est-ce inévitable?

On veut croire que non mais, pour cela, il faut, qu’enfin, en Allemagne mais aussi dans le monde entier la formation du citoyen d’un pays démocratique et républicain soit à la hauteur de l’enjeu ce qui n’est pas le cas actuellement.

 

 


jeudi 10 septembre 2026

Le Focus. Le Canada traverse l’Atlantique


Alors que Trump continue ses provocations à l’encontre de ses alliés, notamment en publiant une carte sur son réseau social où tout l’Amérique du Nord a été incorporée aux Etats-Unis avec les Caraïbes (dont tous territoires français de Saint-Pierre-et-Miquelon à la Guadeloupe), le Groenland et l’Islande, le Canada, auquel il fait une guerre commerciale tout en attaquant systématiquement sa culture nationale, est en train de traverser l’Atlantique pour se rapprocher des pays européens et devenir leur principal allié sur le continent américain.

Voilà qui en dit long sur la cassure qui est en train de se produire entre les deux plus proches alliés qu’étaient jusqu’à présent les Etats-Unis et la Canada dont la responsabilité incombe uniquement à l’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Même si l’on peut supposer que le départ de Trump permettra une normalisation des relations entre les Etatsuniens et les Canadiens, elles ne reviendront sans doute pas à ce qu’elles étaient, en tout cas pas avant longtemps.

Ainsi, la manière dont le président américain traite la Canada mais aussi tous ses alliés est une prise de conscience de ceux-ci qu’ils sont à la merci du comportement erratique d’un personnage incohérent et dangereux à la tête des Etats-Unis qui ne peuvent plus être considérés comme leurs principaux alliés.

Quoiqu’il en soit, ce rapprochement entre le Canada et les pays européens, notamment la France et le Royaume-Uni, est une bonne nouvelle pour le monde libre qui doit absolument se reconstruire afin de ne plus jamais dépendre des humeurs d’un seul homme.

 


mercredi 9 septembre 2026

Editorial. Trump aide Poutine contre l’Ukraine qui aide l’Iran contre Trump…


Face à ses déboires en Iran et sa popularité qui n’a jamais été aussi basse, Trump a besoin de redorer son blason pour éviter de sombrer et de prendre une rouste lors des prochaines élections de mi-mandat.

Du coup, le voilà à nouveau intéressé par l’agression de Poutine en Ukraine et sa volonté de faire la paix avec toujours le même biais, avantager son ami le despote du Kremlin.

Il a donc envoyé ses deux émissaires aussi incompétents que lui, à Moscou puis à Kiev, avec un plan qui ressemble comme deux gouttes d’eau à ses précédents qui ont fait des flops mémorables avec, notamment, la perte de territoires pour l’Ukraine qui, outre le côté inacceptable de la proposition pour Volodymyr Zelensky, affaiblirait tellement l’Ukraine que Poutine pourrait ensuite reprendre son agression et remporter la victoire.

Car, oui, Trump n’a pas renoncé à faire gagner ce dernier, à la fois pour des raisons de proximité idéologique que pour faire des affaires avec Moscou et se remplir les poches ainsi que celles de ses amis.

De son côté, Poutine est ravi que le président américain revienne dans la danse et espère cette fois-ci qu’il pourra le duper définitivement.

Car le dictateur russe joue un double-jeu que tout le monde a vu et compris sauf l’extrémiste populiste de la Maison blanche!

Tandis que Trump vient en aide à Poutine en Ukraine, Poutine, lui, aide l’Iran face à… Trump!

Parce qu’un des objectifs du Russe est d’affaiblir les Etats-Unis et de mettre en place ce nouvel ordre mondial imaginé par son compère, le chinois Xi Jinping.

Au-delà de cette situation ubuesque qui ridiculise l’Américain, si celui-ci voulait vraiment avancer vers la paix, ferait la seule chose qui le permettrait: aider l’UkraineZelensky et lui fournir les armes nécessaires.

Tant que ce ne sera pas le cas, le constat sera clair: Trump ne veut pas une paix juste mais une défaite de l’Ukraine.

 


mardi 8 septembre 2026

Commentaire. L’indécent appel de Trump au peuple iranien martyr


Bien sûr, on pourrait trouver une multitude, voire une infinité, d’exemples où l’indécence de Trump est écœurante, détestable et nauséabonde.

Mais, la déclaration qu’il vient de faire sur la révolte du peuple iranien se classe parmi les plus immondes.

Alors qu’il les a laissés se faire massacrer, qu’il leur a fait croire qu’il déclenchait sa guerre contre les mollahs pour les libérer tout en proposant à ces derniers un deal pour sauvegarder leur pouvoir, voilà qu’il demande aux Iraniens de le tirer du mauvais pas dans lequel il s’est mis tout seul en descendant dans la rue pour abattre un régime que lui-même est incapable de vaincre tout en sachant que si tel était le cas il les laisserait une nouvelle fois se faire massacrer par les gardiens de la révolution.

Cette indécence de ce personnage sale de l’intérieur, elle est constante et c’est ce qui est le plus inquiétant parce qu’il a été élu dans ce qui était jusqu’à présent la plus vieille démocratie républicaine libérale de la planète.

Que les élus du Parti républicain qui ont décidé de lui faire allégeance et ont perdu toute dignité, que ses fan(atique)s, ces fameux «déplorables» comme les a appelés fort justement Hillary Clinton, se délectent du comportement de leur héros, c’est difficile à croire mais tel est le cas.

En revanche que la majorité de la population américaine ne se lève pas pour réclamer son départ et accepte donc son comportement est plus que préoccupant pour l’avenir de la démocratie américaine mais aussi pour le monde libre et est un mauvais présage pour ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen était élue présidente de la France l’année prochaine.

 


lundi 7 septembre 2026

Le Focus. En Allemagne, la menace de l’extrême-droite néo-nazie s’intensifie


Bien sûr, les extrêmes-droites ont le vent en poupe dans nombre d’Etats européens et les menaces qu’elles font peser sur la démocratie sont réelles et effrayantes.

Mais les succès et la popularité de l’extrême-droite allemande ne peut empêcher d’en rajouter une couche bien épaisse à ce danger dans un pays qui a inventé le nazisme, où le peuple a porté Adolf Hitler au pouvoir par les urnes (bien qu’il n’ait jamais été majoritaire alors) puis l’a soutenu souvent de manière fanatique sans oublier qu’il a continué, après l’écrasement du régime en 1945, à considérer dans un fameux sondage réalisé par les autorités américaines d’occupation, que le national-socialisme était un bon régime mais qu’il avait été seulement mal appliqué…

Oui, l’AfD, rejeton du Parti hitlérien, est en tête dans les sondages d’opinion et vient de remporter une victoire sans appel dans une élection régionale.

Bien sûr, il s’agit d’un land d’un peu plus de deux millions d’habitants seulement où la nostalgie de l’Allemagne de l’Est est particulièrement forte (ce qui nous renseigne beaucoup sur le rapport des peuples à la liberté…) et où l’économie n’est guère florissante.

Mais, il s’agit de la première victoire d’un parti néo-nazi depuis 1945 dans une élection de cette importance et elle confirme la dynamique de l’AfD dans tout le pays.

Lors des dernières législatives en février 2025, il était arrivé en deuxième position avec 20,8% des voix ce qui lui avait permis d’obtenir 152 députés.

Alors, oui, la menace du RN en France est des plus préoccupantes mais qu’un pays qui a déclenché une guerre au plus de soixante millions de morts, qui a pratiqué le génocide des Juifs et des Tziganes, qui a accompli des atrocités sans nom, quatre-vingt ans après sa défaite est en train de réhabiliter les idées nazies et d’élire des personnes qui les soutiennent fait froid dans le dos.

Et l’on ne comprend toujours pas comment l’AfD peut être autorisée à exister alors que l’on continue à pleurer les morts, allemandes et du monde entier, de l’hitlérisme.

L’Allemagne n’a pas le droit moral de retourner à son passé criminel et elle semble l’oublier.

 


jeudi 3 septembre 2026

Le Focus. Poutine est en train de dépasser les limites


L'Allemagne vient officiellement d’accuser la Russie de tentatives d’attentat et de sabotages à l'aide de drones survenues au début du mois d’août à l’aéroport de Leipzig qui est la principale plateforme logistique de l'OTAN pour le transport de matériel militaire destiné à l'Ukraine.

Rappelons que l’on a découvert sur le site un drone chargé d’explosifs à proximité d'avions-cargos ukrainiens qui transportaient des munitions et qui n'a pas explosé en raison d'un problème technique sur le détonateur.

Dans le même temps, un second drone a heurté en plein vol un avion-cargo de DHL.

Puis un troisième drone explosif a été découvert dix jours plus tard dans un champ voisin.

L'enquête a permis d’identifier grâce à leur l'ADN, deux suspects clés détenteurs de passeports russes.

L’Allemagne a donc décidé des mesures de rétorsions et cet épisode qui n’est pas le seul dans l’Union Européenne a déclenché des condamnations fermes notamment en France.

Pour Emmanuel Macron:
«L’Allemagne a établi la responsabilité de la Russie dans les graves incidents survenus à Leipzig début août. Ces attaques hybrides se multiplient en Europe. Elles ne peuvent rester sans réponse. La France est pleinement solidaire de l’Allemagne et soutient l’adoption de nouvelles sanctions européennes contre la Russie. Face à cette escalade, nous devons être unis, déterminés et renforcer notre soutien à l’Ukraine. La France continuera d'y prendre toute sa part.»

Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, estime que;
«L'attaque hybride de Leipzig, attribuée à la Russie, s'inscrit dans une longue tentative menée par le Kremlin pour déstabiliser l'Union Européenne. Résultat de ces tentatives : c'est un échec. L’Ambassadeur de Russie devra s'en expliquer. La France est pleinement solidaire de l’Allemagne et soutiendra l’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie.»

De son côté, la haute-représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas a déclaré:
«Les attentats de Leipzig portent toutes les marques du terrorisme d'État. Nous répondrons avec détermination. 1 600 inscriptions concernant le complexe militaro-industriel russe sont déjà en cours, et nous sommes prêts à en ajouter d'autres. Nous avons également convoqué le représentant russe auprès de l'UE, à l'instar de nombreux États membres.»

Pour répondre à la question de savoir si Poutine a dépassé les limites avec ce projet d’attentat, il faut se demander ce qui se serait passé si les drones avaient explosé et causé des dégâts humains et matériels.

On voit donc, qu’en fait, le despote russe a de moins en moins de limites dans sa volonté d’exporter son agression de l’Ukraine à tout le continent européen au risque d’un embrasement général qui pourrait rapidement dégénérer en guerre mondiale.

Tout cela parce qu’il perd sa guerre et que le peuple russe commence à se poser des questions.

Quoi qu’il en soit, l’UE doit, non seulement, répondre fermement aux menaces réelles venues du Kremlin mais aussi se préparer à toute éventualité, donc à une possible guerre.

Ne pas le faire serait une faute.