Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 13 août 2026

Point de vue. Le soutien de Trump, une bonne raison de virer Infantino de la FIFA


Comme on pouvait s’y attendre, Donald Trump a apporté son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino.

Celui-ci est dans l’œil du cyclone après avoir proposé de privatiser la Coupe du monde de football et il risque de perdre sa place d’autant qu’une nouvelle affaire de corruption le met en cause.

Infantino est le pire de ce que produisent les instances internationales du sport, du Comité Olympique à la FIFA en passant par la Fédération internationale d’Athlétisme.

On ne compte plus les dirigeants corrompus à l’hubris démesuré qui ont présidé comme de véritables despotes ces associations, agissant avec des impunités presque totales.

Avec l’argent et les intérêts nationaux mais aussi a présence de personnages louches qui lui tournent autour, le football, premier sport mondial, aiguise les appétits des escrocs et autres fripouilles qui sont souvent des proches ou des soutiens de ceux-ci.

Mais Infantino est en train de dépasser tous ses prédécesseurs et confrères en la matière.

Il traîne ainsi derrière lui de multiples casseroles.

Mais ce qui a fait déborder le vase c’est d’abord son amitié avec Donald Trump à qui il a remis un des prix les plus ridicules qui puisse exister «le prix de la FIFA de la paix», uniquement créé pour faire plaisir à l’extrémiste populiste de la Maison blanche pour le «consoler» de n’avoir pas réussi à obtenir le prix Nobel en la matière.

Il a par ailleurs, lors de la dernière Coupe du monde, obtempérer à la demande de Trump de requalifier un joueur américain qui avait reçu un carton rouge et qui aurait du être privé d’un match qu’il a pu disputer au mépris de toutes les règles sportives de la FIFA appliquées sans faille à tous les autres équipes nationales…

Ensuite, c’est sa volonté de faire le plus d’argent possible avec la Coupe du monde au mépris du sport déjà pourtant bien esquinté par les anciens présidents de la FIFA.

Pour l’édition qui vient de se terminer, il a inventé des «pauses fraicheurs», une lors de chaque mi-temps uniquement pour que les chaînes de télévision puissent diffuser de la publicité.

Et, il a proposé, donc, que des investisseurs privés, avec l’appui de Trump, puissent prendre des parts dans la Coupe du monde.

Que l’on comprenne bien, Infantino n’agit pas pour le bien du football mais pour le sien et celui de ses amis.

Et comme tout président de la FIFA, il n’est pas prêt à lâcher le filon s’inspirant sans doute de son prédécesseur, Sepp Blatter.

Si le cas Infantino est évoqué ici, ce n’est pas à propos de football mais de politique.

Bien sûr, comme nous l’avons déjà dit ici, le sport de compétition est éminemment politique depuis les Jeux olympiques de l’Antiquité, ce qu’a encore une fois démontré la Coupe du monde de cette année.

Ce qui ne justifie pas les interférences politiques dans le fonctionnement du sport qui en font, in fine, uniquement un enjeu d’argent et de pouvoir ce que le cas Infantino prouve de manière caricaturale.


mercredi 12 août 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Pourquoi Trump fera tout pour ne pas rendre le pouvoir


La popularité de Trump n’a jamais été aussi basse alors que les Américains sont confrontés à nombre de difficultés dans leur vie quotidienne dues avant tout à sa politique – ou son absence de politique – et à ses décisions erratiques et dangereuses pour les Etats-Unis et le monde entier.

Certains croient qu’il suffit de faire le dos rond, de supporter encore deux ans un personnage déplorable qui quittera définitivement et pour toujours la Maison blanche en janvier 2029 comme le veut la Constitution.

Néanmoins rien n’est moins sûr.

D’abord, si la démocratie fonctionne encore à cette date, il se peut que son remplaçant soit encore pire que lui.

Tel sera le cas s’il s’agit de son vice-président JD Vance, un vrai idéologue d’extrême-droite encore plus dangereux, si cela est possible, que Trump pour la démocratie étasunienne.

Mais, il se peut que Trump tout simplement ne rende pas le pouvoir.

Et tout indique que c’est son objectif, non seulement parce qu’il l’a déjà évoqué publiquement, -- rappelons qu’il avait affirmé aux électeurs en 2024 que s’ils votaient pour lui se serait dans doute la dernière présidentielle –, mais aussi pour trois raisons principales.

D’abord parce qu’il rêve d’être président à vie.

Son admiration pour les dictateurs, de Poutine à Kim en passant par Xi ainsi que pour les autocrates dans les pays occidentaux comme c’était le cas avec Orban ainsi que son ambition d’être couronner roi des Etats-Unis sont connues de tout le monde.

Ensuite, parce qu’une fois redevenu simple citoyen, il risque la prison.

Il a déjà été reconnu coupable avant son deuxième mandat et si aucune peine n’a encore été prononcé, c’est parce que la justice a estimé que sa réélection repoussait celle-ci après son mandat.

De même, il est soupçonné de nombreuses autres possibles malversations et corruptions qui semblent indéniables pour beaucoup d’entres et dont les enquêtes et les comparutions devant les tribunaux pourront reprendre dans deux ans.

Et il pourrait être mis en cause dans les violences issues directement de sa politique comme celle de l’immigration avec la police ICE même si la Cour suprême semble lui avoir donné une immunité en la matière.

Dès lors, il fera tout pour ne pas se retrouver en prison comme le fait actuellement son compère israélien Netanyahu en s’accrochant au pouvoir.

Enfin, parce cette présidence lui permet de s’enrichir lui et sa famille.

Les sommes considérables qu’il a amassé depuis deux ans sont indécentes et totalement inédites pour un président des Etats-Unis même par ceux qui furent reconnus de corruption au cours de l’histoire du pays.

Son avidité sans limite le poussera à tout faire pour ne pas laisser partir cette poule aux œufs d’or.

Le premier test sur ses réelles intentions aura lieu en novembre prochain lors des élections de mi-mandat qu’il fait tout pour les truquer avec nombre de mesures qui avantage les républicains notamment les difficultés faites aux groupes ethniques et sociaux favorables aux démocrates de voter.

S’il les perd, ce que prédisent l’ensemble des sondages, va-t-il accepter les résultats?

Pour empêcher le Congrès alors aux mains des démocrates de remplir sa mission, il peut entraver son action jusqu’à déclarer l’état d’urgence.

Un état d’urgence qu’il pourrait aussi utiliser pour repousser les prochaines présidentielles ad vitam aeternam.

Pour cela, il aura deux ans pour mettre en place son plan et il ne manque pas de complices pour parvenir à ses fins.

Dès 2016, Trump avait engagé le combat pour abattre la démocratie étasunienne.

Son refus de reconnaître sa défaite en 2020 face à Joe Biden, montrait qu’il était prêt à aller jusqu’au bout de celui-ci.

Les électeurs américains lui ont offert la chance de pouvoir le faire, sachant que Trump, en la matière ne la laisse pas passer quand il le peut.

 

 


mardi 11 août 2026

Commentaire. Présidentielle française: La candidate de Poutine, c’est Marine Le Pen


Le Kremlin a déjà commencé son opération pour court-circuiter les élections présentielles de 2027 en diffusant des fake-news et des théories complotistes contre trois candidats de l’axe central, Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann et, dernier en date, Gabriel Attal.

Si ce ne sont que des hors d’œuvres, l’intention est là vis-à-vis de la démocratie d’un pays qui est un des principaux opposants aux menées de Poutine et à l’avant-garde dans le soutien à l’Ukraine de Volodymyr Zelenski.

Il faut s’attendre à ce que cette opération s’intensifie et qu’elle soit en plus relayée par des pays comme la Chine, la Biélorussie, la Corée du Nord et quelques autres alliés de la Russie comme l’Iran ou le Mali ainsi que par des trolls français qui relaient et amplifient toujours la propagande venue de Moscou.

Quant à l’objectif de Poutine, il est clair: faire élire la candidate qui, de tout temps, l’a soutenu, Marine Le Pen.

Même si le RN fait semblant d’être critique avec le potentat russe, il est encore largement de son côté et le fait que ce soit Le Pen et non Bardella qui soit en lice est un motif de satisfaction de plus pour le Kremlin.

 

 


lundi 10 août 2026

Le Focus. Etats-Unis - Les socialistes démocrates, une création des républicains?


On parle beaucoup en ce moment de la gauche du Parti démocrate, voire de sa gauche radicale ainsi qu’un certain nombre d’organisations qui se situent à l’extrême-gauche aux Etats-Unis.

Et c’est vrai que la gauche américaine dans son ensemble est sortie de son relatif anonymat et de sa marginalisation qui datait de la catastrophique présidentielle de 1972 où le candidat démocrate très à gauche, George McGovern, fut laminé par Richard Nixon.

Ce renouveau ne date pas d’hier mais a commencé voici une quinzaine d’années et s’est surtout accéléré ces dix dernières années après la première élection de Donald Trump en 2016.

Déjà, à cette époque, la gauche dans son ensemble avait plus ou moins refusé de choisir entre la centriste Hillary Clinton et le populiste corrompu au motif que c’était bonnet blanc et blanc bonnet.

Une gauche qui porte d’ailleurs une grande responsabilité dans la défaite de Clinton avec les conséquences que l’on sait et que l’on voit tous les jours malgré l’intermède Biden.

Ce que l’on sait moins ou que l’on a oublié est que si la gauche et l’extrême-gauche ont une telle visibilité aujourd’hui, elles le doivent… au Parti républicain!

Une stratégie a été imaginée dans les années 1970 mais surtout appliquée à parti des années 1990 qui consistait à prétendre que le Parti démocrate s’était gauchisé en déplaçant de manière totalement superficielle et mensongère le Centre vers la droite ce qui permettait de faire accroire que les républicains étaient les vrais centristes alors même que, dans le même temps, ils s’étaient radicalisés à droite et, déjà, pour certains, à l’extrême-droite.

Ils bénéficièrent dans cette propagande éhontée dénoncée par la plupart des politistes, d’une bienveillance des médias qui, même sans prendre à leur compte celle-ci, organisèrent moult débats sur la fausse dérive gauchiste des démocrates la mettant sur le même pied que la réelle dérive droitière des républicains, voire même n’évoquant en majorité que la première.

Les républicains espéraient, dans le même temps, que le Parti démocrate, face à leur virage à droite, ferait le sien à gauche.

Ce ne fut pas le cas au départ et il demeura au centre/centre-gauche.

Pour autant la propagande ne cessa pas et la politique menée par les républicains, notamment sous Bill Clinton quand ils furent majoritaires au Congrès et surtout lors des deux mandats de George W Bush, qui était de plus en plus droitière, suscita une réaction chez les démocrates avec une prise de parole de plus en plus régulière de leur aile gauche.

La stratégie commençait à donner des résultats et, lors de la présidence de Barack Obama, elle se fit de plus en plus agressive et violente.

Et la popularité du socialiste du Vermont auprès d’une partie des sympathisants démocrates, Bernie Sanders en fut une preuve.

Cependant, elle devint gagnante avec Donald Trump où la gauche mène un combat frontal contre l’extrémiste populiste et a acquis grâce à cela une visibilité mais aussi une notoriété qui se manifeste depuis dans les urnes.

Pour autant, les socialistes étasuniens, même s’ils ont remporté des élections, notamment celle de la mairie de New York, sont encore minoritaires au sein du Parti démocrate et n’ont pas réussi à entraîner l’ensemble de ses électeurs ainsi que les independents (sans affiliation à un parti) centristes sans lesquels celui-ci ne peut gagner les élections.

Reste que la montée en puissance de cette gauche est évidemment récupérée et exagérée par le Parti républicain qui espère qu’elle fera peur aux électeurs modérés comme ce qui était prévu depuis les années 1970…

Pour s’en convaincre, il suffisait de voir son candidat au poste de sénateur du Michigan après la victoire aux primaires démocrates de l’Etat d’un socialiste, déclarer qu’il était le candidat des modérés…

 


dimanche 9 août 2026

Commentaire. Le bipopulisme menace l’Europe


Il n’y a pas qu’en France qu’il existe une menace populiste venue à la fois de la Gauche et de la Droite.

Pour ce qui est du paysage politique français, le populisme est partagé entre l’extrême-droite et de l’extrême-gauche avec essentiellement le RN et LFI.

Même chose en Allemagne avec les néo-nazis de l’AfD et Die Linke, représentant de la gauche radicale.

En Italie, les Fratellini d’Italia de la première ministre Georgie Meloni et ses alliés fascistes de la Ligue de Salvini, d’un côté, et une alliance électorale improbable qui se dessine entre le mouvement populiste Cinq étoiles – ancien allié de Salvini! – et le Parti démocrate.

Cette configuration existe également dans d’autres pays de l’Union européenne comme en Roumanie par exemple, avec, face à ce bipopulisme, un axe central qui résiste plus ou moins bien à sa montée qui le prennent en tenaille.

Ce bipopulisme est d’autant plus dangereux pour le bon fonctionnement de la démocratie que les stratégies de ces formations qu’elles soient de gauche ou de droite sont identiques, instaurer l’instabilité, faire des déclarations les plus démagogiques et remettre en question les valeurs humanistes.

D’où, encore une fois, la nécessité d’une alliance de tout l’axe central tant que cette menace existera.

 

 


vendredi 7 août 2026

Le Focus. Face aux crises mondiales actuelles, l’Europe «puissance» impuissante


La parole de l’Europe est forte, que ce soit face à l’agression de Poutine contre l’Ukraine, la guerre de Trump contre l’Iran, les opérations militaires d’Israël à Gaza ainsi qu’en Cisjordanie et bien d’autres crises qui secouent le monde actuellement comme le dérèglement climatique.

Mais cette parole n’a aucun effet sur celles-ci.

Poutine a-t-il cessé son invasion et ses crimes contre les civils ukrainiens?

Le détroit d’Ormuz a-t-il été rouvert?

L’Iran a-t-elle renoncé à fabrique la bombe atomique?

Netanyahu a-t-il cessé ses menées meurtrières contre les Palestiniens?

Trump a-t-il renoncé à ses droits de douane?

Le Rwanda a-t-il cessé son agression contre la République démocratique du Congo?

Y a-t-il une entente mondiale pour lutter contre le réchauffement de la planète?

Et ainsi de suite.

La puissance de l’Europe se mesure aussi à sa capacité à imposer cette parole, c’est-à-dire qu’elle porte et qu’elle donne des résultats concrets.

Tel n’est pas le cas malgré une réelle volonté de l’Union européenne et de quelques-uns des dirigeants des Etats-membres de faire en sorte que cette impuissance cesse.

Aujourd’hui, les Européens sont uniquement courtisés parce qu’ils sont des consommateurs qui permettent aux entreprises américaines, chinoises et d’ailleurs de faire d’énormes profits, non pour un quelconque leadership.

Telle est la réalité.

 


jeudi 6 août 2026

Le Focus. Agression de l’Ukraine: les morts en Russie sont aussi de la responsabilité de Poutine


L’Ukraine peut désormais frapper le territoire russe avec succès.

Cette capacité vient d’une part de la formidable ingénierie acquise par le pays depuis le début de l’invasion de Poutine, de la faiblesse de l’armée russe et des soutiens de Kiev qui lui ont donnée l’autorisation de ces attaques de drones.

Ces dernières causent des dégâts sur les infrastructures, notamment les raffineries et les centrales électriques, sur les installations militaires, sur les entrepôts qui fournissent l’armée mais aussi sur les villes où des pertes civiles sont à déplorer si l’on en croit les dires de Moscou, sachant que celles-ci sont involontaires de la part des Ukrainiens.

Quoi qu’il en soit, une réalité demeure.

Non seulement Poutine est responsable de tous les morts russes qu’ils soient des militaires ou des civils mais concernant ces derniers tués par des drones ukrainiens, voilà qui le réjouit car cela qui lui permet de présenter Volodymyr Zelenski comme un tueur d’innocents auprès de sa population et d’alimenter sa propagande anti-ukrainienne à l’extérieur.

Reste qu’il ne faut jamais oublier que le criminel c’est lui et seulement lui.

S’il n’avait pas envahi l’Ukraine mais également s’il avait accepté de parler de paix quand Zelensky le lui a proposé, il n’y aurait jamais eu de victimes civiles russes.

C’est son refus, ses bombardements incessants sur les villes ukrainiennes pour assassiner des innocents dont des femmes et des enfants parce qu’il veut une victoire écrasante pour réduire l’Ukraine à un simple appendice de l’empire qu’il veut constituer qui sont les causes des morts de ses compatriotes.

Alors, il faut déplorer ces victimes civiles mais qu’elles soient ukrainiennes ou russes, le seul responsable s’appelle Vladimir Poutine.


mardi 4 août 2026

Editorial. L’insolubilité de l’immigration


A priori, l’immigration actuelle est une solution simple à une chute démographique dans les pays développés qui menace leur système économique et leur régime de protection sociale et à un trop plein de population dans les pays pauvres ou émergents.

Tout le monde y trouverait donc son compte.

Sauf que cette simplicité devient une équation extrêmement compliquée où toutes les opinions semblent légitimes dès qu’on l’aborde.

Ainsi, du côté des pays développés, la crainte d’une immigration non-contrôlée n’est pas sans fondement.

En laissant de côté la stratégie de l’angoisse développée sans cesse par l’extrême-droite dont c’est le fonds de commerce, le racisme et la xénophobie basés uniquement sur la couleur de la peau et l’hostilité envers l’«étranger», les populations européennes et américaines expriment des inquiétudes dans les domaines économique, social et sociétales.

Les immigrés sont vus comme des personnes qui vont prendre le travail des nationaux et pour un prix moindre, qui vont profiter des régimes sociaux en crise et qui ont une manière de vivre parfois très différentes sans oublier les adeptes de religions ou de cultures qui rejettent les valeurs occidentales notamment celles de la démocratie républicaine libérale.

L’immigration serait alors une menace à l’encontre des fondations de nos sociétés et de leur existence même sachant, qu’in fine, il leur est impossible matériellement parlant, d’accueillir tous ceux qui veulent venir sans risquer l’effondrement.

Reste que les mouvements de populations ont eu lieu depuis que l’humain existe et que ceux-ci ont toujours eu comme objectif d’aller chercher un endroit meilleur que celui où on résidait, voire d’échapper à la mort.

La crise de Ceuta en est un nouvel exemple.

Et cette immigration actuelle n’est pas différente de celles qui existent depuis des millénaires, sachant que peu ou prou nous avons tous été des migrants…

C’est pourquoi les migrants d’aujourd’hui ne renoncent pas, voire ne peuvent pas renoncer s’ils veulent rester en vie, et ne comprennent pas l’hostilité qui existe contre eux.

Pour autant, beaucoup d’entre eux ne souhaitent pas s’intégrer dans les sociétés où ils souhaitent s’établir pour une meilleure existence, leur seule préoccupation étant économique.

Tout cela empêche de mettre sur pied des politiques équilibrées à court terme qui permettraient aux sociétés occidentales de profiter de l’immigration et aux migrants de trouver une terre d’accueil dans l’espoir d’une vie meilleure.

On peut toujours échafauder des politiques à moyen et long terme basés sur le développement des pays pauvres et la mise en place d’une immigration régulée.

Mais l’émotion et les passions tristes empêchent un vrai débat, donc, un consensus sur cette question.

D’où l’insolubilité de son règlement qui n’est pas que de la faute des pays dits «riches».

 


Point de vue. Dérèglement climatique: demain c’est aujourd’hui


«Ça va arriver, préparons-nous pour demain», tel était le message de ces dernières années face au dérèglement climatique et à ces conséquences que nous ne pouvons plus éviter (pour d’autres, nous avons encore la capacité d’agir si nous le décidons le plus rapidement possible).

Oui, mais voilà, à force de procrastiner et de remettre à plus tard les bonnes intentions déclarées quand elles existaient, demain en matière de dérèglement climatique, c’est aujourd’hui.

Et, comme le démontre les inondations de cet hiver, la canicule de ce printemps et celle de cet été couplé avec des feux de forêts à l’intensité jamais vu en France et une forte sécheresse, nous sommes peu préparés, pas seulement dans notre pays mais partout dans le monde.

L’urgence est donc là et la question n’est plus de savoir quand et à quel degré agir mais, tout simplement, d’agir massivement et au plus vite si nous voulons éviter de subir.

Ici, il s’agit de dégager les finances nécessaires pour nous permettre d’encaisser les manifestations que nous aurions pu empêcher de survenir si nous avions agi à temps.

Bien sûr, il reste aussi à mettre en place toutes les mesures grâce auxquelles nous pouvons encore combattre toute aggravation de la situation.

Quoiqu’il en soit, si demain est déjà là, faisons en sorte de maîtriser le plus possible l’après-demain.

 


dimanche 2 août 2026

Commentaire. Jusqu’à quand l’Europe acceptera les provocations de la Russie sans une réaction à la hauteur?


Selon Kaja Kallas, la vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, «la Russie a cherché à diviser l'Europe, mais elle n'a fait que renforcer notre détermination et notre unité».

Voilà une affirmation forte, qu’on voudrait bien croire mais la réalité ne permet pas d’être aussi catégorique.

Car Poutine ne se prive pas de nous mettre à l’épreuve constamment en multipliant ses provocations.

Rien que ces derniers jours, un de ses missiles est tombé sur la Pologne et un drone en a fait de même en Roumanie alors qu’il tue de plus en plus de civils ukrainiens.

Sans parler bien sûr de toutes les attaques informatiques qui tentent de provoquer sans cesse des confrontations à l’intérieur de l’UE ainsi que les tentatives de truquer les élections des Etats-membres.

Et, face à ces attaques, notre «détermination» se limite à des déclarations sans lendemain et des sanctions économiques aux effets limités.

Quant à notre «unité», elle est bancale, mise à l’épreuve par tous les amis de Poutine, ces «ennemis de l’intérieur», qui sont, le plus souvent, les organisations extrémistes et populistes comme, en France, l’ensemble des formations d’extrême-droite, le RN de Le Pen en tête mais aussi, à l’extrême-gauche, LFI de Mélenchon.

Ce qui légitime cette interrogation : jusqu’à quand l’Europe acceptera les provocations de la Russie sans une réaction à la hauteur?

Notre détermination et notre unité vantées par Kaja Kallas ne font manifestement pas trembler Poutine qui, donc, continuera à tenter d’affaiblir et de diviser les Européens jusqu’à ce qu’il soit mis au pas.

N’oublions jamais qu’à chaque fois que les démocraties ont été faibles face aux régimes totalitaires, elles en ont payé le prix fort.

 


samedi 1 août 2026

Editorial. De toutes les menaces, la principale se planque et s’appelle la Chine


Le dérèglement climatique, la Russie, l’Iran, Trump et bien d’autres menaces font quotidiennement l’actualité pour des raisons évidentes.

Mais, étonnamment, la principale réussit à faire profil bas et avance masquée grâce à l’attention que toutes les autres confisque médiatiquement, c’est la Chine de Xi Jinping.

Le régime totalitaire en place à Pékin est, non seulement, celui qui fait peser les plus grands dangers sur l’ordre mondial, la paix et la démocratie, mais il est celui qui est le principal responsable des autres menaces.

Ainsi, l’agression de Poutine en Ukraine, la résilience des mollahs en Iran, l’aggravation du dérèglement climatique, la tension en Asie avec la possible invasion de Taïwan, l’affaiblissement des économies des pays occidentaux, etc. sont directement liés à la politique suivie par Xi Jinping et le Parti communiste chinois.

Si, bien sûr, nous devons faire en sorte de régler toutes ces menaces, nous devons toujours regarder vers la Chine et ne jamais oublier de la mettre en cause.

Faut-il rappeler encore une fois que le dictateur chinois a créé une internationale totalitaire dont l’objectif est d’abattre partout les régimes démocratiques et d’imposer un nouvel ordre mondial basé sur l’ordre qui règne dans son pays et un nationalisme exacerbé et dont il serait le leader incontesté.

Depuis toujours, les communistes chinois ont affirmé qu’ils avaient le temps de leur côté et qu’ils savaient attendre.

Si nous les laissons faire comme c’est grandement le cas actuellement, ils n’auront pas à patienter encore très longtemps.

 

 


vendredi 31 juillet 2026

Point de vue. Les responsables des feux de forêts, c’est nous tous!


Devant une catastrophe, la population, les politiciens et les médias cherchent les responsables.

Et les théories complotistes ainsi que les fake-news fleurissent avec le pointage du doigt tout le monde et n’importe qui.

C’est évidemment le cas avec les feux de forêts de cet été 2026 qui ravagent toute l’Europe de la Grèce à l’Espagne en passant par l’Italie et la France plus particulièrement en Gironde et dans les Landes.

Si on peut comprendre que certains des habitants des lieux peuvent, sous l’émotion, accuser sans preuve tous ceux qui n’ont pas réussi, soi-disant, à les protéger eux ou leurs biens, cette compréhension ne peut exister envers les politiciens, notamment ceux d’extrême-droite et d’extrême-gauche, ainsi que certains médias et journalistes qui ne méritent pas cette appellation tellement ils se complaisent dans la polémique.

Mais, soyons clairs, ces incendies de plus en plus nombreux et de plus en plus violents proviennent en grande partie si ce n’est totalement des activités humaines.

Et comme nous le savons mais que nous ne changeons pas radicalement nos comportements, les responsables des feux de forêts et de leurs conséquences, c’est nous tous!

Il est important de le dire parce que nous nous trouvons plein d’excuses et nous accusons l’autre pour éviter de reconnaître nos responsabilités collectives et individuelles, ce qui nous permet de ne pas agir d’où le fait que la société n’ait pas les moyens suffisant de lutter contre les causes – le dérèglement climatique – et contre les événements paroxystiques.

En ce moment ce sont les feux de forêts et la canicule.

Mais, demain, ce sera à nouveau les tempêtes, les inondations et autres manifestations des saisons froides.

Or que faisons-nous en ce moment pour tenter de les empêcher de survenir ou de se protéger de leurs effets?

Où est la mobilisation de la société?

Lorsqu’elles surviendront, encore une fois, nous rendrons l’autre responsable avec l’aide des politiciens populistes et démagogues et des médias qui font leur beurre sur le catastrophisme.

 

 


jeudi 30 juillet 2026

Le Focus. Quand Trump fait préférer la Chine aux Etats-Unis dans le monde


Selon un sondage de Pew Research Center, la plupart des populations des 36 pays sélectionnés préfèrent la Chine aux Etats-Unis, conséquence de la présidence de Donald Trump qui est souvent moins apprécié que Xi Jinping.

Ainsi, depuis son retour au pouvoir les courbes des deux pays se sont croisées au détriment des Etats-Unis dans nombre de pays dont la France.

Sur les 36 pays, seuls 9 mettent les Etats-Unis devant la Chine et 6, Trump devant Xi.

Concernant les Etats-Unis, globalement, seuls 37% des sondés voient favorablement les Etats-Unis (contre 57% qui les voient défavorablement) ; 47% (contre 50%) les voient comme un allié sûr : 35% (contre 63%) estiment qu’ils contribuent à la paix et à la stabilité dans le monde ; 39% (contre 56%) pensent qu’ils respectent la liberté des citoyens américains.

Et 23% font confiance à Trump contre 76% qui ne lui font pas confiance.

Dans les démocraties occidentales, l’Espagne (54% contre 30%), l’Italie (51% contre 31%), le Mexique (59% contre 40%), la Grèce (55% contre 37%), le Canada (44% contre 33%), la France (36% contre 27%), les Pays-Bas (34% contre 25%), l’Australie (31% contre 24%), la Suède (27% contre 19%), l’Allemagne (33% contre 27%), la Colombie (63% contre 60%), le Chili (49% contre 37%), le Pérou (61% contre 51%), et même le Royaume-Uni (46% contre 41%) ont une vue plus favorable de la Chine que des Etats-Unis.

Seuls le Brésil (47% contre 46%), la Pologne (49% contre 39%) et la Hongrie (58% contre 53%) ont une vue plus favorable des Etats-Unis que de la Chine.

A noter que dans les démocraties d’Asie (Inde, Japon, Corée du Sud, Philippines), les sondés voient plus favorablement les Etats-Unis que la Chine, ce qui peut s’expliquer par la menace que fait peser celle-ci sur leurs pays.

Si l’on compare les opinions de 2023 (un an avant le deuxième mandat de Trump) à 2026, au Canada, en Espagne, au Royaume-Uni, en Suède, en Australie, en Italie, en France, en Grèce, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Argentine, les courbes se sont croisées en 2025-2026 au profit de la Chine.

L’image des Etats-Unis étant si mauvaise à cause de Trump, celui est vu plus défavorablement que Xi par les sondés de 30 des 36 pays (avec des pourcentages néanmoins très bas la plupart du temps pour les deux), résultat qui montre la détestation de l’Américain qui voit un des pires dictateurs de la planète et ennemi déclaré de la démocratie plus populaire que lui!

C’est le cas notamment en France (22% contre 15%), au Royaume-Uni (37% contre 28%), en Allemagne (28% contre 16%), au Canada (35% contre 20%), en Italie (33% contre 17%), en Espagne (33% contre 21%) ou en Grèce (37% contre 22%).

 

 


mercredi 29 juillet 2026

Le Focus. Ukraine: ne pas oublier les pays complices qui aident Poutine dans son agression


L’Ukraine a frappé un navire iranien dans la mer Caspienne et Volodymyr Zelensky a justifié cette attaque par l’aide, dès le premier jour, du régime des mollahs, à Poutine dans l’agression de son pays.

Il a ainsi déclaré que :
«Dès la première année de la guerre, l’Iran a fourni à la Russie de nouvelles technologies, des milliers de drones Shahed, avant de lui accorder des licences de production. Est-ce qu’ils nous ont attaqués? Je pense que oui. Ils l’ont donc déjà fait».

Dans le même entretien, le président ukrainiens a également accusé la Corée du Nord qui a fourni à la Russie des drones, des missiles, des obus d’artillerie de 155 mm ainsi que 10.000 soldats, Poutine ayant récemment demandé à son ami le dictateur Kim de lui en fournir 30.000 de plus.

Car, dans son agression où les crimes de guerre commis par sa soldatesque sous ses ordres, notamment de cibler les civils lors des bombardements, il ne faut surtout pas oublier les complices du boucher du Kremlin qui lui permettent de mener à bien ses desseins et de ne pas être encore vaincu.

On peut évidemment ajouter, l’Iran, la Biélorussie, le Venezuela et quelques autres.

Mais c’est avant tout la Chine de Xi sans qui rien n’aurait été possible pour le Russe et qui lui permet de tenir.

Les soutiens de l’Ukraine comme l’UE et ses membres, ont trop tendance à passer sous silence les soutiens de Poutine contre lesquels aucun sanction n’est prise.

On peut considérer que c’est même une énormité de prendre des mesures de rétorsion contre le régime dictatorial russe et de ne rien faire à l’encontre de celui en place en Chine, sachant que ce dernier est non seulement le financier de Poutine mais également le dirigeant de cette internationale totalitaire dont l’objectif final est de supprimer la démocratie républicaine libérale de la surface de la Terre.

 


mardi 28 juillet 2026

Le Focus. L’Israël de Netanyahu s’enfonce dans la répression des Palestiniens


Selon l’UNICEF, depuis le cessez-le-feu en octobre, les forces israéliennes ont tué en moyenne un enfant ou un adolescent à Gaza chaque jour.

Cette statistique a de quoi faire froid dans le dos et provoquer une indignation plus que compréhensible.

Cela dit aussi de la politique jusqu’au-boutiste que poursuit Benjamin Netanyahu et son gouvernement d’extrême-droite qui est de provoquer l’exil des Palestiniens de la bande de Gaza mais aussi de la Cisjordanie – où des violences ont lieu chaque jour contre eux, notamment par les colons fanatiques – pour réaliser le rêve du Grand Israël.

Au lieu de chercher une solution politique, l’objectif de Netanyahu est d’installer une crise humanitaire et d’envoyer un message clair qu’il n’y a plus aucun espoir de paix juste.

Et, pour cela, tous les moyens sont utilisés comme ces morts d’enfants par les soldats israéliens.

Défendre Israël et son existence qui était il y a peu une évidence pour tous ceux qui n’ont pas oublié l’Histoire, devient de plus en plus difficile, ce qui est à porter au passif de son premier ministre actuel mais aussi une partie de la population qui l’a élu pour faire le sale boulot, ce qu’il ne s’est pas privé de faire étant un militant d’une solution radicale au problème palestinien depuis toujours.

C’est pourquoi, rappelons-le, Netanyahu est visé par un mandat d’arrêt de la Cour internationale de justice et que Zoran Mamdani, le nouveau maire de New York – une des trois villes comptant le plus de juifs dans le monde avec Tel Aviv et Jérusalem –, a affirmé qu’il n’était pas le bienvenu dans sa ville et que s’il venait quand même, il espérait qu’il serait arrêté (les Etats-Unis ne reconnaissent pas cette cour et Trump a pris des mesures de rétorsions contre ses membres).

Une déclaration qui aurait été impensable il y a peu, surtout après le massacre du Hamas en 2023.

Si la situation empire, les choses ne sont pas irrémédiables.

Le 27 octobre prochain au plus tard se tiendront les législatives en Israël et les sondages ne sont guère favorables pour l’instant à Benjamin Netanyahu.

S’il perd, ce qui est hautement souhaitable, on pourra sans doute reparler de paix, d’une vraie.

En revanche, s’il gagne…