Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mardi 14 juillet 2026

Point de vue. Coupe du monde de football: nationalisme et racisme font bon ménage


On connait bien le racisme ordinaire dans le football qui s’exprime toutes les semaines dans les championnats nationaux.

Mais il y a celui qui touche les grands événements comme les rencontres internationales et, plus particulièrement, la Coupe du monde.

Et qui viennent souvent, circonstance aggravante, d’élus du peuple, de politiques dont on attendrait de la responsabilité, de la dignité et du respect.

On se rappelle qu’en 1998, lorsque la France remportait sa première Coupe du monde, Jean-Marie Le Pen se désolait qu’il y ait trop de noirs dans l’équipe.

Car, nationalisme et racisme font bon ménage dans le sport le plus populaire sur la planète.

La soi-disant ferveur du supporteur permet tous les dérapages qui ne sont, en réalité, que des révélateurs.

On vient de le voir, à nouveau, dans cette édition du Mondial notamment à propos des footballeurs français.

Les propos ignominieux tenus par une sénatrice paraguayenne sur Kylian Mbappé après la défaite de son pays en 8e de finale ont marqué les esprits tellement ils étaient odieux et se sont répétés avec un soutien dans son pays.

Se sont ajoutés, depuis que l’on connait la demi-finale qui opposera la France à l’Espagne, ceux de l’ancien premier ministre ibérique de droite, Mariano Rajoy, qui a affirmé que l’équipe de France «ne compte aucun joueur français dans ses rangs» – sous-entendu les noirs ne sont pas de «vrais» Français – alors que comme l’a rappelé l’ambassade de France en Espagne:
«Sans vouloir entrer dans une polémique, il convient de rappeler les faits : tous les joueurs de l’équipe de France sont français. Sur les 26 joueurs, 23 sont nés en France. Les 3 qui sont nés à l’étranger sont français aussi.»

Or donc, ce n’est pas la nationalité de naissance qui fait un Français mais la couleur de sa peau, un racisme de bas étage qui qualifie celui qui l’exprime comme un nationaliste raciste.

Des propos d’autant plus lunaires que l’équipe d’Espagne compte également des joueurs de couleur dont son meilleur élément, Lamine Yamal.

Si l’on donc on suit les propos de monsieur Rajoy, tous les joueurs noirs dans tous les pays où la majorité de la population est d’une autre couleur, ne seraient pas en réalité des «vrais» nationaux.

Ajoutons que ce racisme peut avoir un écho en Afrique.

Ainsi, l’ancien premier ministre sénégalais et ennemi de la France, Ousmane Sonko, a déclaré lors de la rencontre France Sénégal du premier tour que, «Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique».

 


lundi 13 juillet 2026

Le Focus. Iran: seule la force peut mater le régime crapuleux des mollahs


Le régime totalitaire mis en place par l’ayatollah Khomeini est basé sur le fanatisme et le rapport de force.

Depuis sa mise en place, face à ses adversaires, tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, la violence et la terreur ont été les deux armes utilisées sans cesse par les mollahs et les gardiens de la révolution pour garder le pouvoir.

Les dernières répressions des manifestations en faveur de la démocratie et les pendaisons quotidiennes des opposants ainsi que la posture prise suite aux attaques israélo-américaines en sont les dernières preuves.

Tant qu’il ne sera pas vaincu par la force, il montrera une résilience qui est l’apanage des totalitarismes les plus brutaux comme le nazisme.

Il n’est donc pas surprenant qu’ayant réussi à ne pas sombrer suite à l’offensive de Trump et de Netanyahu, il soit dans la surenchère et incapable de se projeter dans la paix.

Le faire face à ce qu’ils considèrent comme leurs deux ennemis mortels emblématiques, les Etats-Unis et Israël, est mentalement impossible pour les leaders iraniens.

Seule une défaite militaire peut, non pas leur faire entendre raison, ce qui est impossible à l’instar des talibans afghans, mais les chasser du pouvoir.

Jusque-là, ils joueront le chaos face à Trump, sachant que ce dernier est incapable de gagner politiquement une guerre qu’il a pourtant déclenché parce qu’il est – au-delà des imprécations et des menaces verbales – incapable de la gagner militairement face à ses compatriotes qui sont majoritairement contre son aventurisme irresponsable.

 

 


dimanche 12 juillet 2026

Le Focus. La large défiance du peuple ukrainien vis-à-vis de Trump


Selon un sondage réalisé au mois de juin par l’Institut international de sociologie de Kiev (KIIS) pour Le Grand Continent, après plus de quatre années de guerre, les Ukrainiens éprouvent une très large défiance envers Donald Trump et son administration mais 73,4% d’entre eux considèrent que les Américains demeurent des amis.

L’extrémiste populiste de la Maison blanche paie son refus d’aider l’Ukraine et ses sympathies pro-Poutine qui le disqualifie pour être un faiseur de paix crédible.

Ainsi, il n’y a qu’1,3% d’Ukrainiens qui font beaucoup confiance à Trump et 2,5% qui ont une confiance élevée dans ses négociateurs, son gendre Jared Kushner et son ami Steve Witkoff.

Dans le même ordre, 35,4% des Ukrainiens considèrent même Trump comme un ennemi alors qu’ils ne sont que 17% à estimer qu’il est un ami.

Enfin, il n’y a que 7,4 % des Ukrainiens qui voit le rôle actuel des États-Unis dans les affaires internationales comme étant positif.

Au-delà de l’agression de Poutine contre l’Ukraine et du rôle négatif de Trump dès le départ, ce sondage confirme d’autres qui montrent que les Etats-Unis, actuellement, ne sont plus considérés par les peuples européens comme des alliés fiables, pire, que de plus en plus, ils sont même considérés comme des ennemis.

Des opinions qui n’ont jamais été aussi négatives.

Et si l’on peut penser ou espérer que cela changera lorsque Trump et ses alliés ne seront plus au pouvoir, ce retournement de l’opinion européenne aura de toute façon des séquelles.

 

(Sondage réalisé par internet entre le 9 et le 26 juin et 2026 auprès d’un échantillon de 1801 personnes représentatif de la population ukrainienne)

 


samedi 11 juillet 2026

Commentaire. Iran-Russie: les totalitarismes ne peuvent pas perdre la guerre au risque de se détruire


Poutine sait qu’une défaite face à l’Ukraine sonnera le glas de son pouvoir.

De leur côté, les mollahs ont bâti et structuré leur régime sur la haine des Etats-Unis ce qui implique qu’ils ne peuvent pas faire la paix avec eux – «le grand Satan» – sauf s’ils étaient vainqueurs du conflit.

Car les totalitarismes ne peuvent pas perdre la guerre au risque de se détruire.

Ce fut le cas de l’Allemagne nazie ou de l’Italie fasciste et la victoire de l’URSS sauva certainement Staline qui n’aurait pas survécu à une défaite.

Les généraux argentins et les colonels grecs ont été chassé du pouvoir après avoir perdu la guerre contre le Royaume-Uni pour les premiers et la Turquie pour les seconds.

Bien sûr, un dictateur peut demeurer au pouvoir en évitant les conflits comme Franco en Espagne ou Salazar au Portugal.

Mais une fois les hostilités déclarées, la victoire est essentielle et existentielle.

C’est pourquoi Poutine refuse et refusera jusqu’à la fin de faire la paix avec l’Ukraine, acceptant uniquement sa reddition.

D’où une fuite en avant alors même que la Russie ne peut pas gagner.

Idem pour l’Iran qui doit absolument se présenter en vainqueur et démontrer, comme elle le fait en ce moment, qu’elle n’est pas contrainte à faire la paix.

De ce constat, il faut évidemment agir en conséquence en se rappelant que c’est la défaite qui fut fatale à Saddam Hussein alors que l’impossibilité d’éradiquer l’Afghanistan des talibans leur a permis, in fine, de revenir au pouvoir.

 


jeudi 9 juillet 2026

Le Focus. Trump dit tout et son contraire… comme d’habitude


Alors qu’il a ordonné de nouvelles frappes sur l’Iran accusée de ne pas respecter les termes du cessez-le-feu notamment la libre navigation dans le détroit d’Ormuz, Donald Trump a assisté au sommet de l’OTAN en Turquie où il a, à la fois, critiqué durement les autres membres tout en déclarant, in fine, qu’«il y avait beaucoup d'amour lors de la réunion, beaucoup d'unité, tout était magnifique»…

Tour cela après avoir eu ces derniers jours une conversation téléphonique avec Poutine qu’il a estimé s’être très bien passée et d’avoir, une nouvelle fois, regretté qu’il n’ait pas obtenu le Groenland.

Les déclarations à l’emporte-pièce qui se contredisent parfois dans la même phrase sont le lot commun de Trump ce qui signifie qu’il est difficile de savoir quelle est sa véritable opinion, s’il en a une!

Dans un reversement qui sera à confirmer, il soutient à nouveau l’Ukraine à qui il a promis de lui donner la licence afin de construire des missiles Patriots qui sont indispensables à la sécurité du pays et qu’il refusait de lui livrer jusqu’à présent, prétextant que les Etats-Unis n’en avaient pas assez pour sa défense.

Ce que l’on peut néanmoins mettre au crédit de ce sommet, c’est qu’il n’y a pas eu d’annonce du retrait des Etats-Unis de l’OTAN.

Mais demain étant un autre jour, tout reste possible à ce sujet.

 


mardi 7 juillet 2026

Editorial. Trump a même réussi à corrompre la Coupe du monde de football mais pas à sauver l’équipe américaine


De légitimes réserves avaient été émises sur une Coupe du monde organisée dans un pays, les Etats-Unis, dirigée par un apprenti autocrate qui s’était vu délivrer un incongru et saugrenu prix de la paix par un déplorable président de la Fédération internationale de football qui l’avait inventé que pour honorer celui-ci.

Mais personne n’avait pas prévu que cet autocrate demanderait et obtiendrait de ce personnage déplorable qu’il truque la compétition comme il s’apprête à truquer les élections législatives de novembre prochain.

Ainsi en s’insurgeant devant le carton rouge reçu par l’avant-centre Balogun, et meilleur joueur de l’équipe américaine lors du match contre la Bosnie-Herzégovine, sanction qui était évidente et qui le suspendait pour la rencontre des 8e de finale face à la Belgique, Trump a fait pression sur son «ami» Infantino pour que celui-ci l’annule et permettre au joueur de l’AS Monaco d’être présent sur le terrain.

Ainsi La Fifa a simplement sanctionné Balogun «d'un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an», une décision qui contredit ses propres règles qui stipulent que le carton rouge entraîne automatiquement une suspension d'un match et qu’elle ne peut pas faire l'objet d'un appel par l'équipe du joueur sanctionné sauf si...

Sauf si l’on utilise un obscur article de son code disciplinaire, le 27, qui lui permet de transformer la suspension automatique d’un match en une suspension assortie d’une période probatoire d’un an.

Un article utilisé une seule fois auparavant en 1962…

Bien sûr, il n’y a aucune raison que Balogun en bénéficie sauf qu’il est celui qui pourrait qualifier les Etats-Unis pour les quarts-de-finale de la compétition, d’où le coup de téléphone passé par Trump à Infantino et, «miracle», l’application de cet article 27.

L’extrémiste populiste a donc réussi à corrompre la plus grande compétition sportive de la planète et, ce, au grand jour.

Cette annulation du carton rouge par la FIFA a provoqué un véritable tollé avec notamment un communiqué de l’UEFA, la fédération européenne de football qui s’insurge contre cette décision «inédite, incompréhensible et injustifiable ».
«Le football, comme tout autre sport, repose sur des règles, qui sont le fondement d’une compétition équitable, honnête et transparente. Parfois, les règles sont sujettes à interprétation. En l’occurrence, ce n’est pas le cas. (…)
Une suspension automatique minimale d’un match à la suite d’un carton rouge n’est pas une option discrétionnaire et ne nécessite pas la décision d’une instance compétente pour être appliquée. Il s’agit d’un principe inscrit dans le règlement, qui ne peut faire l’objet d’aucune exception, encore moins au milieu d’un tournoi où plusieurs autres joueurs se sont retrouvés dans la même situation et ont régulièrement purgé leur suspension. (…)
La certitude des règles n’est plus garantie par ceux-là mêmes qui sont chargés de les faire respecter et l’intégrité du jeu est remise en cause et la crédibilité d’une compétition s’en trouve ébranlée. De même, une telle décision crée un précédent dans le cadre du tournoi en cours, où des situations similaires exigeront désormais un traitement équivalent, au détriment de la compétition. (…)
Le football est le sport le plus apprécié au monde parce que c’est un sport magnifique, et il inspire confiance parce qu’il est pratiqué partout selon les mêmes règles. Un tournoi n’est jamais un événement isolé et, s’il s’agit de la Coupe du monde, il a le pouvoir d’entraîner des conséquences positives ou négatives sur le football dans son ensemble. Nous exprimons notre incrédulité face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable.»

Sans parler de cette fumeuse expression – à laquelle on pourrait trouver tant d’exceptions – qu’il y a quand même une justice en ce monde, le quart-de-finale entre les Etats-Unis et la Belgique a été facilement remporté par cette dernière mais, quoi qu’il en soit le football et le sport en général en sont les grands perdants de cet honteux épisode.

A moins qu’Infantino à la demande de Trump inverse le résultat…

 

 


lundi 6 juillet 2026

Point de vue. Le phare de la liberté a migré des Etats-Unis vers l’Europe


Au moment où l’on fête, ce 4 juillet 2026, les 250 ans de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis, une migration bien particulière s’est produite.

Alors que l’Amérique a été pendant toutes ces années le phare de la liberté en particulier pour les Européens, celui-ci a traversé l’Atlantique pour s’installer en Europe.

C’est dans cette Union européenne bâtie sur le modèle des Etats-Unis d’Amérique et soutenue par ces derniers à sa création, que se trouve désormais les espoirs des l’Humanité dans un monde de liberté, d’égalité, de fraternité et de dignité.

Un renversement qui est une véritable conflagration qui bouleverse toutes les représentations qui s’étaient forgées en deux siècles et demi.

Tout cela du fait des deux présidences de Donald Trump mais aussi de la résistance de l’Union européenne face à la montée des extrêmes.

Tous les jours, les Etats-Unis s’enfoncent dans une autocratie et l’on craint même qu’il ne puisse plus y avoir des élections libres et honnêtes.

Pendant ce temps, l’Europe défend la liberté dans le monde, lutte contre tous les régimes totalitaires et fait en sorte de la protéger dans chacun de ses membres.

Bien sûr, cette situation peut encore évoluer.

Si, demain, les électeurs chassent du pouvoir l’extrémiste populiste et ses troupes, les Etats-Unis pourraient redevenir une démocratie.

Si, demain, les électeurs succombent aux sirènes malfaisantes des extrémistes populistes dans plusieurs pays du vieux continent comme la France, l’Allemagne ou l’Espagne ainsi que c’est déjà le cas en Italie, alors l’UE pourrait connaître le scénario américain.

Reste que, en ce 4 juillet 2026, le phare de la liberté qui illumine le monde est bien en Europe.


dimanche 5 juillet 2026

Commentaire. Etats-Unis: un bien triste anniversaire


Les propos emphatiques et nationalistes de Donald Trump sur ce que sont les Etats-Unis sous sa présidence et à l’occasion du 250e anniversaire de sa Déclaration d’indépendance sont une fantasmagorie mensongère et ne parviennent pas à cacher la réalité du pays actuellement.

Pays divisé à l’extrême où l’inflation touche l’entière population et où les inégalités n’ont jamais été aussi fortes avec une remontée du racisme, incapable de s’imposer militairement face à l’Iran, entretenant des rapports désastreux avec ses alliés traditionnels, victime d’une violence endémique et gouverné par un populiste corrompu qui ne rêve que de devenir président à vie, les Etats-Unis sont en crise.

Bien sûr, dans tout le pays, les Américains commémoreront avec faste et souvent avec joie ce 250e anniversaire le jour de leur fête nationale mais, à Washington, la capitale, seuls les républicains viendront en nombre aux bombances préparées par Trump et largement, voire uniquement, tournées en son honneur.

Ce que ce dernier aura réussi, c’est de montrer la face cachée et souvent honteuse des Etats-Unis qui, jusqu’alors, était largement éclipsée par ce récit du Rêve américain et d’une marche immuable vers le bonheur.

C’est pourquoi cet anniversaire est bien triste parce qu’au-delà de la véracité discutable des constructions idéologiques et des images iconiques, nous avons besoin de mythes pour entretenir l’espoir face à une réalité souvent désespérante.

Voilà sans doute ce qui sera un des principaux héritages des présidence de Trump d’avoir détruit cette idée qu’était jusqu’à présent les Etats-Unis, forgée par les Pères fondateurs mais aussi par Lincoln, Kennedy ou Obama.

 


Le Focus. Pendant que l’Ukraine vise des cibles stratégiques, Poutine tue des femmes et des enfants


La capacité de résistance et, surtout, l’offensive à l’intérieur même de la Russie montrent le fiasco complet de l’agression de Poutine contre l’Ukraine.

Non seulement c’est absolument insupportable pour le despote du Kremlin mais c’est aussi une terrible menace sur son pouvoir et donc sa vie elle-même.

Il n’est donc pas étonnant qu’il jette toutes les forces possibles – c’est-à-dire celles qu’il peut utiliser sans déstabiliser son régime à l’intérieur et sans obliger la communauté internationale à agir à son encontre – pour faire plier Kiev et Zelensky.

Pour autant, son armée est incapable de remporter la guerre sur le terrain.

Dès lors, Poutine cible les populations civiles ukrainiennes avec l’assassinat quotidien de femmes et d’enfants.

Assassinat parce qu’il s’agit bien d’une préméditation de les tuer.

Une des justifications actuelles de ces actes criminels sont les bombardements de l’Ukraine sur le territoire russe.

Mais on ne peut comparer ceux-ci aux destructions causées par ses missiles et ses drones.

L’Ukraine vise des sites stratégiques comme les raffineries – avec un succès certain puisque dans un pays qui est un des principaux producteurs de pétrole, il y a désormais une pénurie d’essence – alors que la Russie s’en prend à des maisons et des immeubles d’habitation.

Cette différence fondamentale dans la conduite de la guerre est une différence fondamentale entre une démocratie et un totalitarisme.

Avant la chute finale, Poutine aura malheureusement le temps de tuer encore plus d’innocents.

D’où la nécessité de le traduire devant un tribunal pour crimes de guerre et le juger même par contumace.

 


samedi 4 juillet 2026

Le Focus. Trump: corruption à tous les étages


Le politiste Larry Sabato estime sur CNN que le degré de corruption atteint par Trump et sa famille n’a aucun précédent dans l’histoire politique des Etats-Unis.

Comme l’explique le New York Times, «les revenus du président Trump depuis son entrée en fonction atteignent un niveau autrefois inimaginable pour tout dirigeant d'une démocratie libérale, en particulier pour un président américain en exercice.»

Et de faire des comparaisons avec des personnages corrompus de l’italien Berlusconi au hongrois Orban en passant par l’israélien Netanyahou et l’espagnol Zapatero.

Aucun n’arrive pas à la cheville de Trump.

Le seul qui joue dans la même catégorie est Poutine!

Le despote russe a ainsi détourné des milliards de dollars depuis qu’il est au pouvoir.

Or donc, il est possible d’associer les prévarications du président de la plus grande démocratie, non pas avec d’autres dirigeants du monde libre mais seulement avec le potentat d’un des pires totalitarismes de la planète…

Ceci dit tout du degré de malversations dans lequel trempe d’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Ajoutons que l’on pourrait associer à de duo de crapules, le dictateur chinois Xi.

Ce qui se surajoute pour Trump, c’est qu’il était déjà un personnage corrompu avant de se présenter à la présidentielle de 2016, que son premier mandat a été marqué par des affaire de corruption, qu’entre 2020 et 2024, entre ses deux présidences, des faits de corruption ont eu lieu et que depuis son retour au pouvoir, la corruption a repris de plus belle.

Ce qui n’a pas empêché les électeurs – avec l’aide d’un système électoral d’un autre âge – de le mettre à la tête du pays deux fois…

En cela il est unique dans l’histoire des Etats-Unis au moment où ceux-ci fêtent, le 250e anniversaire de leur déclaration d’indépendance.

 

 


vendredi 3 juillet 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Entre ceux qui n’en veulent pas pour eux et ceux qui la veulent que pour eux, la liberté sera toujours en danger


Nous l’oublions un peu vite mais ni la démocratie et ses valeurs, ni la liberté d’individus égaux qui en est la plus importante, ne sont assurés pour toujours.

La menace vient tout à la fois de ceux qui ont peur de la liberté parce qu’elle implique la responsabilité et ceux qui veulent la confisquer que pour eux-mêmes pour en profiter sur le dos des autres.

Les premiers, dans une démocratie, sont les électeurs des seconds.

Ainsi se forme cette coalition des ennemis de la liberté basée d’un côté sur l’irresponsabilité et de l’autre sur la domination.

C’est ce qui définit l’extrémisme populiste, celui qui a toujours existé et existera toujours, celui qui est en pleine floraison dans l’ensemble des démocraties de la planète en ce début de troisième millénaire.

Ajoutons que ceux qui ne veulent pas de leur liberté, ne veulent pas que les autres puissent jouir de la leur tout comme ceux qui veulent que de leur liberté.

C’est évidemment désespérant mais ne pas se l’avouer, ce n’est rien faire pour combattre cette réalité.

Car, si cette coalition ne disparaitra pas, l’Histoire montre qu’elle n’a pas été toujours majoritaire, qu’elle n’a pas vocation à l’être depuis l’établissement de la démocratie moderne à la fin du 18e siècle et qu’elle peut être battue mais pas éradiquée.

Actuellement, les extrémistes populistes bien aidés en cela par des relais dont certains médias mais aussi par une certaine fatalité qui s’est installée chez les défenseurs de la liberté, nous expliquent que la marche de l’Histoire va dans le sens de leur société totalitaire.

Ce n’est pas nouveau.

Hitler parlait de son Reich de mille ans mais il ne dura que 13 années.

Le nazisme, le fascisme et le communisme se sont effondrés au 20e siècle alors que dans les années 1930, on prédisait leur victoire finale.

Néanmoins, ils n’ont pas disparu et ne disparaîtront jamais.

Leurs idéologies et leurs haines de l’autre et de la liberté seront toujours présentes dans une partie de la population et parfois seront même majoritaires.

Il faut donc ne jamais baisser la garde comme nous avons eu tendance à le faire après la chute de l’URSS en 1989 où nous avons cru ou, tout au moins, espéré que nous en avions fini avec les totalitarismes alors même que la même année les communistes chinois massacraient les jeunes qui réclamaient leur liberté place Tienanmen.

Et nos chimères d’alors furent une bénédiction pour des Poutine ou des Xi, des Kim ou des Khamenei.

Pour autant, la démocratie a réussi à résister face aux tensions autocratiques et populistes de l’intérieur et les menaces de l’extérieur.

Certains se demandent jusqu’à quand, jusqu’à quand la résistance sera possible avant qu’une chape de plomb recouvre la liberté.

Le danger est là mais l’inéluctable pas encore.

Le combat, parce que c’en est un, doit être livré sans répit au nom de la dignité humaine.

Alexandre Vatimbella

 


jeudi 2 juillet 2026

Le Focus. Poutine : attaquer l’OTAN pour se sortir du bourbier ukrainien et d’une possible défaite piteuse?


Après le gouvernement suédois, après le gouvernement polonais, c’est au tour du gouvernement néerlandais de pronostiquer une guerre de la Russie contre l’OTAN.

Une prédiction qui est de plus en plus crédible face au fiasco de l’agression de Poutine contre l’Ukraine qui a obligé le despote du Kremlin de reconnaître des temps difficiles sans pour autant changer de stratégie.

En internationalisant le conflit, surtout en en faisant une croisade contre l’Occident et contre le monde libre, Poutine peut espérer agréger autour de lui un certain nombre de régimes autoritaires et totalitaires aux premiers rangs desquels on trouve ceux de la Chine, de l’Iran, de la Corée du Nord, de la Biélorussie, sans parler de la bienveillance de ceux de l’Inde, de l’Afrique du Sud, du Brésil, du Vietnam et de quelques autres.

De même, il espère pouvoir compter sur ses «amis» dans les pays occidentaux comme, en France, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon.

En outre, une guerre contre les puissances occidentales serait le moyen de resouder le peuple russe derrière lui.

Bien sûr, cette fuite en avant recèle de nombreux risques pour le dictateur.

Mais, sans doute, estime-t-il qu’ils sont moins graves pour lui qu’une défaite piteuse en Ukraine.


mercredi 1 juillet 2026

Commentaire. S’en prendre délibérément aux enfants dans les conflits, le degré ultime de la barbarie


Quand on demandait aux nazis pourquoi ils ont assassiné tant d’enfants juifs parfois avec la plus extrême cruauté, ils répondaient que ceux-ci, une fois adultes, se vengeraient de ce qu’ils avaient fait subir à leurs parents et que donc leur élimination était un moyen d’éviter leur vengeance future.

A ce compte-là, lors d’une guerre, il faudrait procéder systématiquement au génocide des peuples de tous les belligérants…

Quelle que soit la réalité, non pas de l’alibi minable de ce massacre qui était planifié et comprenait dès le départ tous les juifs quels que soient leurs âges mais d’une éventuelle volonté de vengeance de ce terrifiant pogrom, rien ne peut justifier les morts d’enfants surtout quand ils sont faits consciemment et, surtout, sont issus d’une politique pensée et exécutée.

On pense ici à Poutine qui bombarde les civils ukrainiens et les bâtiments où se trouvent des enfants alors qu’il n’y a aucune raison militaire pour cela.

On pense au Hamas qui, lors de son équipée barbare du 7 octobre 2023, a mis à mort des bébés et des enfants de manière totalement délibérée.

Et, malheureusement, on pense à l’opération de l’armée israélienne à Gaza, sachant qu’ici, il s’agit d’une démocratie qui utilise les mêmes pratiques que des régimes totalitaires ou des organisations terroristes.

D’autant plus, que l’on ne peut manquer de s’interroger sur ce parallèle entre les enfants palestiniens d’aujourd’hui et les enfants juifs d’hier parce qu’ici ce sont deux gouvernements qui sont en cause.

Ainsi que le rappelle la commissaire européenne à l'Egalité, à la Préparation et à la gestion des crises, Hadja Lahbib:
«Le dernier rapport de la Commission d'enquête de l'ONU est accablant: Israël a délibérément tué et blessé des centaines de milliers d'enfants palestiniens, notamment par des violences sexuelles et sexistes. Gaza compte désormais la plus forte concentration d'enfants amputés au monde.

Et de poursuivre:
«J'exhorte Israël à cesser ses attaques contre les hôpitaux et les écoles. L'aide humanitaire doit être acheminée massivement et les évacuations médicales des enfants blessés doivent être assurées.»

Partout dans le monde, les gouvernements et les peuples affirment que rien n’est plus important que les enfants et que leur protection ne souffre aucune exception.

Partout dans le monde, ce ne sont que des paroles dès que survient une guerre.


lundi 29 juin 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Entre ceux qui n’en veulent pas pour eux et ceux qui la veulent que pour eux, la liberté sera toujours en danger


Nous l’oublions un peu vite mais ni la démocratie et ses valeurs, ni la liberté d’individus égaux qui en est la plus importante, ne sont assurés pour toujours.

La menace vient tout à la fois de ceux qui ont peur de la liberté parce qu’elle implique la responsabilité et ceux qui veulent la confisquer que pour eux-mêmes pour en profiter sur le dos des autres.

Les premiers, dans une démocratie, sont les électeurs des seconds.

Ainsi se forme cette coalition des ennemis de la liberté basée d’un côté sur l’irresponsabilité et de l’autre sur la domination.

C’est ce qui définit l’extrémisme populiste, celui qui a toujours existé et existera toujours, celui qui est en pleine floraison dans l’ensemble des démocraties de la planète en ce début de troisième millénaire.

Ajoutons que ceux qui ne veulent pas de leur liberté, ne veulent pas que les autres puissent jouir de la leur tout comme ceux qui veulent que de leur liberté.

C’est évidemment désespérant mais ne pas se l’avouer, ce n’est rien faire pour combattre cette réalité.

Car, si cette coalition ne disparaitra pas, l’Histoire montre qu’elle n’a pas été toujours majoritaire, qu’elle n’a pas vocation à l’être depuis l’établissement de la démocratie moderne à la fin du 18e siècle et qu’elle peut être battue mais pas éradiquée.

Actuellement, les extrémistes populistes bien aidés en cela par des relais dont certains médias mais aussi par une certaine fatalité qui s’est installée chez les défenseurs de la liberté, nous expliquent que la marche de l’Histoire va dans le sens de leur société totalitaire.

Ce n’est pas nouveau.

Hitler parlait de son Reich de mille ans mais il ne dura que 13 années.

Le nazisme, le fascisme et le communisme se sont effondrés au 20e siècle alors que dans les années 1930, on prédisait leur victoire finale.

Néanmoins, ils n’ont pas disparu et ne disparaîtront jamais.

Leurs idéologies et leurs haines de l’autre et de la liberté seront toujours présentes dans une partie de la population et parfois seront même majoritaires.

Il faut donc ne jamais baisser la garde comme nous avons eu tendance à le faire après la chute de l’URSS en 1989 où nous avons cru ou, tout au moins, espéré que nous en avions fini avec les totalitarismes alors même que la même année les communistes chinois massacraient les jeunes qui réclamaient leur liberté place Tienanmen.

Et nos chimères d’alors furent une bénédiction pour des Poutine ou des Xi, des Kim ou des Khamenei.

Pour autant, la démocratie a réussi à résister face aux tensions autocratiques et populistes de l’intérieur et les menaces de l’extérieur.

Certains se demandent jusqu’à quand, jusqu’à quand la résistance sera possible avant qu’une chape de plomb recouvre la liberté.

Le danger est là mais l’inéluctable pas encore.

Le combat, parce que c’en est un, doit être livré sans répit au nom de la dignité humaine.

 


dimanche 28 juin 2026

Le Focus. Trump ne cherche pas des partenaires en Europe mais des larbins


Le changement des relations entre Donald Trump et Giorgia Meloni montre exactement quel est l’objectif de Trump en Europe et les illusions chimériques de tous ceux qui ont cru ou croient encore qu’ils peuvent être ses partenaires sur un pied d’égalité avec l’extrémiste populiste.

Il n’y a pas si longtemps, Trump faisait de Meloni son égérie européenne et les serments d’amour entre les deux étaient quotidiens.

Sauf que l’Américain avait de la considération pour l’Italienne, uniquement parce qu’elle était d’accord avec lui sur tout.

Il a suffi qu’elle émette quelques réserves sur ses décisions et qu’elle n’obéisse pas à ses désidératas pour qu’il l’agresse verbalement et qu’elle soit obligée de réagir avec indignation, rappelant que l’Italie était un pays souverain.

Oui, Trump ne cherche pas des partenaires en Europe mais uniquement des larbins qui vont être au garde-à-vous et applaudir tous ses faits et gestes.

Or, si être proche de Trump pouvait être positif pour les politiciens européens, ce n’est plus le cas aujourd’hui avec tous ses échecs mais aussi son comportement vis-à-vis d’eux et de leurs pays respectifs.

Et voilà que là où il avait des admirateurs plus ou moins inconditionnels qui affirmaient qu’une fois au pouvoir, ils seraient des Trump locaux, on assiste à une distanciation voire à des critiques parfois virulentes.

Même au Royaume-Uni, Nigel Farage qui est un fanatique trumpien, l’a désapprouvé.

En France, Marine Le Pen qui avait fait le voyage des New York en 2016 pour se faire adouber et Jordan Bardella, tentent de faire oublier tous les compliments et les propos comme quoi ils le copieraient une fois au pouvoir.

Pour se faire élire aujourd’hui, il vaut mieux taire sa proximité avec Trump d’autant que lorsqu’il soutien un candidat, comme Orban en Hongrie, celui-ci est battu.

Bien évidemment, il ne faut pas être dupe.

Les extrémistes et radicaux de droite n’ont pas changé et leurs programmes ressemblent fort à celui de Trump.

Il s’agit seulement de ne plus s’afficher avec lui parce que c’est devenu contre-productif.

Ainsi Meloni tout comme Le Pen ou Bardella demeurent des extrémistes de droite aux idées aussi malsaines que celles de Trump.

 

 


vendredi 26 juin 2026

Point de vue. Canicule, nous sommes tous responsables


Face à l’épisode caniculaire extrême nous cherchons des responsables.

Dans les pays démocratiques où l’on vote pour choisir nos dirigeants qui ont proposé un programme de gouvernement lors d’élections, on peut faire plusieurs remarques.

Si la population et plus précisément les électeurs avaient comme priorité la lutte contre le changement climatique dont cet épisode est un des phénomènes, ils auraient imposé aux partis qui se présentent pour gouverner de, tous, mettre en avant des mesures pour s’y attaquer réellement.

Or ce n’est nullement le cas.

Par ailleurs, dans aucun pays démocratique, les formations écologiques – quelles que soient le sérieux de leurs propositions et la qualité de leurs leaders – ne sont au pouvoir, seulement quelques-unes font partie de coalitions.

En France, les Ecologistes sont même en perte de vitesse.

Non, par leurs votes mais aussi dans les sondages – à part quand survient un événement violent – les peuples démocratiques ne font pas du changement climatique une préoccupation majeure, une obsession de tous les instants.

Et les partis qui le nient ou sont plus que sceptiques sur celui-ci comme les extrêmes, notamment ceux d’extrême-droite, ont la faveur d’une majorité de la population dans notre pays.

Quant à nos comportements quotidiens, il est évident que nous ne faisons pas grand-chose à part une petite minorité pour les adapter afin de prendre part à cette lutte contre le changement climatique et le bouleversement si nous ne faisons pas ce qu’il faut.

Si l’on voit des manifestants, nombreux, défiler pour les retraites ou pour le pouvoir d’achat, si l’on constate des réactions fortes contre les violences faites aux enfants ou aux femmes, tel n’est pas le cas pour le changement climatique.

Evidemment, nous, Français ou, nous, peuples démocratiques, n’avons pas seuls l’avenir de la planète entre nos mains.

Et le pays le plus pollueur donc qui participe le plus au changement climatique est doté d’un régime totalitaire et s’appelle la Chine.

Néanmoins, celui qui vient tout de suite après sont les Etats-Unis d’autant que Trump, non seulement nie sa réalité mais a supprimé la plupart des programmes pour lutter contre celui-ci.

Quant à l’Inde – que l’on peut encore considérée comme une démocratie –, elle est également un des principaux responsables de ce changement.

On peut donc affirmer que si tous les pays démocratiques prenaient des mesures à la hauteur du problème et avaient des politiques fortes et cohérentes, les choses évolueraient positivement d’autant qu’ils obligeraient les autres nations à agir de concert si, par exemple, elles voulaient avoir accès à leurs marchés.

Et puis, même là où gouvernent des régimes totalitaires, le poids de l’opinion publique n’est pas négligeable et obligent leurs dirigeants à agir pour lui donner plus ou moins satisfaction quand il sent que la population est particulièrement sensible et mobilisée pour une cause.

Alors, oui, nous sommes tous responsables de cette canicule parce que nous refusons d’agir à la hauteur de la menace.

Et tant que nous désignerons l’autre comme coupable pour nous dédouaner de nos manquements et pour justifier notre refus d’agir nous continuerons, tous, à être responsables du changement climatique en cours.