Les Actualités sur Mondiaglobalisation

dimanche 4 octobre 2026

Le Focus. Etats-Unis – Qui, de la démocratie ou de Trump, va gagner les midterms


Dans moins d’un mois, le 3 novembre très exactement, auront lieu les élections de mi-mandat (du président) aux Etats-Unis.

Le 3 novembre, les électeurs américains, selon les sondages et l’état du pays, devraient infliger une défaite cuisante au Parti républicain et, surtout, à Donald Trump.

Si l’on ne sait pas encore quelle sera l’ampleur de la victoire du Parti démocrate, tout concoure à dire qu’il devrait reprendre le contrôle de la Chambre des représentants et, peut-être du Sénat.

Encore faut-il que les élections soient honnêtes et que les résultats soient suivis d’effet.

Que tel ne soit pas le cas est une nouveauté pour les Etats-Unis.

Or c’est bien un des enjeux principaux de ces élections tant Trump a tout tenté pour faire en sorte de les truquer et tout indique qu’il fera tout pour ne pas accepter les résultats s’ils sont, comme prévu, une défaite pour son camp et sa personne.

Il fait peu de doutes, si défaite il y a, qu’il y aura alors un affrontement entre la démocratie et l’extrémiste populiste de la Maison blanche qui continue, encore aujourd’hui, à prétendre qu’il n’a pas perdu les élections face à Joe Biden en… 2020!

S’il refuse de reconnaître des résultats favorables aux démocrates, la question est de savoir s’il sera suivi par le Parti républicain – ce qui est malheureusement fort probable – et par la justice ainsi que par les forces de l’ordre et armées.

Rien ne permet de dire que tel sera le cas mais rien ne permet de prétendre à 100% que ce sera le contraire.

En attendant, le mois qui vient sera peut-être aussi l’occasion pour Trump de lancer de nouvelles attaques contre la démocratie pour empêcher ses opposants d’aller voter.

Quoi qu’il en soit, dans un mois nous saurons si les Etats-Unis sont encore une démocratie.

 


jeudi 1 octobre 2026

Le Focus. Poutine ne voudra jamais la paix, seule sa défaite la lui imposera


Tous les observateurs sérieux et compétents le disent: Poutine ne veut pas la paix mais la défaite de l’Ukraine et, par là même, celle de l’Europe et du camp occidental.

Car, si sa volonté à très court terme, c’est de reprendre le contrôle de l’Ukraine qui, selon lui, fait partie intégrante de la Russie, son objectif à moyen-long terme c’est de réinstaller la Russie comme puissance mondiale avec son pré-carré en Europe et en Asie ainsi que sa capacité à affaiblir puis marginaliser l’UE.

Le peut-il?

Non, même s’il peut causer des morts et des destructions en tentant d’y parvenir. Cependant cela ne l’empêchera pas de tenter le coup car il estime que le seul moyen de réussir est la force.

Il faut bien en prendre conscience: tant que Poutine sera au pouvoir, la Russie sera un danger pour la paix, la démocratie et les Européens.

Même s’il perd en Ukraine, ce qu’il ne reconnaitra jamais, il continuera à être une menace et fera tout pour prendre sa revanche.

Tout ce que l’on peut espérer venant de Moscou, c’est que ses successeurs seront des gens raisonnables, à défaut qu’ils soient démocrates.

Sachant cela, nous devons renforcer la défense collective des pays du monde libre et bâtir une vraie défense européenne.

Auparavant, les Européens, notamment tous ceux qui affirmaient qu’il n’existait aucun danger pour notre sécurité, pouvaient justifier leurs positions par une absence concrète d’une menace réelle et concrète.

Tel n’est plus le cas et tous ceux qui continuent à le prétendre sont, au mieux, des niais, au pire, des alliés objectifs de Poutine mais aussi de son mentor, Xi, le dictateur chinois.

 


dimanche 27 septembre 2026

Le Focus. La Chine qui aide la Russie qui aide l’Iran qui aide la Russie qui aide la Chine qui aide l’Iran


L’internationale totalitaire n’est pas qu’un concept ou qu’un projet et encore moins des déclarations idéologiques dans le vide.

Non, l’internationale est une réalité concrète qui menace et attaque l’ordre mondial et le monde libre.

Rappelons que cette internationale a été mise sur pied par Xi Jiping et regroupe, outre le dictateur chinois, le russe Poutine, les mollahs iraniens, le nord-coréen Kim, le biélorusse Loukachenko et quelques autres sous-fifres notamment en Asie et en Afrique.

Actuellement, cette alliance fonctionne, tous les jours à plein régime.

Ainsi, sans l’aide la Chine et de l’Iran, la Russie ne pourrait continuer son agression contre l’Ukraine.

Sans l’aide la Chine et de la Russie, l’Iran ne pourrait faire face aux Etats-Unis.

Sans l’aide de la Russie et de l’Iran, la Chine ne pourrait mettre en place sa stratégie anti-occidentale.

Et, bien sûr, n’oublions pas l’apport de leur rejeton, la Corée du Nord, qui n’en finit pas de s’armer et d’aider ses géniteurs chinois et russes ainsi que leur ami iranien.

Face à cette internationale dont l’intention est de dominer le monde, les démocraties sont en retard, ce qui se comprend puisque leur finalité n’est pas le conflit comme pour les totalitarismes mais le compromis et le consensus.

Heureusement grâce à plusieurs lanceurs d’alerte dont un des plus actif est le président de la république française, nous faisons des efforts pour éviter que cette entraide entre despotes leur permette de mettre la planète sous leur coupe.

Mais il ne faut évidemment pas relâcher les efforts – ce qui serait certainement le cas avec les victoires des extrêmes en France, en Allemagne ou au Royaume-Uni – mais passer à un niveau supérieur pour que cette internationale ne puisse jamais être en mesure de nous attaquer puis pour la mettre à bas pour le bien de toute l’Humanité.

 


samedi 26 septembre 2026

Le Focus. Trump, l’ami des dictateurs, bis repetita


Encore une fois, Donald Trump s’affiche triomphalement avec un de ses «amis» – comme il les appelle lui-même – dictateurs, en l’occurrence le chinois Xi Jinping en visite à Washington et pour lequel il a déroulé le tapis rouge au-delà de toute civilité diplomatique.

Et ce quelques jours après qu’il ait invité personnellement le russe Vladimir Poutine à participer au prochain G20, sachant que celui-ci est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour internationale de justice (que les Etats-Unis ne reconnaissent pas) pour ses crimes de guerre en Ukraine.

Et juste auparavant, il avait limité les exercices militaires avec la Corée du Sud pour faire plaisir au nord-coréen Kim Jong-Un.

Cela dit bien évidemment quelque chose de qui est Trump, fasciné par les hommes forts dont il se prétend être un des leurs et souhaitant instaurer un régime autocratique dans son pays.

Trump n’est pas un démocrate, n’est pas un défenseur du monde libre, est un soutien de tous les partis d’extrême-droite en Europe et ailleurs.

Au-delà de son incompétence et de son narcissisme, il est un danger pour la liberté dans le monde.

Ce qui le prouve, ce sont toutes ses tentatives aux Etats-Unis même de limiter le droit de vote, en particulier des électeurs démocrates et des minorités ethniques, de s’en prendre à périodes répétées à la liberté d’expression, en particulier celle des médias, de vouloir mettre en prison tous ses opposants en les poursuivant devant les tribunaux.

Et nous saurons très bientôt, non pas jusqu’où il est prêt à aller mais jusqu’où il peut aller avec les élections de mid-terms qu’il doit normalement perdre et dont il refusera d’accepter les résultats.

Car, demain, Trump ne sera peut-être plus l’ami des dictateurs mais bien l’un d’entre eux.

 

 


vendredi 25 septembre 2026

Le Focus. Assemblée générale de l’ONU: beaucoup de paroles mais peu d’actes


Comme le dit le New York Times, «Les impasses diplomatiques et les conséquences économiques mondiales des conflits armés ont dominé les discussions lors du rassemblement annuel des dirigeants mondiaux à l'Assemblée générale des Nations Unies».

Et les discours se sont succédés sur ces thèmes, les plus sérieux mettant l’accent sur l’urgence à trouver des issues à une situation mondiale qui ne cesse de se dégrader et qui risque de créer un chaos des plus dramatiques.

On passera bien sûr sur le discours toujours aussi lunaire de Donald Trump, venu une nouvelle fois se vendre, ou celui de Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe dont l’inanité et la somme des mensonges ont prouvé une nouvelle fois que Poutine préférait entraîner le monde dans sa chute plutôt que de négocier la paix.

Mais de Volodymyr Zelensky à Emmanuel Macron en passant par Andy Burham ou Mark Carney, les propos ont été pour une prise de conscience et la mise en place de politiques responsables.

Parfait mais sans lendemain!

Car, comme d’habitude lors de ce rendez-vous annuel qui devrait être un événement d’où sort des décisions importantes, les paroles ne sont quasiment jamais suivies d’actes.

Non pas que ceux qui les prononcent ne veulent pas changer les choses mais ils sont devant un mur d’intérêts nationaux et/ou personnels qui empêchent toute mesures constructives.

En cela, les Nations Unies créées à la fin de la Deuxième guerre mondiale pour être cette gouvernance mondiale qui assure la paix, la sécurité et la prospérité de l’Humanité a failli.

Ce n’est guère une surprise mais c’est regrettable.

 


jeudi 24 septembre 2026

Point de vue. L’amitié franco-canadienne vise l’avenir bien plus qu’elle célèbre le passé


Le Canada a été fondé par la France mais le renforcement de l’amitié entre les deux pays est surtout tourné vers l’avenir.

Emmanuel Macron a entretenu des relations particulièrement fortes avec Justin Trudeau, le précédent premier ministre canadien.

Avec son remplaçant, Mark Carney, lui aussi membre du Parti libéral, le président français a également trouvé un partenaire proche.

Ces liens personnels sont aussi la preuve des convergences de vues entre Ottawa et Paris dans un monde chaotique.

Les deux pays ont beaucoup d’intérêts en commun et chacun peut y trouver son compte dans un élargissement des relations économiques, diplomatiques, militaires et culturelles.

Ce rapprochement a précédé mais est aussi concomitant avec celui entre le Canada et l’Union européenne qui s’est concrétisé avec l’invitation de Mark Carney lors du discours sur l’état de l’Union par Ursula von der Leyen.

Le premier ministre canadien y a fait une intervention remarquée alors que la président de la Commission lui a proposé que son pays devienne un membre associé de l’UE.

Au moment où Céline Dion enflamme Paris avec son retour sur scène, l’autre star du moment canadienne est bien Mark Carney.

 


mercredi 23 septembre 2026

Editorial. Comment le populisme tente de transformer une crise mondiale en crise nationale


Partout le prix de l’essence dérape.

Partout une crise du logement profonde.

Partout l’inflation est présente.

Partout une croissance molle.

Partout les déficits publics augmentent.

Partout le changement climatique crée des événements parfois catastrophiques qui impactent l’économie.

De la Thaïlande à la Norvège, du Canada aux Pays-Bas, des Etats-Unis au Royaume-Uni, de l’Allemagne au Japon, la crise mondiale est là et fait sentir ses effets avec des populations mécontentes.

C’est la même chose en France.

Partout les gouvernements tentent de faire face pendant que les oppositions ruent dans les brancards et que les populismes s’en donnent à cœur joie en promettant tout et n’importe quoi dans la grande foire à la démagogie la plus irresponsable.

Surtout, comme en France, elles veulent faire porter le chapeau au pouvoir en place avec l’aide de médias incapables d’avoir une vue globale du problème et d’éclairer la population, ce qui est malgré tout leur mission principale.

Et qui dit crise mondiale dit résolution mondiale.

Nous savons d’où vient cette crise, comme il a été dit ici, des pratiques commerciales du despote de la Chine, des aventures guerrières de celui de la Russie et de l’incompétence du président des Etats-Unis.

Imaginons un seul instant que toutes les mesures populistes qui ne viennent pas seulement du RN et de LFI, de Reconquête ou du PC mais aussi du PS et de LR, soient mises en place, demain la France sera au fond du trou et connaîtra un puissant déclassement.

Oui, la crise est là mais nous n’avons pas la capacité de la régler seuls dans notre coin.

Nous pouvons certes l’amortir mais dans des limites assez restreintes.

C’est la même chose pour la quasi-totalité des pays du monde.

Même l’Union européenne si tous ses membres se coalisaient pour suivre la même politique serait incapable d’y mettre fin.

Face au chaos que sont en train de mettre en place essentiellement Poutine, Xi et Trump et qui touchent également leurs propres pays, nous devons faire face sans une fuite en avant populiste qui nous coûtera très cher tout en œuvrant le plus possible à résoudre les raisons pour lesquelles nous nous trouvons où nous en sommes actuellement.

Ici, la France mais comme tous les pays membres l’Union européenne, nous payons sa faiblesse voulue surtout par tous les démagogues et les extrémistes qui se lèvent actuellement pour capitaliser sur la crise qu’ils participent à son aggravation.

 


mardi 22 septembre 2026

Commentaire. Quel que soit son statut juridique, le Canada doit être un associé privilégié de l’Union européenne


La hargne avec laquelle Donald Trump a répondu à la proposition d’Ursula von der Leyen de faire du Canada un «membre associé» de l’Union européenne lors de son discours sur l’Union auquel participé Mark Carney, montre bien, à la fois, le combat que mène l’extrémiste populiste de la Maison blanche contre tous les alliés les plus proches des Etats-Unis mais aussi la volonté de ceux-ci de se regrouper dans une alliance pour s’émanciper de Washington et de son hostilité.

²Au-delà du statut juridique qui doit accompagner ce rapprochement avec l’UE, le Canada doit devenir un associé privilégié des Européens et devenir la référence des pays démocratiques en Amérique du Nord.

Cette association n’est pas simplement symbolique mais tout concoure à la justifier que ce soit en matière de sécurité, de commerce, de matières premières, de technologies de pointe, etc., celle-ci est concrète et ne peut apporter que du positif.

Sans oublier, évidemment, le partage des principes et des valeurs de la démocratie républicaine.

Que cela fasse enrager un Trump qui menace déjà les Canadiens et les Européens de représailles est bien la preuve de l’utilité de cette association au moment où le monde est menacé de chaos par ce président des Etats-Unis ainsi que par les despotes chinois et russes.

Il est à espérer que la proposition de la présidente de la Commission européenne ne soit pas seulement un vœu pieu sans lendemain mais qu’elle trouve rapidement une application pour le bien des populations européenne et canadiennes.