Les Actualités sur Mondiaglobalisation

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samedi 1 août 2026

Editorial. De toutes les menaces, la principale se planque et s’appelle la Chine


Le dérèglement climatique, la Russie, l’Iran, Trump et bien d’autres menaces font quotidiennement l’actualité pour des raisons évidentes.

Mais, étonnamment, la principale réussit à faire profil bas et avance masquée grâce à l’attention que toutes les autres confisque médiatiquement, c’est la Chine de Xi Jinping.

Le régime totalitaire en place à Pékin est, non seulement, celui qui fait peser les plus grands dangers sur l’ordre mondial, la paix et la démocratie, mais il est celui qui est le principal responsable des autres menaces.

Ainsi, l’agression de Poutine en Ukraine, la résilience des mollahs en Iran, l’aggravation du dérèglement climatique, la tension en Asie avec la possible invasion de Taïwan, l’affaiblissement des économies des pays occidentaux, etc. sont directement liés à la politique suivie par Xi Jinping et le Parti communiste chinois.

Si, bien sûr, nous devons faire en sorte de régler toutes ces menaces, nous devons toujours regarder vers la Chine et ne jamais oublier de la mettre en cause.

Faut-il rappeler encore une fois que le dictateur chinois a créé une internationale totalitaire dont l’objectif est d’abattre partout les régimes démocratiques et d’imposer un nouvel ordre mondial basé sur l’ordre qui règne dans son pays et un nationalisme exacerbé et dont il serait le leader incontesté.

Depuis toujours, les communistes chinois ont affirmé qu’ils avaient le temps de leur côté et qu’ils savaient attendre.

Si nous les laissons faire comme c’est grandement le cas actuellement, ils n’auront pas à patienter encore très longtemps.

 

 


mardi 7 juillet 2026

Editorial. Trump a même réussi à corrompre la Coupe du monde de football mais pas à sauver l’équipe américaine


De légitimes réserves avaient été émises sur une Coupe du monde organisée dans un pays, les Etats-Unis, dirigée par un apprenti autocrate qui s’était vu délivrer un incongru et saugrenu prix de la paix par un déplorable président de la Fédération internationale de football qui l’avait inventé que pour honorer celui-ci.

Mais personne n’avait pas prévu que cet autocrate demanderait et obtiendrait de ce personnage déplorable qu’il truque la compétition comme il s’apprête à truquer les élections législatives de novembre prochain.

Ainsi en s’insurgeant devant le carton rouge reçu par l’avant-centre Balogun, et meilleur joueur de l’équipe américaine lors du match contre la Bosnie-Herzégovine, sanction qui était évidente et qui le suspendait pour la rencontre des 8e de finale face à la Belgique, Trump a fait pression sur son «ami» Infantino pour que celui-ci l’annule et permettre au joueur de l’AS Monaco d’être présent sur le terrain.

Ainsi La Fifa a simplement sanctionné Balogun «d'un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an», une décision qui contredit ses propres règles qui stipulent que le carton rouge entraîne automatiquement une suspension d'un match et qu’elle ne peut pas faire l'objet d'un appel par l'équipe du joueur sanctionné sauf si...

Sauf si l’on utilise un obscur article de son code disciplinaire, le 27, qui lui permet de transformer la suspension automatique d’un match en une suspension assortie d’une période probatoire d’un an.

Un article utilisé une seule fois auparavant en 1962…

Bien sûr, il n’y a aucune raison que Balogun en bénéficie sauf qu’il est celui qui pourrait qualifier les Etats-Unis pour les quarts-de-finale de la compétition, d’où le coup de téléphone passé par Trump à Infantino et, «miracle», l’application de cet article 27.

L’extrémiste populiste a donc réussi à corrompre la plus grande compétition sportive de la planète et, ce, au grand jour.

Cette annulation du carton rouge par la FIFA a provoqué un véritable tollé avec notamment un communiqué de l’UEFA, la fédération européenne de football qui s’insurge contre cette décision «inédite, incompréhensible et injustifiable ».
«Le football, comme tout autre sport, repose sur des règles, qui sont le fondement d’une compétition équitable, honnête et transparente. Parfois, les règles sont sujettes à interprétation. En l’occurrence, ce n’est pas le cas. (…)
Une suspension automatique minimale d’un match à la suite d’un carton rouge n’est pas une option discrétionnaire et ne nécessite pas la décision d’une instance compétente pour être appliquée. Il s’agit d’un principe inscrit dans le règlement, qui ne peut faire l’objet d’aucune exception, encore moins au milieu d’un tournoi où plusieurs autres joueurs se sont retrouvés dans la même situation et ont régulièrement purgé leur suspension. (…)
La certitude des règles n’est plus garantie par ceux-là mêmes qui sont chargés de les faire respecter et l’intégrité du jeu est remise en cause et la crédibilité d’une compétition s’en trouve ébranlée. De même, une telle décision crée un précédent dans le cadre du tournoi en cours, où des situations similaires exigeront désormais un traitement équivalent, au détriment de la compétition. (…)
Le football est le sport le plus apprécié au monde parce que c’est un sport magnifique, et il inspire confiance parce qu’il est pratiqué partout selon les mêmes règles. Un tournoi n’est jamais un événement isolé et, s’il s’agit de la Coupe du monde, il a le pouvoir d’entraîner des conséquences positives ou négatives sur le football dans son ensemble. Nous exprimons notre incrédulité face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable.»

Sans parler de cette fumeuse expression – à laquelle on pourrait trouver tant d’exceptions – qu’il y a quand même une justice en ce monde, le quart-de-finale entre les Etats-Unis et la Belgique a été facilement remporté par cette dernière mais, quoi qu’il en soit le football et le sport en général en sont les grands perdants de cet honteux épisode.

A moins qu’Infantino à la demande de Trump inverse le résultat…

 

 


vendredi 3 juillet 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Entre ceux qui n’en veulent pas pour eux et ceux qui la veulent que pour eux, la liberté sera toujours en danger


Nous l’oublions un peu vite mais ni la démocratie et ses valeurs, ni la liberté d’individus égaux qui en est la plus importante, ne sont assurés pour toujours.

La menace vient tout à la fois de ceux qui ont peur de la liberté parce qu’elle implique la responsabilité et ceux qui veulent la confisquer que pour eux-mêmes pour en profiter sur le dos des autres.

Les premiers, dans une démocratie, sont les électeurs des seconds.

Ainsi se forme cette coalition des ennemis de la liberté basée d’un côté sur l’irresponsabilité et de l’autre sur la domination.

C’est ce qui définit l’extrémisme populiste, celui qui a toujours existé et existera toujours, celui qui est en pleine floraison dans l’ensemble des démocraties de la planète en ce début de troisième millénaire.

Ajoutons que ceux qui ne veulent pas de leur liberté, ne veulent pas que les autres puissent jouir de la leur tout comme ceux qui veulent que de leur liberté.

C’est évidemment désespérant mais ne pas se l’avouer, ce n’est rien faire pour combattre cette réalité.

Car, si cette coalition ne disparaitra pas, l’Histoire montre qu’elle n’a pas été toujours majoritaire, qu’elle n’a pas vocation à l’être depuis l’établissement de la démocratie moderne à la fin du 18e siècle et qu’elle peut être battue mais pas éradiquée.

Actuellement, les extrémistes populistes bien aidés en cela par des relais dont certains médias mais aussi par une certaine fatalité qui s’est installée chez les défenseurs de la liberté, nous expliquent que la marche de l’Histoire va dans le sens de leur société totalitaire.

Ce n’est pas nouveau.

Hitler parlait de son Reich de mille ans mais il ne dura que 13 années.

Le nazisme, le fascisme et le communisme se sont effondrés au 20e siècle alors que dans les années 1930, on prédisait leur victoire finale.

Néanmoins, ils n’ont pas disparu et ne disparaîtront jamais.

Leurs idéologies et leurs haines de l’autre et de la liberté seront toujours présentes dans une partie de la population et parfois seront même majoritaires.

Il faut donc ne jamais baisser la garde comme nous avons eu tendance à le faire après la chute de l’URSS en 1989 où nous avons cru ou, tout au moins, espéré que nous en avions fini avec les totalitarismes alors même que la même année les communistes chinois massacraient les jeunes qui réclamaient leur liberté place Tienanmen.

Et nos chimères d’alors furent une bénédiction pour des Poutine ou des Xi, des Kim ou des Khamenei.

Pour autant, la démocratie a réussi à résister face aux tensions autocratiques et populistes de l’intérieur et les menaces de l’extérieur.

Certains se demandent jusqu’à quand, jusqu’à quand la résistance sera possible avant qu’une chape de plomb recouvre la liberté.

Le danger est là mais l’inéluctable pas encore.

Le combat, parce que c’en est un, doit être livré sans répit au nom de la dignité humaine.

Alexandre Vatimbella

 


lundi 29 juin 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Entre ceux qui n’en veulent pas pour eux et ceux qui la veulent que pour eux, la liberté sera toujours en danger


Nous l’oublions un peu vite mais ni la démocratie et ses valeurs, ni la liberté d’individus égaux qui en est la plus importante, ne sont assurés pour toujours.

La menace vient tout à la fois de ceux qui ont peur de la liberté parce qu’elle implique la responsabilité et ceux qui veulent la confisquer que pour eux-mêmes pour en profiter sur le dos des autres.

Les premiers, dans une démocratie, sont les électeurs des seconds.

Ainsi se forme cette coalition des ennemis de la liberté basée d’un côté sur l’irresponsabilité et de l’autre sur la domination.

C’est ce qui définit l’extrémisme populiste, celui qui a toujours existé et existera toujours, celui qui est en pleine floraison dans l’ensemble des démocraties de la planète en ce début de troisième millénaire.

Ajoutons que ceux qui ne veulent pas de leur liberté, ne veulent pas que les autres puissent jouir de la leur tout comme ceux qui veulent que de leur liberté.

C’est évidemment désespérant mais ne pas se l’avouer, ce n’est rien faire pour combattre cette réalité.

Car, si cette coalition ne disparaitra pas, l’Histoire montre qu’elle n’a pas été toujours majoritaire, qu’elle n’a pas vocation à l’être depuis l’établissement de la démocratie moderne à la fin du 18e siècle et qu’elle peut être battue mais pas éradiquée.

Actuellement, les extrémistes populistes bien aidés en cela par des relais dont certains médias mais aussi par une certaine fatalité qui s’est installée chez les défenseurs de la liberté, nous expliquent que la marche de l’Histoire va dans le sens de leur société totalitaire.

Ce n’est pas nouveau.

Hitler parlait de son Reich de mille ans mais il ne dura que 13 années.

Le nazisme, le fascisme et le communisme se sont effondrés au 20e siècle alors que dans les années 1930, on prédisait leur victoire finale.

Néanmoins, ils n’ont pas disparu et ne disparaîtront jamais.

Leurs idéologies et leurs haines de l’autre et de la liberté seront toujours présentes dans une partie de la population et parfois seront même majoritaires.

Il faut donc ne jamais baisser la garde comme nous avons eu tendance à le faire après la chute de l’URSS en 1989 où nous avons cru ou, tout au moins, espéré que nous en avions fini avec les totalitarismes alors même que la même année les communistes chinois massacraient les jeunes qui réclamaient leur liberté place Tienanmen.

Et nos chimères d’alors furent une bénédiction pour des Poutine ou des Xi, des Kim ou des Khamenei.

Pour autant, la démocratie a réussi à résister face aux tensions autocratiques et populistes de l’intérieur et les menaces de l’extérieur.

Certains se demandent jusqu’à quand, jusqu’à quand la résistance sera possible avant qu’une chape de plomb recouvre la liberté.

Le danger est là mais l’inéluctable pas encore.

Le combat, parce que c’en est un, doit être livré sans répit au nom de la dignité humaine.

 


jeudi 25 juin 2026

Editorial. Se mobiliser contre l’utilisation des enfants par le crime organisé


Partout dans le monde, les enfants sont recrutés par le crime organisé et utilisés pour les aider dans leurs activités et leurs basses œuvres qui peuvent aller jusqu’à les faire devenir des tueurs à gages.

Ici aussi les enfants sont des victimes le plus souvent issues de groupes sociaux défavorisés.

Dans tous les pays ce phénomène reprend de l’importance notamment en France et dans nombre de pays européens comme les Pays-Bas ou la Suède.

A cet effet, le Parlement européen, pour susciter une prise de conscience et une mobilisation vient d’adopter une résolution demandant à la Commission d’agir.

Ce texte veut d’abord assurer la protection des enfants comme l’explique la député centriste belge de Renew Europe, Hilde Vautmans: «La priorité de l'Europe doit être très claire : traquer les recruteurs, démanteler les réseaux criminels et aider les enfants exploités au lieu de les traiter comme les cerveaux du crime organisé.»

Le Parlement européen demande que plusieurs mesures soient prises afin d’empêcher les enfants de tomber dans la nasse des gangs et autres mafias ainsi que pour faire de la lutte contre le recrutement une urgence et pour renforcer les peines encourues pour leur exploitation:
- Inclure le recrutement d’enfants comme une priorité dans le prochain plan d’action de l’UE pour la protection des enfants contre la criminalité qui doit être réalisé d’ici à 2027;
- Ajouter des circonstances aggravantes pour le recrutement d’enfants dans la prochaine révision des règles sur la criminalité organisée ;
- Intensifier la coopération entre Europol et Eurojust dans les lieux où les enfants sont systématiquement exploités par des réseaux criminels ;
- Réviser la directive concernant les feux d'artifice qui sont désormais utilisés comme armes par des bandes criminelles recrutant des enfants ;
- Financer et renforcer le réseau d’assistance téléphonique pour les enfants disparus afin d’identifier les enfants à risque et les mettre en contact avec les services de protection.

 

 


vendredi 19 juin 2026

Editorial. La guerre contre l’Iran pire pour les Etats-Unis que le Vietnam, l’Afghanistan et l’Irak?


Bien sûr, les guerres du Vietnam, d’Afghanistan et d’Irak ont fait des victimes américaines sans commune mesure avec le nombre de morts lors de celle menée par Trump contre l’Iran.

Mais, rappelons que ni au Vietnam, ni en Afghanistan, ni en Irak, l’armée américaine n’a perdue la guerre sur le terrain.

La défaite au Vietnam, le retrait sans gloire en Afghanistan et la situation bancale en Irak sont des échecs diplomatiques et politiques qui ont terni l’image des Etats-Unis dans le monde et ont choqué le peuple américain.

On peut donc leur comparer le conflit entre Washington et Téhéran à cette aune.

Force est alors de constater que l’image des Etats-Unis est ici encore plus écornée de que lors des autres conflits.

Car, en l’occurrence, on parle non seulement de défaite politique et diplomatique particulièrement évidente mais également d’une défaite militaire dans le sens où les moyens mis en œuvre par l’Administration Trump n’ont même pas ébranlé de régime des mollahs.

Si au Vietnam, l’élimination du pouvoir nord-vietnamien n’a pas été réalisé, en revanche, en Afghanistan Al Qeida a été vaincue ainsi que les talibans malgré leur retour au pouvoir après un accord signé par Trump et non Biden, et en Irak, Saddam Hussein a été battu et exécuté.

De plus, personne dans le monde et aux Etats-Unis, à part les fan(atique)s MAGA ne pensent une seule seconde que Trump a gagné la guerre que ce soit politiquement, diplomatiquement et militairement.

Beaucoup parlent même de «capitulation» ou d’«humiliation» et le mémorandum signé hier soir par le président des Etats-Unis à Versailles est un véritable camouflet pour sa personne.

Au-delà d’un retour à la situation d’avant l’offensive américano-israélienne, l’Iran a obtenu nombre des revendications portées par les mollahs et les gardiens de la révolution depuis des années avec, cerise sur le gâteau, le paiement jamais vu pour un soi-disant vainqueur, pour la reconstruction de tous les dommages causés par les Américains!

Et peut-être que ce n’est pas la fin de la gifle reçue puisque, le mémorandum n’est pas un accord de paix mais seulement un document qui établi les bases d’une discussion qui prendra 60 jours.

Rendez-vous donc dans deux mois pour estimer la catastrophe dont est directement responsable Trump.

 


vendredi 12 juin 2026

Editorial. Football: la Coupe du monde de la honte?


La Coupe du monde de football a commencé hier avec le match entre l’Afrique du Sud et le Mexique, une des trois nations organisatrices avec le Canada et, surtout, les Etats-Unis où auront lieu la finale le 19 juillet dans le New jersey dans le stade des équipes de football américain des New York Giants et Jets.

Si les Français espèrent que leur équipe se qualifiera pour une troisième finale consécutive, cette Coupe du monde est déjà entachée par la présence de Donald Trump à la tête des Etats-Unis.

De la comique et consternante remise à Trump du prix FIFA de la paix par son servile et trouble président Infantino, jusqu’aux vexations de plusieurs équipes africaines et de pays musulmans en passant par des prix des billets prohibitifs et l’instrumentalisation de la compétition pour la gloire du populiste démagogue de la Maison blanche, cette édition du plus grand événement sportif de la planète en termes d’audience ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.

Certains estiment qu’elle n’aurait pas dû avoir lieu dans un pays qui glisse dangereusement vers une autocratie et où l’extrême-droite au pouvoir a entamé une bataille contre la démocratie.

Pour eux c’est la Coupe du monde de la honte.

C’est vrai que l’on ressent un certain malaise à ce que les Etats-Unis de Trump accueillent la compétition et qu’il aurait été préférable de l’organiser ailleurs, voire de la cantonner au Mexique et au Canada.

Reste que ce n’est pas la première fois que celle-ci se déroule dans un pays pour le moins controversé.

Rappelons qu’en 1934, elle eut lieu en Italie sous régime fasciste, qu’en 1978, c’est l’Argentine alors dirigée par un régime dictatorial et criminel qui l’a organisée, qu’en 2018, c’est dans la Russie de Poutine qui avait déjà envahi une partie du territoire ukrainien et limité la liberté sur son territoire qu’elle se joua et que la dernière édition avait pour cadre le Qatar qui est loin d’être une démocratie mais est, en revanche, un des principaux bailleurs de fonds du terrorisme islamiste (ainsi que le propriétaire du PSG…).

Le sport, d’ailleurs, n’est pas avare de relations avec les pires régimes de la planète. Ainsi, l’Allemagne de Hitler, en 1936, et la Chine totalitaire, en 2008, se virent attribuer les Jeux olympiques…

Dans ce tableau si peu ragoutant, l’Amérique de Trump est un moindre mal même si aucun démocrate ne peut se réjouir qu’elle soit l’hôte de la grande fête du ballon rond.


lundi 1 juin 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La démocratie malgré nous


La démocratie est-elle le meilleur système politique? Oui.

Sommes-nous à la hauteur de la démocratie? Non.

Méritons-nous la démocratie? Non.

Devons-nous alors supprimer la démocratie? Non.

Peut-on réellement faire vivre la démocratie? Peut-être.

Mériterons-nous un jour la démocratie? Il faut l’espérer.

Le «oui» et le «peut-être» sont les réponses-clés de ce petit mais crucial questionnaire.

Oui, bien sûr, la démocratie républicaine est le meilleur régime politique pour n’importe quelle société ou peuple, sans contestation aucune.

Et il est peut-être possible de la faire réellement fonctionner même si nous ne sommes pas actuellement à la hauteur de son projet et de ses valeurs, si nos comportements démontrent trop souvent que nous ne la méritons pas mais que donc, face à et malgré nos incapacités à l’établir parfaitement et profondément dans n’importe quel endroit de la communauté humaine mondiale, nous ne devons surtout pas la supprimer.

D’autant que cette suppression serait une forfaiture aux générations futures qui ont et auront toujours le droit de vouloir vivre dans un régime de liberté et d’égalité tout en éliminant toutes les imperfections petites et grandes de son fonctionnement concret mais aussi de nos comportements inadéquats.

Sans oublier que la liberté et l’égalité ne sont pas discutables mais font partie de la condition de l’humain et sont imprescriptibles même si elles sont si souvent bafouées à travers le monde.

Il faut bien comprendre que la démocratie n’est pas un accident de l’Histoire mais une évolution historique des sociétés humaines et que les valeurs humanistes qu’elle porte sont la base des droits fondamentaux qui s’attachent à tout humain et qu’aucune société même par le vote de son peuple n’est autorisée à supprimer.

Et même si elle venait à être dénaturée voire supprimée de la surface de la Terre, ce ne serait pas une fin définitive mais un de ces mouvements dont l’histoire de l’Humanité est remplie, c’est-à-dire un retour en arrière avant sa résurgence parce qu’elle est le meilleur système possible que nous pouvons mettre en place concrètement même s’il peut être envisagé, une fois qu’elle sera appliquée correctement, son approfondissement et son dépassement par un régime encore plus profondément ancré dans les valeurs humanistes et leur application effectives que celui que nous avons actuellement la capacité de faire fonctionner.

La démocratie malgré nous c’est affirmer que même si nous ne pouvons pas la faire vivre correctement actuellement, que même si nous n’en voulions plus, elle n’est pas optionnelle mais l’obligation cardinale de toute société au même titre qu’elle doit assurer à ses membres une bonne existence dans la sécurité.

Ce qui en fait le seul régime politique légitime.

Ayant dit cela, la tâche principale de toutes les personnes éprises de liberté, d’égalité et de respect de la dignité humaine, est de se faire les ambassadeurs du projet démocratique tout en demandant que celui-ci soit effectivement implémenté dans les sociétés qui se réclament de ses principes et de ses règles.

Pour y parvenir, nous devons dégager les moyens nécessaires afin de faire de chaque individu un véritable citoyen, celui qui est capable de prendre en main son existence et de réaliser son projet de vie tout en s’insérant dans une communauté où l’autre est son égal, c’est-à-dire où, à côté de ses droits inaliénables, il a des devoirs tout aussi impératifs.

En ce début de troisième millénaire, à un moment où la démocratie républicaine libérale est fragilisée constamment par ses ennemis, qu’ils viennent du dedans ou du dehors, devant l’apathie d’une partie des peuples libres, devant le renoncement de certains, la revitalisation du projet démocratique est non seulement indispensable mais urgent.

Mais, quoi qu’il arrive à la démocratie, celle reste et restera le seul régime qui respecte véritablement l’humain.

Elle sera donc toujours l’horizon indépassable de l’Humanité.

Alexandre Vatimbella

 


samedi 30 mai 2026

Editorial. Radios Moscou, Téhéran et Pékin mentent mais Radio Paris vend souvent du vent en reprenant leur propagande


Il y a les faits et leurs travestissements.

Il y a la réalité et les opinions.

Il y a l’information et la propagande.

Si, à chaque fois, ces différences sont bien spécifiées et si les mensonges les plus éhontés sont éliminés, alors les médias libres font leur travail envers leurs publics.

Et le service public en remplissant sa mission citoyenne.

Malheureusement, ce n’est pas le cas.

Non pas parce que les journalistes sont dupes ou ignorants – même si certains ne semblent pas être très au fait de ce dont ils parlent – mais parce que cela fait de l’audience, ce qui, en un sens, est bien pire.

Dès lors, dès que la propagande de Poutine, des mollahs ou de Xi publie quelque chose, voilà que nos médias reprennent leurs assertions en les mettant peu en perspective du fait qu’elles viennent de régimes totalitaires.

Ce manque de précautions s’appelle de la désinformation.

A noter que les médias font la même chose avec Trump qui est considéré comme un affabulateur compulsif et dont les journalistes américains ont consigné les milliers et milliers de mensonges.

Mais, à l’inverse de ce qui se passe en Russie, en Iran et en Chine, il y a encore une presse américaine libre qui peut démonter les dires de l’extrémiste populiste.

D’où, d’ailleurs, un festival quotidien de «breaking news» sur les chaînes d’information en continue françaises où les informations sur les dires de Trump se contredisent les unes après les autres sans que cela ne gène les journalistes ou ne les interrogent sur leur déontologie.

Rappelons que l’information dans une démocratie républicaine libérale n’est pas un produit mais un élément essentiel pour que les citoyens soient au courant et puissent se faire une opinion essentielle pour prendre des décisions qui affectent leurs existences.