Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 30 avril 2026

Commentaire. Trump n’a pas résisté à la récupération politicienne de la tentative d’attentat à son encontre


C’est donc la faute de «la gauche» et son «culte de la haine» qui sont responsables de la violence politique et des attentats contre lui, selon Trump alors que factuellement c’est à la fois ce dernier et les extrémiste de droite du Parti républicain qui sont à l’origine de celle-ci.

Et un des propagateurs de cette haine n’est autre que Jimmy Kimmel, le plus célèbre des animateurs des late shows selon l’extrémiste populiste et… sa femme!

Et la FCC, commission d’attribution des fréquences audiovisuelles, vient de décider une enquête sur la chaîne ABC sur laquelle est diffusée l’émission de Kimmel…

Rappelons que le directeur de cette commission avait déjà menacé la chaîne sur ordre de Trump, il y a quelques semaines, toujours à propos de Kimmel sur lequel la Maison blanche fait une véritable obsession.

Bien évidemment, il n’y a aucune relation entre Kimmel et l’attentat.

Dans le même temps, Trump s’en prend aux journalistes qui posent des questions sur les raisons de l’attentat alors même qu’il était venu à un gala pour la défense de la liberté de la presse!

Et pendant ce temps, les représailles contre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui continuent puisque l’on vient d’apprendre que le ministre de la Justice – et également avocat personnel de Trumlp – vient à nouveau de lancer une procédure contre l’ancien directeur du FBI, James Comey, alors que les tribunaux avaient déclaré la première irrecevable.

 

 


mercredi 29 avril 2026

Le Focus. Quand la Chine menace l’Europe et montre son vrai visage


«Nous ne reculerons pas. Comme les États-Unis et la Chine, l’Europe soutiendra ses acteurs industriels. Face à la concurrence déloyale, les surcapacités subventionnées, nous ne pouvons pas faire preuve de naïveté.»

Telle est la réaction du ministre des Affaires européennes, Benjamin Haddad, après la réaction indignée mais surtout indigne de la Chine au plan de réindustrialisation que l’UE va mettre en œuvre afin de retrouver son indépendance et sa puissance face à la concurrence internationale.

Un plan qui prévoit, entre autres que, dans des secteurs jugés stratégiques comme l'industrie automobile, les technologies d'énergies décarbonées (panneaux solaires, batteries, pompes à chaleur, centrales nucléaires...), les industries lourdes, un nombre ou un pourcentage de composants critiques originaires d'Europe soient utilisés quand ils bénéficient de fonds publics.

L’objectif, selon le vice-président de la Commission européenne en charge de l’industrie, Stéphane Séjourné, est de «ramener l'industrie à 20% du PIB européen d'ici 2035, contre 14% aujourd'hui».

Voilà qui a déclenché l’ire du gouvernement chinois qui, sans rire, a estimé que ce texte pénaliserait ses entreprises.

Ainsi, le ministère du Commerce chinois a publié un communiqué dans lequel il menace l’Europe: «Si l'UE ignore les suggestions de la Chine et insiste pour faire adopter ce texte, portant ainsi préjudice aux intérêts des entreprises chinoises, la Chine n'aura d'autre choix que de prendre des contre-mesures».

Voilà qui est dit et qui est inacceptable pour deux raisons.

La première est que l’Union européenne est souveraine dans ses décisions et que la Chine n’a pas à intervenir de la sorte.

La deuxième est que la Chine par tous les moyens possibles, que ce soit des mesures protectionnistes, des subventions à ses entreprises ou des décisions arbitraires, protège de manière totalement illégale par rapport aux règles du commerce internationale auxquelles elle est assujetti notamment en tant que membre de l’OMC, son industrie, imposant à ses concurrents étrangers des conditions où la concurrence est inexistante ce qui lui permet de préserver son marché intérieur tout en détruisant le tissu industriel des pays développés avec ses exportations à bas prix dues en grande partie à du dumping.

L’Union européenne ne doit absolument pas hésiter à mettre en place son plan et doit réagir aux pressions de la Chine en l’avertissant de mesures de rétorsion extrêmement fortes si jamais elle décidait de mettre en œuvre ses menaces.

Voilà qui, en tout cas, révèle le vrai visage du régime chinois qui n’a aucune envie de créer des partenariats avec l’Europe mais d’en faire uniquement un marché captif pour ses entreprises.


mardi 28 avril 2026

Le Focus. La crise du logement est européenne


Crise du logement en France, oui.

Mais aussi en Italie, en Irlande, en Suède, en Espagne, etc. dans tous les pays l’UE.
D’autres pays développés connaissent aussi de graves tensions comme le Royaume-Uni ou le Canada.

Pour ce qui est de l’UE, dont la France, les raisons sont multiples:

- Une hausse des prix des logements et des loyers.
Ainsi, entre 2015 et 2024, les prix des logements dans l’UE ont augmenté en moyenne de 53 %.
De même, les locations ont connu une forte hausse. Entre 2010 et le premier trimestre 2025, les loyers ont augmenté dans tous les pays de l’UE sauf en Grèce et de 27,8 % en moyenne.

- Un manque de logements disponibles.
Selon la Banque européenne d’investissement, les pays européens avaient besoin d’environ 2,25 millions de logements supplémentaires en 2025, ce qui est loin d’avoir été le cas.

- Les conséquences de la crise financière et de la pandémie de la covid19
La crise financière mondiale de 2008 avait déjà entraîné une forte baisse des investissements dans la construction de nouveaux logements.
Sur ce, la pandémie a encore ralenti la construction résidentielle avec des dysfonctionnements comme le retard de livraisons de matériaux et la pénurie de main-d’œuvre.

- Une augmentation de la demande de logements urbains.

- Un manque et une baisse de logements sociaux qui représentent moins de 10% du parc total.

- L’augmentation des locations de courte durée.
En 2024, 854,1 millions de nuitées ont été réservées dans l’UE
ce qui représente une hausse de 18,8 % par rapport à 2023 (719 millions de nuits) et un nouveau record.

Toutes ces raisons font que cette crise est faite pour durer d’où des mesures prises par tous les gouvernements ainsi que par la Commission européenne mais qui ont un effet limité.


Le Focus. Ce que disent les tentatives d’assassinat contre Trump


La tentative d’assassinat contre Donald Trump hier soir lors du gala de la presse à Washington par un coach – et non un enseignant comme certains médias l’affirment – californien de 31 ans est la troisième connue en moins de deux ans et la quatrième depuis sa première campagne présidentielle en 2016.

Si l’extrémiste populiste est loin d’être la première personnalité politique américaine à être ciblée par des actes violents, ni même le premier président des Etats-Unis – il est le neuvième dans ce cas – les raisons de ceux qui veulent attenter à son existence ne sont pas les mêmes qui ont conduit à la mort de Lincoln, de McKinley et de Kennedy.

Dans le cas de Trump, on a affaire à un politicien qui ne cesse d’avoir des propos violents, de menacer de violence ses opposants et d’utiliser la violence dans sa gouvernance, que ce soit pour fomenter un coup d’Etat, contre les immigrés ou à l’extérieur, pour couler des bateaux qui seraient utilisés par des trafiquants de drogue ou en intervenant dans des pays étrangers.

Cette violence appelle en retour la violence dans le sens où certains de ceux qui s’opposent à sa politique et à sa mise en œuvre ne conçoive de s’y opposer que de manière agressive qui peut aller jusqu’à la volonté de l’assassiner.

Bien évidemment, il ne s’agit pas de justifier et encore moins de légitimer la violence comme moyen politique même si l’Histoire nous enseigne que les deux ont été trop associées.

Mais, de même, il serait trop facile d’exonérer Trump de ce qui se passe et d’en faire une victime alors qu’il est à la base de cette violence et qu’il l’a souvent revendiquée, menaçant même de mort ses opposants politiques.

Et, sans nul doute, il continuera dans cette voie et suscitera en retour de nouvelles tentatives d’assassinat.


dimanche 26 avril 2026

Le Focus. Affaiblir l’OTAN, le nouveau combat prioritaire de Trump?


Se payer l’OTAN est une des obsessions de Donald Trump.

Si on ne comprend pas exactement pourquoi il en veut à cette alliance défensive que les Etats-Unis ont eux-mêmes mis en place afin d’assurer d’abord leur sécurité tout en assurant celle de leurs partenaires pour des motifs avant tout pour leur avantage, toujours est-il qu’il souhaite son affaiblissement voire sa disparition.

A chaque fois qu’il connait des contrariétés ou des échecs, conséquences de son comportement erratique et de son incompétence, l’OTAN et ses membres européens sont les responsables.

Que ce soit en Ukraine et maintenant en Iran, si les choses se passent mal, la faute en est à l’Alliance atlantique.

Et à ses mauvais élèves.

Ceux-ci, évidemment, varient au gré de ses humeurs.

Aujourd’hui, deux pays sont principalement dans le collimateur, l’Espagne et le Royaume-Uni qui ont l’audace de ne pas être d’accord avec ses aventures militaires.

La France et, plus étonnamment l’Italie sont également dans l’œil de son viseur.

On peut supposer que s’il continue à perdre la face dans le conflit qu’il a initié contre l’Iran, sa chasse aux méchants européens se fera encore plus prégnante.

Ira-t-il jusqu’à détruire l’OTAN?

Sans doute, si cela ne tenait qu’à lui, il le ferait.

Néanmoins, l’utilité de l’alliance pour les Etats-Unis est une évidence que l’on doit lui rappeler, ce qui l’empêche de mettre en œuvre son caprice.

En tout cas pour l’instant.

 


vendredi 24 avril 2026

Commentaire. Quoi qu’il en soit, le camouflet est pour Trump


Le seul qui peut apparaître comme le perdant des hostilités au Moyen-Orient est Trump.

Pas Israël, pas l’Iran, pas le Liban, pas les pays du Golfe ou la communauté internationale, pas même les Etats-Unis comme pays mais bien l’extrémiste populiste installé dans le Bureau ovale de la Maison blanche dont le déséquilibre mental et l’incompétence apparaît de plus en plus évidents au fil de son intervention guerrière.

Et si jamais il parvient à retourner à son avantage la situation, ce ne sera que par une nouvelle guerre.

Celle-là, il l’a définitivement perdue

Pourquoi?

Parce qu’elle ne devait durer que quelques jours, sans envoi de troupes au sol et en faisant chuter le régime des mollahs devant les destructions et les éliminations des dirigeants par les missiles et les bombes.

Au lieu de cela, elle dure et ne semble pas prête de finir – sauf si Trump se retire et donc avoue son échec – et le régime iranien a trouvé les remplaçants à ses dirigeants qui ont été tués.

De même, même si la situation du pays est plus que difficile, il ne s’est pas effondré loin de là.

L’autre option est donc qu’il déclenche un conflit majeur avec toutes les conséquences désastreuses qui pourraient survenir.

Et comme il ne sait quoi faire, il a décidé unilatéralement et alors qu’il disait le contraire quelques heures auparavant, de décréter la continuation du cessez-le-feu sans limite de temps.

Aujourd’hui, oui, Trump est le seul perdant répertorié.

 


jeudi 23 avril 2026

Le Focus. Un jeu de dupes au Moyen-Orient


Plus le conflit au Moyen-Orient dure, plus on assiste à un jeu de dupes des plus malsains.

On passera sur l’ouverture-fermeture du détroit d’Ormuz qui ridiculise les propagandes des mollahs et de Trump ainsi que les communiqués de victoires de chacun des belligérants.

De même sur quand le cessez-le-feu prend fin, les Iraniens disant demain à 2 heures du matin et les Américains, 24 heures plus tard – Trump vient même de l’étendre «jusqu’à nouvel ordre»! – sans que l’on sache quel est l’intérêt d’être en désaccord sur le moment.

Le jeu de dupes concerne avant tout les objectifs poursuivis par les acteurs de cette guerre que ce soit en Iran, dans le golfe et au Liban.

Pour ce qui est de ce dernier pays, il est évident que Netanyahou n’a pas vraiment envie d’arrêter son agression et souhaite continuer à le détruire le plus possible même si son but déclaré est d’éliminer uniquement le Hezbollah.

Un Hezbollah qui, en refusant de désarmer, prend la population libanaise en otage en prétendant lutter contre une invasion sachant qu’il est lui-même un proxy d’une puissance étrangère…

Si l’on prend l’Iran, le régime est évidemment incapable de gagner militairement face aux Etats-Unis mais le clame pourtant haut et fort afin de créer une angoisse sur les dommages qu’il pourrait causer chez ses voisins et ailleurs, la déstabilisation étant sa principale arme pour peser sur Trump.

Avec ce dernier, qui n’a rien à envier dans la fourberie aux mollahs, on est dans une guerre qui n’en est pas une mais qui en est quand même une avec une victoire écrasante mais qui nécessite encore de continuer les combats contre une armée adverse qui pourtant n’existe plus tout en existant!

Ici, le message est avant tout pour ses compatriotes qu’il doit convaincre qu’il ne fait pas une guerre – parce qu’ils sont majoritairement contre – qu’il a malgré tout gagné – pour éviter qu’ils le rendent responsable des conséquences négatives que son aventurisme a causées, notamment en matière de pouvoir d’achat – afin de démontrer qu’il est un véritable leader et un gagnant, le tout pour éviter la débandade lors des élections de novembre prochain.

Et l’extension unilatéralement de sa part du cessez-le-feu est la preuve qu’il ne sait pas comment se sortir du piège dans lequel il s’est mis lui-même et dans lequel il est de plus en plus prisonnier, démontrant qu’il est un incapable dangereux.

Une guerre qu’il a initiée parce que son ami Netanyahou a réussi à le manipuler uniquement pour son profit personnel mais qui était aussi une aubaine pour détourner l’attention des médias de l’affaire Epstein…

Quant aux mollahs, la confrontation avec les Etats-Unis ils jouent aux victimes ce qui leur permet de mettre encore plus sous leur coupe le peuple iranien qui subit toujours une répression terrible.

Oui, un jeu de dupes de personnages déséquilibrés et irresponsables qui menace la paix mondiale.

 


mercredi 22 avril 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Et si au lieu de nous vendre leur «rêves», les politiques s’attachaient au réel


«Rêve américain», «rêve chinois», «rêve européen», «rêve français», etc., dans chaque pays le politique «rêve» pour nous d’un futur idyllique à défaut de pouvoir le proposer au présent.

Car, comme le bonheur, contenu par exemple dans la Constitution américaine, c’est sa «recherche» qui est un droit, encore faudrait-il savoir ce qu’il recouvre tout comme celle du rêve.

D’autant que le rêve d’un peuple ou d’une nation se bâtit souvent sur celui des autres et à leur détriment.

En cela, le rêve politique peut être extrêmement dangereux comme celui qu’essaye de nous vendre les dictateurs tel Xi Jinping.

Et puis, le rêve est souvent un motif d’affrontement comme c’est le cas aux Etats-Unis où pour les démocrates, il est tourné vers le bonheur de la classe moyenne alors que pour les républicains il est éminemment lié à la réussite sociale et financière de l’individu.

Il peut être également un argument électoraliste.

Ainsi, en France, François Hollande avant la présidentielle de 2012 nous avait parlé de son rêve tout comme vient de le faire Gabriel Attal pour celle de 2027 en vue de séduire les électeurs sur la construction d’un monde enchanté.

Mais, surtout, le rêve n’est pas le réel.

Il est une construction fantasmagorique de ce que l’on voudrait qui soit.

Bien, il n’est pas négatif en soi d’avoir des représentations idylliques de ce que l’on voudrait que devienne la réalité.

Et certains rêves qui s’appuient sur des valeurs humanistes ne peuvent être condamnés comme le rêve européen par exemple.

Reste, qu’en attendant, il faut mettre les mains dans le cambouis.

Et le cambouis, à l’inverse des songes, il salit, il demande que l’on agisse face à ce qu’est le monde.

Ici, le danger est la tromperie ou ce que le peuple peut estimer comme tel.

On lui vend du rêve alors qu’il vit dans la difficulté et pour certains dans le cauchemar, voilà qui crée une distance qui peut amener à une déconnexion entre le monde de la politique et le monde réel et qui peut se manifester par des réactions violentes.

Alors, loin de moi de dire qu’il faut arrêter de rêver et, par là-même, de détruire tout espoir et toute volonté de changer le monde (et pas de monde, ce que propose souvent les rêves politiques).

Cependant, le rôle du politique c’est d’abord de s’attaquer aux problèmes très concrets du quotidien et de proposer des solutions qui peuvent fonctionner en regard de la réalité.

C’est à cela d’ailleurs que l’on reconnait une grande personnalité politique ou comme certains le disent, un homme ou une femme d’Etat à qui on ne demande pas d’être un grand philosophe.

Sa vraie postérité se mesurera à ce qu’il a fait, pas à ce qu’il a rêvé.

 

 


mardi 21 avril 2026

Commentaire. La Bulgarie, nouvelle Hongrie?


La victoire de la coalition «Bulgarie Progressiste» de M. Radev, président de la république sortant, est d’abord la défaite d’une ère de corruption portée par le GERB du premier ministre Borissov.

Dans le pays le plus pauvre de l’Union européenne, un espoir renait d’un pouvoir honnête, tourné avant tout vers le développement du pays avec la mise en place d’un vrai Etat de droit qui a manqué cruellement aux Bulgares pendant des années avec de nombreuses atteintes aux libertés.

Mais si ces derniers retrouvent l’espoir suite aux élections d’hier avec une très forte participation et une victoire sans appel de l’opposition portée par «Bulgarie progressiste» et le très bon score de l’alliance centriste et libérale «Nous continuons le changement – Bulgarie démocratique», en revanche des questions se posent sur l’orientation que prendra le pays vis-à-vis de l’Union européenne, de la Russie et de l’Ukraine.

La Bulgarie est historiquement très proche de Moscou – certains qualifient «Bulgarie Progressiste» de «pro-Russe» – et maintien des liens très forts avec le grand frère russe dont elle exporte de fortes quantités de pétrole.

Pour autant, M. Radev est un pro-UE convaincu, ayant souvent déclaré que l’appartenance de la Bulgarie au camp européen était une chance pour son présent et son avenir même s’il a ajouté qu’il souhaitait que son pays y pratique l’«esprit critique».

En revanche, pour ce qui concerne l’Ukraine, il s’est montré plus que dubitatif sur l’aide financière et militaire pour contrer l’agression de Poutine.

Néanmoins, il a déclaré qu’il n’utiliserait pas de véto pour l’empêcher.

C’est pourquoi certains redoutent que Radev soit un nouveau Orban et la Bulgarie remplace la Hongrie comme ennemie de l’intérieur de l’UE.

Pour l’instant, ces craintes semblent un peu exagérées mais il faudra voir lors de la constitution d’un gouvernement et de ses orientations, quelle voie choisira le nouveau premier ministre.

Beaucoup pensent que la situation n’est pas comparable sachant que dans la coalition «Bulgarie progressiste», il y a de nombreux élus qui sont nettement plus tournées vers Bruxelles que vers Moscou.

Néanmoins, un doute subsiste qui devrait être levé bientôt.

 


dimanche 19 avril 2026

Commentaire. Ne pas croire les dictateurs et les autocrates


Le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran apporte une confirmation; ne jamais croire les dictateurs et les autocrates.

Pour ne prendre que les derniers événements suite à la mise en place du cessez-le-feu – mais ce qui s’est passé avant le démontrait déjà et on ne parle pas seulement de cette guerre – le mensonge est le moyen privilégié de communisation des mollahs et de Trump.

Ainsi, après avoir affirmé avoir «réouvert» le détroit d’Ormuz, l’Iran a affirmé l’avoir «refermé» en mettant en cause Trump et son blocus alors même qu’il n’avait jamais été libre de navigation sachant qu’un droit de passage était perçu pour pourvoir l’emprunter, payable en yuan ou en cryptomonnaie.

De son côté, les Etats-Unis, par la voix de son président, a affirmé que l’Iran lui avait fait une faveur avec cette réouverture ajoutant même, ce qui a été immédiatement contredit par les mollahs, qu’il était d’accord pour lui livrer tout l’uranium enrichi qu’il possédait.

Et de prétendre que la fin du conflit était proche comme il le fait depuis quasiment le début des bombardements américains le 28 février…

Ce serait hautement risible s’il ne s’agissait pas d’une guerre avec tout ce qu’elle charrie comme morts et destructions.

Cela risque de continuer tant le jeu de dupes est l’apanage de l’autocrate américain et du régime dictatorial iranien.

Enfin, on peut regretter la manière dont est traitée l’information sur ce conflit notamment sur les chaînes d’information en continue qui ne cessent de faire des émissions spéciales en prenant pour argent comptant la propagande de chaque camp, n’ayant aucun recul vis-à-vis de cette intoxication pourtant facile à détricoter.

 


samedi 18 avril 2026

Point de vue. Le nazi Kanye West interdit de concert en Europe


Le rappeur Kanye West aime Hitler.

Il l’a déclaré maintes fois, la dernière en 2025 après avoir fait semblant de se dédire puis, récemment, d’affirmer que ses propos étaient dus à sa bipolarité...

Mais cela ne gêne apparemment pas ses fans, notamment aux Etats-Unis où il peut donner des concerts «sold-out» sans problème car il n’est pas, non plus, poursuivi par les autorités au nom du sacro-saint premier amendement à la Constitution qui, au nom de la liberté d’opinion, permet à toute personne de soutenir l’insoutenable.

En revanche, en Europe ça ne passe pas.

L’apologie d’un monstre et de son régime criminel qui a perpétré des génocides n’est pas autorisé et monsieur West qui se fait appeler désormais Ye, a pu s’en rendre compte.

Sa venue en France, au Royaume-Uni et en Pologne a été annulée par les autorités de Londres et de Varsovie tandis qu’en France il a préféré annuler son concert à Marseille avant que le ministre de l’Intérieur agisse.

On rappelle qu’à part être un fan d’Hitler, West est un admirateur de Trump même si leurs rapports ne sont plus très proches comme ce fut le cas un moment.

Un Trump dont on sait qu’il a des sympathies pour le Führer dont il avait «Mein Kampf» comme livre de chevet.

Reste ce malaise qui fait qu’un nazi déclaré qui vend des t-shirts avec des croix gammées, puisse être suivi par tant de fans.

Comme si, encore une fois, on pouvait dissocier l’artiste et l’homme comme certains le font en France avec Céline.

Et avec cette question dérangeante parce que la réponse ne va malheureusement pas de soi: si Hitler avait été un grand peintre, serait-il exposé aujourd’hui dans les musées?





vendredi 17 avril 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Ne jamais tomber dans le piège chinois


Non, la Chine n’est pas l’élément apaisant de la communauté internationale; non, la Chine n’est pas l’amie de l’Europe; non, la Chine ne recherche pas la paix dans le monde, elle qui soutient sans réserve les régimes criminels de Poutine en Russie, de la dynastie Kim en Corée du Nord et des mollahs en Iran et qu’elle leur livre des armes qu’ils utilisent contre les défenseurs de la liberté à l’intérieur et à l’extérieur de leurs pays; non, la Chine n’est pas respectueuse du droit international, elle qui n’a que mépris pour le droit humanitaire international, elle qui ne cesse de provoquer ses voisins en les menaçant et en occupant une partie de leur territoire, des Philippines à l’Inde en passant par le Vietnam.

Oui, la Chine est un pays impérialiste qui s’est constitué au fil des siècles en conquérant des peuples et annexant des territoires; oui, la Chine ne pense qu’à imposer son nouvel ordre international basé sur le «rêve chinois» de Xi Jinping; oui, la Chine est une des pires dictatures qui tue ses opposants et est accusée d’un génocide dans le Xinjiang, région qu’elle a colonisée; oui, la Chine est la pire menace pour la liberté, l’égalité et la fraternité; oui, la Chine contourne toutes les règles du commerce international et fragilise les économies de l’Occident; oui, Xi Jinping est le personnage le plus dangereux pour le monde libre.

C’est pourquoi l’Europe ne doit jamais tomber dans son piège.

Car le seul objectif de la Chine est de vassaliser les pays européens pour leur vendre ses produits de mauvaise qualité et dangereux pour les consommateurs tout en leur imposant sa puissance et en espérant, dans le même temps, tuer le régime de la démocratie républicaine libérale.

Une Europe que la Chine veut faire payer pour l’avoir quasiment colonisée avec leurs comptoirs et leurs diktats, en lui ayant fait «perdre la face», la pire humiliation selon elle et sa place de première puissance mondiale qu’elle veut absolument récupérer.

Alors quand le régime totalitaire de Xi se pare du droit pour critiquer le blocage du détroit d’Ormuz par les Américains – qui est une catastrophe pour le dictateur chinois tant il a besoin du pétrole iranien pour son économie et son armée – alors qu’il n’avait pipé mot lorsque ce sont les mollahs qui l’avaient fait sans oublier qu’il revendique illégitimement la souveraineté du détroit entre la Chine et Taïwan, nous ne devons pas prêter l’oreille à cette propagande éhontée qui déverse sans arrêt fake news et théories du complot.

S’il y a un côté positif à cette guerre de Trump, outre la déstabilisation du régime des mollahs, c’est de faire sortir du bois Xi Jinping qui, généralement, adopte la stratégie du planqué tout en déstabilisant les démocraties en sous-main, qui ne peut accepter qu’on lui mette des bâtons dans les roues pour son projet d’être le maître du monde.