Les Actualités sur Mondiaglobalisation

dimanche 12 avril 2026

Le Focus. Orban, l’emblématique ennemi de l’intérieur de la démocratie européenne


Pour bien comprendre ce que représente Viktor Orban, l’autocrate qui pourrait être mis dehors lors des législatives hongroises qui se déroulent aujourd’hui, on peut citer ses principaux soutiens: Trump, Poutine et Xi, soit les trois ennemis principaux de la démocratie européenne, excusez du peu.

Et le premier ministre de la Hongrie au moins encore pour 24 heures est, lui, son ennemi de l’intérieur emblématique dont ses amis sont tous les leaders des partis d’extrême-droite de l’Union européenne.

C’est pourquoi sa défaite serait aussi un fort symbole tant les autocrates, les dictateurs et les leaders des partis anti-démocratiques se sont mouillés en sa faveur ces dernières semaines.

Elle signifierait que la marche de l’internationale réactionnaire aux côtés de celle de l’internationale totalitaire n’est pas aussi triomphante ce qui enverrait un message d’espoir pour la liberté.

Reste que la défaite d’Orban, tout aussi réjouissante et importante qu’elle serait, ne représenterait qu’une bataille remportée dans un combat où la situation de la démocratie républicaine libérale demeure critique.

 


Commentaire. Hostilités au Moyen-Orient, ni les mollahs, ni Trump n’ont gagné et c’est tant mieux


Qu’est-ce qu’une victoire selon Trump ou les mollahs?

Et qui a gagné des Etats-Unis ou de l’Iran?

Voilà des questions que les médias mais aussi nous tous se posent après le cessez-le-feu au Moyen-Orient.

Imaginons que Trump ait gagné la guerre qu’il a déclenché contre l’Iran.

L’extrémiste populiste corrompu aux tendances plus qu’autocratiques aurait paradé, se penchant déjà sur ses prochains méfaits comme truquer les élections de mi-mandat sans oublier ses volontés d’annexer le Groenland et le Canada qu’il aurait remis sur le tapis ainsi que celle d’étouffer le scandale Epstein, le tout avec une forte légitimité que donne la victoire aux yeux de public qui aurait sans doute oublié qu’il avait déclenché un conflit sans raison autre que pour ses propres intérêts politiques, économiques et judiciaires.

Imaginons maintenant que les mollahs l’aient emporté.

Ce régime totalitaire d’une rare violence qui assassine son peuple et pend ses opposants à la chaîne, véritable sponsor du terrorisme dans le monde, y aurait trouvé un motif d’aller encore plus dans la radicalité, si tant est que ce soit possible.

Il aurait eu une aura renforcée auprès de tous les extrémistes du monde entier et plus particulièrement des islamistes qu’ils soient sunnites ou chiites, suscitant de nouvelles vocations d’autant plus fortes et nombreuses que le vaincu aurait été la première puissance mondiale honnie dans une grande partie de la population musulmanes mais aussi du monde.

Que ce soit Trump ou les mollahs qui auraient été victorieux, la vaincue aurait d’abord et surtout été la démocratie républicaine libérale et pour ce qu’elle défend, la liberté, l’égalité, la fraternité et le respect.

Personne n’a gagné cette guerre et c’est tant mieux pour le monde, pour les valeurs humanistes et pour tous les démocrates.

Malgré leurs fanfaronnades, leurs vantardises, leur esbrouffe et, bien sûr, leurs mensonges les deux belligérants sont des perdants.

On pourrait même dire que Trump l’est un peu plus parce que c’est lui qui a déclenché cette guerre qu’il pensait gagner en quatre jours comme le lui avait promis son ami Netanyahu qui, lui, est peut-être un gagnant, encore que cela se discute.

Bien sûr, on ne peut pas ne pas y associer le régime totalitaire iranien dont les agissements ont donné une certaine légitimité à l’attaque israélo-américaine.

Oui, personne n’aurait regretté les mollahs s’ils avaient été chassés du pouvoir.

Mais les vrais perdants, ceux qui ont vraiment souffert et qui risquent encore de souffrir sont les peuples iranien et libanais, sans oublier tous ceux du Golfe persique, voilà qui n’est pas acceptable.

Car, à quoi ont servi les morts, à quoi ont servi les destructions?

On peut juste espérer que les responsables de cette guerre, Trump et les mollahs, rendent des comptes devant leur peuple et soient punis.

Au nom de cette démocratie qu’ils ne cessent de vouloir abattre.

 

 


samedi 11 avril 2026

Commentaire. Trump ne comprend pas grand-chose à la «stratégie du fou»


Imprévisible et incontrôlable voilà ce que Nixon, tout fraîchement élu président des Etats-Unis voulait faire croire en 1969 au Nord-vietnamien dans une «stratégie du fou», certains prétendant que ce n’était pas simplement une posture mais que c’était ce qu’il était, cinglé.

Un documentaire – politiquement engagé contre la guerre et Nixon – qui est rediffusé en ce moment sur la chaîne Histoire TV nous le rappelle avec l’idée qu’il avait vraiment l’intention d’utiliser l’arme nucléaire pour se désengager du bourbier au Vietnam où, malgré les victoires militaires, la défaite politique était de plus en plus probable comme le démontrait le refus de Johnson de se représenter à la présidentielle de 1968, ce qui lui avait permis de l’emporter.

Bien sûr, Nixon n’a pas inventé cette stratégie politique.

Ainsi, Machiavel, par exemple, affirmait «combien il y a de sagesse à feindre pour un temps la folie».[

Est-ce la même chose pour Trump en Iran (et ailleurs)?

Certes, sans parler de Machiavel, on ne comparera pas les qualités intellectuelles des deux présidents, Nixon était intelligent même s’il avait sans aucun doute des problèmes d’instabilité mentale.

Mais Trump qui aime bien s’inspirer et copier ses prédécesseurs connait cette stratégie et il en a déjà usé.

Ses déclarations et celles faites par ses collaborateurs, souvent sur son ordre, est de montrer qu’il est totalement imprévisible et prêt à tout.

Il l’a déjà utilisée lors de son premier mandat, notamment face à la Corée du Nord et il récidive aujourd’hui face à l’Iran (et il l’a tentée aussi face à la Russie ainsi que pour le Groenland).

Mais comme l’écrivent nombre d’experts en la matière, cette stratégie est rarement payante.

Ainsi de Brendan McManus, ancien, analyste de la DIA (Defense Intelligence Agency au Agence du renseignement de la Défense) étasunienne:
«Si le leader est capable de faire savoir qu'il est fou d'une manière limitée à un problème spécifique, il peut parfois réussir. Mais si les gens croient qu'il est totalement fou, déconnecté de la réalité ou qu'il veut prendre le contrôle du monde, il sera plus difficile de réussir, car les gens seront plus préoccupés par l'avenir. Il est très difficile de promettre la paix à des gens qui ont cette réputation d'extrême folie.»

De son côté, le politiste Abdullah Miroğlu explique:
«L’une des failles des scénarios du fou est qu’un dirigeant qui émet une menace apparemment irrationnelle ne doit pas être perçu comme un simple bluffeur. Si le leader en question n’est pas considéré comme véritablement fou, ses adversaires risquent de ne pas croire à ses menaces et de ne pas réagir comme attendu. La théorie du fou ne peut fonctionner efficacement que si le dirigeant parvient à convaincre ses rivaux de son instabilité potentielle, tout en leur communiquant clairement ce qu’il veut obtenir. (…) D’autre part, en l’absence d’un objectif stratégique rationnel, la théorie du fou peut se transformer en une provocation inutile, risquant de produire des conséquences non maîtrisées et potentiellement dangereuses.»

Et de poursuivre :
«Les études académiques montrent qu’il est très difficile de réussir à utiliser la ‘théorie du fou’ de manière efficace. Selon ces travaux, avoir une réputation de folie est rarement utile sur la scène internationale. Les dirigeants qui jouent le rôle du fou échouent généralement à convaincre leurs ennemis. D’autre part, en jouant le rôle du ‘fou’, un dirigeant prend également le risque d’aliéner ses alliés, car il sera perçu comme peu fiable.»

Outre le fait que cette stratégie donne rarement des résultats positifs, en l’occurrence, dans le conflit qu’il a initié au Moyen-Orient, Trump a terriblement mal joué parce qu’il est apparu surtout comme étant incapable de prendre une décision ce qui a induit une résistance iranienne forte et non une reddition tout en mettant tous ses alliés dans l’incompréhension et, pire, pour certains d’entre eux, en extrême danger avec comme résultat que tous ne lui font plus aucune confiance (ce qui était déjà le cas des Européens).

On ne parlera même pas de ce qu’il a obtenu qui risque simplement d’être la réouverture du détroit d’Ormuz qui était libre d’accès avant son intervention militaire…

 


vendredi 10 avril 2026

Le Focus. La défaite de Trump


Merci au Pakistan, voilà ce que doit se dire Trump (à moins qu’il ait lui-même demandé à son premier ministre de proposer une trêve) car ce pays improbable vis-à-vis de la guerre qu’il livrait à l’Iran l’a tiré d’un très mauvais pas, au moins pour quelques jours.

Alors que l’extrémiste populiste incohérent et incompétent – non, messieurs les «experts médiatiques», il n’est pas d’une intelligence supérieure – ne savait comment faire pour sortir de cette guerre qu’il croyait gagner en un jour, voire quatre ou cinq et qu’il ne cessait de changer d’avis sur la manière de la poursuivre, à quelques heures de son ultimatum qui devait raser l’Iran et mettre un terme à sa civilisation (sic!), le diriegant pakistanais a proposé une trêve de deux semaines.

Trump a sauté sur l’occasion, en prétendant bien évidemment qu’il avait gagné cette guerre.

En réalité, il l’a perdu.

Non pas que l’Iran l’ait gagné mais du simple fait de ne pas avoir remporté une victoire éclatante qui, seule, lui aurait permis de passer sous silence la manière catastrophique dont il a mené ce conflit et, surtout, le chaos qu’il a engendré au niveau mondial et plus particulièrement aux Etats-Unis où sa popularité déjà faible était en chute libre.

Et puis, il n’empêchera pas les casseroles qu’il traine derrière lui de revenir en force comme le scandale Epstein.

Il n’est pas sûr que ce cessez-le-feu dure deux semaines, qu’il puisse aboutir à un accord et que la paix soit assurée.

Il se peut que cette guerre sans objectif recommence et même très bientôt.

Mais, sans doute, que Trump tentera tout pour qu’elle ne recommence pas même si son attitude et ses propos seront tout aussi violents, insultants et mégalomaniaques.

 


mercredi 8 avril 2026

Editorial. Et pendant que Trump bombarde les amis iraniens de Poutine, Vance va soutenir son ami hongrois


Toute l’inconséquence mais aussi l’idéologie trumpistes peuvent être condensées dans ce paradoxe qui veut que pendant que le président des Etats-Unis fait la guerre aux mollahs iraniens alliés de Poutine, son vice-président se rend à Budapest pour soutenir l’autocrate Orban, l’allié du même Poutine face à une possible défaite lors des législatives hongroises du 12 avril…

Difficile, ainsi, de trouver une logique dans l’attaque d’alliés qui aide le dictateur de Moscou à faire la guerre aux Ukrainiens – même si l’attaque de l’Iran permet à la Russie de vendre son pétrole et son gaz, donc de la financer – alors que l’on va soutenir un autre allié qui fait tout pour que celui-ci la gagne en étant un ennemi de l’intérieur du l’Union européenne.

Sans doute que logique il n’y a pas et que les raisons qui poussent Trump à agir de façon aussi irrationnelle ou folle ou imbécile ou les trois à la fois sont simplement le fait de vouloir être le centre du monde et d’agir selon son humeur du jour.

S’il y a guerre en Iran, c’est sans doute parce que l’extrémiste populiste de la Maison blanche s’est fait manipuler par son ami Netanyahu et qu’il a pensé, non seulement, en tirer une gloire certaine mais aussi de faire disparaitre des médias l’affaire Epstein qui est une menace pour sa présidence.

Là où les choses sont plus claires, c’est la volonté de faire gagner Poutine en Ukraine et de torpiller l’Union européenne avec des personnages comme Orban ou le premier ministre slovaque Fico, le tout dans une optique d’établir dans les démocraties des régimes autoritaires à sa botte tout en faisant des affaires avec les régimes dictatoriaux.

C’est la fameuse alliance entre l’internationale réactionnaire qu’il est en train de mettre en place et l’internationale totalitaire dirigée par Poutine et Xi.

Cependant, même ce projet structuré est à la merci des humeurs de Trump comme on a pu le voir depuis qu’il a entamé son second mandat.

Reste que les agissements de Trump menacent la paix mondiale et l’existence même des démocraties.


mardi 7 avril 2026

Le Focus. 44% des jeunes des cinq principaux pays européens se situent au centre


Voilà une étude qui va à l’encontre de nombreux clichés.

Selon un sondage de l’institut SINUS pour la Fondation Allianz auprès de 8 508 adolescents et jeunes adultes âgés de 16 à 39 ans dans les cinq plus grands pays de l'UE (Allemagne, France, Italie, Pologne et Espagne) réalisé à l'été 2025 et dont les résultats viennent d’être dévoilés, 44% d’entre eux se situent au centre de l’échiquier politique, 20% à droite, 15% à gauche, 12% à la gauche radicale et l’extrême-gauche, 7% à la droite radicale et l’extrême-droite.

Quant au 43% qui se disent très actifs politiquement, 17% se situent au centre, 14% à droite et 12% à gauche.

Il existe des différences entre les pats.

Ainsi, l'Espagne enregistre le plus grand groupe de gauche (28 %), suivie de près par l'Allemagne (26 %).
À l'autre extrémité du spectre, la Pologne se distingue par la plus faible proportion de personnes se déclarant à gauche (19 %) et le plus grand groupe de droite (35 %).
La France affiche également une proportion relativement importante à droite (33 %), tandis que l'Allemagne et l'Italie présentent un équilibre plus marqué, avec environ un quart de la population se déclarant à gauche, un quart à droite et la moitié se déclarant au centre.

En France, les hommes penchent plus souvent à droite que les femmes (38 % contre 28 %) et les personnes interrogées approchant la trentaine sont également plus susceptibles que celles dans la vingtaine de s’identifier à la droite.

Comme l’explique les auteurs de l’enquête, «Malgré le risque de contrecoup, l'image globale reste claire: l'écrasante majorité des jeunes Européens rejettent les positions radicales et sont attachés à des valeurs démocratiques fondamentales telles que la non-violence, l'État de droit et le discours politique civilisé.»

Mais si cela montre une «résilience politique» de la jeunesse, les visions, les attitudes et l’engagement civique sont multiples.

«Les résultats montrent que la jeune génération européenne est politiquement hétérogène et ne peut pas être réduite à un seul camp idéologique. Alors qu’une majorité plaide pour un profond changement social et écologique, une minorité importante aspire à un retour à un passé prétendument ‘meilleur’», expliquent les auteurs.

En outre:
«D'un pays à l'autre, certains schémas sociodémographiques en matière d'orientation politique apparaissent remarquablement constants. Les hommes ont tendance à être plus à droite que les femmes, tandis que ces dernières s'identifient plus souvent à gauche. Le niveau d'éducation joue également un rôle, bien que moins déterminant qu'on pourrait le penser. Un niveau d'éducation plus élevé est associé à des centres politiques plus restreints et à une meilleure représentation des deux extrémités du spectre, tandis qu'un niveau d'éducation plus faible correspond à une tendance centriste plus marquée.»

 

 


lundi 6 avril 2026

Commentaire. Aviateur américain secouru: le régime totalitaire et terroriste iranien a perdu l’épisode médiatique


Il ne s’agit que d’un soldat mais son sauvetage par l’armée américaine sur le territoire iranien est d’abord une défaite médiatique du régime totalitaire et terroriste des mollahs avant d’être un succès pour Donlad Trump dont on rappelle que c’est à cause de sa guerre inutile et meurtrière que cet aviateur avait été descendu avec son collègue lors d’une opération de bombardement.

Défaite médiatique parce que le régime iranien en a fait un évènement en ce sens, se félicitant d’avoir détruit un avion américain et lançant une véritable chasse à l’homme pour retrouver ce colonel avec même une prime (voire plusieurs) pour ceux qui le captureraient.

Défaite médiatique parce que tout un narratif et une mise en scène se déroulait avant un final en apothéose prévu.

L’Iran aurait pu le jouer profil bas en fêtant l’abattage du F15 tout en lançant des recherches pour retrouver l’équipage sans en faire un spectacle aussi indécent qu’ignoble que l’on connait de la part de toute organisation terroriste et que les mollahs ont employé tellement de fois.

Non, il a préféré en faire une exploitation totale ce qui se retourne aujourd’hui contre lui.

C’est pourquoi le sauvetage par des troupes américaines au sol où selon Washington, il y a eu des échanges de tir et des pertes du côté iranien, est un camouflet pour Téhéran.

D’autant que l’on peut supposer ce qui ce serait passer si l’aviateur avait été fait prisonnier avec, notamment, son exhibition devant les caméras du monde entier et peut-être un sort terrifiant comme celui que Daesh réservait à ses otages.