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lundi 18 mai 2026

Le Focus. Jusqu’à quand l’Europe peut rester en dehors de la guerre contre l’Iran?


Avec le prolongement du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, la situation économique de l’Europe avec toutes les conséquences sociales, sociétales et sécuritaires, se détériore.

Jusqu’à présent le choc malgré son ampleur est encore relativement maîtrisé par les gouvernements.

Afin d’éviter un mécontentement populaire, des mesures ont également été prises dans tous les pays européens.

Mais on comprend bien que si la guerre (ou l’absence de paix) ne cesse pas dans les semaines qui viennent, ces pays connaîtront de plus en plus de difficultés.

Et jusqu’à quand celles-ci seront acceptables?

Donc, jusqu’à quand l’Europe peur demeurer spectatrice de son affaiblissement sans réagir?

La posture de vouloir être une force de paix et de participer à la solidifier quand elle sera mise en place est juste et légitime dans un conflit qu’elle n’a pas voulu et auquel elle ne participe pas, ne sera pourtant pas tenable sur le moyen et long terme.

Si, par exemple, il n’y a plus assez de carburants ou d’engrais ou de matières plastiques, tous produits qui viennent plus ou moins en grande quantité du Golfe persique et dont ils ont absolument besoin, les Européens peuvent-ils refuser de s’impliquer concrètement en prenant part au conflit?

La question doit être posée parce qu’elle est évidente alors même que tous les dirigeants européens refusent de la poser et d’y répondre.

Ils peuvent encore le faire pour un laps de temps qui se raccourci de jour en jour.

Mais ne pas le faire et agir en regard de la situation deviendra impossible et sera une faute que les pays européens pourraient payer cher.

Ce que ni Trump, ni les mollahs, ni Xi n’en ont cure.

 


vendredi 24 avril 2026

Commentaire. Quoi qu’il en soit, le camouflet est pour Trump


Le seul qui peut apparaître comme le perdant des hostilités au Moyen-Orient est Trump.

Pas Israël, pas l’Iran, pas le Liban, pas les pays du Golfe ou la communauté internationale, pas même les Etats-Unis comme pays mais bien l’extrémiste populiste installé dans le Bureau ovale de la Maison blanche dont le déséquilibre mental et l’incompétence apparaît de plus en plus évidents au fil de son intervention guerrière.

Et si jamais il parvient à retourner à son avantage la situation, ce ne sera que par une nouvelle guerre.

Celle-là, il l’a définitivement perdue

Pourquoi?

Parce qu’elle ne devait durer que quelques jours, sans envoi de troupes au sol et en faisant chuter le régime des mollahs devant les destructions et les éliminations des dirigeants par les missiles et les bombes.

Au lieu de cela, elle dure et ne semble pas prête de finir – sauf si Trump se retire et donc avoue son échec – et le régime iranien a trouvé les remplaçants à ses dirigeants qui ont été tués.

De même, même si la situation du pays est plus que difficile, il ne s’est pas effondré loin de là.

L’autre option est donc qu’il déclenche un conflit majeur avec toutes les conséquences désastreuses qui pourraient survenir.

Et comme il ne sait quoi faire, il a décidé unilatéralement et alors qu’il disait le contraire quelques heures auparavant, de décréter la continuation du cessez-le-feu sans limite de temps.

Aujourd’hui, oui, Trump est le seul perdant répertorié.

 


jeudi 23 avril 2026

Le Focus. Un jeu de dupes au Moyen-Orient


Plus le conflit au Moyen-Orient dure, plus on assiste à un jeu de dupes des plus malsains.

On passera sur l’ouverture-fermeture du détroit d’Ormuz qui ridiculise les propagandes des mollahs et de Trump ainsi que les communiqués de victoires de chacun des belligérants.

De même sur quand le cessez-le-feu prend fin, les Iraniens disant demain à 2 heures du matin et les Américains, 24 heures plus tard – Trump vient même de l’étendre «jusqu’à nouvel ordre»! – sans que l’on sache quel est l’intérêt d’être en désaccord sur le moment.

Le jeu de dupes concerne avant tout les objectifs poursuivis par les acteurs de cette guerre que ce soit en Iran, dans le golfe et au Liban.

Pour ce qui est de ce dernier pays, il est évident que Netanyahou n’a pas vraiment envie d’arrêter son agression et souhaite continuer à le détruire le plus possible même si son but déclaré est d’éliminer uniquement le Hezbollah.

Un Hezbollah qui, en refusant de désarmer, prend la population libanaise en otage en prétendant lutter contre une invasion sachant qu’il est lui-même un proxy d’une puissance étrangère…

Si l’on prend l’Iran, le régime est évidemment incapable de gagner militairement face aux Etats-Unis mais le clame pourtant haut et fort afin de créer une angoisse sur les dommages qu’il pourrait causer chez ses voisins et ailleurs, la déstabilisation étant sa principale arme pour peser sur Trump.

Avec ce dernier, qui n’a rien à envier dans la fourberie aux mollahs, on est dans une guerre qui n’en est pas une mais qui en est quand même une avec une victoire écrasante mais qui nécessite encore de continuer les combats contre une armée adverse qui pourtant n’existe plus tout en existant!

Ici, le message est avant tout pour ses compatriotes qu’il doit convaincre qu’il ne fait pas une guerre – parce qu’ils sont majoritairement contre – qu’il a malgré tout gagné – pour éviter qu’ils le rendent responsable des conséquences négatives que son aventurisme a causées, notamment en matière de pouvoir d’achat – afin de démontrer qu’il est un véritable leader et un gagnant, le tout pour éviter la débandade lors des élections de novembre prochain.

Et l’extension unilatéralement de sa part du cessez-le-feu est la preuve qu’il ne sait pas comment se sortir du piège dans lequel il s’est mis lui-même et dans lequel il est de plus en plus prisonnier, démontrant qu’il est un incapable dangereux.

Une guerre qu’il a initiée parce que son ami Netanyahou a réussi à le manipuler uniquement pour son profit personnel mais qui était aussi une aubaine pour détourner l’attention des médias de l’affaire Epstein…

Quant aux mollahs, la confrontation avec les Etats-Unis ils jouent aux victimes ce qui leur permet de mettre encore plus sous leur coupe le peuple iranien qui subit toujours une répression terrible.

Oui, un jeu de dupes de personnages déséquilibrés et irresponsables qui menace la paix mondiale.

 


lundi 6 avril 2026

Commentaire. Aviateur américain secouru: le régime totalitaire et terroriste iranien a perdu l’épisode médiatique


Il ne s’agit que d’un soldat mais son sauvetage par l’armée américaine sur le territoire iranien est d’abord une défaite médiatique du régime totalitaire et terroriste des mollahs avant d’être un succès pour Donlad Trump dont on rappelle que c’est à cause de sa guerre inutile et meurtrière que cet aviateur avait été descendu avec son collègue lors d’une opération de bombardement.

Défaite médiatique parce que le régime iranien en a fait un évènement en ce sens, se félicitant d’avoir détruit un avion américain et lançant une véritable chasse à l’homme pour retrouver ce colonel avec même une prime (voire plusieurs) pour ceux qui le captureraient.

Défaite médiatique parce que tout un narratif et une mise en scène se déroulait avant un final en apothéose prévu.

L’Iran aurait pu le jouer profil bas en fêtant l’abattage du F15 tout en lançant des recherches pour retrouver l’équipage sans en faire un spectacle aussi indécent qu’ignoble que l’on connait de la part de toute organisation terroriste et que les mollahs ont employé tellement de fois.

Non, il a préféré en faire une exploitation totale ce qui se retourne aujourd’hui contre lui.

C’est pourquoi le sauvetage par des troupes américaines au sol où selon Washington, il y a eu des échanges de tir et des pertes du côté iranien, est un camouflet pour Téhéran.

D’autant que l’on peut supposer ce qui ce serait passer si l’aviateur avait été fait prisonnier avec, notamment, son exhibition devant les caméras du monde entier et peut-être un sort terrifiant comme celui que Daesh réservait à ses otages.

 


dimanche 5 avril 2026

Le Focus. Comme d’habitude, les mollahs iraniens demandent aux enfants de se sacrifier pour leur régime


Une des pires infamies de la guerre Iran-Irak dans les années 1980 qui pourtant n’en manqua pas, fut l’enrôlement de part du régime des mollahs de Téhéran des enfants.

Non seulement ils furent envoyés au front mais ils servirent avant tout à sauter sur les mines irakiennes pour sauvegarder les gardiens de la révolution.

Une utilisation honteuse qui fut légitimée par l’ayatollah Kohmeyni lui-même.

Depuis, nombre d’enfants – dont des étrangers comme des Afghans – sont endoctrinés et embrigadés pour combattre dans des opérations militaires comme en Syrie ou dans des répressions contre le peuple iranien comme dernièrement lors des massacres qui ont fait sans doute des dizaines de milliers de morts.

Et tout cela, évidemment, en violation de la déclaration universelle des droits humains, de la convention des droits des enfants et du droit international.

Avec l’attaque des Etats-Unis et d’Israël, les mollahs font de nouveau appel aux enfants et perpétuent l’infamie sans la moindre gêne.

Ils n’ont même aucun scrupule sachant que des compensations sont souvent promises aux familles qui autorisent leurs enfants à devenir des soldats ou, plutôt, de la chair à canon mais qu’elles sont rarement versées.

Le recours systématique aux enfants pour les menées violentes du régime démontre l’évidente nécessité de s’en débarrasser.

 


mercredi 25 mars 2026

Le Focus. Scénario catastrophe: et si l’Iran gagnait la guerre


Bon, il est impossible que l’Iran gagne la guerre sur le terrain, c’est-à-dire militairement.

En revanche, il est possible qu’elle la gagne sur le tapis vert, c’est-à-dire politiquement parlant parce que Trump et même Netanyahu ne voudront pas payer le prix d’une vraie victoire qui passerait inévitablement par un nombre de morts et de destructions très élevé et des conséquences économiques particulièrement délétères, sans oublier la déstabilisation de l’ordre mondial et d’une région aussi riche en produits (pétrole, gaz, engrais) dont ont besoin les pays développés.

Ce qui aurait évidemment un fort impact sur leur popularité et leur avenir, ce qui compte par-dessus tout pour ces deux extrémistes populistes corrompus.

Mais si c’est l’Iran qui ressort victorieuse de cette aventure guerrière complètement insensée parce que non-structurée et pensée, alors les répercussions pourraient être catastrophiques tant pour le peuple iranien que pour le Moyen-Orient mais également pour la sécurité mondiale et notamment pour les démocraties républicaines libérales sachant que les alliés du régime des mollahs sont les régimes dictatoriaux de Poutine et de Xi, une victoire donc de l’internationale totalitaire.

Et l’on imagine aisément la propagande de cette dernière et des dirigeants iraniens ainsi que de leurs mentors qui susciterait sans aucun doute des vocations chez les esprits faibles et criminels…

Oui, l’Iran ne doit pas gagner.

Or il semble que Trump se rende compte du piège infernal dans lequel il s’est mis tout seul suite à la manipulation de son ami Netanyahu et que, donc, il veuille sortir de ce bourbier coûte que coûte.

Il déverse ainsi des fake news, fait croire à la destruction totale de l’Iran, lance des menaces qu’il ne met pas en œuvre puis indique que la guerre est finie et que les négociations avec le régime iranien pour la paix sont proches d’aboutir, le tout en boucle.

Reste que s’il perd cette guerre sur le tapis vert, sa fragilisation risque de le précipiter dans les abîmes avec toutes les affaires qu’ils tentent, en partie grâce à celle-ci, de mettre sous le tapis, on pense bien évidemment en premier lieu au scandale Epstein.

Il ne semble avoir aucune vraie solution et les mollahs l’ont compris.

Et en jouent avec succès…

 


lundi 23 mars 2026

Commentaire. L’aventure iranienne attise les craintes sur la dangerosité de Trump


Qu’il gagne ou qu’il perde sa guerre contre l’Iran ne changera pas le constat que cette aventure dans laquelle Trump a été entraîné par son ami Netanyahu attise les craintes sur sa dangerosité.

Son absence de buts qu’ils soient clairs ou même qu’ils existent, ses changements quotidiens de discours sur ses intentions – on parle maintenant et même temps de son désir d’envahir une partie du territoire d’Iran et de sa volonté de mettre fin aux opérations militaires! –, ses menaces contre les alliés traditionnels des Etats-Unis qu’il qualifie dorénavant de lâches, ses faiblesses voire ses incapacités dans la conduite d’une guerre, ses cadeaux à la Russie et à… l’Iran à qui il donne des autorisations d’exporter leur pétrole afin de faire baisser son prix mondial pour des motifs de politique intérieure et alors même que les deux pays sont sous sanctions économiques américaines, tout cela démontre un comportement erratique et irrationnel qui augmentent l’imprévisibilité du leadership étasunien et accroissent les risques de chaos.

Depuis plus d’un an où il est revenu au pouvoir, l’extrémiste populiste corrompu semble dans un monde imaginaire et dans une volonté de puissance et de règlement de compte qui peut mener à des catastrophes même les plus terribles.

 


dimanche 22 mars 2026

Le Focus. Après le chaos de la guerre en Irak, celui de la guerre en Iran?


Il est sans doute trop tôt pour parler de chaos créé par la guerre en Iran de Trump mais tout semble réuni pour qu’il soit sa conséquence comme ce fut le cas de la guerre en Irak de George W Bush.

Et ce, malgré les déclarations martiales et les fanfaronnades de Trump qui envisage maintenant de contrôler le détroit d’Ormuz tout en qualifiant des Européens de «lâches» parce qu’ils refusent de l’aider dans son errance moyen-orientale.

Mais, des différences existent entre les aventures guerrières des deux présidents les plus à droite que les Etats-Unis aient connu devant Nixon et Reagan.

En matière de préparation et de conduite, par exemple, force est de reconnaître que Bush a nettement l’avantage et qu’il avait su convaincre quelques pays de l’aider alors que Trump n’a que Netanyahu avec lui, à moins que ce ne soit le contraire…

Quant aux similitudes, il y a d’abord et surtout le déclenchement d’une guerre sans réel motif, ni l’Irak, ni l’Iran n’étant une menace prégnante pour les Etats-Unis.

Ensuite, il n’y a, aucun plan pour l’«après».

On l’a vu avec la «victoire» revendiquée par Bush qui s’est transformée en bourbier.

Et Trump est incapable d’avancer ce que doit être l’Iran une fois le conflit terminé et s’il le gagne et comment ce «nouvel» Iran serait établi.

In fine, donc, il pourrait y avoir le même chaos.

Ainsi, une des conséquences de la guerre en Irak fut la création de Daesh.

On frémit en pensant à ce que pourrait être le pendant iranien pour la déstabilisation de la région et pour un terrorisme sanglant à travers le monde.

Un chaos qui pourrait être encore plus important si Trump essuyait une sévère défaite car il ferait tout alors pour tenter de se venger de cette humiliation personnelle.