Les Actualités sur Mondiaglobalisation

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mardi 15 septembre 2026

Le Focus. Jusqu’à quand les Européens vont tolérer les provocations de Poutine?


L’attaque d’un train de voyageurs à la frontière polono-ukrainienne par un drone, juste après qu’un autre train où se trouvaient des personnalités politiques venaient de quitter la gare, est la dernière provocation de Poutine à l‘encontre des Occidentaux et plus particulièrement des Européens.

Incapable de gagner son agression contre son voisin alors que son pays s’enfonce dans une crise économique et que la population émet de timides critiques malgré la chape de plomb qui pèse sur elle, le despote russe ne sait plus comment s’en sortir.

Mais, au lieu de rétropédaler, il a décidé d’une fuite en avant en tuant de plus en plus de civils ukrainiens et en multipliant les coups de main à l’encontre de l’UE.

Après que l’Allemagne ait révélé que la Russie avait bien essayé de faire exploser des drones sur l’aéroport de Leipzig, importante base de l’OTAN mais aussi pour l’aide envoyée à Kiev, voilà maintenant une menace directe sur des personnalités américaines et européennes parfaitement assumée par le Kremlin.

La question n’est pas jusqu’où ira Poutine mais jusqu’à quand les Européens vont tolérer ses provocations.

Parce qu’il ne suffit plus de s’offusquer et de condamner, il faut des réponses fermes avec des sanctions beaucoup plus fortes et une mobilisation des armées européennes avec, clairement, un message envoyé à Poutine qu’il ne peut plus y avoir des agressions sans réponse.

Or, pour l’instant, on en est loin.

Plus les Européens louvoieront, plus la Russie continuera.

Tout comme Hitler en son temps.

 


dimanche 13 septembre 2026

Commentaire. Trump, un «fouteur de merde»?


Il faut se rappeler qu’un des objectifs de Trump lorsqu’il s’est présenté à l’élection présidentielle la première fois en 2016 était de provoquer le chaos selon ses propres déclarations afin de détruire ce qu’il appelait «l’Etat profond» aux Etats-Unis mais également pour démolir l’ordre mondial.

Ajoutons à cela sa volonté de mettre en place un régime autocratique dans son pays et de s’allier avec les régimes les plus réactionnaires à l’international pour abattre les démocraties.

Et tous ses agissements au-delà de se glorifier lui-même vont dans ce sens.

Pour ne prendre que ces déclarations et ses décisions en politique étrangère les plus récentes: 
il soutient tous les régimes extrémistes et populistes dans les démocraties (dernier en date son soutien au parti néo-nazi allemand de l’AfD); 
il fait des déclarations dont le but est de créer des dissensions (dernier en date son souhait que l’Irlande se réunifie au risque de provoquer des incidents entre l’Eire et le Royaume-Uni) ou de causer des crises diplomatiques (dernières en date sa décision de renommer le lac Ontario, lac America et sa proposition de nommer le détroit d’Ormuz, le détroit Trump) ; 
il décide de mener des guerres et des opérations militaires sans aucune justification autre que son propre égo et qui provoquent des crises notamment économiques (dernière en date sa guerre contre l’Iran avec l’envolée du prix des carburants) ou des conflits commerciaux (dernière en date la réactivation des tarifs douaniers exorbitants contre le Canada jusqu’à présent l’allié le plus proche des Etats-Unis) ; 
il refuse de mettre fin à des guerres (depuis son accession au pouvoir, il a refusé de prendre le parti de l’Ukraine et de sanctionner la Russie pour que cesse l’agression de Poutine).

Et ainsi de suite.

Dans le jargon populaire, il est bien ce qu'on appelle un «fouteur de merde».

Et, en plus, il en est fier.

 


jeudi 10 septembre 2026

Le Focus. Le Canada traverse l’Atlantique


Alors que Trump continue ses provocations à l’encontre de ses alliés, notamment en publiant une carte sur son réseau social où tout l’Amérique du Nord a été incorporée aux Etats-Unis avec les Caraïbes (dont tous territoires français de Saint-Pierre-et-Miquelon à la Guadeloupe), le Groenland et l’Islande, le Canada, auquel il fait une guerre commerciale tout en attaquant systématiquement sa culture nationale, est en train de traverser l’Atlantique pour se rapprocher des pays européens et devenir leur principal allié sur le continent américain.

Voilà qui en dit long sur la cassure qui est en train de se produire entre les deux plus proches alliés qu’étaient jusqu’à présent les Etats-Unis et la Canada dont la responsabilité incombe uniquement à l’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Même si l’on peut supposer que le départ de Trump permettra une normalisation des relations entre les Etatsuniens et les Canadiens, elles ne reviendront sans doute pas à ce qu’elles étaient, en tout cas pas avant longtemps.

Ainsi, la manière dont le président américain traite la Canada mais aussi tous ses alliés est une prise de conscience de ceux-ci qu’ils sont à la merci du comportement erratique d’un personnage incohérent et dangereux à la tête des Etats-Unis qui ne peuvent plus être considérés comme leurs principaux alliés.

Quoiqu’il en soit, ce rapprochement entre le Canada et les pays européens, notamment la France et le Royaume-Uni, est une bonne nouvelle pour le monde libre qui doit absolument se reconstruire afin de ne plus jamais dépendre des humeurs d’un seul homme.

 


mardi 8 septembre 2026

Commentaire. L’indécent appel de Trump au peuple iranien martyr


Bien sûr, on pourrait trouver une multitude, voire une infinité, d’exemples où l’indécence de Trump est écœurante, détestable et nauséabonde.

Mais, la déclaration qu’il vient de faire sur la révolte du peuple iranien se classe parmi les plus immondes.

Alors qu’il les a laissés se faire massacrer, qu’il leur a fait croire qu’il déclenchait sa guerre contre les mollahs pour les libérer tout en proposant à ces derniers un deal pour sauvegarder leur pouvoir, voilà qu’il demande aux Iraniens de le tirer du mauvais pas dans lequel il s’est mis tout seul en descendant dans la rue pour abattre un régime que lui-même est incapable de vaincre tout en sachant que si tel était le cas il les laisserait une nouvelle fois se faire massacrer par les gardiens de la révolution.

Cette indécence de ce personnage sale de l’intérieur, elle est constante et c’est ce qui est le plus inquiétant parce qu’il a été élu dans ce qui était jusqu’à présent la plus vieille démocratie républicaine libérale de la planète.

Que les élus du Parti républicain qui ont décidé de lui faire allégeance et ont perdu toute dignité, que ses fan(atique)s, ces fameux «déplorables» comme les a appelés fort justement Hillary Clinton, se délectent du comportement de leur héros, c’est difficile à croire mais tel est le cas.

En revanche que la majorité de la population américaine ne se lève pas pour réclamer son départ et accepte donc son comportement est plus que préoccupant pour l’avenir de la démocratie américaine mais aussi pour le monde libre et est un mauvais présage pour ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen était élue présidente de la France l’année prochaine.

 


lundi 7 septembre 2026

Le Focus. En Allemagne, la menace de l’extrême-droite néo-nazie s’intensifie


Bien sûr, les extrêmes-droites ont le vent en poupe dans nombre d’Etats européens et les menaces qu’elles font peser sur la démocratie sont réelles et effrayantes.

Mais les succès et la popularité de l’extrême-droite allemande ne peut empêcher d’en rajouter une couche bien épaisse à ce danger dans un pays qui a inventé le nazisme, où le peuple a porté Adolf Hitler au pouvoir par les urnes (bien qu’il n’ait jamais été majoritaire alors) puis l’a soutenu souvent de manière fanatique sans oublier qu’il a continué, après l’écrasement du régime en 1945, à considérer dans un fameux sondage réalisé par les autorités américaines d’occupation, que le national-socialisme était un bon régime mais qu’il avait été seulement mal appliqué…

Oui, l’AfD, rejeton du Parti hitlérien, est en tête dans les sondages d’opinion et vient de remporter une victoire sans appel dans une élection régionale.

Bien sûr, il s’agit d’un land d’un peu plus de deux millions d’habitants seulement où la nostalgie de l’Allemagne de l’Est est particulièrement forte (ce qui nous renseigne beaucoup sur le rapport des peuples à la liberté…) et où l’économie n’est guère florissante.

Mais, il s’agit de la première victoire d’un parti néo-nazi depuis 1945 dans une élection de cette importance et elle confirme la dynamique de l’AfD dans tout le pays.

Lors des dernières législatives en février 2025, il était arrivé en deuxième position avec 20,8% des voix ce qui lui avait permis d’obtenir 152 députés.

Alors, oui, la menace du RN en France est des plus préoccupantes mais qu’un pays qui a déclenché une guerre au plus de soixante millions de morts, qui a pratiqué le génocide des Juifs et des Tziganes, qui a accompli des atrocités sans nom, quatre-vingt ans après sa défaite est en train de réhabiliter les idées nazies et d’élire des personnes qui les soutiennent fait froid dans le dos.

Et l’on ne comprend toujours pas comment l’AfD peut être autorisée à exister alors que l’on continue à pleurer les morts, allemandes et du monde entier, de l’hitlérisme.

L’Allemagne n’a pas le droit moral de retourner à son passé criminel et elle semble l’oublier.

 


jeudi 3 septembre 2026

Le Focus. Poutine est en train de dépasser les limites


L'Allemagne vient officiellement d’accuser la Russie de tentatives d’attentat et de sabotages à l'aide de drones survenues au début du mois d’août à l’aéroport de Leipzig qui est la principale plateforme logistique de l'OTAN pour le transport de matériel militaire destiné à l'Ukraine.

Rappelons que l’on a découvert sur le site un drone chargé d’explosifs à proximité d'avions-cargos ukrainiens qui transportaient des munitions et qui n'a pas explosé en raison d'un problème technique sur le détonateur.

Dans le même temps, un second drone a heurté en plein vol un avion-cargo de DHL.

Puis un troisième drone explosif a été découvert dix jours plus tard dans un champ voisin.

L'enquête a permis d’identifier grâce à leur l'ADN, deux suspects clés détenteurs de passeports russes.

L’Allemagne a donc décidé des mesures de rétorsions et cet épisode qui n’est pas le seul dans l’Union Européenne a déclenché des condamnations fermes notamment en France.

Pour Emmanuel Macron:
«L’Allemagne a établi la responsabilité de la Russie dans les graves incidents survenus à Leipzig début août. Ces attaques hybrides se multiplient en Europe. Elles ne peuvent rester sans réponse. La France est pleinement solidaire de l’Allemagne et soutient l’adoption de nouvelles sanctions européennes contre la Russie. Face à cette escalade, nous devons être unis, déterminés et renforcer notre soutien à l’Ukraine. La France continuera d'y prendre toute sa part.»

Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, estime que;
«L'attaque hybride de Leipzig, attribuée à la Russie, s'inscrit dans une longue tentative menée par le Kremlin pour déstabiliser l'Union Européenne. Résultat de ces tentatives : c'est un échec. L’Ambassadeur de Russie devra s'en expliquer. La France est pleinement solidaire de l’Allemagne et soutiendra l’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie.»

De son côté, la haute-représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas a déclaré:
«Les attentats de Leipzig portent toutes les marques du terrorisme d'État. Nous répondrons avec détermination. 1 600 inscriptions concernant le complexe militaro-industriel russe sont déjà en cours, et nous sommes prêts à en ajouter d'autres. Nous avons également convoqué le représentant russe auprès de l'UE, à l'instar de nombreux États membres.»

Pour répondre à la question de savoir si Poutine a dépassé les limites avec ce projet d’attentat, il faut se demander ce qui se serait passé si les drones avaient explosé et causé des dégâts humains et matériels.

On voit donc, qu’en fait, le despote russe a de moins en moins de limites dans sa volonté d’exporter son agression de l’Ukraine à tout le continent européen au risque d’un embrasement général qui pourrait rapidement dégénérer en guerre mondiale.

Tout cela parce qu’il perd sa guerre et que le peuple russe commence à se poser des questions.

Quoi qu’il en soit, l’UE doit, non seulement, répondre fermement aux menaces réelles venues du Kremlin mais aussi se préparer à toute éventualité, donc à une possible guerre.

Ne pas le faire serait une faute.

 


mercredi 2 septembre 2026

Le Focus. De mensonges en mensonges, jusqu’où peut aller Trump?


Après une fausse photo montrant Dolly Parton à son bras pour faire croire qu’ils étaient amis, Trump a publié une fausse vidéo montrant l’armée américaine détruisant les installations militaires et pétrolifères sur l’île de Kharg en Iran afin de démontrer qu’il gagne une guerre qu’il est plutôt en train de perdre.

Mais, quotidiennement, l’extrémiste populiste multiplie les mensonges, passant à une vitesse jamais vue alors même qu’il a accumulé des milliers de mensonges depuis son deuxième mandat alors que la comptabilité lors de son premier passage à la Maison blanche selon le Washington Post atteint le chiffre astronomique de… 30573 !

Le nombre de fois où il a expliqué qu’il avait gagné la guerre contre l’Iran où qu’il avait conclu un accord avec les autorités de Téhéran sont emblématiques de la mythomanie compulsive du président des Etats-Unis.

Celle-ci ne sert pas seulement à le glorifier mais aussi à changer le cours de l’Histoire en détruisant à petit feu la démocratie américaine en installant une réalité alternative lui permettant de devenir un autocrate à vie.

Dans le panthéon de ses affabulations on trouve l’affirmation selon laquelle les élections gagnées par les démocrates sont toutes corrompues ou celle selon laquelle il aurait conclu la paix dans pratiquement tous les conflits de la planète, sans oublier celle où il affirme avoir vaincu l’inflation.

Dénoncer les mensonges de Trump comme ses insultes, ses menaces et ses théories complotistes n’est évidemment pas nouveau.

Mais l’emballement actuel avec l’utilisation quasi-systématique de l’IA pour les maquiller, interroge sur l’objectif poursuivi alors que se profilent à l’horizon les élections de mi-mandat où le Parti démocrate part favori puis les prochaines présidentielles où, selon la Constitution, il ne peut se représenter sauf s’il parvient grâce à ses mensonges à empêcher qu’elles se déroulent et qu’il puisse en déclarant l’état d’urgence à les reporter indéfiniment.

Tout cela n’est pas de la politique fiction puisqu’il a déclaré plusieurs fois que c’était son but.

Et pour une fois, ce n’est pas un mensonge!

 

 


mardi 1 septembre 2026

Le Focus. L’Islande dit non à l’UE, et alors?


Qu’une île de 400.000 habitants, éloignés du continent et repliée sur elle-même, dise non à des négociations en vue d’une adhésion à l’Union européenne et, déjà, des commentaires vont bon train sur l’absence d’attrait de celle-ci pour les pays dits «riches» en faisant un parallèle avec le refus de la Norvège d’en devenir membre.

La Suisse, elle, n’a jamais demandé son adhésion.

Ce qui questionne ici c’est que les peuples norvégien, suisse et islandais veulent les avantages de l’UE sans en avoir les devoirs.

Le premier à son pétrole, le second ses banques et le troisième sa pêche qu’ils ne veulent surtout pas partager avec les autres européens.

En revanche, ils sont totalement d’accord de pouvoir commercer avec l’Union européenne et s’enrichir grâce à elle et, surtout, pouvoir compter sur l’aide de celle-ci s’ils étaient agressés.

On est plus ici dans une vision égoïste que dans un refus qui serait une fierté nationaliste, ce que l’on peut peut-être dire du Royaume-Uni qui a quitté l’union dans une décision que sa population paye tous les jours.

Quoi qu’il en soit, le refus des Islandais d’ouvrir des négociations d’adhésion – le non obtenant 52,8% – ne va pas gêner plus que cela l’UE.

Sans oublier que frappent à sa porte la Serbie, le Monténégro, la Macédoine du Nord, l’Ukraine, la Moldavie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine qui représentent des enjeux autrement plus importants que l’Islande.

 

 


lundi 31 août 2026

Commentaire. Meta mis au pas aux Etats-Unis: que fait l’Europe?


Meta, (Facebook, Instagram, etc.) vient de signer un accord amiable avec des dizaines d’Etats américains afin de mettre fin à un vaste procès concernant l'addiction des mineurs à ses réseaux sociaux qui venait de débuter.

Ainsi, la société de Mark Zukerberg qui est dans le viseur de tous les défenseurs des enfants a accepté de modifier le fonctionnement de ses applications pour les jeunes, tout en payant aux Etats la somme de 16 milliards de dollars.

Comme en France et en Europe, Meta est accusé d'avoir rendu les jeunes accros à ses plateformes.

Pire, selon les plaintes des Etats, Meta savait que ses applications nuisaient aux adolescents mais l'a caché au public.

Cet accord montre qu’il est possible de faire plier les plateformes comme Facebook et Instagram mais aussi TikTok, YouTube, Snapchat, X et consœurs sur la question de la protection des jeunes.


Une bonne leçon pour l’Union européenne et ses instances qui doivent maintenant agir au plus vite en s’inspirant de l’action judiciaire aux Etats-Unis sans avoir peur des menaces de rétorsion de Donald Trump dont c’est aussi une défaite.

Etonnamment, le gouvernement français n’a pas réagi et peu de parlementaires ont pris la parole.

C’est en revanche le cas de la député Renaissance, Laure Miller dont nous reproduisons les propos:

«Marc Zuckerberg ne témoignera finalement pas devant un jury mais a préféré payer 18 milliards de dollars et changer son modèle plutôt que de laisser la vérité sur son produit s'étaler pendant des semaines à la barre.
De la poudre aux yeux, ce que le procès avait déjà révélé. Un ancien analyste de l'équipe «bien-être» d’Instagram a révélé qu'à peine 0,2% des ados utilisaient le rappel de pause. La hiérarchie lui a dit de ne pas s'inquiéter. L'outil existait surtout pour les protéger de futurs procès, pas pour protéger les ados. C'était une pure opération de communication utilisée par les plateformes, mais aussi récupérée avec une grande naïveté par certains politiques que je connais bien.
Nous sommes à un moment clé, celui du changement de paradigme.
Pendant des années, le débat public a tourné autour d'une seule idée, les réseaux sociaux ne seraient pas mauvais en soi, il suffirait d'apprendre à bien s'en servir. D'où la sempiternelle rengaine sur l'éducation aux usages. Ce mythe savamment entretenu a détourné notre regard du vrai problème. Ce que nous révèle l'issue de ce procès, c'est que les réseaux sociaux ne sont pas neutres. Le problème n'est pas l'usage qu'on en fait, le problème c'est le produit en lui-même et sa conception.
Concrètement, voici les principales mesures ce que Meta a accepté de mettre en place pour les moins de 18 ans :
- limitation à deux heures par jour,
- blocage de minuit à 6 heure du matin,
- masque des compteurs de like,
- contrôle parental élargi,
- vérification d'âge renforcé.
Meta invite les autres plateformes, elles aussi ciblées par la justice américaine, à faire de même.
Ce que les États-Unis ont obtenu devant un tribunal, l'Europe doit l'obtenir par une décision politique.»

 

 


jeudi 27 août 2026

Point de vue. Les relations diplomatiques et les contrats juteux avant la morale?


Non seulement, l’Arabie Saoudite a permis à la France d’organiser l’Esports World Cup à Paris cet été mais, en plus, avec la visite de son roi, elle vient d’annoncer la création de trois parcs de loisirs aux environs de Paris.

Tout cela dans le cadre des «bonnes relations» entre Mohammed ben Salmane et Emmanuel Macron alors même que le premier nommé était encore récemment au ban des nations pour avoir commandité l’assassinat d’un de ses opposants, journaliste d’origine saoudienne mais de nationalité américaine et alors que son pays est loin d’être une démocratie.

Ces «bonnes relations» entre le président de la république et un leader peu regardant sur les droits humains ne sont pas une exception, loin de là.

Et elles sont plutôt communes dans le monde de la politique étrangère et des affaires.

On serait même tenté de dire que c’est plutôt la normale.

En ce qui concerne Emmanuel Macron, on a déjà eu l’occasion de s’étonner des très bonnes relations qu’il entretient avec Narendra Modi, l’autocrate indien qui fut à l’origine d’un massacre de musulmans il y a quelques années lorsqu’il était le gouverneur du Gujarat et qui est un des soutiens de Vladimir Poutine.

Oui mais voilà, l’Inde comme l’Arabie Saoudite est une bonne cliente de la France.

Et l’on pourrait citer d’autres exemples comme l’Emir du Qatar dont son pays, de tout temps, a financé le terrorisme islamiste qui a fait tant de morts en France.

Et que dire de l’amitié entre Emmanuel Macron et le président brésilien Lula, soutien indéfectible à Poutine.

Que la France ne soit pas trop regardante sur qui avec elle commerce, elle ne fait que ce que font tous les autres pays démocratiques.

Que les dirigeants de ces pays, comme ceux de la France, entretiennent des relations cordiales avec des clients peu recommandables selon les critères et les valeurs démocratiques, c’est de la diplomatie et des contrats juteux.

En revanche, que ces rapports soient des amitiés (ou qu’ils soient décrits comme tels) pose un problème.

Quand Emmanuel Macront dit que Modi ou Lula sont des amis et se comporte comme si Mohammed ben Salmane l’était, il ne s’agit plus de contrats juteux pour la France ou de la bonne diplomatie mais d’une relation excessive entre un dirigeant d’une démocratie et un autocrate, voire un despote dont les mains sont loin d’être propres.

Oui, sans doute, la morale n’a que peu avoir dans les relations diplomatiques et le commerce extérieur.

En revanche, elle ne peut être absente quand il s’agit d’une relation amicale tissée dans l’exercice de ses fonctions par un président de la république française avec un dirigeant étranger peu recommandable.

 


mardi 25 août 2026

Le Focus. Ne pas aider l’Ukraine, c’est flinguer l’Europe


Hier, où l’on a commémoré le 35e anniversaire de son indépendance retrouvée, les leaders européens de la Coalition des volontaires ont renouvelé leur soutien à l’Ukraine – pendant que l’Union européenne débloquait une nouvelle de 6,1 milliards pour son armée –, ce pays agressé et martyrisé par le potentat Poutine.

Au-delà de la solidarité des démocraties à l’une d’elle attaquée par un régime totalitaire, au-delà de l’aide à se défendre mais aussi pour protéger la population ciblée directement par le criminel du Kremlin, le soutien aux Ukrainiens est une obligation pour l’Europe si elle veut encore pouvoir être un espace de liberté et de prospérité.

Très clairement, ne pas aider l’Ukraine d’aujourd’hui, c’est flinguer l’Europe de demain demain.

Si les Européens font preuve de faiblesse et manquent de volonté, s’ils se montrent velléitaires et hésitants à défendre leurs valeurs et leurs principes en laissant tomber l’Ukraine, alors, sans aucun doute, ils seront les prochains sur la liste de l’internationale totalitaire dirigée par la Chine et dont le bras armé est, pour l’instant, la Russie.

Ici, se joue l’avenir du continent et de sa civilisation, ce qui nécessite une fermeté et une mobilisation dont l’aide inconditionnelle aux Ukrainiens fait partie.

Emmanuel Macron a déclaré en cette Journée de l’indépendance de l’Ukraine que l’«on ne soumet pas un peuple libre».

Ce qui vaut aussi pour l’Union européenne.

 


samedi 22 août 2026

Le Focus. Trump prépare son règne autocratique


Il est bon de lire l’éditorial du New York Times du 19 août si l’on veut bien prendre la mesure de la menace que représente Trump pour la démocratie américaine.

En voici un extrait particulièrement édifiant à ce sujet:

«Le signe le plus certain de l'effondrement de la démocratie est le refus d'un parti politique élu de quitter le pouvoir. Ce parti remanie les lois et modifie les règles électorales pour empêcher ses adversaires d'accéder au pouvoir. Cette évolution commence souvent lentement, mais peut aboutir à une autocratie.
Le président Trump a pris des mesures inquiétantes dans cette voie depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. Il a ordonné aux États dirigés par les républicains d’adopter de nouvelles cartes électorales redécoupées de manière arbitraire afin d’augmenter les chances que les républicains conservent le contrôle du Congrès, même s’ils obtiennent moins de voix cette année. Il a tenté de faire adopter une législation susceptible d’empêcher de nombreux électeurs éligibles de voter. Et il a laissé entendre qu’il pourrait utiliser le pouvoir du gouvernement fédéral pour invalider des bulletins de vote légitimes cet automne. Le 16 juillet, M. Trump a pris l’initiative remarquable de prononcer un discours à la Maison Blanche à une heure de grande écoute, consacré à des mensonges et à des déclarations trompeuses sur la fraude électorale.»

Oui, c’est cela Trump et sa volonté, non seulement de rester au pouvoir jusqu’à sa mort mais aussi de se venger d’avoir été battu en 2020.

Pour assouvir son hubris et son désir de revanche il est prêt à tout.

Et le plus inquiétant c’est que le Parti républicain est prêt à le suivre.

C’est pourquoi les élections de mi-mandat sont si importantes car elles testeront la résistance de la démocratie américaine face à une offensive pour l’affaiblir et la museler afin de la rendre ineffective.

Il est impossible de dire si Trump a une chance de réussir et l’on serait plutôt tenter à dire le contraire car l’Etat de droit étasunien est bien implanté dans le temps mais aussi dans ses fondations profondes.

Mais l’on a vu des démocraties s’effondrer alors qu’elles semblaient indestructibles.

Au temps de l’extrémisme populiste qui gangrène tous les régimes démocratiques, la vigilance et la résistance sont plus que jamais à l’ordre du jour.

Et comme le dit le New York Times, «la menace est réelle».

 

 


vendredi 21 août 2026

Commentaire. Pour Poutine, l’Ukraine appartient à la Russie dont il tue quotidiennement des civils innocents


Selon l’explication de Poutine afin de justifier l’«opération spéciale» qu’il a déclenchée voici plus de quatre ans, il entendait chasser du pouvoir à Kiev les «nazis», faire valoir les droits de la Russie sur l’Ukraine qui ne serait qu’une province de Moscou et libérer le peuple ukrainien qui est en réalité composé de Russes.

C’est sur cette base qu’il a lancé son invasion causant plus d’un million de morts dont de très nombreux civils ukrainiens, des femmes et des enfants innocents, spécifiquement ciblés qui sont, selon lui… russes!

Et il vient encore d’en tuer dix dans des frappes indiscriminées et ne compte pas s’arrêter là.

Qu’il puisse assassiner de manière préméditée et de sang-froid «son» propre peuple selon ses dires montrent à quel personnage le monde à affaire.

Mais en cela, il ne fait que suivre tous les despotes des régimes totalitaires qui n’hésitent jamais à tuer leur soi-disant peuple pour le libérer.

C’est ce qu’à fait le régime des Kim en Corée du Nord lorsqu’il a envahi la Corée du Sud.

C’est ce qu’à fait le régime de Ho Chi Minh au Nord-Vietnam quand il a fait la guerre au Sud-Vietnam.

Et c’est ce que se propose de faire le régime de Xi en Chine en préparant l’invasion de Taïwan.

On voit bien que les visées impérialistes de ces pays totalitaires justifiées faussement par la reconquête de territoires et de populations nationaux ne s’attachent guère à préserver ces dernières, bien au contraire.

Poutine, en l’espèce, est un despote comme un autre.

Ajoutons, comme tout despote, que Poutine ne se soucie guère des vies des autres qui ne sont que de simples statistiques, et encore, dans ses fantasmagories impérialistes et son esprit dérangé mais qu’en revanche, il est effrayé par la perte de la sienne comme l’ont montré ses comportements lors de la covid19.

 

 


jeudi 20 août 2026

Le Focus. Ukraine: que cherche Fedorov, l’opposant à Zelensky?


Il y a quelques semaines Mykhaïlo Fedorov était encore le ministre de la Défense de Volodymyr Zelensky.

Depuis et après son limogeage, il est devenu son principal opposant!

Et le voici qui réclame des élections, décrivant le gouvernement en place comme corrompu et parlant d’une crise systémique de gouvernance.

On peut se demander ce que Fedorov qui est très apprécié des jeunes, recherche en défiant Zelensky et en tentant de provoquer une crise politique alors que son pays est toujours en guerre après l’agression de Poutine?

D’abord parce qu’en critiquant le président ukrainien, il fait évidemment le jeu du despote russe ce qu’il ne peut ignorer, donnant ainsi des munitions à la propagande du Kremlin.

Ensuite parce que tout le monde sait qu’il est impossible aujourd’hui d’organiser des élections justes.

Les experts estiment qu’il faudrait six mois après la fin du conflit pour qu’un véritable scrutin avec toutes les garanties nécessaires dans une démocratie puisse avoir lieu.

Des questions comme comment faire voter les soldats qui sont au front, tous ceux qui se sont réfugiés à l’étranger et les populations dans les territoires occupés par l’armée russe ou étant au cœur des hostilités ainsi que comment faire en sorte que la campagne se déroule «normalement» n’ont pas de réponse pratique.

Du coup, Fedorov semble jouer non seulement contre Zelensky mais également contre son pays alors qu’il affirme le contraire.

Et ce que l’on retient est d’abord son ambition personnelle.

Mais, in fine, le fait qu’il puisse parler publiquement et s’attaquer à Zelensky montre que l’Ukraine est bien une démocratie.

En Russie, il serait déjà en prison, voire mort.

 


mercredi 19 août 2026

Editorial. Face aux multiples défis, les Européens peuvent blâmer leurs gouvernements ou construire une véritable Union


Les feux de forêts, la canicule, la sécheresse, la menace russe, le terrorisme, la guerre économique chinoise, les taxes  de Trump, l’immigration, l’inflation, le chômage et ainsi de suite, tous les peuples européens blâment leurs gouvernements respectifs pour leur incapacité à agir ou à régler ces problèmes.

Mais ceux-ci sont d’autant plus difficiles à résoudre quelle que soit la couleur politique du gouvernement en place dans chaque pays que la réponse exige une autre échelle, celle de l’Europe ad minima.

Ce n’est que l’Union européenne encore plus intégrée et poursuivant son chemin fédéraliste qui possède la taille requise pour mettre en place des politiques vigoureuses et efficaces avec des moyens à la hauteur des défis qui se posent à tous les pays européens sans exception.

Il est temps de faire définitivement un sort à la propagande nourrie sans cesse par les extrêmes et les populismes sur le danger d’une Europe unie parce que ces polémiques basées sur les fake news et les théories complotistes bloquent l’avancée indispensable pour que nous puissions, non seulement, apporter de vraies et efficientes réponses aux menaces dues à un monde de moins en moins maîtrisable mais pour que nous ayons la puissance de gérer notre présent et agir sur notre avenir en toute indépendance.


mardi 18 août 2026

Commentaire. Cinq ans que la terreur est revenue en Afghanistan


L'Afghanistan est un cas d’école à étudier pour tous ceux qui défendent la démocratie républicaine.

Celle-ci a échoué, il y a cinq ans, lors du retour des talibans au pouvoir après une campagne militaire qui n’avait rien à envier à la blitzkrieg d’Hitler.

Ce qui a été surprenant, a été l’absence de défense du gouvernement mais aussi de la population face à cette offensive comme si les Afghans n’en avaient rien à faire d’être dans un régime de liberté et défendant des valeurs humanistes.

Sauf que le retour des talibans suscita la fuite de la population, des mouvements de panique et de désespoir ce qui signifiait clairement que le retour des talibans n’était pas souhaité, plus, était redouté.

Bien sûr, l’armée afghane, pourtant équipée par les Américains et entrainée par les Occidentaux, n’a pas été à la hauteur, minée par la corruption et par l’incompétence de ses chefs, mais cela ne peut expliquer l’effondrement aussi rapide d’un régime qui, au-delà de ses tares, assurait aux hommes mais surtout aux femmes et aux enfants, une liberté et une sécurité qu’ils ont perdu avec le régime totalitaire des fous de dieu dont l’idéologie n’a rien à envier à celle des mollahs en Iran, voire avec les organisations terroristes comme Al Qeida ou Daesh.

Certains diront que les Afghans n’étaient pas prêts pour la démocratie comme si un peuple ne voulait pas de la liberté.

En tout cas, leur apathie est la principale cause de la disparition de la démocratie et non le départ des Américains et des Occidentaux.

Car on peut supposer sans beaucoup de tromper que ce départ ait eu lieu il y a cinq ans, aujourd’hui ou dans cinq ans, tout aurait été pareil.

Les Afghans ont ainsi oublié une chose au même titre que les populations occidentales: la liberté et donc la démocratie, ça se défend, non pas de temps en temps mais sans cesse et toujours.

L’exemple de l’Afghanistan doit réveiller nos consciences.

Quant aux Afghans, personne ne peut se satisfaire de leur condition actuelle.


Le Focus. Trump resposable de toutes les guerres ou presque


En ce milieu du mois d’août 2026, le constat est accablant: Donald Trump est le responsable de toutes les guerres ou presque qui se déroulent en ce moment.

C’est parce qu’il a donné son accord à Netanyahu que celui-ci peut continuer sa guerre au Liban et ses opérations militaires contre Gaza.

C’est parce qu’il s’est laissé influencer par ce dernier qu’il fait la guerre à l’Iran.

C’est parce qu’il a refusé de donner les moyens militaires à Volodymyr Zelensky et de sanctionner durement Poutine que celui-ci peut continuer son agression contre l’Ukraine.

C’est parce qu’il est incompétent dans la gestion de négociations en tant que grande puissance qu’il n’a pas réussi à arrêter l’agression du Rwanda contre la République démocratique du Congo.

Nulle part, celui qui réclamait son prix Nobel, n’est capable d’imposer la paix.

Pire, c’est lui qui fait la guerre sans fin, sans raison et sans but.

N’oublions pas qu’il a aussi menacé le Canada et le Danemark (pour le Groenland) de leur faire la guerre mais aussi la Colombie.

Le seul «succès» dans ses entreprises guerrières pourrait être le Venezuela sauf qu’il n’a pu abattre la dictature chaviste, laissant tomber ses «amis» démocrates, tout comme il a laissé tomber le peuple iranien et, depuis plus de quatre ans, celui d’Ukraine.

Quant au désengagement des Etats-Unis en Afghanistan qu’il a négocié directement avec les talibans lors de sa première présidence, il a abouti au rétablissement d’un des régimes les plus obscurantistes de la planète.

Le bilan de Trump est ici catastrophique.


jeudi 13 août 2026

Point de vue. Le soutien de Trump, une bonne raison de virer Infantino de la FIFA


Comme on pouvait s’y attendre, Donald Trump a apporté son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino.

Celui-ci est dans l’œil du cyclone après avoir proposé de privatiser la Coupe du monde de football et il risque de perdre sa place d’autant qu’une nouvelle affaire de corruption le met en cause.

Infantino est le pire de ce que produisent les instances internationales du sport, du Comité Olympique à la FIFA en passant par la Fédération internationale d’Athlétisme.

On ne compte plus les dirigeants corrompus à l’hubris démesuré qui ont présidé comme de véritables despotes ces associations, agissant avec des impunités presque totales.

Avec l’argent et les intérêts nationaux mais aussi a présence de personnages louches qui lui tournent autour, le football, premier sport mondial, aiguise les appétits des escrocs et autres fripouilles qui sont souvent des proches ou des soutiens de ceux-ci.

Mais Infantino est en train de dépasser tous ses prédécesseurs et confrères en la matière.

Il traîne ainsi derrière lui de multiples casseroles.

Mais ce qui a fait déborder le vase c’est d’abord son amitié avec Donald Trump à qui il a remis un des prix les plus ridicules qui puisse exister «le prix de la FIFA de la paix», uniquement créé pour faire plaisir à l’extrémiste populiste de la Maison blanche pour le «consoler» de n’avoir pas réussi à obtenir le prix Nobel en la matière.

Il a par ailleurs, lors de la dernière Coupe du monde, obtempérer à la demande de Trump de requalifier un joueur américain qui avait reçu un carton rouge et qui aurait du être privé d’un match qu’il a pu disputer au mépris de toutes les règles sportives de la FIFA appliquées sans faille à tous les autres équipes nationales…

Ensuite, c’est sa volonté de faire le plus d’argent possible avec la Coupe du monde au mépris du sport déjà pourtant bien esquinté par les anciens présidents de la FIFA.

Pour l’édition qui vient de se terminer, il a inventé des «pauses fraicheurs», une lors de chaque mi-temps uniquement pour que les chaînes de télévision puissent diffuser de la publicité.

Et, il a proposé, donc, que des investisseurs privés, avec l’appui de Trump, puissent prendre des parts dans la Coupe du monde.

Que l’on comprenne bien, Infantino n’agit pas pour le bien du football mais pour le sien et celui de ses amis.

Et comme tout président de la FIFA, il n’est pas prêt à lâcher le filon s’inspirant sans doute de son prédécesseur, Sepp Blatter.

Si le cas Infantino est évoqué ici, ce n’est pas à propos de football mais de politique.

Bien sûr, comme nous l’avons déjà dit ici, le sport de compétition est éminemment politique depuis les Jeux olympiques de l’Antiquité, ce qu’a encore une fois démontré la Coupe du monde de cette année.

Ce qui ne justifie pas les interférences politiques dans le fonctionnement du sport qui en font, in fine, uniquement un enjeu d’argent et de pouvoir ce que le cas Infantino prouve de manière caricaturale.


mardi 11 août 2026

Commentaire. Présidentielle française: La candidate de Poutine, c’est Marine Le Pen


Le Kremlin a déjà commencé son opération pour court-circuiter les élections présentielles de 2027 en diffusant des fake-news et des théories complotistes contre trois candidats de l’axe central, Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann et, dernier en date, Gabriel Attal.

Si ce ne sont que des hors d’œuvres, l’intention est là vis-à-vis de la démocratie d’un pays qui est un des principaux opposants aux menées de Poutine et à l’avant-garde dans le soutien à l’Ukraine de Volodymyr Zelenski.

Il faut s’attendre à ce que cette opération s’intensifie et qu’elle soit en plus relayée par des pays comme la Chine, la Biélorussie, la Corée du Nord et quelques autres alliés de la Russie comme l’Iran ou le Mali ainsi que par des trolls français qui relaient et amplifient toujours la propagande venue de Moscou.

Quant à l’objectif de Poutine, il est clair: faire élire la candidate qui, de tout temps, l’a soutenu, Marine Le Pen.

Même si le RN fait semblant d’être critique avec le potentat russe, il est encore largement de son côté et le fait que ce soit Le Pen et non Bardella qui soit en lice est un motif de satisfaction de plus pour le Kremlin.

 

 


lundi 10 août 2026

Le Focus. Etats-Unis - Les socialistes démocrates, une création des républicains?


On parle beaucoup en ce moment de la gauche du Parti démocrate, voire de sa gauche radicale ainsi qu’un certain nombre d’organisations qui se situent à l’extrême-gauche aux Etats-Unis.

Et c’est vrai que la gauche américaine dans son ensemble est sortie de son relatif anonymat et de sa marginalisation qui datait de la catastrophique présidentielle de 1972 où le candidat démocrate très à gauche, George McGovern, fut laminé par Richard Nixon.

Ce renouveau ne date pas d’hier mais a commencé voici une quinzaine d’années et s’est surtout accéléré ces dix dernières années après la première élection de Donald Trump en 2016.

Déjà, à cette époque, la gauche dans son ensemble avait plus ou moins refusé de choisir entre la centriste Hillary Clinton et le populiste corrompu au motif que c’était bonnet blanc et blanc bonnet.

Une gauche qui porte d’ailleurs une grande responsabilité dans la défaite de Clinton avec les conséquences que l’on sait et que l’on voit tous les jours malgré l’intermède Biden.

Ce que l’on sait moins ou que l’on a oublié est que si la gauche et l’extrême-gauche ont une telle visibilité aujourd’hui, elles le doivent… au Parti républicain!

Une stratégie a été imaginée dans les années 1970 mais surtout appliquée à parti des années 1990 qui consistait à prétendre que le Parti démocrate s’était gauchisé en déplaçant de manière totalement superficielle et mensongère le Centre vers la droite ce qui permettait de faire accroire que les républicains étaient les vrais centristes alors même que, dans le même temps, ils s’étaient radicalisés à droite et, déjà, pour certains, à l’extrême-droite.

Ils bénéficièrent dans cette propagande éhontée dénoncée par la plupart des politistes, d’une bienveillance des médias qui, même sans prendre à leur compte celle-ci, organisèrent moult débats sur la fausse dérive gauchiste des démocrates la mettant sur le même pied que la réelle dérive droitière des républicains, voire même n’évoquant en majorité que la première.

Les républicains espéraient, dans le même temps, que le Parti démocrate, face à leur virage à droite, ferait le sien à gauche.

Ce ne fut pas le cas au départ et il demeura au centre/centre-gauche.

Pour autant la propagande ne cessa pas et la politique menée par les républicains, notamment sous Bill Clinton quand ils furent majoritaires au Congrès et surtout lors des deux mandats de George W Bush, qui était de plus en plus droitière, suscita une réaction chez les démocrates avec une prise de parole de plus en plus régulière de leur aile gauche.

La stratégie commençait à donner des résultats et, lors de la présidence de Barack Obama, elle se fit de plus en plus agressive et violente.

Et la popularité du socialiste du Vermont auprès d’une partie des sympathisants démocrates, Bernie Sanders en fut une preuve.

Cependant, elle devint gagnante avec Donald Trump où la gauche mène un combat frontal contre l’extrémiste populiste et a acquis grâce à cela une visibilité mais aussi une notoriété qui se manifeste depuis dans les urnes.

Pour autant, les socialistes étasuniens, même s’ils ont remporté des élections, notamment celle de la mairie de New York, sont encore minoritaires au sein du Parti démocrate et n’ont pas réussi à entraîner l’ensemble de ses électeurs ainsi que les independents (sans affiliation à un parti) centristes sans lesquels celui-ci ne peut gagner les élections.

Reste que la montée en puissance de cette gauche est évidemment récupérée et exagérée par le Parti républicain qui espère qu’elle fera peur aux électeurs modérés comme ce qui était prévu depuis les années 1970…

Pour s’en convaincre, il suffisait de voir son candidat au poste de sénateur du Michigan après la victoire aux primaires démocrates de l’Etat d’un socialiste, déclarer qu’il était le candidat des modérés…