Les Actualités sur Mondiaglobalisation

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dimanche 2 août 2026

Commentaire. Jusqu’à quand l’Europe acceptera les provocations de la Russie sans une réaction à la hauteur?


Selon Kaja Kallas, la vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, «la Russie a cherché à diviser l'Europe, mais elle n'a fait que renforcer notre détermination et notre unité».

Voilà une affirmation forte, qu’on voudrait bien croire mais la réalité ne permet pas d’être aussi catégorique.

Car Poutine ne se prive pas de nous mettre à l’épreuve constamment en multipliant ses provocations.

Rien que ces derniers jours, un de ses missiles est tombé sur la Pologne et un drone en a fait de même en Roumanie alors qu’il tue de plus en plus de civils ukrainiens.

Sans parler bien sûr de toutes les attaques informatiques qui tentent de provoquer sans cesse des confrontations à l’intérieur de l’UE ainsi que les tentatives de truquer les élections des Etats-membres.

Et, face à ces attaques, notre «détermination» se limite à des déclarations sans lendemain et des sanctions économiques aux effets limités.

Quant à notre «unité», elle est bancale, mise à l’épreuve par tous les amis de Poutine, ces «ennemis de l’intérieur», qui sont, le plus souvent, les organisations extrémistes et populistes comme, en France, l’ensemble des formations d’extrême-droite, le RN de Le Pen en tête mais aussi, à l’extrême-gauche, LFI de Mélenchon.

Ce qui légitime cette interrogation : jusqu’à quand l’Europe acceptera les provocations de la Russie sans une réaction à la hauteur?

Notre détermination et notre unité vantées par Kaja Kallas ne font manifestement pas trembler Poutine qui, donc, continuera à tenter d’affaiblir et de diviser les Européens jusqu’à ce qu’il soit mis au pas.

N’oublions jamais qu’à chaque fois que les démocraties ont été faibles face aux régimes totalitaires, elles en ont payé le prix fort.

 


vendredi 31 juillet 2026

Point de vue. Les responsables des feux de forêts, c’est nous tous!


Devant une catastrophe, la population, les politiciens et les médias cherchent les responsables.

Et les théories complotistes ainsi que les fake-news fleurissent avec le pointage du doigt tout le monde et n’importe qui.

C’est évidemment le cas avec les feux de forêts de cet été 2026 qui ravagent toute l’Europe de la Grèce à l’Espagne en passant par l’Italie et la France plus particulièrement en Gironde et dans les Landes.

Si on peut comprendre que certains des habitants des lieux peuvent, sous l’émotion, accuser sans preuve tous ceux qui n’ont pas réussi, soi-disant, à les protéger eux ou leurs biens, cette compréhension ne peut exister envers les politiciens, notamment ceux d’extrême-droite et d’extrême-gauche, ainsi que certains médias et journalistes qui ne méritent pas cette appellation tellement ils se complaisent dans la polémique.

Mais, soyons clairs, ces incendies de plus en plus nombreux et de plus en plus violents proviennent en grande partie si ce n’est totalement des activités humaines.

Et comme nous le savons mais que nous ne changeons pas radicalement nos comportements, les responsables des feux de forêts et de leurs conséquences, c’est nous tous!

Il est important de le dire parce que nous nous trouvons plein d’excuses et nous accusons l’autre pour éviter de reconnaître nos responsabilités collectives et individuelles, ce qui nous permet de ne pas agir d’où le fait que la société n’ait pas les moyens suffisant de lutter contre les causes – le dérèglement climatique – et contre les événements paroxystiques.

En ce moment ce sont les feux de forêts et la canicule.

Mais, demain, ce sera à nouveau les tempêtes, les inondations et autres manifestations des saisons froides.

Or que faisons-nous en ce moment pour tenter de les empêcher de survenir ou de se protéger de leurs effets?

Où est la mobilisation de la société?

Lorsqu’elles surviendront, encore une fois, nous rendrons l’autre responsable avec l’aide des politiciens populistes et démagogues et des médias qui font leur beurre sur le catastrophisme.

 

 


jeudi 30 juillet 2026

Le Focus. Quand Trump fait préférer la Chine aux Etats-Unis dans le monde


Selon un sondage de Pew Research Center, la plupart des populations des 36 pays sélectionnés préfèrent la Chine aux Etats-Unis, conséquence de la présidence de Donald Trump qui est souvent moins apprécié que Xi Jinping.

Ainsi, depuis son retour au pouvoir les courbes des deux pays se sont croisées au détriment des Etats-Unis dans nombre de pays dont la France.

Sur les 36 pays, seuls 9 mettent les Etats-Unis devant la Chine et 6, Trump devant Xi.

Concernant les Etats-Unis, globalement, seuls 37% des sondés voient favorablement les Etats-Unis (contre 57% qui les voient défavorablement) ; 47% (contre 50%) les voient comme un allié sûr : 35% (contre 63%) estiment qu’ils contribuent à la paix et à la stabilité dans le monde ; 39% (contre 56%) pensent qu’ils respectent la liberté des citoyens américains.

Et 23% font confiance à Trump contre 76% qui ne lui font pas confiance.

Dans les démocraties occidentales, l’Espagne (54% contre 30%), l’Italie (51% contre 31%), le Mexique (59% contre 40%), la Grèce (55% contre 37%), le Canada (44% contre 33%), la France (36% contre 27%), les Pays-Bas (34% contre 25%), l’Australie (31% contre 24%), la Suède (27% contre 19%), l’Allemagne (33% contre 27%), la Colombie (63% contre 60%), le Chili (49% contre 37%), le Pérou (61% contre 51%), et même le Royaume-Uni (46% contre 41%) ont une vue plus favorable de la Chine que des Etats-Unis.

Seuls le Brésil (47% contre 46%), la Pologne (49% contre 39%) et la Hongrie (58% contre 53%) ont une vue plus favorable des Etats-Unis que de la Chine.

A noter que dans les démocraties d’Asie (Inde, Japon, Corée du Sud, Philippines), les sondés voient plus favorablement les Etats-Unis que la Chine, ce qui peut s’expliquer par la menace que fait peser celle-ci sur leurs pays.

Si l’on compare les opinions de 2023 (un an avant le deuxième mandat de Trump) à 2026, au Canada, en Espagne, au Royaume-Uni, en Suède, en Australie, en Italie, en France, en Grèce, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Argentine, les courbes se sont croisées en 2025-2026 au profit de la Chine.

L’image des Etats-Unis étant si mauvaise à cause de Trump, celui est vu plus défavorablement que Xi par les sondés de 30 des 36 pays (avec des pourcentages néanmoins très bas la plupart du temps pour les deux), résultat qui montre la détestation de l’Américain qui voit un des pires dictateurs de la planète et ennemi déclaré de la démocratie plus populaire que lui!

C’est le cas notamment en France (22% contre 15%), au Royaume-Uni (37% contre 28%), en Allemagne (28% contre 16%), au Canada (35% contre 20%), en Italie (33% contre 17%), en Espagne (33% contre 21%) ou en Grèce (37% contre 22%).

 

 


mercredi 29 juillet 2026

Le Focus. Ukraine: ne pas oublier les pays complices qui aident Poutine dans son agression


L’Ukraine a frappé un navire iranien dans la mer Caspienne et Volodymyr Zelensky a justifié cette attaque par l’aide, dès le premier jour, du régime des mollahs, à Poutine dans l’agression de son pays.

Il a ainsi déclaré que :
«Dès la première année de la guerre, l’Iran a fourni à la Russie de nouvelles technologies, des milliers de drones Shahed, avant de lui accorder des licences de production. Est-ce qu’ils nous ont attaqués? Je pense que oui. Ils l’ont donc déjà fait».

Dans le même entretien, le président ukrainiens a également accusé la Corée du Nord qui a fourni à la Russie des drones, des missiles, des obus d’artillerie de 155 mm ainsi que 10.000 soldats, Poutine ayant récemment demandé à son ami le dictateur Kim de lui en fournir 30.000 de plus.

Car, dans son agression où les crimes de guerre commis par sa soldatesque sous ses ordres, notamment de cibler les civils lors des bombardements, il ne faut surtout pas oublier les complices du boucher du Kremlin qui lui permettent de mener à bien ses desseins et de ne pas être encore vaincu.

On peut évidemment ajouter, l’Iran, la Biélorussie, le Venezuela et quelques autres.

Mais c’est avant tout la Chine de Xi sans qui rien n’aurait été possible pour le Russe et qui lui permet de tenir.

Les soutiens de l’Ukraine comme l’UE et ses membres, ont trop tendance à passer sous silence les soutiens de Poutine contre lesquels aucun sanction n’est prise.

On peut considérer que c’est même une énormité de prendre des mesures de rétorsion contre le régime dictatorial russe et de ne rien faire à l’encontre de celui en place en Chine, sachant que ce dernier est non seulement le financier de Poutine mais également le dirigeant de cette internationale totalitaire dont l’objectif final est de supprimer la démocratie républicaine libérale de la surface de la Terre.

 


mardi 28 juillet 2026

Le Focus. L’Israël de Netanyahu s’enfonce dans la répression des Palestiniens


Selon l’UNICEF, depuis le cessez-le-feu en octobre, les forces israéliennes ont tué en moyenne un enfant ou un adolescent à Gaza chaque jour.

Cette statistique a de quoi faire froid dans le dos et provoquer une indignation plus que compréhensible.

Cela dit aussi de la politique jusqu’au-boutiste que poursuit Benjamin Netanyahu et son gouvernement d’extrême-droite qui est de provoquer l’exil des Palestiniens de la bande de Gaza mais aussi de la Cisjordanie – où des violences ont lieu chaque jour contre eux, notamment par les colons fanatiques – pour réaliser le rêve du Grand Israël.

Au lieu de chercher une solution politique, l’objectif de Netanyahu est d’installer une crise humanitaire et d’envoyer un message clair qu’il n’y a plus aucun espoir de paix juste.

Et, pour cela, tous les moyens sont utilisés comme ces morts d’enfants par les soldats israéliens.

Défendre Israël et son existence qui était il y a peu une évidence pour tous ceux qui n’ont pas oublié l’Histoire, devient de plus en plus difficile, ce qui est à porter au passif de son premier ministre actuel mais aussi une partie de la population qui l’a élu pour faire le sale boulot, ce qu’il ne s’est pas privé de faire étant un militant d’une solution radicale au problème palestinien depuis toujours.

C’est pourquoi, rappelons-le, Netanyahu est visé par un mandat d’arrêt de la Cour internationale de justice et que Zoran Mamdani, le nouveau maire de New York – une des trois villes comptant le plus de juifs dans le monde avec Tel Aviv et Jérusalem –, a affirmé qu’il n’était pas le bienvenu dans sa ville et que s’il venait quand même, il espérait qu’il serait arrêté (les Etats-Unis ne reconnaissent pas cette cour et Trump a pris des mesures de rétorsions contre ses membres).

Une déclaration qui aurait été impensable il y a peu, surtout après le massacre du Hamas en 2023.

Si la situation empire, les choses ne sont pas irrémédiables.

Le 27 octobre prochain au plus tard se tiendront les législatives en Israël et les sondages ne sont guère favorables pour l’instant à Benjamin Netanyahu.

S’il perd, ce qui est hautement souhaitable, on pourra sans doute reparler de paix, d’une vraie.

En revanche, s’il gagne…


lundi 27 juillet 2026

Commentaire. Le «canular» d’Elon Musk: «je suis centriste»!


Il défend les néo-nazis de l'AfD, Marine Le Pen, Nigel Fararge, Viktor Orban, Georgia Meloni et fait le salut hitlérien lors de ses meetings mais Elon Musk l’affirme: «je suis centriste»!

L’homme le plus riche du monde, soutien de Trump et dont le projet est l’élimination de l’Etat-providence pour créer une société libertarienne du chacun pour soi et de la loi du plus fort est aussi un comique, plus sûrement un mystificateur.

Lors d’un entretien avec la magazine britannique The Economist, il a ainsi déclaré:
«Mes positions politiques sont centristes, pas d’extrême droite. Dire que mes vues sont d’extrême droite est une insulte à l’histoire, faux et complètement absurde. Un pays doit avoir des frontières sûres et s’il y a un influx d’immigrants, il doit s’agir de gens en accord avec les valeurs de l’Occident, pas qui leur soient totalement opposés dans certains cas. C’est évident, ce n’est pas une position d’extrême droite. Un enfant comprendrait ça.»

Et de poursuivre en faisant référence à… Barack Obama et Hillary Clinton qui, selon lui, tenaient des propos identiques aux siens!

Tout cela rappelle une interview de Marine Le Pen sur une chaîne américaine il y a quelques années où elle avait affirmé comme Musk qu’elle était centriste et, comme lui, avait pris comme référence Barack Obama.

L’extrême-droite est faite de comiques mais surtout de falsificateurs et de menteurs, prêts à tout pour tromper les gens afin de gagner leur confiance et prendre le pouvoir.

Pour ces extrémistes, se présenter comme des personnes modérées et de consensus qui ont la volonté d’unir le plus grand nombre, est une manière d’avancer masquer afin de réaliser leurs desseins qui sont le contraire de ce qu’ils affirment être ce qui leur permet de mieux faire passer leurs programmes qui sont tout sauf centristes.

Et cette stratégie fonctionne assez bien puisque Marine Le Pen a réussi à embobiner nombre de ses compatriotes à la mémoire courte avec la réussite de son entreprise de dédiabolisation du RN/FN qui n’est qu’un simple vernis alors même que ses objectifs n’ont pas varié et ne sont guère différents de ceux de son père.

Elon Musk qui a officiellement apporté son soutien à l’héritière de Jean-Marie pour la prochaine présidentielle tente le même tour de passe-passe.

Et il n’hésite pas à expliquer qu’il s’est «trop impliqué en politique, franchement», qu’il s’est «laissé emporter», des confessions qui ne convaincront que ceux qui le veulent bien au mépris de toute réalité.

Ainsi son canular n’est qu’une tentative éhontée de se parer d’une certaine honorabilité et d’acquérir une réputation de responsabilité, ce qui le rend d’autant plus dangereux.

 

 




jeudi 23 juillet 2026

Le Focus. Etats-Unis – Parti républicain: le parti de l’ordre est devenu celui du bordel


Instaurer le chaos était une volonté de Trump lors de son premier mandat.

Comme tout populiste, son idée était d’affaiblir la démocratie par le désordre et la désorganisation.

Tout cela devant bénéficier aux combinards et aux spéculateurs en faisant en sorte que les règles soient supplantées par la loi du plus fort ou du plus malin.

Reste que le capitalisme débridé peut nuire aux affaires qui ont besoin d’ordre pour prospérer.

Installer l’insécurité n’est donc pas l’objectif d’un parti pro-affaire et conservateur comme le Parti républicain.

Celui-ci d’ailleurs s’est toujours défini comme le parti de l’ordre.

Or, même si Trump est fasciné par les régimes totalitaires d’extrême-droite, il est incapable de gouverner de manière policée.

Toutes ses initiatives instillent du désordre que ce soit aux Etats-Unis ou dans les relations internationales, de la chasse aux immigrés à la guerre contre l’Iran ou le soutien à Poutine, des attaques contre la justice à l’établissement des tarifs douaniers ou les attaques incessantes contre les alliés des Etats-Unis.

Pourtant, les républicains font corps avec l’hôte de la Maison blanche.

On a rarement vu un parti aussi établi renier aussi vite la plupart de ses fondements idéologiques.

Ainsi leur parti est devenu celui du bordel permanent, reniant au passage la plupart de ses valeurs dans une fuite en avant uniquement électoraliste et sans aucun égard aux préjudices que ce comportement cause aux Etats-Unis.