Les Actualités sur Mondiaglobalisation

dimanche 13 septembre 2026

Commentaire. Trump, un «fouteur de merde»?


Il faut se rappeler qu’un des objectifs de Trump lorsqu’il s’est présenté à l’élection présidentielle la première fois en 2016 était de provoquer le chaos selon ses propres déclarations afin de détruire ce qu’il appelait «l’Etat profond» aux Etats-Unis mais également pour démolir l’ordre mondial.

Ajoutons à cela sa volonté de mettre en place un régime autocratique dans son pays et de s’allier avec les régimes les plus réactionnaires à l’international pour abattre les démocraties.

Et tous ses agissements au-delà de se glorifier lui-même vont dans ce sens.

Pour ne prendre que ces déclarations et ses décisions en politique étrangère les plus récentes: 
il soutient tous les régimes extrémistes et populistes dans les démocraties (dernier en date son soutien au parti néo-nazi allemand de l’AfD); 
il fait des déclarations dont le but est de créer des dissensions (dernier en date son souhait que l’Irlande se réunifie au risque de provoquer des incidents entre l’Eire et le Royaume-Uni) ou de causer des crises diplomatiques (dernières en date sa décision de renommer le lac Ontario, lac America et sa proposition de nommer le détroit d’Ormuz, le détroit Trump) ; 
il décide de mener des guerres et des opérations militaires sans aucune justification autre que son propre égo et qui provoquent des crises notamment économiques (dernière en date sa guerre contre l’Iran avec l’envolée du prix des carburants) ou des conflits commerciaux (dernière en date la réactivation des tarifs douaniers exorbitants contre le Canada jusqu’à présent l’allié le plus proche des Etats-Unis) ; 
il refuse de mettre fin à des guerres (depuis son accession au pouvoir, il a refusé de prendre le parti de l’Ukraine et de sanctionner la Russie pour que cesse l’agression de Poutine).

Et ainsi de suite.

Dans le jargon populaire, il est bien ce qu'on appelle un «fouteur de merde».

Et, en plus, il en est fier.

 


samedi 12 septembre 2026

Editorial. Il y a 25 ans, le monde a irrémédiablement changé


Au-delà du bilan humain et plus que la fin d’un monde, c’est la naissance d’un nouveau monde qui s’est déroulé le 11 septembre 2001 avec les attaques terroristes d’Al Qaeda contre les Etats-Unis et l’effondrement des tours jumelles à New York.

Plus jamais le monde ne sera le même avec une Amérique qui n’est plus un sanctuaire et dans sa volonté de se venger mais aussi d’affirmer que son leadership était toujours là alors qu’il faut se rappeler des commentaires de l’époque qui, pour beaucoup, enterrait sa puissance et sa prééminence mondiale.

Depuis, et en relation avec ce 11 septembre, il y a eu, notamment, la réponse logique contre les talibans en Afghanistan qui ont refusé de livrer Ben Laden puis le dérapage en Irak avec toutes les conséquences qui irradient encore leurs effets.

Pour ce vingt-cinquième anniversaire, des commémorations spéciales ont eu lieu aux Etats-Unis et le monde, plus particulièrement le monde libre, s’est souvenu.

Mais le traumatisme reste avec un pays qui ne veut pas oublier et qui veut le faire savoir à tous ceux qui douteraient de sa force.

Toutes les démocraties ont en outre renforcé leur sécurité et ont édicté des lois pour tenter de contrôler tous ceux qui pourraient attenter à celle-ci avec parfois des réactions que certains ont qualifié de démesurées.

De même, la suspicion entre les peuples a augmenté et le choc des cultures a pris une nouvelle dimension.

Le 11 septembre 2001 acte la fin du 20e siècle et le début du troisième millénaire.

A voir où nous en sommes aujourd’hui, il n’est pas étonnant que ce 21e siècle ait commencé par une tragédie.

 


vendredi 11 septembre 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. A quand Hitler, héros de l’Allemagne?


Au lieu de garder les mémoires vivantes et faire en sorte que le passé soit une leçon à ne pas oublier, les années, au contraire, patinent puis effacent petit à petit les pires aspects de la réalité, gardant les plus glorieux ce qui permet de réhabiliter des événements et des personnages pourtant inexcusables.

Ce processus est bien connu et, pour prendre un exemple du quotidien que nous connaissons tous, à chaque décès nous avons tendance à ne garder que les aspects positifs de la personne disparue et à excuser ou amoindrir ses défauts ou ses agissements fautifs, comportement qui s’accroit au fil des années.

La liste serait trop longue à faire de tous ceux qui, dans les histoires nationales sont devenus des icônes alors qu’ils n’étaient souvent que de vulgaires criminels.

On le voit avec Staline en ce moment en Russie.

En Chine, Mao est encore considéré comme un dieu.

Tout comme Peron en Argentine ou Castro à Cuba.

Mussolini a toujours son mausolée en Italie où il demeure une idole pour une grande partie de la population.

En France, le «bon roi Dagobert» était un génocidaire et, oui, Napoléon un autocrate égocentrique qui ne reculait sur aucun moyen pour assouvir son désir de gloire.

L’inculture, voire l’acculture, des peuples en matière d’Histoire joue un rôle dans l’effacement des aspérités, même les pires.

Pour que ce ne soit pas le cas et pour éviter les réhabilitations scandaleuses, la formation et l’information des citoyens est primordiale.

Or, ici, force est de constater une grande et grave faillite quand on sait, par exemple, qu’une majorité de lycéens allemands ne savent pas qui est Hitler, surtout de ce qu’il a fait.

Dès lors, si on leur dit qu’il a construit les autoroutes, créé la coccinelle de Volkswagen et gagner des batailles militaires et quelques autres faits sortis de leur contexte, on en fait un type tout à fait fréquentable et non le monstre qu’il était.

D’autant que l’Allemagne toute entière et pas seulement celle de l’Est n’a pas été au bout de son processus de dénazification, la faute en revenant, en partie, aux élites du pays mais aussi aux pays vainqueurs de la Seconde guerre mondiale qui, lorsqu’ils sont entrés dans l’ère de la Guerre froide, ont décidé de passer l’éponge et de s’attacher, qui des Etats-Unis et de leurs alliés, les Allemands de l’Ouest et, qui de l’Union soviétique et de ses satellites, les Allemands de l’Est.

Tout cela a permis que le nazisme ne disparaisse jamais en Allemagne et qu’il puisse aujourd’hui revenir en force sur le devant de la scène politique avec l’AfD, deuxième force politique du pays aux dernières législatives et qui vient de gagner les élections dans le land de Saxe-Anhalt.

Et comme ce parti néo-nazi n’a pas été interdit, il est donc légalement apte à se présenter devant les électeurs et à concourir pour diriger le pays, tout comme le Parti national-socialiste à son époque.

Du coup, pour les citoyens, il est donc légitime d’exister et l’on peut voter pour lui.

Ce qui est déjà un premier pas pour la réhabilitation d’Hitler alors que celui-ci a perpétré ses crimes immondes il y a moins d’un siècle.

Gageons que si l’AfD parvient au pouvoir, d’autres pas seront réalisés jusqu’à la phase finale où il sera un grand dirigeant historique voire un héros de la patrie.

Est-ce inévitable?

On veut croire que non mais, pour cela, il faut, qu’enfin, en Allemagne mais aussi dans le monde entier la formation du citoyen d’un pays démocratique et républicain soit à la hauteur de l’enjeu ce qui n’est pas le cas actuellement.

 

 


jeudi 10 septembre 2026

Le Focus. Le Canada traverse l’Atlantique


Alors que Trump continue ses provocations à l’encontre de ses alliés, notamment en publiant une carte sur son réseau social où tout l’Amérique du Nord a été incorporée aux Etats-Unis avec les Caraïbes (dont tous territoires français de Saint-Pierre-et-Miquelon à la Guadeloupe), le Groenland et l’Islande, le Canada, auquel il fait une guerre commerciale tout en attaquant systématiquement sa culture nationale, est en train de traverser l’Atlantique pour se rapprocher des pays européens et devenir leur principal allié sur le continent américain.

Voilà qui en dit long sur la cassure qui est en train de se produire entre les deux plus proches alliés qu’étaient jusqu’à présent les Etats-Unis et la Canada dont la responsabilité incombe uniquement à l’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Même si l’on peut supposer que le départ de Trump permettra une normalisation des relations entre les Etatsuniens et les Canadiens, elles ne reviendront sans doute pas à ce qu’elles étaient, en tout cas pas avant longtemps.

Ainsi, la manière dont le président américain traite la Canada mais aussi tous ses alliés est une prise de conscience de ceux-ci qu’ils sont à la merci du comportement erratique d’un personnage incohérent et dangereux à la tête des Etats-Unis qui ne peuvent plus être considérés comme leurs principaux alliés.

Quoiqu’il en soit, ce rapprochement entre le Canada et les pays européens, notamment la France et le Royaume-Uni, est une bonne nouvelle pour le monde libre qui doit absolument se reconstruire afin de ne plus jamais dépendre des humeurs d’un seul homme.

 


mercredi 9 septembre 2026

Editorial. Trump aide Poutine contre l’Ukraine qui aide l’Iran contre Trump…


Face à ses déboires en Iran et sa popularité qui n’a jamais été aussi basse, Trump a besoin de redorer son blason pour éviter de sombrer et de prendre une rouste lors des prochaines élections de mi-mandat.

Du coup, le voilà à nouveau intéressé par l’agression de Poutine en Ukraine et sa volonté de faire la paix avec toujours le même biais, avantager son ami le despote du Kremlin.

Il a donc envoyé ses deux émissaires aussi incompétents que lui, à Moscou puis à Kiev, avec un plan qui ressemble comme deux gouttes d’eau à ses précédents qui ont fait des flops mémorables avec, notamment, la perte de territoires pour l’Ukraine qui, outre le côté inacceptable de la proposition pour Volodymyr Zelensky, affaiblirait tellement l’Ukraine que Poutine pourrait ensuite reprendre son agression et remporter la victoire.

Car, oui, Trump n’a pas renoncé à faire gagner ce dernier, à la fois pour des raisons de proximité idéologique que pour faire des affaires avec Moscou et se remplir les poches ainsi que celles de ses amis.

De son côté, Poutine est ravi que le président américain revienne dans la danse et espère cette fois-ci qu’il pourra le duper définitivement.

Car le dictateur russe joue un double-jeu que tout le monde a vu et compris sauf l’extrémiste populiste de la Maison blanche!

Tandis que Trump vient en aide à Poutine en Ukraine, Poutine, lui, aide l’Iran face à… Trump!

Parce qu’un des objectifs du Russe est d’affaiblir les Etats-Unis et de mettre en place ce nouvel ordre mondial imaginé par son compère, le chinois Xi Jinping.

Au-delà de cette situation ubuesque qui ridiculise l’Américain, si celui-ci voulait vraiment avancer vers la paix, ferait la seule chose qui le permettrait: aider l’UkraineZelensky et lui fournir les armes nécessaires.

Tant que ce ne sera pas le cas, le constat sera clair: Trump ne veut pas une paix juste mais une défaite de l’Ukraine.

 


mardi 8 septembre 2026

Commentaire. L’indécent appel de Trump au peuple iranien martyr


Bien sûr, on pourrait trouver une multitude, voire une infinité, d’exemples où l’indécence de Trump est écœurante, détestable et nauséabonde.

Mais, la déclaration qu’il vient de faire sur la révolte du peuple iranien se classe parmi les plus immondes.

Alors qu’il les a laissés se faire massacrer, qu’il leur a fait croire qu’il déclenchait sa guerre contre les mollahs pour les libérer tout en proposant à ces derniers un deal pour sauvegarder leur pouvoir, voilà qu’il demande aux Iraniens de le tirer du mauvais pas dans lequel il s’est mis tout seul en descendant dans la rue pour abattre un régime que lui-même est incapable de vaincre tout en sachant que si tel était le cas il les laisserait une nouvelle fois se faire massacrer par les gardiens de la révolution.

Cette indécence de ce personnage sale de l’intérieur, elle est constante et c’est ce qui est le plus inquiétant parce qu’il a été élu dans ce qui était jusqu’à présent la plus vieille démocratie républicaine libérale de la planète.

Que les élus du Parti républicain qui ont décidé de lui faire allégeance et ont perdu toute dignité, que ses fan(atique)s, ces fameux «déplorables» comme les a appelés fort justement Hillary Clinton, se délectent du comportement de leur héros, c’est difficile à croire mais tel est le cas.

En revanche que la majorité de la population américaine ne se lève pas pour réclamer son départ et accepte donc son comportement est plus que préoccupant pour l’avenir de la démocratie américaine mais aussi pour le monde libre et est un mauvais présage pour ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen était élue présidente de la France l’année prochaine.

 


lundi 7 septembre 2026

Le Focus. En Allemagne, la menace de l’extrême-droite néo-nazie s’intensifie


Bien sûr, les extrêmes-droites ont le vent en poupe dans nombre d’Etats européens et les menaces qu’elles font peser sur la démocratie sont réelles et effrayantes.

Mais les succès et la popularité de l’extrême-droite allemande ne peut empêcher d’en rajouter une couche bien épaisse à ce danger dans un pays qui a inventé le nazisme, où le peuple a porté Adolf Hitler au pouvoir par les urnes (bien qu’il n’ait jamais été majoritaire alors) puis l’a soutenu souvent de manière fanatique sans oublier qu’il a continué, après l’écrasement du régime en 1945, à considérer dans un fameux sondage réalisé par les autorités américaines d’occupation, que le national-socialisme était un bon régime mais qu’il avait été seulement mal appliqué…

Oui, l’AfD, rejeton du Parti hitlérien, est en tête dans les sondages d’opinion et vient de remporter une victoire sans appel dans une élection régionale.

Bien sûr, il s’agit d’un land d’un peu plus de deux millions d’habitants seulement où la nostalgie de l’Allemagne de l’Est est particulièrement forte (ce qui nous renseigne beaucoup sur le rapport des peuples à la liberté…) et où l’économie n’est guère florissante.

Mais, il s’agit de la première victoire d’un parti néo-nazi depuis 1945 dans une élection de cette importance et elle confirme la dynamique de l’AfD dans tout le pays.

Lors des dernières législatives en février 2025, il était arrivé en deuxième position avec 20,8% des voix ce qui lui avait permis d’obtenir 152 députés.

Alors, oui, la menace du RN en France est des plus préoccupantes mais qu’un pays qui a déclenché une guerre au plus de soixante millions de morts, qui a pratiqué le génocide des Juifs et des Tziganes, qui a accompli des atrocités sans nom, quatre-vingt ans après sa défaite est en train de réhabiliter les idées nazies et d’élire des personnes qui les soutiennent fait froid dans le dos.

Et l’on ne comprend toujours pas comment l’AfD peut être autorisée à exister alors que l’on continue à pleurer les morts, allemandes et du monde entier, de l’hitlérisme.

L’Allemagne n’a pas le droit moral de retourner à son passé criminel et elle semble l’oublier.

 


jeudi 3 septembre 2026

Le Focus. Poutine est en train de dépasser les limites


L'Allemagne vient officiellement d’accuser la Russie de tentatives d’attentat et de sabotages à l'aide de drones survenues au début du mois d’août à l’aéroport de Leipzig qui est la principale plateforme logistique de l'OTAN pour le transport de matériel militaire destiné à l'Ukraine.

Rappelons que l’on a découvert sur le site un drone chargé d’explosifs à proximité d'avions-cargos ukrainiens qui transportaient des munitions et qui n'a pas explosé en raison d'un problème technique sur le détonateur.

Dans le même temps, un second drone a heurté en plein vol un avion-cargo de DHL.

Puis un troisième drone explosif a été découvert dix jours plus tard dans un champ voisin.

L'enquête a permis d’identifier grâce à leur l'ADN, deux suspects clés détenteurs de passeports russes.

L’Allemagne a donc décidé des mesures de rétorsions et cet épisode qui n’est pas le seul dans l’Union Européenne a déclenché des condamnations fermes notamment en France.

Pour Emmanuel Macron:
«L’Allemagne a établi la responsabilité de la Russie dans les graves incidents survenus à Leipzig début août. Ces attaques hybrides se multiplient en Europe. Elles ne peuvent rester sans réponse. La France est pleinement solidaire de l’Allemagne et soutient l’adoption de nouvelles sanctions européennes contre la Russie. Face à cette escalade, nous devons être unis, déterminés et renforcer notre soutien à l’Ukraine. La France continuera d'y prendre toute sa part.»

Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, estime que;
«L'attaque hybride de Leipzig, attribuée à la Russie, s'inscrit dans une longue tentative menée par le Kremlin pour déstabiliser l'Union Européenne. Résultat de ces tentatives : c'est un échec. L’Ambassadeur de Russie devra s'en expliquer. La France est pleinement solidaire de l’Allemagne et soutiendra l’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie.»

De son côté, la haute-représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas a déclaré:
«Les attentats de Leipzig portent toutes les marques du terrorisme d'État. Nous répondrons avec détermination. 1 600 inscriptions concernant le complexe militaro-industriel russe sont déjà en cours, et nous sommes prêts à en ajouter d'autres. Nous avons également convoqué le représentant russe auprès de l'UE, à l'instar de nombreux États membres.»

Pour répondre à la question de savoir si Poutine a dépassé les limites avec ce projet d’attentat, il faut se demander ce qui se serait passé si les drones avaient explosé et causé des dégâts humains et matériels.

On voit donc, qu’en fait, le despote russe a de moins en moins de limites dans sa volonté d’exporter son agression de l’Ukraine à tout le continent européen au risque d’un embrasement général qui pourrait rapidement dégénérer en guerre mondiale.

Tout cela parce qu’il perd sa guerre et que le peuple russe commence à se poser des questions.

Quoi qu’il en soit, l’UE doit, non seulement, répondre fermement aux menaces réelles venues du Kremlin mais aussi se préparer à toute éventualité, donc à une possible guerre.

Ne pas le faire serait une faute.

 


mercredi 2 septembre 2026

Le Focus. De mensonges en mensonges, jusqu’où peut aller Trump?


Après une fausse photo montrant Dolly Parton à son bras pour faire croire qu’ils étaient amis, Trump a publié une fausse vidéo montrant l’armée américaine détruisant les installations militaires et pétrolifères sur l’île de Kharg en Iran afin de démontrer qu’il gagne une guerre qu’il est plutôt en train de perdre.

Mais, quotidiennement, l’extrémiste populiste multiplie les mensonges, passant à une vitesse jamais vue alors même qu’il a accumulé des milliers de mensonges depuis son deuxième mandat alors que la comptabilité lors de son premier passage à la Maison blanche selon le Washington Post atteint le chiffre astronomique de… 30573 !

Le nombre de fois où il a expliqué qu’il avait gagné la guerre contre l’Iran où qu’il avait conclu un accord avec les autorités de Téhéran sont emblématiques de la mythomanie compulsive du président des Etats-Unis.

Celle-ci ne sert pas seulement à le glorifier mais aussi à changer le cours de l’Histoire en détruisant à petit feu la démocratie américaine en installant une réalité alternative lui permettant de devenir un autocrate à vie.

Dans le panthéon de ses affabulations on trouve l’affirmation selon laquelle les élections gagnées par les démocrates sont toutes corrompues ou celle selon laquelle il aurait conclu la paix dans pratiquement tous les conflits de la planète, sans oublier celle où il affirme avoir vaincu l’inflation.

Dénoncer les mensonges de Trump comme ses insultes, ses menaces et ses théories complotistes n’est évidemment pas nouveau.

Mais l’emballement actuel avec l’utilisation quasi-systématique de l’IA pour les maquiller, interroge sur l’objectif poursuivi alors que se profilent à l’horizon les élections de mi-mandat où le Parti démocrate part favori puis les prochaines présidentielles où, selon la Constitution, il ne peut se représenter sauf s’il parvient grâce à ses mensonges à empêcher qu’elles se déroulent et qu’il puisse en déclarant l’état d’urgence à les reporter indéfiniment.

Tout cela n’est pas de la politique fiction puisqu’il a déclaré plusieurs fois que c’était son but.

Et pour une fois, ce n’est pas un mensonge!

 

 


mardi 1 septembre 2026

Le Focus. L’Islande dit non à l’UE, et alors?


Qu’une île de 400.000 habitants, éloignés du continent et repliée sur elle-même, dise non à des négociations en vue d’une adhésion à l’Union européenne et, déjà, des commentaires vont bon train sur l’absence d’attrait de celle-ci pour les pays dits «riches» en faisant un parallèle avec le refus de la Norvège d’en devenir membre.

La Suisse, elle, n’a jamais demandé son adhésion.

Ce qui questionne ici c’est que les peuples norvégien, suisse et islandais veulent les avantages de l’UE sans en avoir les devoirs.

Le premier à son pétrole, le second ses banques et le troisième sa pêche qu’ils ne veulent surtout pas partager avec les autres européens.

En revanche, ils sont totalement d’accord de pouvoir commercer avec l’Union européenne et s’enrichir grâce à elle et, surtout, pouvoir compter sur l’aide de celle-ci s’ils étaient agressés.

On est plus ici dans une vision égoïste que dans un refus qui serait une fierté nationaliste, ce que l’on peut peut-être dire du Royaume-Uni qui a quitté l’union dans une décision que sa population paye tous les jours.

Quoi qu’il en soit, le refus des Islandais d’ouvrir des négociations d’adhésion – le non obtenant 52,8% – ne va pas gêner plus que cela l’UE.

Sans oublier que frappent à sa porte la Serbie, le Monténégro, la Macédoine du Nord, l’Ukraine, la Moldavie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine qui représentent des enjeux autrement plus importants que l’Islande.