Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 30 septembre 2010

MONDIALISATION-EMERGENTS-CHINE-INDE-INTERNET. En 2015, les internautes indiens et chinois approcheront de 1,15 milliard


Une étude du cabinet de consultants McKinsey, affirme que l’Asie des pays émergents va devenir la région du monde la plus connectée avec des locomotives nommées Chine mais aussi Inde.

Selon une étude du cabinet de consultants McKinsey, «Riding Asia’s digital tiger», les pays émergents du continent asiatique devraient devenir, dans les cinq ans à venir un nouvel eldorado pour internet avec des recettes de plus de 80 milliards de dollars pour 1,2 milliard d’utilisateurs de la toile.

Les deux locomotives de cette expansion seront la Chine et l’Inde avec un nombre cumulé d’internautes d’environ 1,15 milliards en 2015. La Chine qui possède déjà le nombre le plus importants de connectés au monde (420 millions) devraient en compter 770 millions dans cinq ans, c’est-à-dire 55% de la population. De son côté, l’Inde, qui accuse un important retard dans ce domaine, devrait néanmoins connaître un boom passant de 80 millions d’internautes aujourd’hui à 370 millions dans cinq ans, ce qui ne fera, malgré tout, que 28% de la population.

Louis-Jean de Hesselin

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mercredi 29 septembre 2010

MONDIALISATION-BRESIL-MONNAIE. Le Brésil en première ligne dans la «guerre internationale des monnaies»


Même si les Etats-Unis sont ceux qui crient le plus fort contre la sous-évaluation du yuan, c’est le Brésil qui en paye le prix le plus élevé.

Avoir une monnaie en bonne santé, voire en trop bonne santé, ne comporte pas que des avantages, loin de là. C’est ce que doit se dire la Chine en regardant le Brésil, la confortant, sans doute, dans sa décision de refuser tout réajustement de la valeur de sa monnaie sous-évaluée d’environ 40% selon de nombreux spécialistes.

En revanche, les autorités brésiliennes ne décolèrent pas devant ce qu’elles nomment la «guerre internationale des monnaies» qui fait que le real est largement surévalué par rapport au yuan. Et l’on a beau faire partie du même club avec la Chine, le Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine), partager une vision de la mondialisation et l’avoir comme principal partenaire commercial, cela n’empêche pas de demander sans relâche la réévaluation de sa monnaie.

C’est vrai que les problèmes de change du Brésil ne se limitent pas à la devise chinoise mais englobe pratiquement toutes les autres monnaies importantes dont le dollar. Car le real est considéré comme une monnaie refuge par les investisseurs internationaux qui n’ont pas de motifs pour changer d’opinion au vu de la très bonne santé de l’économie du pays. Du coup, la compétitivité des produits brésiliens souffrent énormément sur les marchés internationaux. Une situation qui inquiète Brasilia depuis plusieurs années et fait du Brésil un grand pays exportateur de matières premières, de l’énergie à l’agriculture, mais pas dans le secteur des produits manufacturés, au grand dam des industriels locaux.

Alexandre Vatimbella

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mardi 28 septembre 2010

MONDIALISATION-CHINE-RUSSIE-ECONOMIE. La Russie et la Chine veulent renforcer leurs liens économiques sur fond d’inauguration d’un oléoduc commun


Hu Jintao et Dmitri Medvedev, les présidents chinois et russe se sont engagés à promouvoir leurs échanges économiques, notamment en matière d’énergie.

Même si la Russie voudrait bien être autre chose qu’un fournisseur de matières premières énergétiques, elle demeure pour l’instant une puissance en la matière ce qui intéresse avant tout ses partenaires commerciaux, en particulier la Chine. C’est d’ailleurs à l’occasion de l’inauguration d’un oléoduc commun aux deux pays que les deux présidents, Hu Jintao, le Chinois, et Dmitri Medvedev, le Russe, se sont rencontrés, le second effectuant un voyage officiel dans l’Empire du Milieu.

Si les projets de coopération énergétiques sont nombreux (vente de pétrole et de gaz, fourniture de centrales nucléaires par la Russie), les deux dirigeants ont voulu élargir l’horizon de leurs commerces bilatéraux.

«La Chine et la Russie vont maintenir la paix et la stabilité mondiales et promouvoir la reprise globale et le développement sain et stable de l'économie mondiale», a ainsi déclaré Hu Jintao lors d'une conférence de presse, ajoutant que «c'est la volonté inébranlable de la Chine de consolider et de renforcer son partenariat stratégique de coopération avec la Russie».

De son côté, Dmitri Medvedev a affirmé que «nous sommes contents de voir que le commerce bilatéral s'est presque rétabli de l'impact de la crise financière mondiale, avec un volume commercial qui devrait retrouver son niveau d'avant la crise, fin 2010».

Reste que l’intérêt chinois est, avant tout, de sécuriser ses approvisionnements en matières premières de toutes sortes en multipliant leurs provenances (Afrique, Russie, Amérique latine, Australie, Asie). De ce point de vue, la Russie est vu de Pékin comme un pays regorgeant de ces matières premières dont elle a besoin pour poursuivre sa croissance mais n’a pas grand-chose d’autre, pour l’instant, à lui acheter (à part de l’armement et du nucléaire, voire du blé) au grand dam de Moscou. Une Russie qui s’inquiète, en revanche et comme beaucoup, d’être inondée de produits chinois à bas prix mais aussi d’une présence de plus en plus forte de travailleurs chinois sur son territoire le long de la frontière commune aux deux pays même si certains dirigeants y voient la possibilité de trouver une main d’œuvre bon marché et, surtout, nombreuse dans un pays confronté à une chute très inquiétante de sa démographie.

Alexandre Vatimbella

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lundi 27 septembre 2010

MONDIALIATON-EMERGENTS-ECONOMIE. Les pays émergents et en développement devraient dépasser les pays riches en 2015


Selon un rapport de la Banque mondiale, la taille de leurs économies surpasseront celle des pays développés dans les cinq ans à venir.

Les pays émergents étaient déjà la locomotive de la croissance mondiale ces deux dernières années. Grâce à eux, le groupe des pays en développement va devenir, en 2015, le plus important économiquement parlant devant celui des pays développés. C’est en tout cas ce que prédit le rapport «The day after tomorrow» que publie aujourd’hui la Banque mondiale.

Selon Otaviano Canuto, un des auteurs de ce rapport, «les pays en développement sont venus au secours de la croissance mondiale. Ils sont les nouvelles locomotives de la croissance qui feront progresser le croissance globale alors que les économies des pays à hauts revenus demeureront stagnantes». Ainsi, les projections de croissance de la Banque mondiale, la croissance du groupe des pays en développement devrait être de 6,1% en 2010, 5,9% en 2011 et 6,1% en 2012. Dans le même temps, la croissance des pays riches sera seulement de 2,3%, 2,4% et 2,6%.

L’organisme financier international avance cinq raisons principales pour expliquer cette nouvelle donne de l’économie mondiale en faveur des pays en développement: la montée en puissance de leur savoir-faire technologique, une classe moyenne en augmentation, un commerce Sud-Sud en expansion, des prix des matières premières en hausse et de meilleures finances qui permettront d’augmenter les dépenses en infrastructures.

Alexandre Vatimbella

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samedi 25 septembre 2010

RUSSIE-ECONOMIE. Vladimir Poutine veut réindustrialiser la Russie


Le Premier ministre russe s’inquiète de la disparition du tissu industriel du pays depuis la chute de l’Union soviétique et souhaite inverser la tendance.

«On entend souvent: pourquoi s'embêter avec nos industries, alors qu'on peut tout acheter à l'étranger. Et les avions, et les navires, et les automobiles, et même certains systèmes d'armement. C'est vrai, avec le gaz et le pétrole, on peut tout acheter. De l'argent, on en a».

Mais, Vladimir Poutine, lui, ne partage pas ce point de vue, au contraire: «Je suis persuadé que la désindustrialisation est une impasse pour la Russie. (..) En ne développant pas, en ne modernisant pas la production, nous augmentons inévitablement notre dépendance de la rente des matières premières, nous perdons de nombreux secteurs de recherche, et des compétences acquises dans les décennies passées. (…) Nous nous retrouvons au plus bas de la pyramide de la division internationale du travail». Du coup, il souhaite que le gouvernement lutte contre cette désindustrialisation et prenne des mesures à cet effet.

Jean-Louis Pommery

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