Les Actualités sur Mondiaglobalisation

lundi 9 mars 2026

Le Focus. Quand la Russie aide l’Iran à s’attaquer aux Etats-Unis, Trump refuse d’agir


Alors que les Américains demeurent majoritairement contre la guerre de Trump contre l’Iran et que celui-ci est toujours incapable de préciser exactement quel est son objectif final, ou plus exactement qu’il en change continuellement démontrant qu’il n’a jamais su ce qu’il voulait faire, il est avéré que la Russie aide l’Iran à se défendre en fournissant, notamment, des indications sur les déplacements des avions et des navires de l’Air force et de la Navy.

Cette information aurait dû faire réagir le président des Etats-Unis par le biais d’une ferme condamnation de cette aide agrémentée par des mises en garde à Moscou.

Or, rien de tel dans la bouche de Trump qui a d’abord nié que ce soit le cas, puis l’a minimisée pour enfin refuser de la condamner et de prendre des mesures de rétorsion.

Une attitude particulièrement antipatriotique, un qualificatif très fort aux Etats-Unis mais qui est en revanche très compréhensible si l’on se réfère aux relations Trump-Poutine et qui renforcent les suspicions d’une entente entre les deux hommes que l’on discerne fortement déjà depuis l’invasion de l’Ukraine par le dictateur russe.

Il faut prendre la mesure d’un tel comportement de la part d’un président américain alors même que les soldats dont il est le «commander in chief» risquent leur vie quotidiennement dans un conflit dont il est l’initiateur.

On n’est plus ici dans le refus de soutenir un pays démocratique agressé par un régime totalitaire, ce qui était pour le moins inquiétant, mais d’un refus d’agir contre un pays qui aide l’ennemi de son propre pays que l’intéressé lui-même pourrait qualifier de trahison s’il n’en était pas le protagoniste.

 


dimanche 8 mars 2026

Commentaire. Les clownesques commentaires des propos d’un clown nommé Trump


Il est stupéfiant de constater que les médias en sont encore à commenter les propos de Donald Trump comme s’il y avait une quelconque rationalité dans ceux-ci.

A nouveau, concernant l’Iran, le clown dangereux de la Maison blanche dit tout et n’importe quoi, change d’opinion plusieurs fois par jour, étale son incompétence et son ignorance de la situation et, encore une fois, les médias commentent avec sérieux ses imbécilités comme si elles étaient le fruit d’une réflexion issue d’une pensée élaborée et construite.

Alors, bien sûr, le clown en question est président de la première puissance mondiale et c’est la raison pour laquelle experts médiatiques et journalistes commentent ses déclarations.

Mais, ce qu’ils devraient plutôt faire, c’est surtout de noter les incohérences, les mensonges et les bêtises proférées et non pas de tenter une analyse sérieuse du discours.

En revanche, ils devraient se focaliser sur les décisions qu’il prend vraiment.

Ici, le seul élément tangible qui mérite commentaires et analyses, ce sont les actes de Trump parce que, là, c’est du concret.

Le clown de la Maison blanche a bien compris le pouvoir des mots et la fascination qu’il exerce sur le monde médiatique parce que son agir, lui, est pavé de fiasco, de faillite et de revers.

Il a donc tout intérêt à noyer ses échecs dans une diarrhée verbale sans fin où l’on cherche en vain une logique.

De ce point de vue, le clown réussit son numéro de cirque.

 


samedi 7 mars 2026

Le Focus. En finir avec le régime scélérat iranien mais est-ce bien l’intention de Trump?


Tous les jours, les déclarations des plus hauts responsables américains se contredisent dans une cacophonie aussi comique que pitoyable mais aussi dangereuse.

Face à une Administration incompétente où les mensonges se mélangent avec l’ignorance crasse, il est impossible de savoir où Donald Trump veut mener son pays et le monde.

Sans doute ne le sait-il pas lui-même.

Or, cette fuite en avant sans but clairement défini permet tous les dérapages mais aussi toutes les possibilités de fiasco.

Néanmoins, si personne, même lui, ne connait les intentions de l’extrémiste populiste de la Maison blanche, il semble que le changement de régime ne soit pas son objectif et que si cela se produit, ce ne sera qu’une conséquence collatérale.

Pourtant, l’essentiel est bien la chute des mollahs criminels et corrompus.

C’est bien ce que doit être l’objectif premier que la communauté internationale et, plus particulièrement, les Occidentaux et les pays démocratiques, doivent poursuivre.

Parce que la disparition de la république islamique aura un effet positif, à la fois, pour le peuple iranien mais également pour tout le Moyen-Orient et, plus largement, pour une meilleure sécurité dans le monde.

Régime totalitaire, terroriste, allié des pires dictatures, menteur et dissolu, il a causé et cause encore des violences et des crimes dont le but est clairement la déstabilisation de la planète.

Si l’on veut faire une comparaison, les buts poursuivis par les mollahs chiites sont les mêmes que ceux des membres de Daesh sunnites, imposer un islamisme fondamentaliste et crépusculaire qui puise ses références dans les textes les plus obscurantistes et réactionnaires de l’Islam.

 


vendredi 6 mars 2026

Commentaire. Guerre au Moyen-Orient: oui, la France tient son rang


A ceux qui l’auraient oublié ou qui le feindraient, la France n’est pas une grande puissance mais, dans la terminologie géopolitique, une puissance moyenne dotée de l’arme nucléaire.

Cependant, elle n’en est pas moins un pays qui est souverain et qui compte dans les relations internationales en témoigne les attaques dont elle peut être l’objet de la part de la Russie de Poutine ou des Etats-Unis de Trump.

Ces derniers ont décidé avec Israël de faire la guerre au régime des mollahs iraniens en ne prévenant personne et surtout pas leurs «alliés», que ce soit la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, le Japon ou le Canada, entre autres.

Pris de court, ces pays ont réagi à ce conflit pour lequel ils ont été mis devant la fait accompli sans leur accord, ni même avoir été consultés.

La France a adopté une position conforme à ses valeurs et ses principes.

De même, elle a pris des décisions fortes pour protéger ses intérêts et remplir ses obligations face à ses alliés dans la région sans oublier d’assurer la sécurité de Chypre – membre de l’Union européenne et actuellement en assurant sa présidence – attaquée par le Hezbollah sur ordre de Téhéran.

En même temps, elle appelle à une solution négociée non sans avoir rappelé que le régime iranien porte la responsabilité de la crise actuelle.

Alors, oui, la France tient son rang.

Sans doute qu’une Union européenne vraiment unie pourrait faire plus mais, là, c’est une autre affaire…

 

 


jeudi 5 mars 2026

Editorial. Attaque de l’Iran: première perdante, l’information


Si l’on ne sait pas encore qui va perdre ou qui va gagner entre l’Iran et la coalition américano-israélienne, en revanche, on connait la première perdante et elle s’appelle l’information.

Voilà qui semble une affirmation pour le moins incongrue alors que depuis quatre jours nous sommes abreuvés, même inondé d’images et de propos sur cette guerre.

Mais, justement, comme c’est le cas depuis la naissance des chaînes d’information en continu et d’internet, l’adage «trop d’informations tue l’information» se vérifie une nouvelle fois.

Pourquoi?

Parce qu’une concurrence effrénée agite le monde médiatique.

Dès lors, il faut attirer le chaland – le citoyen – par tous les moyens possibles.

«Amusez-vous» donc à zapper sur votre écran entre les chaînes d’information quelles soient françaises ou étrangères ainsi qu’entre les différents sites internet d’information et, parions, qu’in fine, vous ne saurez, plus trop ce qui se passe dans ce conflit!

Entre les nouvelles qui n’en sont pas (beaucoup de «breaking news» qui font croire à un développement majeur de la situation alors qu’il ne se passe pas grand-chose, voire rien du tout de nouveau), les commentaires d’experts et de journalistes qui ne connaissent pas l’Iran ou les Etats-Unis ou Israël ou les pays du Golfe ou tous à la fois, sans parler de ceux qui font passer leurs souhaits ou leurs fantasmes avant la réalité et ceux qui viennent asséner leurs vérités qui ne sont que des opinions discutables, le pauvre citoyen, qui aimerait bien comprendre ce qui se passe, quels sont les enjeux, qui est qui et qui fait quoi, en est pour ses frais.

Ici, on apprend que l’Iran n’est pas aussi puissant qu’on l’imaginait, là, qu’il est plus fort qu’on le pensait.

Ici on affirme que Trump ne veut pas la chute du régime, là, qu’il a décidé de le détruire.

Ici on est certain que ce sont les Etats-Unis de Trump qui dirigent la coalition, là, que c’est l’Israël de Netanyahu qui impose ses désidératas.

Ici, on prédit que l’Iran n’aura bientôt plus d’armes pour se battre, là, qu’il regorge de drones qui vont lui permettre de durer et d’infliger des dégâts considérables à ses adversaires.

Ici, on prétend que les Etats-Unis n’ont pas assez de munitions pour une guerre longue, là, que ses stocks sont pleins.

Là, on déclare que l’Iran peut bloquer le détroit d’Ormuz pendant des semaines avec une crise énergétique à la clé, là, qu’il lui est impossible d’empêcher les pétroliers et gaziers de l’emprunter et que de toute façon, il a besoin qu’il soit praticable afin d’envoyer son pétrole en Chine.

Et ainsi de suite.

Dans ce genre d’événements, c’est vrai, il est souvent difficile d’avoir un tableau clair de la situation et de prédire l’avenir.

Mais il est aussi vrai que ceux qui sont sensés nous permettre de comprendre ce qui se passe, trop souvent sèment la confusion plutôt qu’ils nous donnent des clés pour nous rendre la situation compréhensible parce que l’information est de plus en plus un simple produit soumis aux lois d’une concurrence commerciale et dont la finalité n’est pas le savoir mais de raconter des histoires dont l’objectif est d’attirer puis de retenir le public le plus nombreux possible comme c’est le cas sur les réseaux sociaux.