Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mercredi 4 mars 2026

Commentaire. C’est qui le chef, Trump ou Netanyahu?


Il n’est guère surprenant que Donald Trump ne sache pas où il va à part de tenter de se glorifier et de se remplir les poches.

Cela a toujours été le cas et, en l’occurrence, chez lui, l’occasion fait le larron.

Ainsi, pour trouver le moyen d’occuper l’espace, de contenter sa mégalomanie narcissique mais aussi pour faire oublier tous les échecs, l’extrémiste populiste de la Maison blanche saute sur toutes les occasions qui se présentent sans même se préoccuper d’une quelconque cohérence de sa politique.

C’est ce qui est en train de se passer avec son attaque de l’Iran qui lui permet de se remettre en scène, espère-t-il positivement si les circonstances vont dans son sens, et de mettre sous le tapis ses problèmes et notamment l’affaire Epstein où il est de plus en plus acculé par les révélations tant de ses agissements que par les tentatives de les cacher au peuple américain.

Dès lors, quand Netanyahu lui propose d’en finir avec le régime des mollahs, lui qui n’a jamais rien fait pour se débarrasser de cette dictature religieuse et qui n’a pas levé le petit doigt lorsque le peuple iranien s’est fait tirer dessus avec des dizaines de milliers de morts par les gardiens de la révolution, il y voit une opportunité à saisir.

Sauf qu’il n’a aucun plan et qu’il ne sait pas où il vaut aller en allant bombarder Téhéran et les autres grandes villes iraniennes ainsi que les installations militaires et nucléaires.

Ce qui lui permet de changer d’heure en heure sur ce qu’il veut faire jusqu’à dire qu’il pourrait tout arrêter si le régime en place fait amende honorable puis d’affirmer qu’il ne s’interdit pas d’envoyer des troupes au sol, ce qu’il avait promis de ne jamais faire lors de sa campagne présidentielle.

Quel contraste avec Benjamin Netanyahu qui, s’il est aussi dans la démarche de faire oublier toutes les casseroles qu’il traine derrière lui et qui devrait théoriquement faire qu’il soit en prison, comme Trump d’ailleurs, sait exactement ce qu’il veut, la chute des mollahs, la destruction des capacités militaires de l’Iran et un nouveau régime qui serait l’ami d’Israël et il a un plan pour y parvenir.

Dans l’affaire, sans conteste, le chef de l’opération «lion rugissant», comme on l’appelle en Israël mais aussi de l’opération «fureur épique», sa dénomination étasunienne, c’est le premier ministre israélien, pas le président américain.

Non seulement Netanyahu a réussi à manipuler Trump mais il fait tout pour que ce dernier soit incapable de se sortir de l’opération avant le terme qu’il lui a fixé.

Une fois de plus l’incompétence et l’incapacité de Trump se révèlent dans ses propos et dans ses décisions mais aussi la facilité avec laquelle on peut le manipuler, ce qu’a très bien compris Netanyahu.

 


mardi 3 mars 2026

Commentaire. Oui les mollahs doivent perdre, non, Trump ne doit pas gagner!


Il serait dommage que le régime criminel au pouvoir à Téhéran réchappe à son anéantissement programmé.

Mais il serait tout aussi dommage que Trump ressorte en grand vainqueur de ce conflit qu’il a initié.

Dans un cas comme dans l’autre, ce serait dommage pour la démocratie.

Imaginons que les mollahs puissent garder le pouvoir.

S’en suivrait une vengeance contre le peuple iranien qui serait terrible.

C’est pour cela et pour la stabilité de la région qu’ils doivent perdre.

Imaginons que Trump gagne.

S’en suivrait un renforcement de sa présidence qui lui permettrait de continuer à affaiblir la démocratie étasunienne tout en accentuant sa chasse aux sorcières contre ses opposants mais aussi à poursuivre sa politique impérialiste qui n’obéit à aucune légale tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des Etats-Unis, notamment au détriment de l’Europe.

C’est pour cela et pour éviter au monde libre une crise existentielle qu’il doit perdre.

Cela ne vous aura pas échapper que nous sommes ici dans un scénario impossible.

Si les mollahs perdent, c’est que Trump gagne et inversement, si Trump perd, les mollahs gagnent!

Un match nul ne serait pas plus satisfaisant puisque les deux camps pourraient réclamer la victoire et poursuivre leurs sombres desseins.

Reste la possibilité populaire avec un soulèvement en Iran qui chasse les mollahs pendant qu’aux Etats-Unis une résistance empêchent Trump de confisquer encore plus le pouvoir à son profit.

Est-ce possible? Sans doute.

Est-ce probable? On en doute.


lundi 2 mars 2026

Le Focus. Iran: Où est le plan de Trump pour l’«après»?


Après l’invasion de l’Irak, on s’aperçut très rapidement que George W Bush n’avait aucun plan structuré pour l’avenir du pays sans le dictateur Saddam Hussein sauf l’idée que le peuple se révolterait pour mettre en place une démocratie à la sauce occidentale et que tout serait pour le mieux.

On a vu quel désastre cette totale impréparation de l’«après» a causé pour la région mais aussi pour le monde et les Etats-Unis se sont promis de ne jamais recommencer pareille aventure.

Avec les frappes contre l’Iran et l’élimination du dictateur Khamenei, on entend Donald Trump affirmer qu’il faut un changement de régime et que c’est le peuple iranien qui doit se révolter pour conquérir sa liberté.

Des propos quoi rappellent étrangement ceux de Bush.

En fait, l’extrémiste populiste semble ne pas avoir plus de plan pour cet «après» que n’en avait celui qui occupa la Maison blanche avant lui, de 2001 à 2008.

Et si l’on peut créditer Bush d’avoir voulu vraiment mettre en placer une démocratie à Bagdad (même si d’autres objectifs étaient également présents), on peut douter que ce soit la volonté première ou même secondaire de Trump.

Son objectif est d’abord de briser l’Iran pour faire plaisir à Netanyahu mais également à tous les dirigeants arabes du Golfe avec qui il a noué des relations très fortes, en témoigne les nombreux cadeaux que ceux-ci lui ont offerts.

Et pour que l’Iran ne soit plus une menace pour ses amis mais, également et bien sûr, pour les Etats-Unis, il faut mettre fin à son programme nucléaire et détruire cet Etat terroriste et ses proxys qui s’effondreront sans doute avec lui.

Ensuite, il s’agira de faire ce que préfère Trump, du business avec un pays qui regorge de pétrole (quatrième réserve mondiale) et de gaz (première réserve mondiale).

L’«après», que ce soit ou non un régime démocratique, l’indiffère comme on l’a vu suite à la capture de Maduro au Venezuela.

L’important sera de faire des affaires avec les dirigeants en place pour enrichir les Etats-Unis et lui-même…

Tout ce que l’on peut espérer en l’état, c’est que le peuple iranien sera assez fort pour s’unir très majoritairement pour mettre en place un régime démocratique qui réunira toutes les composantes d’une population aux multiples ethnies des Perses aux Kurdes en passant par les Azéris, les Arabes, les Baloutches, les Lors, les Turkmènes, les Qashqais, les Mazandaranis, les Talyshs et les Gilakis…





dimanche 1 mars 2026

Editorial. Boycotter les Jeux paralympiques suite à la réintégration de la Russie?


Poutine continue à tuer des innocents quotidiennement en Ukraine mais le comité international paralympique n’en a cure et a quand même réintégré la Russie (et son satellite, la Biélorussie) pour les jeux qui vont se dérouler à partir du 6 mars.

Une décision qui a suscité la réaction indignée de Glenn Micallef, le commissaire européen à l'Equité intergénérationnelle, à la Jeunesse, à la Culture et au Sport:
«Je soutiens les athlètes paralympiques et tout ce qu'ils représentent.
Cependant, autoriser d'abord la Russie et le Bélarus à revenir, puis accorder une invitation et une procédure accélérée de participation sans qualification? C'est inacceptable.
Tant que la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine se poursuit, je ne peux soutenir le rétablissement des symboles nationaux, drapeaux, hymnes et uniformes, indissociables de ce conflit.
Pour cette raison, je n'assisterai pas à la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques.
Je le fais par respect pour les athlètes, mais en toute conscience des principes en jeu.
Le sport unit lorsqu'il défend ses principes. Il divise lorsqu'il les compromet.
J'appelle mes homologues partageant les mêmes idées à adopter la même position.»

Oui, cette réintégration est non seulement scandaleuse mais une insulte à tous les morts causés par le criminel de guerre Poutine et son régime.

Comme le dit fort justement le ministre ukrainien des Sports, Matvi Bidny:
« Les drapeaux de la Russie et de la Biélorussie n’ont pas leur place dans les événements sportifs internationaux qui prônent l’équité, l’intégrité et le respect. Ce sont les drapeaux de régimes qui ont fait du sport un outil de guerre, de mensonge et de mépris».

Encore une fois, les instances sportives internationales font preuve d’une mansuétude coupable envers des régimes qui bafouent les droits de l’humain au motif que le sport n’aurait rien à voir avec la politique (sic!).

Alors, faut-il que les pays démocratiques boycottent ces jeux paralympiques?

Ce serait une bonne idée, en tout cas, de déclarer qu’ils n’y participeront pas sauf si le comité ne revient pas sur sa décision.

D’autant que, déjà, plusieurs d’entre eux ont indiqué qu’ils ne participeraient pas au prochain concours de l’Eurovision si Israël était présent.

 


Le Foucs. Attaque de l’Iran par les Etats-Unis et Israël: pour Macron, «l’escalade en cours est dangereuse pour tous»


Emmanuel Macron a réagi à l’attaque des Etats-Unis de Trump et d’Israël de Netanyahu contre le régime totalitaire des mollahs en Iran.

Pour le Président de la république, «L’escalade en cours est dangereuse pour tous» et «elle doit cesser».

Mais, selon lui, la responsabilité en revient à l’Iran :
«Le régime iranien doit comprendre qu’il n’a désormais plus d’autre option que d’engager une négociation de bonne foi pour mettre un terme à son programme nucléaire et balistique comme à ses actions de déstabilisation régionale. C’est absolument nécessaire à la sécurité de tous au Moyen-Orient.»

Et il souhaite également que le peuple iranien puisse «construire son avenir librement» ajoutant que «les massacres perpétrés par le régime islamique le disqualifient et nécessitent que la parole soit rendue au peuple» et que «le plus tôt sera le mieux».

 

► Voici le message d’Emmanuel Macron posté sur les réseaux sociaux :
«Le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran emporte de graves conséquences pour la paix et la sécurité internationale.
Dans ce moment décisif, toutes les mesures sont prises pour la sécurité du territoire national et celle de nos compatriotes ainsi que de nos emprises au Moyen-Orient.
La France se tient également prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation.
L’escalade en cours est dangereuse pour tous. Elle doit cesser.
Le régime iranien doit comprendre qu’il n’a désormais plus d’autre option que d’engager une négociation de bonne foi pour mettre un terme à son programme nucléaire et balistique comme à ses actions de déstabilisation régionale. C’est absolument nécessaire à la sécurité de tous au Moyen-Orient.
Le peuple iranien doit aussi pouvoir construire son avenir librement. Les massacres perpétrés par le régime islamique le disqualifient et nécessitent que la parole soit rendue au peuple. Le plus tôt sera le mieux.
Fidèle à ses principes et consciente de ses responsabilités internationales, la France demande une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies.
Je suis en contact étroit avec nos partenaires européens et nos amis au Moyen-Orient.»

 

Pour Kaja Kallas, la vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité:
«Les derniers développements au Moyen-Orient sont périlleux.
Le régime iranien a tué des milliers de personnes. Ses programmes de missiles balistiques et nucléaires, ainsi que son soutien aux groupes terroristes, constituent une grave menace pour la sécurité mondiale. L’UE a adopté de fortes sanctions contre l’Iran et soutient les solutions diplomatiques, notamment sur la question nucléaire.
Je me suis entretenu avec le ministre israélien des Affaires étrangères, M. Saar, et d’autres ministres de la région. L’UE coordonne également étroitement ses efforts avec ses partenaires arabes afin d’explorer les voies diplomatiques.
La protection des civils et le respect du droit international humanitaire sont une priorité. Notre réseau consulaire est pleinement mobilisé pour faciliter le départ des citoyens de l’UE. Le personnel non essentiel de l’UE est rapatrié de la région.
Notre mission navale Aspides reste en état d’alerte maximale en mer Rouge et est prête à contribuer au maintien de la navigation.»