Les Actualités sur Mondiaglobalisation

vendredi 6 juin 2025

Point de vue. Quand le courage de l’Ukraine fait honneur à la démocratie


Les dernières actions militaires de l’Ukraine ainsi que sa résistance morale depuis plus de trois ans d’agression de la Russie font honneur à la démocratie.

En ne s’avouant jamais vaincu malgré tous les aléas de ce conflit sans fin et où la population civile paie un excessif tribut, le courage des Ukrainiens est un exemple pour tous ceux qui défendent la liberté au moment où les totalitarismes progressent dans le monde et où les autocrates s’emparent du pouvoir dans les démocraties.

Insulté par Trump et son vice-président, Vance, Volodymyr Zelensky se tient toujours debout pour conduire son peuple dans une résistance héroïque malgré les chantages exercés par les deux extrémistes américains.

Il est même capable de concevoir et de réaliser des opérations brillantes face à un régime poutinien qui ne connait que le déversement d’une force sans nuance qui consiste à envoyer à la mort plus d’un million de jeunes russes, certaines estimations étant plus proches d’un million cinq cent mille.

Il a démontré que face à un Poutine à l’intelligence limitée, incapable d’avoir compris que Trump lui offrait une victoire sur un plateau, qu’il pouvait s’adapter à une nouvelle donne qui, pourtant, était lourde de menaces pour l’existence même de l’Ukraine.

Bien sûr, le combat est loin d’être gagné ni terminé et personne ne sait comment Trump va agir demain, ce qui est sans doute le péril le plus grand pour l’Ukraine.

Reste que quoiqu’il arrive, l’exemple ukrainien sera éternel pour le monde libre.

 


jeudi 5 juin 2025

Editorial. Et si Poutine n’avait –malheureusement – pas tort sur la pusillanimité des démocraties


Poutine se moque du monde libre et d’abord des Etats-Unis mais aussi de l’Europe.

Et face à cette comédie macabre d’un criminel de guerre jusqu’au-boutiste, ces démocraties montrent plus de pusillanimité que de force.

Ainsi, cela fait des semaines qu’il balade les dirigeants étasuniens et européens sur sa volonté de mettre fin à son agression contre l’Ukraine.

Encore une fois, demain, il ne viendra pas en Turquie pour négocier avec Volodymyr Zelensky et ce comportement inacceptable ne fait l’objet que de critiques verbales et peu de mesures de rétorsion pour l’obliger à conclure la paix.

Et tout est à l’avenant, Poutine pariant sur cette pusillanimité, sur cette incapacité des démocraties de se mobiliser face au danger.

Et, en regardant l’Histoire, il n’a pas tort, malheureusement.

Si celles-ci étaient intervenues à temps et de manière forte, beaucoup de régimes totalitaires n’auraient pu survivre que ce soit l’Allemagne nazie, l’Espagne franquiste, la Russie bolchévique ou la Chine maoïste.

Dès lors, sa stratégie pour agresser ses voisins, pour reconstruire le «bloc de l’Est» et pour mettre sous tutelle toute l’Europe par une violence sans risque pour lui-même et son impunité fonctionne.

Bien sûr, les Russes paient pour ses rêves mégalomaniaques de grandeur et sa cupidité et pourrait en payer un prix encore plus élevé qu’il y ait la paix ou non avec l’Ukraine, mais cela n’est guère important puisque ceux-ci ne sont qu’un moyen de sa volonté de puissance comme c’est toujours le cas avec les dictateurs.

Une stratégie que le monde libre ferait bien de combattre à la hauteur des enjeux.

 


mercredi 4 juin 2025

Le Focus. Corée du Sud – Présidentielle: victoire du centriste Lee Jae-myung


C’est à la fois une victoire du Centre et surtout de la démocratie avec l’élection du candidat du Parti démocrate à la présidentielle, Lee Jae-myung.

Après la tentative de coup d’Etat du président conservateur depuis destitué et objet de poursuites, les électeurs Sud-Coréens se sont mobilisés en masse avec près de 80% de participation, du jamais vu depuis 1992, c’est dire l’importance de ce scrutin pour eux et ils ont choisi un centriste pour conforter une démocratie en danger alors même que l’ancien chef de l’Etat continue à refuser sa destitution et a lancé des appels à la mobilisation de l’extrême-droite ce qui a généré des troubles.

Mais c’est aussi une grande victoire pour le Parti démocrate qui contrôle désormais non seulement le pouvoir législatif mais aussi l'exécutif.

En plus des 171 sièges qu'il détient à l'Assemblée nationale, le parti pourrait englober jusqu'à 190 des 300 sièges s'il s’allie avec d'autres formations progressistes.

Avec cette majorité et un président de son camp, la formation centriste va pouvoir faire passer des lois et des nominations importantes que l’ancien président retoquait avec son pouvoir de véto.

Mais il lui faudra également faire en sorte de réduire les clivages idéologiques qui déstabilisent la société sud-coréenne tout en luttant contre les forces réactionnaires et en tendant la main à tous les Coréens.

Comme l’explique la journaliste Lee Sae-rom de l’agence de presse Yonhap:
«Le président élu devra d'abord intégrer les deux camps afin de gérer en douceur les affaires de l'Etat. Lee décrit désormais le Parti démocrate comme un parti centriste voire droitiste et compte l'ouvrir aux conservateurs, excepté l'extrême droite, comme il l'a fait au cours de sa campagne pour la présidentielle.»

 

 


Commentaire. L’extrémisme populiste reste une menace prioritaire pour les démocraties


Il y a eu la bonne surprise Nicosur Dan, le centriste qui a remporté la présidentielle roumaine face à un extrémiste populiste pourtant favori.

Mais n’était-ce qu’un répit dans la montée inexorable des forces réactionnaires dans les démocraties républicaines libérales?

C’est la question que l’on peut se poser suite à la mauvaise surprise avec l’extrémiste trumpiste, Karol Nawrocki, qui a remporté de justesse la présidentielle polonaise face au candidat de l’axe central.

Un Karol Nawrocki immédiatement félicité par l’autocrate Viktor Orban.

Car, oui, la menace de l’extrémisme populiste est toujours là, bien présente et qu’elle ne faiblit pas malgré quelques victoires des démocrates mais qui s’accompagnent presque toujours par une poussée des partis et des candidats d’extrême-droite.

En Pologne, c’est donc le retour au premier plan du PiS, ce parti nationaliste qui pendant son long passage au pouvoir n’a cessé de rogner sur les libertés et sur l’Etat de droit démocratique.

Il ne faut pas se leurrer, le combat pour la démocratie est plus que jamais en cours et il sera long c’est pourquoi la mobilisation doit demeurer constante contre cette internationale réactionnaire qui se développe de plus en plus.