Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 5 août 2010

CHINE-FINANCE. Répression accrue contre les fonds spéculatifs


En prévision d’une possible appréciation consistante du yuan, les pouvoirs publics chinois veulent punir sévèrement la spéculation autour de leur devise.

Sans pour autant prendre de nouvelles mesures réglementaires contre les fonds spéculatifs qui se positionnent sur ses marchés financiers, la Chine va appliquer sa législation dans toute sa rigueur afin de «punir de façon appropriée», selon le communiqué officiel, les agissements répréhensibles des spéculateurs.

Ces derniers, en effet, tablent sur une appréciation conséquente du yuan dans les mois à venir même si, jusqu’à présent, la décision des pouvoirs publics de laisser flotter la devise chinois dans des limites plus larges qu’auparavant n’a abouti qu’à une appréciation de moins de 1% de celle-ci face au dollar, alimentant les critiques américaines et européennes sur cette mesure en trompe l’œil. La peur de Pékin est évidemment que la forte présence de ces fonds spéculatifs alimente, d’une part, l’inflation et, d’autre part, déstabilise les marchés financiers chinois.

Jean-Louis Pommery

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mercredi 4 août 2010

CHINE-ECONOMIE. La classe moyenne chinoise inquiète pour son avenir


L’incertitude de l’économie avec les possibles dérapages dans un sens ou un autre font craindre des difficultés au soutien le plus efficace du système de capitalisme autoritaire instauré par le régime communiste.

Dans sa marche triomphale vers son développement, la Chine et son système hybride de capitalisme autoritaire mis en place par le Parti communiste se sont appuyés sur la création puis l’extension d’une classe moyenne urbaine contente de son enrichissement et une liberté économique à défaut d’être politique assurant, du même coup, la stabilité du corps social.

Pourtant, celle-ci est en plein doute selon la presse chinoise. D’une part, elle ne sait qui croire alors que certains économistes voient la croissance se poursuivre avec une inflation renaissante qui est déjà présente, et que d’autres, en revanche, voient plutôt une décéleration avec une possible déflation. De plus, l’augmentation des loyers (+20% à Pékin) n’est pas faite pour la rassurer.

Du coup, un certain pessimisme la traverse ce qui pourrait conduire à une chute de sa consommation qui est un des moteurs sur lequel le gouvernement chinois veut s’appuyer pour développer une croissance plus saine, tournée vers le marché intérieur et non plus sur l’exportation subventionnée de produits à bas prix. Sans oublier que la paix sociale, si nécessaire à la stabilité du régime communiste, pourrait être menacée si cette classe moyenne s’enfonçait dans une crise de confiance.

Alexandre Vatimbella

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mardi 3 août 2010

MONDIALISATION-RUSSIE. Les prix mondiaux du blé flambent suite à la sécheresse en Russie


Les conditions extrêmes qui frappent de nombreuses provinces russes font craindre des problèmes d’approvisionnement sur le marché mondial malgré des réserves au plus haut depuis deux ans.

La pénurie de blé n’est pas à l’ordre du jour malgré la terrible sécheresse qui frappe actuellement la Russie, troisième exportateur mondial, mais aussi l’Ukraine et, dans une moindre mesure, l’Europe centrale jusqu’en Allemagne. Et même si des menaces existent également sur la production au Canada, au Kazakhstan, en Inde et au Pakistan. Car la récolte devrait être abondante aux Etats-Unis et les stocks sont au plus haut. Pour autant, les craintes de possibles difficultés d’approvisionnement si la situation empire nettement alliées aux traditionnelles manœuvres des spéculateurs continuent de faire grimper les prix de la céréale qui est à son plus haut niveau depuis deux ans. Le boisseau de blé (25 kg) s’échangeait hier à plus de 6,9 dollars à Chicago alors que la tonne, elle, se montait à plus de 200 euros à Paris.

Jean-Louis de Hesselin

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lundi 2 août 2010

CHINE-ECONOMIE. La bombe des prêts insolvables des gouvernements locaux


Même si Pékin tente de minimiser, voire de nier, le problème des crédits accordés à tout va et à n’importe qui des provinces, le risque pourrait être énorme.

Cela fait des années que les crédits accordés par les gouvernements locaux posent problème à la Chine. Ceux-ci ont souvent pour bénéficiaires des entreprises publiques incapables d’être compétitives, des travaux d’infrastructures inutiles et autres projets discutables qui permettent aux élites locales de s’enrichir et aux exécutifs des provinces d’afficher des taux de croissance biaisés et manipulés pour plaire à Pékin. Résultat, la multiplication de ces prêts, notamment grâce au plan de relance national qui a déversé des liquidités à tout va pour maintenir l’activité, menace la stabilité économique et financière du pays.

Une des dernières estimations publiées par la presse chinoise fait état d’une statistique bien inquiétante puisque 50% des projets financés par les structures financières des gouvernements locaux seraient difficilement remboursables. Et 23% présentent de sérieux risques de défaut de paiement. Seuls 27% génèreraient suffisamment de liquidités pour être remboursés.

On comprend que les autorités politiques et monétaires tentent de trouver une issue à cette situation explosive. Le gouvernement avait déjà demandé aux provinces de dissoudre leurs structures de prêts. Des réunions auront lieu à la rentrée entre les banques et ces structures afin de trouver une solution. En revanche, les créances pourries de ces dernières qui ont été consenties avec de l’argent public risquent d’être définitivement perdues.

Alexandre Vatimbella

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dimanche 1 août 2010

CHINE-ECONOMIE. Le Parti communiste «encourage» les entreprises privées à participer à la lutte contre la pauvreté


Les dirigeants du PCC ont lancé une campagne qui appelle à la générosité des chefs d’entreprise en leur rappelant tout ce que la société a fait pour eux…

Ce n’est sans doute pas une obligation mais cela y ressemble fort. Ainsi, le tout puissant Parti communiste chinois par le biais de son département du «Travail du Front uni» vient de lancer une campagne contre la pauvreté en direction des entreprises privées. Celle-ci demande explicitement à ces dernières de contribuer financièrement à l’aide aux nécessiteux au regard de la générosité dont la société a fait preuve à leur égard.

Et si les chefs d’entreprise du secteur privé n’avaient pas compris le message, Jia Qinglin, le président du Comité national de la Conférence consultative du peuple chinois a expliqué que la campagne devait éveiller «le patriotisme et le sens des responsabilités sociales» ainsi qu’«élever les standards idéologiques et moraux» des hommes d'affaires... «Cela contribuera, a-t-il ajouté, à créer une bonne atmosphère au sein du Front uni et même dans l'ensemble de la société, en montrant de la gratitude pour le Parti communiste, le pays et la population chinoise».

Alexandre Vatimbella

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