Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mardi 3 novembre 2026

Le Focus. Quel que soit le résultat des midterms, l’Europe doit choisir son indépendance


Aujourd’hui les Américains votent et les sondages prédisent une défaite de Trump sans que l’on sache si elle sera minime ou considérable.

Mais quel que soit le résultat, quel que soit l’importance de l’affaiblissement de l’extrémisme populiste, sans écarter totalement l’éventualité qu’il pourrait aussi gagner ces midterms, les Européens doivent continuer leur mouvement d’émancipation de la tutelle étasunienne imposé d’abord par son élection en 2022 mais qui est devenu un véritable challenge qui définira l’avenir de l’UE.

Evidemment, une victoire des démocrates est souhaitable, non seulement pour les Etats-Unis mais pour le monde, notamment la démocratie et donc l’Europe.

Mais même si Trump prend une rouste électorale, il sera encore pour deux ans à la Maison blanche et sa capacité de nuire sera toujours là en particulier en matière de politique étrangère.

Surtout, au-delà bien entendu de toutes les mesures prises par Trump à l’encontre de l’Europe et l’Union européenne, cette dernière doit profiter de cette période conflictuelle avec les Etats-Unis pour se doter de tous les outils de puissance que nombre de ses membres ont refusé jusqu’à présent de mettre à sa disposition que ce soit en matière économique, militaire et diplomatique.

Si l’UE se serait bien passée de l’épisode Trump, elle doit en faire une chance pour progresser vers une plus grande intégration au bénéfice de tous les peuples qui la composent.

Aujourd’hui, à cause de la politique erratique suivie par l’hôte de la Maison blanche, les Européens connaissent des difficultés dus à ses droits de douane, à son soutien à Poutine dans son agression contre l’Ukraine, à sa guerre contre l’Iran, entre autres.

Si Trump n’est pas éternel, il a été un révélateur sur la faiblesse de l’Union européenne face à un président américain hostile.

Ne pas en tirer les leçons serait un terrible erreur.

 


lundi 2 novembre 2026

Editorial. L'Europe a construit la paix mais a oublié de préparer la guerre condition sine qua non de sa sécurité donc de sa puissance


Le projet européen était de construire la paix qui avait été tellement agressée sur le continent de 1870 à 1945 avec trois conflits entre la France et l’Allemagne dont deux avaient débouché sur des guerres mondiales aux bilans effroyables.

«Plus jamais ça» était une volonté éminemment respectable et légitime de la part de peuples qui avaient tant souffert.

Et, grâce à quelques personnalités dont la plupart étaient centristes avec évidemment le français Robert Schuman, l’Europe a réussi ce pari que d’aucuns lui prédisaient être une impossible utopie.

Voilà que les espoirs portés pendant tant de siècles par des Erasme, des Henri IV et Sully, des Emmanuel Kant, des Saint-Simon, des Victor Hugo, des Aristide Briand, des Winston Churchill, des Louise Weiss, des Jean Monnet jusqu’au légiste français Pierre Dubois qui proposa dès 1306 une confédération des princes chrétiens pour assurer la paix, devenaient réalité.

Mais elle a oublié que la paix suppose que l'on se protège des éventuels agresseurs.

Et là elle a largement échoué.

Ou, plutôt, elle a cru qu'elle pouvait mettre sa paix sous la protection des États-Unis.

Seule la France a refusé de sacrifier son armée et de se reposer sous le parapluie américain.

Il faut dire que cela avait des avantages d'être protégé par les États-Unis.

C'est une des raisons du miracle économique allemand, par exemple (et de celui du Japon en Asie).

C’est pourquoi tant de membres de l’Union européenne ont renâclé pendant longtemps à investir suffisamment dans leur défense et qu’aucune armée européenne unifiée n’a pu voir le jour, projet proposé par la France et rejeté par… la France!

Devant les menaces actuelles, une prise de conscience a eu lieu, certes très tardive mais elle est là.

Il faut dire que la réalité ne pouvait plus être ignorée même de la part des plus rétifs qui vivaient dans la douce utopie que la guerre ne concernerait plus jamais l’Europe alors que, pourtant, la guerre dans l’ex-Yougoslavie et les agressions de Poutine notamment en Géorgie et en Crimée disaient le contraire.

Néanmoins pour un Suédois, un Hollandais, un Espagnol et même un Français, ces conflits n’étaient pas les leurs au-delà de l’émotion que suscitaient les pertes humaines.

Heureusement tout à changer et, à part les partis extrémistes liés à la Russie de Poutine, plus personne ne nie l’impérative nécessité pour l’Europe et, en particulier pour l’UE, d’avoir les moyens de se défendre contre des périls qui sont non seulement concrets mais immédiats.

Il reste aux Européens beaucoup à faire pour sécuriser leurs pays.

Mais, tout autant que le challenge de la paix apparaissait comme irréalisable entre ennemis et que pourtant ils ont réussi à installer, celui de se préparer à la guerre – et non de la faire comme le prétend les ennemis intérieurs et extérieurs de l’UE – peut être remporté avec de la volonté, de la clairvoyance, de la responsabilité et avec cet espoir qui les a animés au sortir du cauchemar en 1945.

Et si l’Europe réussi à assurer sa sécurité comme elle a assuré sa paix, alors elle deviendra cette puissance qui compte, qu’elle est mais qu’elle a refusé jusqu’à présent de construire jusqu’au bout.


dimanche 1 novembre 2026

Commentaire. Les terribles conséquences si Trump gagne les midterms


Les sondages prédisent que Trump et la Parti républicain vont perdre les élections de midterms (mi-mandat) qui concernent le renouvèlement complet de la Chambre des représentants, le tiers du Sénat, une majorité de gouverneurs ainsi que d’autres fonctions comme les élus des congrès locaux, les procureurs, les sheriffs…

Et l’on se pose la question de savoir comment réagira l’apprenti autocrate de la Maison blanche ainsi que ses électeurs les plus forcenés.

En revanche, on se préoccupe moins de savoir quelles seront les conséquences si Trump remporte ces élections.

Et elles seront sans aucun doute terribles pour les Etats-Unis et le monde entier.

Car si Trump réussit ce qui semble impensable au vu de sa popularité en berne et de sa présidence qui ressemble à un fiasco, c’est-à-dire à remporter ou tout au moins à ne pas perdre les midterms, il se pensera encore plus puissant et indestructible.

De même il estimera que sa politique a été approuvée par ses compatriotes et qu’il peut aller encore plus loin de ce qu’il a réalisé au cours de ces deux dernières années.

Avec cette idée qu’il peut gouverner au-delà des deux ans qui lui reste et ainsi devenir président à vie, ce qu’il souhaite ardemment ayant fait des déclarations en ce sens (sans oublier qu’il a tenté un coup d’Etat en 2021 pour demeurer au pouvoir).

Plus rien ne le retiendra de radicaliser ses politiques en faveur de ses amis, d’une chasse aux immigrés, d’une alliance avec la Russie, d’annexions de territoires comme le Groenland, de punition de tous ses opposants et des médias qui ne l’encensent pas – qu’ils soient étasuniens ou étrangers –, de sanctions contre l’Europe et plus particulièrement de l’Union européenne, de production de pétrole et de charbon en continuant à détruire toutes les mesures pro-environnement encore debout et ainsi de suite.

Et tous ses soutiens, notamment les mouvements d’extrême-droite, racistes et violents, sortiront renforcés ainsi que tous ceux qui profitent de la corruption généralisée qui caractérise sa présidence.

Il est difficile de savoir comment réagiront ses opposants qui auront pris un coup sur la tête et seront grandement affaiblis ce qui pourrait faciliter ses ambitions d’autocrate d’extrême-droite.

Oui, si le 3 novembre le vainqueur s’appelle Trump, la perdante s’appellera la démocratie et le monde sera en grand danger.

 

 


samedi 31 octobre 2026

Editorial. La Russie, alliée et amie de la France? Petits rappels historiques qui disent tout le contraire…


La propagande poutinienne mais aussi tous les amis français du despote, nous affirment que la Russie est une alliée «historique» de la France et une amie du peuple français.

L’Histoire ne dit pas exactement la même chose…

D’abord, la Russie a toujours été considéré dans l’ensemble des pays européens et à travers les siècles comme un danger.

Sa volonté impérialiste était scrutée sans cesse avec inquiètude.

Exemple parmi d’autres, lors de la guerre d’indépendance de la Grèce où la Russie au nom de l’orthodoxie s’auto-désigna comme la protectrice du peuple alors que son véritable objectif était d’affaiblir la Turquie en vue d’annexer une grande partie du territoire de l’Empire ottoman dont toute sa partie occidentale et Constantinople avec le détroit des Dardanelles qui contrôle la mer Noire afin de devenir la puissance tutélaire dans les Balkans et au Moyen-Orient.

Quant aux Grecs, il s’agissait de les mettre sous son protectorat.

C’est pourquoi la France s’opposa à cette «protection» qui n’en était pas une et les visées impérialistes de Saint-Pétersbourg débouchèrent in fine sur la guerre de Crimée – une région conquise illégalement par les troupes tsaristes – où l’armée française et l’armée britannique combattirent ensemble avec les Turcs contre celle de Russie.

Quant à l’alliance avec la Russie face à la montée de l’Allemagne bismarckienne avant 1914, elle fut très critiquée en France parce qu’il semblait totalement contre-nature qu’une république démocratique s’allie avec un empire totalitaire.

En 1914, si la France est entrée en guerre, c’est d’abord à cause de la Russie qui déclara la guerre à l’Autriche-Hongrie.

Ce n’est donc pas la Russie qui a sauvé la France avec son front de l’Est comme on l’a encore entendu de la part d’un journaliste pro-russe mais qui l’a mise dans un conflit aux millions de morts.

Quant à la Deuxième guerre mondiale, on se rappelle le refus de Staline de s’allier avec la France et le Royaume-Uni, son pacte avec Hitler ayant permis à ce dernier de battre la France en 1940.

Puis ce fut la guerre froide où la France était dans le camp opposé à l’URSS (nouveau nom de la Russie).

Quant à la Russie de Poutine, pas besoin de longs développements pour conclure qu’elle n’est vraiment pas l’amie de la France.

Enfin, n'oublions pas la raison pour laquelle Napoléon a entrepris la campagne de Russie: parce que son soi-disant allié le tsar l'avait tout simplement trahi comme Staline trahit la République en 1940.

Non la Russie des tsars, de l'URSS et de Poutine n'a jamais été l'amie de la France comme le prouvent toutes les ingérences réalisées et les menaces proférées dans cette guerre hybride menée par le despote du Kremlin.

Et les rares fois où elle a été une alliée, elle ne s'est pas montrée très fiable...


jeudi 29 octobre 2026

Le Focus. Ce n’est pas avec la Russie que les Etats-Unis et la Chine devraient tenir un sommet mais avec l’Europe


Mais pourquoi donc devrait-il y avoir un sommet tripartite entre les Etats-Unis, la Chine et la Russie pour parler de paix en Ukraine et donc en Europe voire dans le monde?

Si l’on n’a rien à dire sur la participation des deux superpuissances actuelles, les Etats-Unis et la Chine, la présidence de la Russie ne se justifie ni par sa puissance économique, ni par sa puissance militaire – le naufrage de son armée en Ukraine a démontré plutôt sa faiblesse en l’espèce –, ni par sa puissance politique.

Dès lors, pourquoi l’associer aux deux grands qui dominent la planète?

Bien sûr elle a agressé l’Ukraine – mais alors il fallait inviter Zelensky – et elle possède l’arme atomique mais surtout parce que Poutine est soutenu par Xi sans oublier que Trump est l’obligé du despote du Kremlin.

S’il devait y avoir un vrai sommet tripartite pour régler les affaires du vieux continent et du monde, c’est bien l’Union européenne qui devrait être présente autour de la table.

Mais si elle n’est pas conviée, c’est autant par la volonté de la marginaliser qui vient de Poutine et de Xi mais aussi de Trump qui déteste les Européens que par l’incapacité de ces derniers de s’imposer sur la scène mondiale alors que la puissance de l’UE est évidente.

Ce possible sommet américano-russo-chinois sera une nouvelle gifle que prend l’Europe surtout si l’on a bien conscience que celui-ci va parler de sa sécurité et de son avenir.

Quant à la rencontre des deux despotes criminels – qui ont mis sur pied cette internationale totalitaire dont l’objectif est de détruire les démocraties et de mettre sur pied un nouvel ordre mondial – avec l’apprenti autocrate de la Maison blanche, elle marquera une nouvelle fois la trahison des Etats-Unis vis-à-vis du monde libre et une victoire éclatante, non pour Poutine, mais pour son maître, Xi.

Et le «moron» comme on dit aux Etats-Unis sera Trump.

 


mercredi 28 octobre 2026

Le Focus. Etats-Unis - Obama sur Trump: «deux ans de chaos, de cruauté, de corruption et d'incompétence comme on n'en a jamais vu dans l'histoire moderne»


Barack Obama n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour caractériser le deuxième mandat de Donald Trump.

Selon l’ancien président, ce sont «deux ans de chaos, de cruauté, de corruption et d'incompétence comme on n'en a jamais vu dans l'histoire moderne».

Une attaque frontale particulièrement forte et inhabituelle de la part d’Obama au discours généralement plus policé et modéré.

Dans un discours à Cleveland pour soutenir les candidats démocrates de l’Ohio aux élections de mi-mandat qui ont lieu le mardi 3 novembre, il a prononcé avec le brio qu’on lui connait, un véritable réquisitoire sur la catastrophique présidence de l’extrémiste populiste dont il a rappelé les promesses au peuple étasunien mais aussi toutes les trahisons de celles-ci.

Et de lister toutes ses incompétences et corruptions.

Pour Obama, «nous vivons une période grave» et il faudra du temps pour que remettre les Etats-Unis sur le bon chemin.

Mais, explique-t-il, les élections de mi-mandat peuvent permettre de commencer ce travail.

 

► Discours d’Obama à Cleveland (Ohio) du 24 octobre
Quand on a fait campagne aussi longtemps que moi, quand on a travaillé sur autant d'élections que moi, on sent bien quand une élection arrive et qui est un peu différente. Une élection où les gens sont tellement prêts pour du changement, tellement avides d'un avenir meilleur, tellement las d'être las de tout, au point que partout où l'on va, on sent le changement dans l'air. Et en Ohio, c'est exactement ce que je ressens en ce moment. Voilà ce que vous avez l'occasion de faire en 10 jours après deux ans de chaos, de cruauté, de corruption et d'incompétence comme on n'en a jamais vu dans l'histoire moderne. Vous avez l'occasion de dire « ça suffit ». (…)
Je n'ai pas besoin de vous dire à quel point la situation est difficile. Mais, je pense qu'il est important de se rappeler comment nous en sommes arrivés là. Et les promesses que l'actuel occupant de la Maison-Blanche faisait pendant la campagne électorale il y a deux ans. (…) Il y a deux ans, beaucoup de gens n'appréciaient pas particulièrement le personnage du président, mais ils étaient exaspérés par l'inflation post-covid19. Ils voyaient les prix grimper et l'entendaient faire de nombreuses promesses pour maîtriser les coûts. Et ce n'étaient pas ses seules promesses. Il a aussi promis d'imposer des droits de douane pour réduire le déficit. Il a promis de mettre fin à nos guerres inutiles. Il a promis de faire adopter une réforme de la santé exceptionnelle, la plus belle qui soit, qui améliorerait la vie de tous.
Alors, je pense qu'il est important d'examiner comment ces promesses ont été tenues. Eh bien, tout d'abord, si vous pensiez que tout coûtait trop cher avant, vous savez que tout est plus cher maintenant. Votre prêt immobilier coûte plus cher. Vos soins de santé coûtent plus cher. Vos factures d'énergie coûtent plus cher. Les taux d'intérêt ont augmenté. Et puis, il y a les dettes. 4 $ le gallon, 5 $ le gallon. Le diesel coûte plus de six dollars.
Maintenant, je veux être juste. En tant qu'ancien président, je peux vous dire que parfois, parfois, parfois, des facteurs indépendants de la volonté du président finissent par faire échouer les plans les mieux conçus, que cela arrive. Un président n'a pas le contrôle de toute l'économie. Mais ce n'est pas le cas ici. Dans ce cas précis, les actions de cette administration sont directement responsables de la hausse des coûts. Le président actuel a fait le choix de prendre une série de mauvaises décisions. Plus important encore, il a décidé de déclencher une guerre inutile que personne n'a demandée et pour laquelle personne n'a voté.
Maintenant, c'est un sujet que je connais un peu. Réfléchissons à cette guerre contre l'Iran. La justification initiale était d'intervenir et de les amener à abandonner leur programme nucléaire, leurs armes nucléaires. Or, le fait est que l'Iran ne possédait pas d'armes nucléaires car j'avais conclu un accord que tout le monde reconnaissait qui les empêchait d'obtenir l'arme nucléaire, et je n'ai pas eu besoin de tirer un missile pour cela. J'ai dû recourir à la diplomatie. Il s'est retiré de l’accord et a déclenché cette guerre. Sept mois plus tard, six mois après la déclaration de victoire, parce que vous vous souvenez, ils disaient : « Oh, c'est la meilleure guerre de tous les temps. Ça se passe à merveille. » Alors, sept mois plus tard, où en est cette guerre ? Nos alliés et nos bases ont été attaqués. Des Américains ont été tués. Des centaines d'Américains ont été blessés. Nous avons épuisé notre stock de missiles. Et l'Iran dispose désormais d'un droit de veto sur le détroit d'Ormuz, voie de passage du pétrole vers le marché mondial. Voilà pourquoi le prix du pétrole a augmenté. Personne ne le conteste. Voilà pourquoi le prix du diesel a augmenté. Voilà pourquoi le prix de presque tout a augmenté. Pendant ce temps, le secrétaire à la Défense est complètement absorbé par ses pensées. Il est très concentré sur des sujets importants comme la forme des mâchoires et les niveaux de testostérone de nos troupes et la diffusion en direct des exécutions parce que c'est comme ça qu'il pense cultiver cet esprit de guerrier viril. À votre avis, combien de temps ce secrétaire à la Défense passe-t-il à se regarder dans le miroir le matin ?  (…)
Ce ne sont pas des gens sérieux. Ce ne sont pas des gens sérieux. Et le problème, c’est qu’au final, c’est vous qui payez le prix de leur manque de sérieux. Or, le prix du pétrole n’est pas la seule raison de la hausse continue des prix. Il y a aussi toute cette histoire de droits de douane. Notre président actuel adore les droits de douane. Il les adore. On l'avait prévenu à l'époque : quand on impose des droits de douane, ce sont les consommateurs qui paient la facture. Parce qu'il ne s'agit pas seulement des biens que vous utilisez directement et qui ont été importés. Il s'agit aussi de la voiture que vous fabriquez ici, en Amérique. Peut avoir besoin d'une pièce détachée et voilà qu'il y a soudainement des droits de douane dessus. Donc les prix augmentent. On l'avait prévenu. (…)
En fait, les tarifs douaniers ont contribué à la hausse des prix et la grande guerre commerciale qu'il déclenche maintenant, c'est avec ce fameux empire du mal, le Canada. Le Canada, ce sont eux qui nous ont donné le sirop d'érable et Martin Short. Ce sont les Canadiens, ce sont les gens les plus gentils. Ils sont tellement gentils. Ils sont comme nos amicaux voisins du nord et il est en train de les provoquer et au lieu de réduire les déficits comme il l'avait dit avec ces tarifs douaniers, nous avons maintenant une dette de 40 000 milliards de dollars, 40 billions.
On pourrait penser qu'avec tout ce qui se passe, notre président actuel aurait au moins dû faire voter une loi pour faire baisser les prix. On pourrait le croire, n'est-ce pas ? Mais la seule loi importante qu'ils ont adoptée ces deux dernières années était une réduction d'impôt de mille milliards qui a surtout profité aux Américains les plus riches.
J'ai entendu dire que le président a fait certaines choses que les gens voulaient, comme renforcer la sécurité à la frontière. Et vous savez quoi ? Je crois qu'il est essentiel de veiller à ce que notre frontière soit ordonnée et sécurisée et que les personnes qui veulent venir ici le fassent légalement. D'ailleurs, lorsque j'étais président, j'ai été critiqué par certains de mes proches pour avoir renforcé les contrôles à la frontière. Mais je ne me souviens pas que quiconque ait fait campagne pour envoyer des agents masqués patrouiller dans nos rues. Je ne me souviens pas qu'on ait parlé d'arrestations, de détentions ou de fusillades de citoyens respectueux des lois. Nous n'avons pas demandé ça. 1 Ce n'est pas ce qu'il faut faire pour contrôler nos frontières.
Alors, quand on regarde tout ça, le bilan des promesses, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, même si je dois dire que je m'y attendais. Et, soyons honnêtes, est-ce que quelqu'un croit vraiment que ce type à la Maison Blanche passe tout son temps à réfléchir à ces problèmes ? Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il semble vraiment obsédé par les rénovations de maison. Il devrait être sur HGTV, les gars. Il construit une salle de bal qui est  plus grande que la Maison Blanche. Elle est pavée sur la roseraie. Il a installé un héliport sur la pelouse sud et il y a de l'or partout. C'est quoi ce délire avec l'or ? Il a transformé la Maison Blanche en un endroit où Saddam Hussein aurait ouvert une usine de cheesecakes. De l'or partout.
Donc, il est clair qu'il ne se soucie pas de baisser les prix pour vous.
Maintenant, il y a une chose sur laquelle il semble se concentrer en plus de la rénovation de sa maison : comment s'enrichir, lui, sa famille et ses clones. Regardez les deux dernières semaines. On a un ambassadeur des États-Unis qui fait du chantage à un donateur pour qu'il règle une facture de carte de crédit de 100 000 $. Puis on a appris qu'un milliardaire vénézuélien, qui voulait une grâce, a payé 50 millions de dollars à l'un des avocats personnels de Trump pour qu'il devienne conseiller juridique d'une entreprise dont personne ne sait rien. Et voilà, il obtient la grâce qui tombe du ciel. Cette culture est au sommet. Nous n'avons jamais vu un président exceller aussi ouvertement à escroquer les gens. Jamais vu un président aussi déterminé à vendre ses favoris et à racketter les gens. Nous ne comptons plus tous les accords qu'il a conclus avec sa famille, des cryptomonnaies aux contrats financés par les contribuables pour les entreprises de ses enfants. Et c'est quelqu'un qui s'est enrichi de milliards de dollars pendant son mandat. Et d'ailleurs, ceci n'est pas contesté. Je n'invente rien. Tout est là. Et pas un seul républicain au Congrès n'a rien fait pour l'empêcher. La plupart d'entre eux l'ont soutenu à chaque étape.
Vous vous souvenez de toute cette histoire de « drainer le marigot » ? La seule chose qui a été, c'est le bassin réfléchissant du National Mall après qu'un contrat sans importance l'ait complètement saccagé, et ensuite, ils ont essayé d'en accuser un triple olympien et de l'avoir vandalisé.
La liste pourrait s'allonger.
Alors, un petit rappel à la réalité s'impose. Il nous reste deux ans dans cette administration. (…) Mais vous savez quoi ? Vous savez ce qui ne nous oblige pas à subir ? Nous ne sommes pas condamnés à subir un Congrès sans colonne vertébrale et des gouverneurs républicains qui cautionnent l'anarchie, la négligence, la cruauté et l'indifférence envers les travailleurs. Nous ne sommes pas condamnés à subir cela. Nous ne sommes pas condamnés à subir des gens qui cautionnent des politiques qui grignotent toujours plus votre salaire, réduisent vos soins de santé et font grimper les prix. Nous ne sommes pas condamnés à subir cela. Cette élection est notre dernière chance de limiter au moins une partie des erreurs de cette administration. C'est le coupe-circuit du système. Nous devons actionner ce coupe-circuit. Il est temps d'exiger des comptes de cette administration.
Et tout aussi important, nous devons commencer à montrer aux Américains, avides de solutions, à quoi ressemble un véritable leadership, à quoi ressemblent des plans concrets qui permettent réellement de réduire les coûts, de rendre les soins de santé plus abordables, de rendre le logement plus abordable et de maîtriser les factures d'énergie. Nous ne pouvons pas nous contenter de nous opposer au comportement de cette administration. Nous devons commencer à leur montrer à quoi pourrait ressembler un avenir après cette administration. (…)
J'ai presque pitié de nos adversaires républicains. Presque. Parce qu'après avoir passé les deux dernières années à chanter les louanges de ce président, à faire ce qu'il leur demandait, ils se rendent compte maintenant que tout le monde est très contrarié par toutes ces promesses non tenues. Alors, alors, alors, que font-ils ? Tout d'abord, ils font comme s'ils n'avaient jamais entendu parler de lui. Donald qui ? Pardon ? Qui ? Et puis, bien sûr, ils font aussi ce qu'ils font toujours : diffuser toutes sortes de publicités effrayantes pour vous faire croire que les Démocrates sont des radicaux et des communistes et que la police « woke » va vous arrêter et vous gaver de tofu ou vous savez bien qu'on ne va pas se laisser avoir. Ils font la même chose à chaque élection et on n'en peut plus, on en a marre. Le choix est clair pour nous dans cette élection. (…)
Nous vivons une période troublée. L'économie évolue rapidement. L'IA est là et nous devons veiller à ce qu'elle profite à tous, et pas seulement à quelques milliardaires. Nous devons repenser notre système éducatif pour l'ère nouvelle que l'IA inaugure. Nous sommes confrontés à une pénurie de logements et nous devons construire des millions d'habitations. Nous devons maîtriser le coût de la garde d'enfants afin que les jeunes familles puissent se le permettre. Nous devons nous assurer que personne n'ait à s'inquiéter des primes d'assurance maladie élevées. Je comprends la frustration. Je comprends la colère et le cynisme, car le système ne fonctionne pas, en partie à cause du découpage électoral partisan. En partie parce que les riches et les puissants sont capables d'acheter et de vendre des élections comme jamais auparavant. On investit des sommes colossales, comme jamais auparavant. en partie parce que le Parti républicain, qui prônait autrefois un gouvernement plus restreint, semble désormais défendre un gouvernement corrompu, incompétent, voire l'absence de gouvernement, et en partie parce que c'est aussi trop souvent le cas, même chez les personnes bien intentionnées, y compris les démocrates, il arrive que l'on soit tellement pris dans les méandres des procédures et de la bureaucratie que l'on n'agit pas assez vite pour faire une réelle différence dans la vie des gens. Et les gens sont frustrés. Ils ne voient pas assez de changement. C'est pourquoi nous avons besoin de personnes compétentes à Washington et dans les capitales des États. Nous vivons une période grave. Ce qui est frappant, c'est à quel point les ²personnes au pouvoir ne sont pas sérieuses. Des gens plus intéressés par la performance, les démonstrations de force et les textos et qui rabaissent les autres au lieu de les encourager. (…)
Qu'est-ce qui déstabilise autant notre pays ? Ce n'est pas seulement une question de prix. Ce n'est pas seulement une question d'économie. Ces choses sont très importantes, mais il s'agit aussi de valeurs. Il y a une dimension morale aux choix auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. Nous n'allons pas réparer le système économique ni le système politique qui sont défaillants. Nous n'allons pas redresser notre économie tant que nous aurons une culture où tout est permis et où les plus hautes fonctions de l'État pensent qu'il est acceptable de mentir, de tricher et d'intimider, et où l'argent est la seule mesure de notre valeur. Et c'est en partie ce qui se passe en ce moment. Nous avons perdu le contact avec ce qui compte vraiment dans la vie, prendre soin de nos familles, aider nos voisins, veiller sur nos enfants et rire avec eux, les serrer dans nos bras, tenir parole, être intègres et traiter les autres avec respect. Des choses élémentaires. Des choses qui n'étaient ni démocrates ni républicaines. C'était américain. C'était humain. C'était la façon dont nous nous traitions les uns les autres. Un minimum de décence. Oui, voilà ce qui nous manque dans notre débat public : un minimum de décence. Nous devons nous souvenir des paroles d'un prédicateur de 25 ans qui a prononcé un sermon en 1954 «Si nous voulons aller de l'avant aujourd'hui, nous devons revenir en arrière et redécouvrir certaines des précieuses valeurs que nous avons laissées derrière nous. » C'était Martin Luther King Jr. à 25 ans. Il a dit: « Nous n'avons pas appris à être justes. Nous n'avons pas appris à être honnêtes, gentils, sincères et aimants. Et c'est là le fondement de notre problème. Le vrai problème, a-t-il dit, c'est que grâce à notre génie scientifique, nous avons créé un monde de voisinage, mais grâce à notre génie moral et spirituel, nous n'avons pas réussi à en faire une fraternité. Ce qui était vrai alors l'est encore aujourd'hui.
Oui, nous devons baisser les coûts. Nous devons remettre de l'argent dans les poches des gens. Oui, nous devons mettre fin à cette guerre et à la corruption à Washington, mais nous ne le faisons pas. Nous ne ferons rien de tout cela si nous ne réorientons pas notre boussole morale en tant que nation, si nous ne renouons pas avec certaines de ces vertus d'antan, si notre attitude fondamentale les uns envers les autres consiste à essayer de nuire aux autres pour qu'ils ne nous nuisent pas en premier, si nous sommes guidés par la peur plutôt que par l'espoir, si nous pensons qu'il est acceptable d'arracher des enfants à leurs parents ou de supprimer des programmes pour les personnes âgées ou les malades afin que les puissants puissent obtenir ce qu'ils veulent, nous continuerons à nous enliser dans la colère et la division. Et je ne sais pas pour vous, mais j'en ai assez d'être en colère. Et j'en ai assez d'être divisé. Je veux tendre la main et serrer celle de mon voisin. Je veux me mettre au travail et faire quelque chose pour quelqu'un d'autre. Nous n'en sommes pas arrivés là du jour au lendemain. Nous n'en sortirons pas du jour au lendemain. Et aucun d'entre nous ne devrait prétendre qu'une seule personne, dans un seul bureau, va miraculeusement nous sauver la mise et que nous pouvons tous reprendre nos vieilles habitudes. Nous allons tous devoir changer. Mais voici ce que je sais. Cette élection peut être une pause. Cette élection peut être un tournant. Cette élection peut être une correction de cap dans le long cheminement de l'Amérique vers une union plus parfaite. Car si nous sommes prêts à nous mobiliser en grand nombre ici en Ohio et dans tout le pays, si nous sommes prêts à voter pour les Démocrates à tous les niveaux, alors cette élection pourrait bien marquer le le moment où ce pays a commencé à aller dans une meilleure direction. Lorsque nous laissons derrière nous nos pires instincts et commençons à aligner notre politique sur nos plus beaux idéaux, vous et moi savons qu'il est difficile d'arrêter un changement dont l'heure est venue.


mardi 27 octobre 2026

Le Focus. La victoire de Lula, une défaite pour Trump


Luiz Inácio Lula da Silva a donc été réélu président du Brésil face au fils Bolsonaro avec plusieurs millions de voix d’avance.

Ce que l’on peut retenir de cette victoire, c’est avant tout la défaite de l’extrême-droite ainsi que des fondamentalistes religieux et c’est une bonne chose.

Ensuite, penser que c’est une victoire de la démocratie est plus problématique au vu de ce qu’est Lula dont il ne faut pass oublier qu’il a été en prison pour corruption avérée et qu’il est plutôt du côté de Poutine et de Xi que du camp de la démocratie.

Mais ce qui est peut-être le plus important pour la démocratie dans le monde, c’est que c’est une nouvelle défaite de Trump, ami et soutien sans faille des Bolsonaro qui lui vouent un culte, et ce, à une semaine des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

Même s’il n’avait pas apporté son soutien officiel au fils à l’inverse de ce qui avait été le cas pour le père (qui purge une peine de 28 ans de prison pour tentative de coup d’Etat), il avait qualifié son avance au premier tour sur Lula de «grande victoire».

Comme prévu, Flavio Bolsonaro n’a pas accepté les résultats à la manière de Trump.

Et cette nouvelle défaite de l’extrémiste populiste de la Maison blanche qui, systématiquement, apporte son soutien, officiel ou non, à tous les candidats les plus à droite – dont Le Pen en France – est une très bonne nouvelle.

Ayant atteint des records d’impopularité auprès du peuple étasunien, il s’apprête à subir un revers majeur le 3 novembre alors qu’il tente désespérément d’empêcher des élections libres et honnêtes.

La défaite de l’extrême-droite au Brésil est une nouvelle épine dans son pied.

 


vendredi 23 octobre 2026

Point de vue. L’«humaniste» Poutine s’est «bien comporté en Ukraine»…


Les masques tombent même s’ils étaient transparents et ne cachaient pas grand-chose.

En visite amicale à Moscou, l’ami de Trump, Witkoff, incompétent en politique étrangère mais pas en affairisme et en flagornerie, a dit à Poutine qu’il était un «humaniste», ce à quoi le dictateur criminel de Kremlin a répondu que l’autocrate de la Maison blanche l’était aussi.

Et ce dernier, narcissique mégalomaniaque jusqu’à l’écœurement, a estimé que le Russe s’était «bien comporté en Ukraine».

Tous ces compliments doivent faire chaud au cœur aux deux millions de familles ukrainiennes mais aussi russes qui pleurent un des leurs tombés, morts ou blessés, sur le champ de bataille de l’agression de Poutine ou un de leurs enfants assassinés lors des frappes de drones et de missiles lancés par Moscou sur des bâtiments civils de Kiev, Odessa, Kharkiv et autres villes martyres.

Ce tel degré d’abjection dans l’irrespect de toutes ces victimes mais aussi dans le dérèglement du monde est révoltant.

Pourtant, pas plus que les agissements de ces crapules, leurs propos ne suscitent des réactions à la hauteur de l’indignation qui devraient se manifester.

Oui, nous sommes dans un monde où les fripouilles et les canailles peuvent avoir des comportements ignobles sans que cela ne mette en danger, ni leur tête, ni leur fonction.

En tout cas, les Européens ne peuvent plus faire confiance une seule seconde à Trump.

Et ils doivent se préparer au prochain épisode avec le probable déni de l’extrémiste populiste américain, s’il perd les élections de mi-mandat avec des conséquences désastreuses pour la démocratie étasunienne mais aussi mondiale, puis avec l’éventuel sommet tripartite entre lui, Poutine et le chinois Xi, proposé par le despote russe pour régler définitivement le «problème ukrainien».

Et quand on dit «définitivement», on sait ce que cela veut dire dans la tête dérangée de Poutine.

Pour Trump, cela signifiera de pouvoir, à nouveau, faire des affaires avec les corrompus et les mafias russes.


lundi 19 octobre 2026

Commentaire. Les agissements de Netanyahu ne sauraient justifier le manque de démocratie de l’autorité palestinienne


L’Union européenne a été très claire:
«
L’UE regrette profondément la décision de l’Autorité palestinienne de reporter à septembre 2027 les élections législatives initialement prévues le 28 novembre 2026 ainsi que l’élection présidentielle qui devait avoir lieu début 2027.
Tout en reconnaissant les défis et les limites auxquels est confrontée l'Autorité palestinienne, nous réaffirmons l'importance d'organiser des élections législatives et présidentielles dès que possible, conformément aux engagements précédents du président Abbas.»

Puis d’affirmer que «des élections crédibles, inclusives et transparentes pour tous les Palestiniens sont essentielles pour le peuple palestinien, la légitimité démocratique et la responsabilité, ainsi que pour la solution à deux États.»

Et de menacer: «Le soutien continu de l'UE à l'Autorité palestinienne est indissociable des progrès accomplis vers ces objectifs et de l'avancement des réformes.»

Quant à la France, son ministre des Affaires étrangères a signé avec ses homologues britannique, canadien australien, ce communiqué:
«Nous regrettons profondément la décision du président palestinien de reporter à septembre 2027 les élections au Conseil législatif palestinien ainsi que l’élection présidentielle.
Près de deux décennies se sont écoulées depuis les dernières élections au Conseil législatif palestinien, et cinq ans depuis le report des élections prévues en 2021. Toute une génération de Palestiniens a atteint l’âge adulte sans avoir eu la possibilité de choisir ses représentants élus. Ce report suscitera une profonde déception, privera une fois de plus les Palestiniens de la possibilité de voter et érodera davantage la confiance de la population dans les institutions démocratiques.»

Car il est important de rappeler que le soutien des démocraties à une solution à deux Etats et donc la création d’un Etat palestinien passe par un engagement des leaders de l’autorité palestinienne à mettre en place un régime démocratique réel, ce qui n’est pas le cas jusqu’à présent.

La défaite du Hamas dans la bande de Gaza, pourtant, est une opportunité pour celle-ci d’engager un processus qui mettra la pression sur le gouvernement israélien, qu’il soit dirigé ou non par Benjamin Netanyahu.

Car les adversaires d’une solution à deux Etats, ont beau jeu de présenter cette autorité comme autocratique et corrompue, incapable de se présenter devant sa population pour obtenir la légitimité nécessaire pour parler en son nom.

Et les agissements criminels de Netanyahu et de son gouvernement ne sauraient être une justification pour refuser d’organiser une élection.

De même, si celle-ci ne pouvait se dérouler normalement ou tout court, empêcher par des forces extérieures, cela donnerait à l’autorité palestinienne le crédit d’avoir tenté de les organiser.

Non, rien ne justifie ce report.

 

 


dimanche 18 octobre 2026

Le Focus. Trump doit tant à Poutine et rien à Zelensky


Sans les services secrets et la mafia russe, Trump aurait été ruiné.

Si ceux-ci ont permis à l’alors promoteur immobilier une nouvelle fois en faillite, de s’en sortir c’est grâce à Poutine.

L’extrémiste populiste de la Maison blanche doit beaucoup et encore plus au despote du Kremlin.

Ce qui permet de comprendre le comportement de l’Américain vis-à-vis du Russe mais également vis-à-vis de Volodymyr Zelensky.

Car Trump ne doit rien au président ukrainien.

Ici, on ne parle pas de géopolitique et de relations entre des Etats, on parle de liens personnels et financiers.

Malheureusement, ces relations personnelles que Trump établit avec tout le monde et dont les motivations sont avant tout ce qu’il peut en retirer pour lui-même et comment cela peut augmenter sa fortune, ont, du fait de sa fonction, des répercussions géopolitiques gravissimes.

En favorisant Poutine et en diabolisant Zelensky, il déstabilise le monde, met en danger les Européens, renforce la Chine et sape les fondements de la démocratie dans son pays et ailleurs.

Poutine, lorsqu’il a aidé Trump espérait, un jour, un retour sur investissement.

Il ne doit pas être déçu.

 


vendredi 16 octobre 2026

Point de vue. Le temps des ordures


Comment appelle-t-on quelqu’un qui bombarde exprès des enfants pour les tuer? Une ordure.

Comment appelle-t-on celui qui l’aide à le faire? Une ordure.

Comment appelle-ton celui qui pourrait empêcher que cela se produise mais qui ne fait rien? Une ordure.

Mon premier s’appelle Vladimir Poutine, mon second, Xi Jinping et mon troisième Donald Trump.

Leurs victimes: les enfants de Kiev, de Kramatorsk, de Kharkiv, de Zaporijjia, de Dnipro, de Lviv, d’Odessa et d’ailleurs en Ukraine.

Question subsidiaire: comment appelle-t-on ceux qui appellent à ne à ne plus aider plus ces enfants à se protéger des bombes? Des ordures.

Ils s’appellent, entre autres, Marine Le Pen, Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon, Nigel Farage, Matteo Salvini, Giuseppe Conte, Geert Wilders, Robert Fico, Sahra Wagenknecht, Alice Weidel, Elon Musk, JD Vance.

Oui, nous sommes dans le temps des ordures.

Et pas seulement parce qu’ils tuent ou laissent mourir des enfants.

Mais la mort de ces jeunes innocents est leur crime ultime.

Il caractérise ce qu’ils sont.

Des ordures.

 


jeudi 15 octobre 2026

Editorial. Elon Musk l’ennemi de la démocratie


276 millions de dollars, c’est ce qu’Elon Musk a dépensé pour soutenir les candidats du Parti républicain pour les élections de midterms qui se dérouleront le 3 novembre prochain aux Etats-Unis, une somme jamais vu de la part d’un particulier.

L’homme le plus riche du monde qui est également un extrémiste populiste – on se souvient de son salut nazi lors d’un meeting –, soutient tous les pires partis et les mouvements à travers la planète qui luttent contre la démocratie républicaine libérale, de la frange la plus radicale du Parti républicain aux Etats-Unis à l’AfD néo-nazie en Allemagne en passant par le RN en France et Reform du déplorable Farage au Royaume-Uni.

Sans oublier ses bonnes relations avec les dictateurs criminels de la planète comme Xi Jinping et, bien sûr Vladimir Poutine à qui il vient de faire un nouveau cadeau en lui permettant de bombarder et de tuer plus facilement les civils ukrainiens en restreignant les renseignements transmis par son réseau Starlink qui permettaient à Kiev de pouvoir alerter la population des missiles et des drones russes afin qu’elle puisse se réfugier dans des endroits sûrs.

Musk un homme particulièrement dangereux pour la démocratie et un complice des despotes qui devraient être bannis des démocraties et de l’Union européenne alors même qu’il est toujours reçu par les gouvernements des pays membres pour les éventuels investissements qu’il pourrait y faire grâce à sa fortune de mille milliards de dollars (890 milliards d’euros).

Non, la liberté, l’égalité et la fraternité n’ont pas de prix.