Les Actualités sur Mondiaglobalisation

dimanche 22 février 2026

Commentaire. Mais qu’est-ce que fiche une commissaire de l’UE au «conseil de la paix» de Trump?!


Mais qu’est-ce que faisait madame Dubrakva Suica, la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, à la première réunion du «Conseil de paix» de Donald Trump, à Washington?!

Parce que l’Union européenne a bien refusé de faire partie de ce «machin» créé par l’extrémiste populiste américain pour se célébrer lui-même dans une vision mégalomaniaque et narcissique, sans oublier son obsession d’obtenir le prix Nobel de la paix, alors même qu’aucune de ses actions ne justifie sa création et le court-circuitage des Nations Unies.

Cela n’a pas empêché la présidente de la Commission européenne, madame Ursula von der Leyen, de missionner Dubrakva Suica soi-disant pour assister à «la partie spécifique consacrée à Gaza».

La France a immédiatement réagi en rappelant que ni von der Leyen, ni Sucia n’avaient le moindre mandat du Conseil pour décider de cette présence et de cette participation à une réunion de ce conseil.

Et les autorités françaises indiquent qu’elles demanderont à la Commission européenne de s’expliquer.

Comme l’a déclaré Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères:
«La Commission européenne n'aurait jamais dû assister à la réunion du ‘Board of Peace’ à Washington aujourd'hui, car elle n'en avait pas reçu le mandat du Conseil. Au-delà des questions politiques légitimes soulevées par le’Board of Peace’, la Commission doit respecter scrupuleusement le droit et l'équilibre institutionnel européens en toute circonstance.»

Reste que c’est un très mauvais signal envoyé, à la fois, à Trump qui peut s’en féliciter et aux peuples européens qui ne comprennent pas comment on peut, d’un côté, refuser dans les paroles une vassalité à l’administration américaine actuelle et dans les actes faire exactement le contraire.

Cette présence est une faute et l’on attend avec impatience les justifications et des excuses de la Commission européenne pour cette présence qui légitimise cette organisme trumpien.

Rappelons que seuls 28 pays sur les 60 invités à ce conseil ont répondu par l’affirmative et que sur 28 pays, 20 sont des autocraties et des dictatures…


vendredi 20 février 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La violence ne fait pas partie du Centrisme


Il est bon de rappeler face au chaos et à la déstabilisation des extrêmes et des populismes qu’il y a des différences essentielles entre les différentes pensées politiques concernant la violence.

Ainsi, si les extrêmes ont toujours revendiqué son utilisation et l’Histoire peut témoigner qu’ils n’ont jamais refusé de la pratiquer, si la Gauche et à la Droite ont parfois recouru à celle-ci, ce n’est pas le cas du Centre qui a sans cesse prôné le pacifisme et le consensus quitte à être même être accusé de faiblesse, voire de trahison parce que les centristes voulaient éviter des bains de sang.

On n’a pas oublié Aristide Briand qui, tant dans la loi de 1905 sur la laïcité que dans ses efforts après le Première guerre mondiale de réconcilier la France et l’Allemagne, a été à la pointe de ces combats, tout comme Robert Schuman, un des pères fondateurs de ce qui est aujourd’hui l’Union européenne et dont il voulait qu’elle soit un espace de paix et de sécurité.

Que ce soit par ses racines libérales ou chrétiennes, le Centrisme a systématiquement rejeté la violence comme composante de la politique.

Sa vision est d’unir le plus possible et non de diviser.

A la différence des partis clientélistes qui opposent et qui confrontent, qui cherchent le conflit, les formations centristes cherchent à rassembler.

Et il ne faut pas confondre la défense scrupuleuse et exigeante des valeurs humanistes avec une forme de violence comme tente de le faire les extrêmes en parlant d’un soi-disant et oxymorique «extrême-centre» mais la voir comme une lutte inflexible contre la barbarie, sa brutalité et ses atrocités.

C’est pourquoi les centristes sont aujourd’hui à la pointe de la bataille pour sauver la paix tant à l’intérieur des pays démocratiques que dans le monde alors que les extrêmes et les populismes ne cessent de jeter de l’huile sur le feu et attendent avec gourmandise un embrasement général.

Mais sans faiblesse.

Alexandre Vatimbella

 

 


jeudi 19 février 2026

Editorial. Narendra, nationaliste aux penchants autocratiques et allié de Poutine, un ami encombrant de Macron?


Emmanuel Macron est allé en Inde en visite d’Etat mais pour célébrer également l’alliance de la France avec un pays qui vient de commander 114 avions Rafale.

Une alliance qui n’a rien de scandaleuse malgré les tendances autocratiques du Premier ministre indien, un nationaliste hindou revendiqué et un allié de Poutine.

En matière de relations internationales, les intérêts priment quasiment toujours sur les bons sentiments.

Et l’Inde est un pays avec lequel une alliance est un atout dans ce monde où les menaces principales viennent de Chine –une ennemie de l’Inde –, de Russie et des Etats-Unis de Trump.

Dès lors, lorsqu’Emmanuel Macron déclare que «Inde et France, nous décidons d’élever notre partenariat stratégique au rang de partenariat stratégique global spécial», c’est de la bonne diplomatie.

Par ailleurs, il faut dire que l’Union européenne a aussi décidé de resserrer ses liens avec New Dehli.

Néanmoins, si l’Inde n’est pas une alliée encombrante, il en va peut-être autrement de l’amitié clamée haut et fort par Emmanuel Macron envers Narendra Modi.

Il suffit pour se rendre compte de proximité, de lire les messages postés par le Président de la République à l’occasion de ce voyage dont celui-ci:
«En vol pour l’Inde ! Trois jours de Bombay à New Delhi pour aller encore plus loin dans notre partenariat stratégique. (…) Ensemble nous irons encore plus loin dans nos coopérations. Rendez-vous dès demain mon cher ami Narendra Modi!»

Des messages accompagnés par des photos où les deux hommes se saluent chaleureusement.

Ici, on n’est plus dans les relations entre Etats mais dans une amitié entre le président français et un autocrate nationaliste qui a couvert nombre violences des extrémistes hindous quand il ne les a pas commandités et qui entretient de bonnes relations avec le dictateur russe, un criminel de guerre qui assassine ses opposants.

Pour les démocrates, cette amitié est plus que gênante parce qu’elle sous-tend qu’Emmanuel Macron peut être ami avec un politicien qui a peu de respect pour les valeurs humanistes.

 


mercredi 18 février 2026

Le Focus. Non, Rubio n’est pas venu rassurer les Européens mais les diviser


Après son discours lors de la Conférence sur la sécurité de Munich et surtout après celui de JD Vance l’année dernière où le vice-président américain avait insulté les Européens, certains avaient loué les efforts de Marco Rubio, le secrétaire d’Etat de Donald Trump, de désamorcer les tensions avec ceux-ci.

Ils avaient seulement oublié son agenda qui l’a ensuite conduit dans les deux pays gouvernés par les ennemis de l’intérieur de l’Union européenne, Robert Fico le Slovaque – seul leader européenne présent à Moscou lors de la célébration de la «victoire russe» sur l’Allemagne Nazie – et, surtout, Viktor Orban le Hongrois.

Non seulement Rubio est venu leur réaffirmer l’amitié de Trump mais également les soutenir face à leurs oppositions pro-européennes et, pour le Hongrois, pro-démocratie.

Deux dirigeants qui sont aussi ceux qui sont les adversaires les plus déterminés de l’Ukraine et des pro-Poutine.

Pour ce qui est d’Orban, il s’agit aussi de lui souhaiter une victoire lors des législatives qui vont avoir lieu alors même que les sondages le donnent perdant.

Une fois encore les Etats-Unis de Trump font de l’ingérence dans les affaires des pays membres de l’Union européenne avec le but avoué d’affaiblir cette dernière, voire de la détruire.

Non, le voyage de Marcio Rubio sur le continent n’était pas celui d’un ami.


mardi 17 février 2026

Le Focus. Navalny a bien été assassiné par Poutine


Le Royaume-Uni, la Suède, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas ont publié un communiqué commun sur la mort, il y a deux ans, d’Alexeï Navalny dans un camp de concentration de Poutine.

Ces cinq pays estiment «qu’Alexeï Navalny a été empoisonné avec une toxine mortelle».

Et d’expliquer :
«Il s’agit de la conclusion à laquelle sont parvenus nos gouvernements après analyse des échantillons prélevés sur Alexeï Navalny. Ces analyses ont confirmé de manière concluante la présence d’épibatidine.
L’épibatidine est une toxine présente dans les grenouilles venimeuses d’Amérique du Sud. Elle n’existe pas à l’état naturel en Russie.
La Russie a affirmé que Navalny était mort de causes naturelles. Cependant, compte tenu de la toxicité de l’épibatidine et des symptômes rapportés, l’empoisonnement est la cause très probable de son décès. Navalny est décédé alors qu’il était détenu en prison, ce qui signifie que la Russie avait à la fois les moyens, le mobile et l’opportunité de lui administrer ce poison.
Le mépris répété de la Russie pour le droit international et la Convention sur les armes chimiques est évident.
En août 2020, le Royaume-Uni, la Suède, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et leurs partenaires ont condamné l’utilisation par la Russie du novichok pour empoisonner Alexeï Navalny.
Cette condamnation faisait suite à l’utilisation par la Russie du novichok à Salisbury en 2018, qui avait entraîné la mort tragique d’une Britannique, Dawn Sturgess.
Dans les deux cas, seul l’État russe disposait des moyens et du mobile nécessaires pour mener à bien ces attaques, au mépris du droit international.
Ces dernières découvertes soulignent une fois de plus la nécessité de tenir la Russie responsable de ses violations répétées de la Convention sur les armes chimiques et, dans le cas présent, de la Convention sur les armes biologiques et à toxines.
Nos représentants permanents auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ont écrit aujourd’hui au directeur général pour l’informer de cette violation de la Convention sur les armes chimiques par la Russie.
Nous sommes également préoccupés par le fait que la Russie n’ait pas détruit toutes ses armes chimiques.
Nous utiliserons, avec nos partenaires, tous les leviers politiques à notre disposition pour continuer à demander des comptes à la Russie.»

Ce communiqué a le mérite de la clarté et confirme ce dont on se doutait: Poutine a bien assassiné Navalny.

Ceci démontre une nouvelle fois ce qu’est Poutine comme personnage nocif et particulièrement vicieux.

On comprend mieux, à la fois, ses bombardements continuels contre la population civile ukrainienne, son absence de scrupules à envoyer les jeunes russes se faire tuer en masse sur le front et sa volonté de poursuivre son agression contre l’Ukraine quel qu’en soit le coût humain.

Comme ce fut le cas pour Hitler, il est certain que le monde serait plus en sécurité sans Poutine.