Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mardi 27 mai 2025

Commentaire. George Floyd en train d’être étouffé à nouveau par Trump


«I can’t breathe», je ne peux pas respirer.

Il y a cinq ans, à Minneapolis, un policier, devant témoins et téléphones portables, a tué un noir en l’empêchant de respirer lors d’une arrestation aussi violente que sans raison, policier condamné à 22 ans de prisons mais dont certains extrémistes demandent à Donald Trump de le gracier...

George Floyd, 46 ans, devenait un nouveau martyr de ce racisme qui n’a jamais disparu aux Etats-Unis et qui s’affiche de plus en plus ouvertement dans certains cercles qui sont proches de Trump et de ses soutiens.

Devenu icône emblématique de lutte contre les violences faites à la communauté noire, il a rejoint une longue liste de morts qui jalonnent chaque année le quotidien qu’elle subit.

Sans adouber les thèses selon lesquelles les Etats-Unis seront à jamais incapables de se sortir de ce racisme ambiant parce que le pays a été fondé sur une inégalité originelle entre ses habitants, les noirs esclaves n’étant même pas comptés comme des êtres humains à part entière et encore moins comme des citoyens, c’est vrai que la question, alors qu’il va fêter l’année prochaine les 250 ans de sa déclaration d’indépendance, est très loin d’être réglée.

Mais, malgré les événements dramatiques comme le meurtre de Floyd, des raisons d’espérer existaient même si les progrès étaient beaucoup trop lents.

Les premières alertes vinrent lors du premier mandat de Trump dont on ne rappellera jamais assez qu’il a été biberonné au racisme de son père envers ses locataires noirs qu’il exploitait éhontément dans ses taudis.

Ses accointances avec les mouvements suprémacistes blancs sont connues et documentées.

Avec son second mandat, il veut encore aller plus loin en supprimant toutes les lois et les aides spécifiques qui bénéficient à la communauté noire justifiées par sa condition depuis que la création des colonies britanniques en Amérique.

Même si un débat peut être légitime de savoir si la législation est adaptée ou non et si elle va parfois trop loin, elle ne peut être remise en cause au motif que les raisons de son existence auraient disparu.

Ce n’est pas vrai et la mort de George Floyd en témoigne.

 


lundi 26 mai 2025

Point de vue. Trump a donc autorisé Poutine à continuer ses bombardements pour tuer des civils


Tous les jours des bombardements russes font des morts civils en Ukraine.

Et ce, après la conversation téléphonique entre Trump et Poutine qui selon l’extrémiste populiste de la Maison blanche s’est merveilleusement déroulée même s’il n’a strictement rien obtenu!

Ou peut-être qu’il a eu ce qu’il voulait, c’est-à-dire une relation privilégiée avec le dictateur russe et cela sur le dos de Zelensky et, surtout, sur la vie d’hommes, de femmes et d’enfants ukrainiens.

En tout cas, ce coup de fil qui a duré longtemps n’a pas calmé les ardeurs meurtrières du boucher du Kremlin, bien au contraire.

Mais à quoi peut bien servir ces raids qui sèment la mort?

A faire peur aux Ukrainiens?

Il leur en faut plus.

A ce qu’ils se rendent sans concession?

C’est ignorer leur esprit de résistance.

A obliger Zelensky à une paix dans le déshonneur?

C’est ne rien comprendre au président ukrainien.

Alors, à faire le beau devant Trump en montrant ses muscles malgré ses centaines de milliers de morts parmi ses troupes et son économie en train de s’effondrer?

C’est malheureusement une option des plus crédibles avec celle qui démontre que le but de Poutine, c’est bien la destruction de l’Ukraine pour mettre en place dans un territoire sous sa coupe, un régime à sa botte.

En tout cas, cela ne suscite guère de réaction de Trump et de ses minions qui ne lèvent pas le petit doigt pour sauver les vies de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants.

Bien sûr, Trump vient de déclarer qu’il ne comprenait pas Poutine, qu’il était devenu «fou», qu’il n’était plus le même qu’il connaissait et qu’il devait arrêter ses bombardements sur les civils.

Mais, il n’a pas annoncé de sanctions immédiates qui auraient eu un impact sur les agissements de ce «fou» et, dans le même temps, il a critiqué Zelensky!

Alors, redisons-le encore et encore, Trump a bien du sang d’innocents ukrainiens sur les mains qu’il le reconnaisse ou non.

De ce fait, il est bien un complice de Poutine et cela depuis longtemps, ces dénégations et ces rodomontades contre ce dernier n’étant que des diversions honteuses et ignominieuses.


dimanche 25 mai 2025

Commentaire. Le lente fuite en avant de Netanyahou qui rejaillit sur Israël et les Juifs


Comment en moins de deux ans, après le massacre barbare du Hamas contre des innocents en Israël, Benjamin Netanyahou a réussi à faire en sorte que le crédit de son pays soit au plus bas et que les Juifs soient en danger dans le monde?

Bien sûr, Netanyahou est premier ministre à la suite d’élections libres et démocratiques mais le peuple israélien d’hier, d’aujourd’hui et de demain n’est pas réductible à cet homme politique d’extrême-droite corrompu et animé d’un égo surdimensionné et de peu de compassion pour autrui.

De même qu’Israël.

En réalité, ce n’est guère une surprise, tellement Netanyahou est dépourvu de valeurs humanistes et d’une quelconque éthique politique.

Ce fervent partisan du grand Israël qui aimerait voir tous les Arabes quitter la Palestine a toujours joué sur le conflit tant en politique intérieure qu’extérieure et a su jouer finement sur les peurs de ses compatriotes pour sa carrière politique.

Après de le 7 octobre 2023, au lieu d’emmener avec lui la communauté internationale et à affermir les positions d’Israël vis-à-vis de celle-ci, il a réussi exactement le contraire.

L’assassinat de deux membres de l’ambassade d’Israël à Washington cette nuit lui est grandement imputable et ces deux personnes innocentes ont payé le prix de sa fuite en avant vers l’extrémisme le plus radical – avec le soutien de Donald Trump – en se couvrant les mains du sang de femmes et d’enfants comme le firent les terroristes du Hamas.

Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit, de la loi du talion, d’œil pour œil et dent pour dent dans une vengeance sans fin et sans issue, même s’il parvenait à tuer tous les habitants de Gaza ou tous les terroristes du Hamas présents.

Mais Netanyahou ne pense pas à l’avenir de son pays et au bien-être de sa population, uniquement à sa carrière et à ne pas finir en prison pour toutes les corruptions dont il est responsable.

Ni Israël, ni les Juifs ne méritent d’en payer le prix.

A voir comment le gouvernement israélien a réagit en imputant la responsabilité des assassinats de Washington en rejetant leur responsabilité sur les organisations humanitaires ainsi que sur des pays dont le Royaume-Uni et la France, ce déni de la réalité risque fort de provoquer encore plus de violence.