Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 28 janvier 2016

Présidentielle USA 2016. Barack Obama plus proche de Clinton que de Sanders

Lors du dernier débat de la primaire démocrate, Hillary Clinton a défendu et s’est approprié le bilan centriste d’Obama face à Bernie Sanders.
Rien d’étonnant à cela car, même si les différences existent entre Clinton et Obama, différences notamment en politique étrangère, il faut rappeler que tous les deux sont des centristes et ont donc d’énormes points de convergences.
Et que Bernie Sanders, lui est un socialiste alors que Barack Obama a toujours déclaré qu’il n’en était pas un.
D’ailleurs, l’aile gauche du Parti démocrate voulait déjà présenter un candidat contre Obama en 2012, estimant le président des Etats-Unis beaucoup trop modéré, voire conservateur...
Dans une interview au magazine conservateur Politico, Barack Obama renvoie l’ascenseur à Hillary Clinton en affirmant qu’elle est une bonne personne, intelligente et qui prend soin de son pays.
Selon lui, les difficultés qu’elle peut rencontrer actuellement viennent de ce qu’elle est une personnalité de premier plan et qu’elle fait la course en tête alors que Bernie Sanders bénéficie de la nouveauté.
En outre, il estime que le parcours politique de son ancienne secrétaire d’Etat «est la reconnaissance que la traduction des valeurs dans la gouvernance et le travail concret est en fin de compte le boulot de la politique, ce qui fait la réelle différence pour les gens dans leurs vies quotidiennes».
Ce pragmatisme, Barack Obama la pratiqué durant toutes ses années à la Maison blanche, loin de la vision politique de l’idéologue Sanders.
Par ailleurs, Barack Obama a estimé que les médias sont parfois injustes avec Hillary Clinton et l’avaient été en 2008 lors des primaires qui avaient vu sa victoire sur celle qui est devenue ensuite sa secrétaire d’Etat.
Une évidence pour les observateurs impartiaux qui revoient le même «Hillary bashing» de la part des journalistes que celui qui a prévalu alors et qui, combiné avec la fascination qu’Obama exerçait auprès de ceux-ci, a largement contribué à sa défaite il y a huit ans.
A la question du journaliste de savoir si Hillary Clinton recevait une attention injuste des journalistes, il a répondu «oui».
De son côté, Bernie Sanders essaie actuellement de recréer l’atmosphère qui a porté Obama à ma Maison blanche en tentant de capter sa dynamique de 2008 et se présenter comme son successeur naturel, ce qu’Obama lui dénie.
Ainsi, à la question de savoir si Bernie Sander lui rappelait ce qu’il était en 2008, il a répondu «Je ne pense pas que cela soit vrai».

Alexandre Vatimbella

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mardi 26 janvier 2016

Présidentielle USA 2016. Devant la montée de Trump et Sanders, Bloomberg prêt à y aller

Selon le New York Times, Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York et propriétaire de l’empire des médias financiers qui porte son nom, aurait demandé à ses collaborateurs et à ses soutiens de se tenir prêt en vue d’une éventuelle candidature à la Maison blanche.
Le milliardaire âgé de 73 ans a toujours caressé l’idée de se présenter à la présidentielle.
Catalogué comme un «independent» centriste, il a été tour à tour membre du Parti démocrate et du Parti républicain, toujours membre de l’aile centriste des deux grands partis.
Après trois mandats à la tête de la mairie de New York, il avait décidé de reprendre les rênes de son entreprise et, dans le même temps, de soutenir un certain nombre d’hommes et de femmes politiques modérés et/ou qui luttaient pour un contrôle des armes à feu ou pour des mesures sanitaires en matière d’alimentation ou encore pour la protection de l’environnement mais sans descendre lui-même dans l’arène publique.
Même s’il a affirmé à plusieurs reprises qu’il était intéressé par la présidence du pays, il a toujours fait remarqué que n’étant pas membre d’un des deux grands partis, il avait peu de chance d’obtenir l’investiture de l’un d’eux et que l’histoire prouvait qu’aucun candidat sans avoir celle-ci ne pouvait l’emporter.
De plus, Bloomberg est un milliardaire newyorkais, juif, divorcé et remarié, ce qui est généralement un handicap pour séduire les électeurs de l’Amérique profonde.
Sauf que Donald Trump est en train de faire voler en éclat ces postulats.
D’une part, une grande majorité de son électorat le suivrait s’il n’était pas investi par les républicains et qu’il se présentait en «independent».
D’autre part, comme Bloomberg, il est un milliardaire newyorkais, divorce et remarié et, s’il n’est pas juif, il est incapable de citer un passage de la Bible correctement.
Ce qui ne l’empêche pas d’être en tête des candidats préférés des religieux intégristes chrétiens, notamment des évangélistes.
Car le succès de Trump, qui pourrait être aussi celui de Bloomberg, est qu’il est en-dehors du système politique de Washington, qu’il n’a pas besoin de l’argent venu d’ailleurs pour se présenter (ce qui fait qu’il est vu comme n’étant pas prisonnier d’intérêts financiers et économiques particuliers qui le financeraient) et qu’il dit ce qu’il pense.
De ce point de vue, Michael Bloomberg a toujours eu une parole libre et est prêt, selon le New York Times, a dépensé un milliard de dollars pour sa campagne.
De plus, ses chances de gagner, qu’il estimait nulles auparavant, pourraient bien être réelles.
En effet, du côté républicain, ce sont deux candidats qui font peur à une majorité d’Américains qui sont actuellement en tête des intentions de vote, Donald Trump, le populiste démagogue, et Ted Cruz, l’homme d’extrême-droite.
L’establishment républicain est en plein désarroi et tente de torpiller ces deux candidatures sans succès pour l’instant.
Le magazine conservateur National Journal vient même de publier un appel de nombreux intellectuels conservateurs pour faire barrage à Trump.
Du côté démocrate, le socialiste populiste anti-milliardaire, Bernie Sanders fait mieux que se défendre face à Hillary Clinton et pourrait bénéficier du même rejet de la classe politique (même si, paradoxalement, il en fait partie depuis longtemps) pour la menacer, voire la battre pour être le candidat du parti.
Si l’on se retrouve avec un duel Trump-Sanders (voire Cruz-Sanders), Michael Bloomberg estime qu’il peut l’emporter en étant le troisième homme providentiel de l’électorat modéré qui, jusqu’à preuve du contraire, est nettement majoritaire aux Etats-Unis.
Interrogés par le New York Times, les collaborateurs de Bloomberg ont expliqué avoir déjà «ébauché un plan de campagne dans lequel l'ancien maire, une personnalité discrète et cérébrale, livrerait une série de discours de politiques détaillées, soutenus par une campagne de spots TV intense, qui le présenteraient aux électeurs dans tout le pays comme un technocrate solutionneur de problèmes et un homme d'affaires self-made-man, qui comprend l'économie et qui a géré une administration bipartisane à New York».
Quoiqu’il en soit, il a déjà commandé un sondage pour savoir où il en était (dont les résultats demeurent secrets pour l’instant) et il devrait en commander un après les premières primaires de l’Iowa et du New Hampshire si Trump (ou Cruz) et Sanders les remportaient.
Si Michael Bloomberg se présentait face à Donald Trump et Bernie Sanders, l’élection du 8 novembre prochain serait unique en son genre depuis l’indépendance du pays, même pas comparable à celle de 1912 où Theodore Roosevelt se présenta comme troisième homme face à Woodrow Wilson et William Taft (ceux-ci n’étant pas des populistes ou des extrémistes).
Et, porter la première fois de l’histoire du pays, un «independent» au pouvoir.

Alexandre Vatimbella

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lundi 25 janvier 2016

Chine - Taïwan - Les centristes taïwanais remportent la présidentielle et les législatives

C’est le parti DPP qui a remporté les élections générales à Taïwan le 16 janvier.
Pour la première fois dans l’histoire contemporaine de l’île d’un peu plus de 23 millions d’habitants, c’est une formation de centre-gauche qui aura, en même temps, son représentant à la tête du pays et qui sera majoritaire au parlement.
Créé en 1949 par les nationalistes du Kuomintang qui venait d’être battus par les communistes en Chine continentale, le régime politique de l’île est devenu, petit à petit, démocratique.
Le DPP est un parti attaché à l’indépendance de Taïwan face aux revendications d’annexion de Pékin et qui refuse l’idée d’une réunification qui, en plus, ferait perdre son caractère démocratique au pays.
Sa pensée politique est sociale-libérale, pro-marché, progressiste et anti-communiste.
A l’élection présidentielle c’est Tsai Ing-wen qui a été élue avec 56,3% des voix, devenant ainsi la première femme à occuper la fonction suprême.
Aux législatives, le DPP a obtenu 60,17% des voix et 68 sièges sur 113, soit la majorité absolue, battant le Kuomintang, une première au parlement depuis la création du régime.
La Chine a évidemment suivi de près cette élection et souhaitait ouvertement la défaite du DPP.
Elle a réagi d’ailleurs en mettant en garde les autorités de Taïwan à propos de l’indépendance.
En effet, le parti communiste chinois et le Kuomintang se sont affrontés de 1949 jusque récemment pour être le seul représentant légal de la Chine au niveau international.
Du coup, Taïwan n’a jamais été une entité indépendante de la Chine continentale.
La reconnaissance du régime communiste à la place du celui du Kuomintang qui s’est opérée à l’ONU en 1971 fait que Taïwan n’est plus représentée aujourd’hui dans les instances internationales car l’île n’a jamais proclamé son indépendance.
Le DPP le souhaite et veut que le pays se nomme officiellement République de Taïwan, ce qui est inacceptable pour Pékin.
A noter que le DPP fait partie de la Fédération internationale libérale (LI, Liberal international) avec des partis centristes comme les libs-dems britanniques ou le Mouvement réformateur belge.

Le Rédaction

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jeudi 21 janvier 2016

Présidentielle USA 2016. La droite républicaine au secours du socialiste Sanders contre la centriste Clinton!

Comment battre le candidat démocrate en novembre prochain? En faisant battre Hillary Clinton lors de la primaire et en faisant nommer Bernie Sanders.
Devant la peur de voir Donald Trump ou Ted Cruz être leur candidat, voilà la solution qu’ont trouvée les républicains pour conquérir la Maison Blanche!
Car si certains sondages montrent que Bernie Sanders battrait plus facilement Donald Trump ou Ted Cruz, il est fort probable que le sénateur du Vermont ne sera pas le vainqueur de la primaire démocrate, tant il est incapable pour l’instant de rallier à lui les afro-américains et les latinos qui sont essentiels pour gagner cette compétition.
Sauf si, bien sûr, Hillary Clinton est totalement discréditée pour être la candidate démocrate le 8 novembre.
Pour cela, il faut qu’elle soit présentée comme une candidate trop molle face aux intérêts financiers et trop attentiste vis-à-vis de la classe moyenne et de ses problèmes de revenus.
Bernie Sanders a déjà attaqué l’ex-secrétaire d’Etat de Barack Obama par ces biais avec une agressivité de plus en plus grande sans pour autant avoir pu la déconsidérer suffisamment jusqu’à présent dans l’électorat démocrate.
Mais, dans cette entreprise, il est en train de recevoir de l’aide de… l’extrême-droite et des conservateurs radicaux républicains!
Comme l’explique le journaliste Zeke Miller sur le site web de Time magazine, «Les républicains acclament l'ascension de Bernie Sanders, l’ayant déclaré gagnant du débat démocrate de dimanche soir (ndlr: 17 janvier) et défendant son bilan face aux attaques d’Hillary Clinton. Cette volonté découle de leur croyance qu'il sera un adversaire beaucoup plus facile à battre que Clinton en novembre prochain. American Crossroads, le super PAC de Karl Rove (ndlr: ancien éminence grise de George W Bush) est en pointe dans cette stratégie avec une pub diffusée dans l'Iowa qui critique les liens de Clinton avec Wall Street, cherchant ainsi à booster Sanders.»
Cette alliance entre la Gauche et la Droite américaines à l’encontre d’Hillary Clinton rappelle une règle politique qui veut que le Centre soit toujours attaqué à la fois à sa droite et à sa gauche, rendant sa tâche beaucoup plus compliquée puisqu’accusé d’être de droite par la Gauche et de gauche par la Droite.
Il suffit d’ailleurs de lire la presse américaine pour s’en rendre compte, Hillary Clinton étant sans cesse attaquée pour être, au choix, trop «liberal» (de gauche) ou trop conservatrice.
Dans cette période où la colère des électeurs républicains et démocrates est récupérée par les démagogues populistes (Donald Trump et Bernie Sanders principalement), cette stratégie républicaine pour éliminer Hillary Clinton pourrait bien donner des résultats et mettre la candidate centriste en difficulté.

Alexandre Vatimbella

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mercredi 20 janvier 2016

Présidentielle USA 2016. Les «machines à perdre» républicaine et démocrate à toute vapeur!

En regardant les sondages sur la présidentielle américaine, on peut se demander qu’elle «machine perdre», de la démocrate ou de la républicaine va l’emporter le 8 novembre prochain laissant ainsi gagner l’adversaire!
Tout le monde connait le fonctionnement d’une machine à perdre qui est en l’occurrence, pour un parti, de nommer un candidat à la présidentielle qui n’a aucune chance de l’emporter.
Une machine particulièrement efficace aux Etats-Unis pour couler un parti depuis que les primaires sont vraiment démocratiques, a qui a abouti à des situations où, du côte républicain, la candidature de Barry Goldwater face à Lyndon Johnson en 1964, et du côté démocrate, la candidature de George Mc Govern face à Richard Nixon en 1972, furent de véritables désastres.
Or, en cette année 2016 où le populisme et la démagogie sont présents en force du côté républicain mais aussi du côté démocrate avec cette «rage» de ces sympathisants des deux bords qui constituent la base de l’électorat des primaires, on pourrait aboutir à la nomination de ce que l’on appelle deux candidats inéligibles!
Bien évidemment, un de ces deux l’emporterait, à moins qu’un troisième larron ne sente le coup et se présente en «independent» avec une grande chance, pour la première fois de l’histoire politique des Etats-Unis, de se faire élire.
On n’en est pas encore là mais la domination de Donald Trump dans la course à la candidature républicaine (avec en second Ted Cruz, tout aussi «inéligible») et la remontée actuelle dans les sondages de Bernie Sanders dans la course à la candidature démocrate montrent que cette éventualité de deux candidats inéligibles n’est pas tout à fait une vue de l’esprit, loin de là.
Quant au candidat «independent», plusieurs personnalités y ont pensé même si aucune (à part Trump s’il n’obtenait pas l’investiture républicaine) n’y a fait réellement allusion jusqu’à présent sérieusement et/ou officiellement.
Mais, de l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, à l’ancien candidat républicain en 2012, Mitt Romney, les prétendants à cette candidature pourraient être nombreux.
Ils se présenteraient sans doute comme des candidats responsables, modérés, voire centristes pour contrer les candidats populistes.
S’il devait y avoir un duel Donald Trump ou Ted Cruz face à Bernie Sanders (et donc sans troisième homme) et si l’on se fie à ce que rejette en priorité la société américaine, les deux premiers devraient l’emporter.
Donald Trump, démagogue populiste, et Ted Cruz, démagogue conservateur voire proche de l’extrême-droite sur certains sujets, devraient faire moins peur que le socialiste Bernie Sanders même si les trois sont aujourd’hui des antisystèmes et des pourfendeurs de tous les «profiteurs» (même si ceux-ci ne sont pas toujours les mêmes…).
Mais rien n’est simple pour cette élection puisque des sondages ont montré que Bernie Sanders pourraient l’emporter plus aisément face à Trump ou Cruz qu’Hillary Clinton.
Ainsi, la moyenne des derniers sondages calculée par le site RealClearPolitics donne à Bernie Sanders une avance de deux points sur Donald Trump et plus de trois points sur Ted Cruz alors que la centriste Hillary Clinton possède moins de deux points d’avance sur Donald Trump et est en retard de deux points sur Ted Cruz.
Même si l’on sait que ces sondages sur l’élection générale ne veulent pas dire grand-chose aux Etats-Unis si loin de l’échéance et que ceux-ci donnent souvent des résultats peu fiables, le sénateur du Vermont de 74 ans, admirateur de l’ancien candidat radical du parti socialiste américain, Eugene Debs, s’en est évidemment emparé pour affirmer un peu partout, comme dernièrement sur CBS qu’il est le mieux placé pour gagner la présidentielle du côté démocrate.
Si l’on assiste à une duel Trump-Sanders, au-delà du fait qu’il s’agira des candidats qui n’étaient pas ceux de l’establishment de deux grands partis, on aura affaire à deux candidats qui ne viennent pas, non plus, de l’intérieur des partis.
Si Donald Trump se dit aujourd’hui républicain, il a été beaucoup plus longtemps démocrate, voire sans affiliation particulière.
De son côté, Bernie Sanders n’est pas membre du Parti démocrate mais seulement rattaché au groupe démocrate du Sénat à Washington.
L’élection d’un des deux serait à coup sûr une grande claque pour le Parti démocrate et le Parti républicain.
Sans doute ceux-ci la méritent-ils tant ils ont une image désastreuse dans l’opinion avec un Congrès souvent incapable de fonctionner normalement depuis des années à cause d’une incapacité à travailler ensemble et à des visions idéologiques de plus en plus clivées, surtout du côté républicain mais aussi présentes chez certains démocrates.
Néanmoins, ce serait une très mauvaise nouvelle pour les Etats-Unis (et le monde), car les programmes des deux hommes sont dangereux, particulièrement en matières économique et de politique étrangère.
Leur populisme et leur démagogie ainsi que leur isolationnisme les rend, néanmoins, largement inapplicables sauf à provoquer une grave crise qu’aucun ne prendra le risque de prendre, sans doute.
Mais les mesures emblématiques que les deux hommes pourraient prendre ainsi que l’atmosphère générale de leur présidence recèleraient un véritable danger.
Les observateurs avaient (à tort) la manie d’affirmer que les élections américaines n’étaient pas idéologiques comme en Europe et mettaient aux prises des candidats «blanc bonnet et bonnet blanc» qui étaient largement interchangeables et d’accord sur presque tout.
Cette élection pourrait être un exemple du contraire.
Malheureusement.

Alexandre Vatimbella

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