Les Actualités sur Mondiaglobalisation

lundi 31 janvier 2011

MONDIALISATION-CHINE-ECONOMIE. La Chine ne veut pas qu’on lui retire son statut de pays émergent


Avec sa très forte croissance et sa montée en puissance dans de multiples secteurs, nombreux sont ceux qui estiment que le pays est devenu «avancé». Pékin crie au complot!
Par le biais du quotidien officielle du Parti communiste chinois, le Quotidien du Peuple, le pouvoir à Pékin s’est à nouveau offusqué que l’on puisse retirer à la Chine son statut de pays émergent pour en faire un pays avancé. Deuxième économie mondiale en 2010 (certains affirmant même que son poids réel en fait la première puissance en la matière), beaucoup d’experts et d’officiels ont récemment fait part de leur hostilité à le considérer comme émergent.
Ils estiment ainsi que la Chine profite de sa qualification d’émergent pour ne pas agir comme devrait le faire la grande puissance économique qu’elle est désormais. Cela impliquerait de se montrer plus responsables dans ces décisions internationales et de s’impliquer beaucoup plus qu’elle ne le fait actuellement dans la régulation de la mondialisation.
Mais cela changerait aussi l’image de la Chine dans le monde. Aujourd’hui, Pékin se présente encore comme un leader des pays en développement, ce qui lui assure une certaine estime en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud même si beaucoup de peuples à travers le monde ne sont plus dupes.
En réponse, la Chine crée au complot en rappelant, comme à son habitude, que son revenu par habitant est encore très bas et que son poids réel dans l’économie mondiale demeure encore réduit par rapport aux Occidentaux. Reste que ce statut de pays émergent devrait de plus en plus lui être contesté dans les mois et les années à venir.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

dimanche 30 janvier 2011

LA SEMAINE DE LA MONDIALISATION. Un certain optimisme règne sur l’économie mondiale


En ce début d’année 2011, comme le note les organisateurs du Forum de Davos, 41° du nom, flotte un air d’espoir, de progrès et d’optimisme au-dessus de la mondialisation. Que ce soit au World economic forum (nom officiel de Davos) ou dans les bureaux des économistes à travers le monde, la tendance est dans la croyance que l’économie va continuer à croître même si les risques n’ont pas totalement disparu.
Une croissance qui devrait, notamment pour les pays émergents, être plus tournée vers la consommation intérieure pour être soutenable et pérenne dans les années à venir.
Bien entendu, tout n’est pas rose et l’actualité a tôt fait de nous le rappeler. Car les événements en Tunisie puis en Egypte, qui déstabilisent les pouvoirs en place et qui pourraient se transformer en des révolutions plus radicales, ont bien des origines économiques.
Ainsi, dans les deux pays arabes (et dans tous les autres, d’ailleurs), le chômage d’une jeunesse très nombreuse et l’inflation des prix alimentaires ont été les détonateurs d’une grogne qui n’attendait qu’une étincelle dans ces dictatures soft pour se manifester par une grande violence.
On ne sait pas encore comment ces événements vont évoluer mais il faudra bien que ces pays soient capables d’avoir un projet politique qui, notamment, fasse la chasse à la corruption et s’intéresse vraiment au développement économique de la société.
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org

samedi 29 janvier 2011

BRESIL-FINANCE. Le Brésil conteste les chiffres du FMI sur son déficit public


Selon le ministre des finances, le Fonds monétaire international s’est trompé dans son dernier rapport.
Guido Mantega, le ministre des Finances du Brésil, n’en décolère pas. Selon lui, les chiffres publiés par le Fonds monétaire international (FMI) sur le déficit des dépenses publiques sont erronés. Ainsi, pour 2010, le FMI estime que ce dernier se monte à 2,6% du PIB alors que pour les autorités brésiliennes, il sera de 2,4%. Surtout, pour 2011, les projections de l’organisation financière internationale sont de 3,1% (et 3,2% pour 2012) contre 1,8% pour le gouvernement de Brasilia.
Jean-Louis Pommery
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vendredi 28 janvier 2011

BRESIL-SOCIAL. De moins en moins de chômeurs brésiliens


Grâce à sa croissance économique, le pays a réussi à baisser significativement le nombre de ses demandeurs d’emplois.
Grâce à la croissance de son économie de 7,5%, le taux de chômage du Brésil s’est élevé à 6,7% à la fin de l’année 2010. Cela représente une baisse de 1,4 point par rapport à l’année précédente. La fin de l’année a été particulièrement bonne pour l’emploi puisque le mois de décembre a enregistré une baisse des demandeurs d’emploi de 5,3%. Et selon le ministère du Travail brésilien, le pays a créé 2,5 millions d’emplois en 2010 alors que les autorités ne prévoyaient n’en avaient prévu que 1,5 millions.
Louis-Jean de Hesselin
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jeudi 27 janvier 2011

CHINE-AUTOMOBILE. Premier marché automobile mondial, la Chine s’inquiète d’un trop plein de voitures


Pour la seconde année consécutive, le marché automobile chinois est numéro un dans le monde. Mais des villes comme Pékin veulent réduire le nombre de voitures sur leur territoire et rationnent désormais les immatriculations.
Avec 18,06 millions de véhicules vendus dans le pays en 2010, la Chine est le marché automobile numéro un mondial. Une position qu’elle avait déjà occupée en 2009 pour la première fois de son histoire en détrônant les Etats-Unis.
On le sait, les statistiques chinoises incluent les autobus et les petits camions. Sans eux, les ventes ont représenté 13,8 millions de véhicules particuliers. C’est une hausse de 33% en un an, en baisse néanmoins par rapport à 2009. Pour cette année 2011, la progression devrait être que de 10% à 15% du fait de l’arrêt des subventions aux petits modèles moins polluants.
Pour autant, ces progressions des ventes ne sont pas une bonne nouvelle pour beaucoup de Chinois car elles ont des effets néfastes pour les grandes villes comme Shanghai et Pékin. Elles ont, toutes les deux, décidé des mesures afin de restreindre les immatriculations, par mise aux enchères à Shanghai, par tirage au sort à Pékin où seulement 240.000 nouvelles plaques seront mises sur le marché (alors que 700.000 immatriculations ont été enregistrées en 2010). Il faut dire que la capitale chinoise connaît des embouteillages géants quotidiennement et qu’elle est numéro un mondiale au niveau de la pollution automobile…
Alexandre Vatimbella
© 2011 LesNouveauxMondes.org