Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 13 octobre 2022

Le Focus. Etats-Unis - Le cas Hershel Walker

Pour les élections américaines des midterms (renouvèlement des membres de la Chambre des représentants et d’un tiers des sénateurs ainsi que nombre de gouverneurs et autres élus qui ont lieu à mi-mandat d’un président) début novembre, le Parti républicain présente, comme c’est devenu une habitude, des candidats incompétents, ignares, déversant des fake news en-veux-tu-en-voilà, adeptes des théories élucubrationistes (complotistes) dont le seul mérite est d’être des fanatiques inconditionnels de Donald Trump, prêts à l’accompagner dans sa croisade contre le régime démocratique.

Dans ce marigot de personnages inquiétants, voire dangereux, Hershel Walker est un cas emblématique.

Se présentant au poste de sénateur de Géorgie, cet ancien joueur de football américain, cumule toutes les «qualités» recherchées par les républicains: menteur, incompétent, réactionnaire et peut-être même complètement idiot!

Se présentant comme un homme religieux, défenseur intransigeant des valeurs «traditionnelles» – traduction: réactionnaires –, menant une lutte radicale contre l’avortement qu’il refuse même en cas d’inceste ou de viol, il a été rattrapé par la patrouille puisqu’il a obligé une de ses anciennes compagnes – il a multiplié les aventures sexuelles – à avorter!

Non content de se contredire comme à chacune des affaires qui lui sont reprochées, il a évidemment nié alors même qu’il a signé le chèque de paiement à la clinique qui a réalisé l’avortement et qu’il a envoyé une carte d’encouragement à sa compagne.

Poussant l’indécence jusqu’au bout, il a également nié connaître cette femme alors même qu’il a eu un enfant avec elle!

On a d’ailleurs appris ensuite qu’il avait tenté de la faire avorter une deuxième fois…

De même, les médias ont expliqué qu’il ne s’était jamais occupé de ses multiples enfants qu’il a eus avec plusieurs femmes différentes.

Pour expliquer leur soutien à cet énergumène qui a une vision assez distante avec la morale et la vérité, les responsables républicains vantent sa foi religieuse (sic!) qui serait un plus, selon eux, au Sénat alors que son opposant démocrate est un… pasteur!

Cette candidature est malheureusement dans la norme de ce qu’est devenu le parti de droite américain et les électeurs républicains devraient voter en masse en sa faveur comme ils le font avec d’autres personnages aussi désastreux…

Si l’on en n’est pas encore arrivé à cet extrême en France, rappelons tout de même l’incompétence et la bêtise d’un certains nombres de candidats présentés lors des dernières législatives par le RN et LFI dont certains ont été élus.

Ce qui est le plus grave c’est que tous ces candidats sont un autre moyen de dévaloriser la démocratie.

 

dimanche 9 octobre 2022

Point de vue. «Sobriété», «fin de l’abondance» et «monde d’après»

En présentant son plan de sobriété, le gouvernement met en place des mesures qui répondent à la situation présente due à la crise de l’énergie, conséquence directe de la crise internationale qu’a créée la guerre de Vladimir Poutine contre l’Ukraine.

Il acte également la fin de l’abondance dont a parlé récemment Emmanuel Macron.

Même si l’on ne peut pas parler d’une révolution, terme que ce dernier aime utiliser pour caractériser son action et son horizon politique, on entre malgré tout le cadre de ce monde d’après évoqué lors de la crise du covid19 où il s’agit de s’adapter aux nouvelles réalités.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, la reconnaissance par les actes de ce que l’on sait depuis longtemps qu’il faut apprendre à vivre sur une Terre où le mirage de la prodigalité a conduit l’Humanité vers l’impasse.

D’ailleurs, c’est plus de frugalité qu’il faudrait parler tout en l’associant à l’objectif que chacun de nous devrait pouvoir réaliser, être par ce que nous sommes et non par ce que nous possédons.

La société de consommation inventée au milieu du 19e siècle par les techniques du marketing et la foi que nous pourrions produire de manière illimitée des biens, a pris le pas sur une société de la réalisation de soi, de l’accomplissement personnel.

Tenter de (re)trouver l’essence même de l’existence où, tout en bénéficiant de la capacité de parvenir à contenter nos besoins matériels qui permettent une vie sereine, devrait être l’ambition de cette nouvelle société où, avec responsabilité, nous gérerons les ressources de la planète.

 

samedi 8 octobre 2022

Editorial. De la possibilité d’une apocalypse nucléaire déclenché par Poutine

Joe Biden croit Vladimir Poutine capable de déclencher une «apocalypse nucléaire».

Le président américain a même estimé que «nous n’avons pas été confrontés à la perspective d’une apocalypse depuis Kennedy et la crise des missiles cubains».

Mais son Administration a précisé immédiatement après cette déclaration que la menace n’était pas encore réelle, qu’aucune décision du Kremlin n’avait été prise et qu’aucun acte de l’armée russe n’avait été détecté sur le terrain qui pouvait laisser supposer une préparation de l’utilisation de l’arme atomique.

Cependant, quelle que soit la prégnance du péril, Biden voulait malgré tout partager son inquiétude car il a toujours estimé que le despote du Kremlin «ne plaisante pas quand il parle d’un usage potentiel d’armes nucléaires tactiques ou d’armes biologiques ou chimiques», d’autant plus, ajoute-t-il que «son armée, on pourrait le dire, est très peu performante».

Dès lors, s’interroge-t-il à l’instar de la plupart des experts:
«Comment peut-il s’en sortir? Comment peut-il se positionner de façon à ne pas perdre la face ni une portion significative de son pouvoir en Russie?»

Sommes-nous alors sous une vraie menace apocalyptique qui plane au-dessus de toute l’Humanité?

On pourrait répondre que nous l’avons toujours été depuis que les grandes puissances possèdent un arsenal nucléaire capable pour ceux des Etats-Unis et de la Russie de semé le chaos sur l’entière planète.

Pour autant, cette possibilité de destruction est tellement effrayante même pour ceux qui l’ont, que l’arme atomique est devenue, ce qui n’est pas un mince paradoxe, petit à petit le meilleur moyen… d’assurer la paix.

Elle sert donc avant tout à protéger ceux qui la détiennent comme l’a démontré la période qui va de 1945 à nos jours.

Même la crise des missiles de Cuba a renforcé cette thèse que personne ne voulait en arriver jusqu’à la guerre nucléaire.

Or, Poutine et ses sbires ont eux-mêmes remis au goût du jour qu’un tel conflit était possible et que rien ne les empêcherait de le déclarer s’ils le voulaient.

Ce qui n’est qu’une rhétorique pour l’instant pourrait-elle devenir une réalité?

Il n’y a pas de réponse catégorique, ce qui est déjà assez perturbant et angoissant.

Néanmoins, les va-t-en-guerre et jusqu’au-boutiste qui forment la cour poutinienne ne sont pas capables d’agir sans entraîner une partie de l’armée russe et un certain assentiment de la société civile.

Or rien ne permet de dire que celles-ci leur laisseraient agir tout en sachant qu’en déclenchant la guerre nucléaire, l’apocalypse les toucherait et signifierait pour la plupart leur disparition.

Reste cette terrible réalité que l’humain ne s’est jamais senti limité dans son pouvoir et que les armes qu’il a fabriqué ont toujours, in fine, servi…

 

vendredi 7 octobre 2022

Commentaire. Ukraine-Russie ou la suprématie de la démocratie sur l’autocratie

Une des thèses préférées et récurrentes des adeptes des régimes autocratiques et des admirateurs de leurs leaders est que ceux-ci seraient plus efficaces et que ceux-là seraient plus forts que la démocratie.

Vladimir Poutine nous prouve actuellement de manière éclatante de sa complète inanité.

Et les Ukrainiens, de manière salutaire, nous démontre chaque jour la puissance d’un combat pour la liberté.

En ces temps troublés et de relativisme où sont remis constamment en question les valeurs humanistes ainsi que les principes démocratiques, cette double démonstration est d’une importance capitale et sera certainement emblématique pour les années à venir.

Et ce, même si l’Ukraine devait perdre in fine la guerre ce qui semble être très loin d’être le pronostic raisonnable que l’on peut faire de l’invasion de Poutine à cette heure.

Autre constatation, la mobilisation sans faille, constante et efficace du monde libre pour aider les Ukrainiens a été également une totale réussite ce qui se surajoute à cette double démonstration.

Tout ceci, rappelons-le, alors que lors du déclenchement de l’agression du régime criminel en place à Moscou, on ne donnait pas cher de la résistance de Kiev dans ce qui devaient être un triomphe pour les régimes despotiques.

Cette suprématie de la démocratie sur l’autocratie doit être le départ d’une dynamique qu’il faut faire fructifier.

Elle doit être utilisée pour que ce soit les ennemis de la liberté, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des démocraties, qui vivent désormais dans la crainte.

Ne pas agir dans ce sens serait une faute politique.

samedi 1 octobre 2022

Point de vue. Non médias, la guerre de Poutine en Ukraine, ce n’est pas du taux d’audience, c’est la mort et la désolation

On reste souvent interdit sur la manière dont les informations sur la guerre de Poutine contre l’Ukraine sont traitées par les médias, surtout sur les talk-shows organisés sur le sujet qui sont souvent d’une ineptie désespérante voire d’une désinformation scandaleuse, le tout, évidemment, pour faire du taux d’audience.

On est précisément là dans le plus abject de ce que peuvent produire les médias, utiliser une tragédie humaine pour faire de l’argent.

Or, ici comme dans d’autres domaines, nous sommes dans ce qui est le cœur de l’information citoyenne, celle qui est faite pour donner le savoir à chacun et lui permettre d’être un individu éclairé, celle qui ne doit pas souffrir d’interférence avec des intérêts particuliers qu’ils soient partisans et/ou commerciaux.

Qu’il y ait des éditoriaux ou des tribunes libres pour que des personnes – on à peine à dire des experts tant la plupart sont à mille lieux de cette dénomination – qui veulent s’exprimer sur cette invasion russe et dont les médias veulent bien relayer la parole, nous sommes dans une démocratie où la liberté de pensée donc d’opinion est garantie.

En revanche, l’instrumentaliser avec des titres ronflants et anxiogènes à n’en plus finir, donner la parole à des propagandistes que l’on présente comme des spécialistes, entendre et lire des «analyses» venues de personnages qui manifestement sont des ignares sur la question, dire tout et son contraire en même temps pour investir tout le spectre des émotions, nous voilà dans une désinformation aussi intolérable que le sujet ne mérite pas, dans une démocratie, de tels procédés manipulatoires qui sont le déshonneur de ceux qui les utilisent.

Le citoyen en est donc réduit à essayer de lire entre les lignes pour tenter de savoir ce qui se passe réellement et comprendre les enjeux tel un jeu de piste alors même qu’il devrait pouvoir disposer des éléments bruts pour se faire sa propre opinion.

La dérive des médias est ici évidente même s’il faut toujours se rappeler qu’il n’y a jamais eu d’âge d’or où ceux-ci, avec une déontologie parfaite, n’exploitaient pas de manière éhontée les drames de l’existence.

Cependant, il n’existe quasiment plus d’organes de presse qui pouvaient compenser le spectaculaire grossier et déplacer de certains et donner la connaissance permettant une vraie réflexion citoyenne.