Les Actualités sur Mondiaglobalisation

lundi 5 avril 2010

MONDIALISATION-CHINE-ECONOMIE. Le Japon demande à la Chine d’être économiquement responsable


Lors d’une visite du ministre des finances japonais à Pékin, les deux pays ont convenu de développer leurs relations commerciales mais le Japon souhaite que la Chine prenne une décision sage vis-à-vis du yuan.

Lors de sa visite à Pékin, Naoto Kan, le vice-Premier ministre et ministre des Finances du Japon a demandé au gouvernement chinois de prendre une «décision sage» concernant la réévaluation du yuan. Naoto Kan a précisé qu’il avait indiqué à Wen Jiabao, le Premier ministre chinois, que le Japon n’avait pas de problème en la matière avec la Chine. Il a ajouté que ce dernier lui avait répondu que les relations bilatérales entre les différentes parties (Chine avec Etats-Unis, Europe et Japon) étaient différentes et qu’il ne fallait pas faire de déclarations unilatérales.

De son côté, la partie chinoise préfère communiquer sur le fait que la Chine et le Japon souhaitent développer leurs relations économiques comme l’a expliqué Li-Keqiang, vice-Premier ministre chinois qui veut, selon l’agence officielle chinois, Xinhua, que la Chine travaille «avec le Japon pour renforcer les échanges et la coopération, traiter des questions sensibles de manière appropriée et stimuler le développement des relations bilatérales».

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

dimanche 4 avril 2010

MONDIALISATION-CHINE-MONNAIE. Les Etats-Unis reportent un rapport alors que la Chine devrait réévaluer le yuan


Le fameux rapport du département américain du Trésor sur les devises mondiales dans lequel une accusation devait être portée contre la Chine pour manipulation de sa monnaie ne sera pas publié le 15 avril prochain alors qu’une appréciation de cette dernière est de plus en plus attendue dans les semaines à venir.

Le gouvernement américain a décidé de ne pas jeter de l’huile sur le feu vis-à-vis de la Chine alors que les rapports entre Washington et Pékin sont en train de se détendre mais également que la pression internationale se fait de plus en plus forte sur la réévaluation du yuan. Dernière en date, celle du Japon qui a demandé à la Chine de «prendre une décision sage».

Timothy Geithner, le secrétaire d’Etat américain au Trésor a ainsi déclaré qu’il avait décidé de reporter la publication du rapport biannuel sur les taux de change des devises internationales dans lequel il devait y avoir une mise en accusation du gouvernement chinois sur la manipulation du yuan.

Le report de ce rapport doit permettre une discussion dans les trois mois qui viennent afin de persuader les Chinois de réévaluer leur monnaie lors d’une série de réunions internationales et bilatérales qui vont se tenir dans ce laps de temps. Mais, surtout, les Américains ainsi que la plupart des pays du monde, espèrent que la Chine est désormais prête à faire un geste. Les déclarations de plus en plus nombreuses d’officiels sur la nécessité d’un yuan plus fort, la nomination récente à la Banque centrale d’économistes favorables à une hausse de la monnaie montrent que le gouvernement est en train de préparer les Chinois à cette réévaluation inévitable qui devrait détendre les relations internationales mais aussi permettre à la croissance chinoise de se stabiliser et d’éviter certains risques de surchauffe de l’économie.

Les marchés mondiaux sont d’ailleurs déjà en train de s’adapter à cette nouvelle donne monétaire. Reste à savoir si la réévaluation sera conséquente ou non, les experts n’étant pas d’accord sur le geste de Pékin en la matière.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

samedi 3 avril 2010

MONDIALISATION-CHINE-ECONOMIE. La Chine et les Etats-Unis renouent le dialogue au plus haut niveau


Pendant une heure, les présidents américain et chinois se sont entretenus par téléphone des problèmes internationaux et bilatéraux. La détente semble être désormais de mise.

Hu Jintao et Barack Obama auraient-ils désamorcés une crise profonde entre la Chine et les Etats-Unis qui semblait se profiler à l’horizon après un début d’année placée sur le mode de la confrontation entre les deux grandes puissances à propos de l’économie, du commerce et des relations internationales. Il est trop tôt pour l’affirmer mais force est de reconnaître que les présidents chinois et américains ont joué l’apaisement au cours d’un rendez-vous téléphonique d’une heure.

En matière économique, Barack Obama a déclaré que les Etats-Unis et la Chine devaient mettre en œuvre avec les autres grands pays mondiaux les décisions prises par le G20 pour «pour produire une croissance équilibrée et durable». Il a ajouté que les Etats-Unis comprenaient les défis auxquels la Chine est confrontée dans son développement économique tout en demandant que chacun deux pays fasse des efforts pour rassurer l’autre.

De son côté, Hu Jintao a expliqué que «la Chine et les Etats-Unis doivent tous deux dynamiser la reprise économique et maintenir un développement économique stable» tout en souhaitant «que les deux parties traiteront de manière adéquate les problèmes économiques et commerciaux, par le biais de consultations équitables».

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

vendredi 2 avril 2010

MONDIALISATION-BRIC-ECONOMIE. Le sommet de Brasilia du Bric parlera coopération, économie mondiale et aide au développement


La rencontre au sommet des chefs d’Etat du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine se tiendra les 15 et 16 avril sur fond de reprise économique et de croissance retrouvée pour les quatre grands pays émergents.

Le sommet annuel des chefs d’Etat du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) se tiendra les 15 et 16 avril prochain dans la capitale, brésilienne, Brasilia. L’ordre du jour, dévoilé par la partie chinoise sera consacré à quatre grands dossiers: la coopération entre les quatre pays, la coopération internationale dans le cadre du G20, la situation de l’économie mondiale et l’aide au développement des pays pauvres.

Malgré les critiques de certains économistes qui estiment que ce club des grands pays émergents n’a pas de raison d’être tant les situations des quatre pays sont différentes, leurs dirigeants continuent à se rencontrer à tous les niveaux et tiennent à ce forum international où leurs visions peuvent peser davantage que chacune de leur côté.

A noter qu’avant de se rendre au Brésil, le président Hu Jintao fera un détour par Washington pour parler avec le président Barack Obama d’éventuelles sanctions envers l’Iran sur la question nucléaire mais aussi, selon certaines sources, de la situation de la monnaie chinoise, le yuan, que les Américains estiment largement sous-évaluée et qui envenime les relations entre les deux pays.

Jean-Louis Pommery

© 2010 LesNouveauxMondes.org

jeudi 1 avril 2010

CHINE-ECONOMIE. Pour éviter les surproductions, le gouvernement mène une politique de regroupement industriel


Le plan de relance de l’économie décidée en 2009 a maintenu artificiellement des activités industrielles sans débouchés pour écouler les productions. Un problème important auquel doit faire face aujourd’hui le gouvernement.

Un des effets négatifs de l’important plan de relance économique de près de 450 milliards de dollars initiés par le gouvernement chinois au début de 2009 pour contrecarrer les effets de la crise économique et financière est la surproduction industrielle. Par un mécanisme très simple, les entreprises publiques ont pu avoir de l’argent frais soit par des subventions, soit par des prêts, afin de continuer à produire pour ne pas avoir à licencier et à participer à la croissance économique du pays mais sans débouchés réels pour leurs produits du fait de la baisse des exportations et de la consommation intérieure. Résultat, beaucoup d’entre elles ont été en surproduction et continuent à l’être, entraînées qu’elles sont dans cette spirale dangereuse qui, désormais, inquiète fortement les autorités de Pékin.

Du coup, afin de mettre fin à cette production excédentaire et réguler le marché, le gouvernement chinois a décidé de regrouper les entreprises. Premier secteur concerné la sidérurgie. Mais la tâche n’est guère aisée. D’une part, elle se heurte à l’hostilité des responsables régionaux qui y voient un danger pour leur pouvoir que la presse chinoise définit comme celui de «seigneurs féodaux» et d’autre part, cette fusion imposée est critiquée par des économistes qui auraient préféré que ce soit le marché lui-même qui l’impose et non une commission administrative qui, selon eux, crée d’importants gaspillages par ses décisions.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org