Les Actualités sur Mondiaglobalisation

lundi 8 mars 2010

MONDIALISATION-CHINE-INTERNET. Affaire Google: le gouvernement chinois veut-il négocier?


Alors que les autorités ont affirmé vouloir punir les cyberattaques contre le moteur de recherche américain si des preuves leur étaient transmises, Google réfléchit toujours à son avenir en Chine.

Google a réaffirmé qu’il ne se soumettrait plus à la censure actuelle en Chine sur ses activités internet. Une déclaration qui vient au moment où le gouvernement chinois a indiqué n’avoir reçu aucune demande de négociations de la part du moteur de recherche américain à ce sujet. Néanmoins, le fait qu’il parle de négociations – alors que celles-ci avaient été évoquées du côté de Google dès le mois de janvier - pourrait laisser penser que Pékin serait ouvert à un compromis.

C’est sans doute dans ce sens qu’il faut interpréter la volonté affichée des autorités chinoises de punir les responsables du piratage de Google si des preuves leur étaient fournies. Rappelons, toutefois, que le gouvernement américain a fait savoir que deux écoles d’ingénieurs, dont une travaillant avec les universités américaines, avaient été identifiées comme étant les sources d’où provenaient les attaques contre Google ce qu’a démenti catégoriquement le gouvernement chinois.

Reste que l’on voit mal la Chine supprimer la censure sur Internet alors qu’elle l’a renforcée cette dernière année et qu’elle se méfie de plus en plus de la toile en tant que lieu d’expression politique libre. Du coup, si le moteur de recherche américain demeure sur ses positions, il devrait normalement cesser ses activités sur le territoire chinois à court terme. C’est d’ailleurs le sentiment partagé par des employés de Google Chine qui ne voient pas comment un compromis pourrait être trouvé si les deux parties demeurent sur leurs positions.

Alexandre Vatimbella

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MONDIALISATION-ECONOMIE. Indicateurs composites de l’OCDE: la reprise économique se raffermit


Selon les données publiées par l’organisation internationale, le mois de janvier confirme les signes de reprise économique mondiale.

Les nouveaux indices composites pour le mois de janvier 2010 que vient de publier l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) confirment la réalité d’une reprise économique mondiale même si, pour ce début d’année, ce sont les pays développés qui montrent une vigueur plus forte que les pays émergents qui, eux, étaient sortis de la crise plus tôt.

Ainsi, L'indicateur composite avancé pour les Etats-Unis a augmenté de 0,9 point en janvier par rapport à décembre et de 11 points sur un an. Celui de la zone euro gagné 0,6 point sur un mois et 12,5 points sur un an. En Chine, l'indicateur est aussi en hausse de 0,1 point sur un mois et de 8,4 points sur un an. En revanche, l’Inde (baisse de l’indice sur un mois de 0,1 point) et le Brésil (baisse de l’indice de 0,2 point sur un mois) ont marqué quelque peu le pas.

Louis-Jean de Hesselin

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dimanche 7 mars 2010

MONDIALISATION-CHINE-INTERNET. Affaire Google: les Etats-Unis vont-ils porter plainte contre la Chine devant l’OMC?


Le gouvernement américain hésite à porter les problèmes de censure d’internet en Chine devant l’Organisation mondiale du commerce comme lui demande les dirigeants du célèbre moteur de recherche.

L’Administration Obama étudie en ce moment la possibilité de porter plainte devant l’OMC (Organisation mondiale du commerce) au sujet de la censure qui frappe le moteur de recherche Google sur l’internet chinois. Les dirigeants de ce dernier sont d’ailleurs favorables à cette démarche qui aurait certainement pour conséquence de tendre un peu plus les relations difficiles entre les Etats-Unis et la Chine actuellement. Ils auraient même fait une demande officielle en ce sens auprès de la Maison Blanche.

L’argumentation que les Américains pourraient développer est que la Chine entraverait les règles internationales de libre concurrence en la matière car la censure institutionnalisée par les autorités politiques aurait pour but de pénaliser les entreprises étrangères, et de favoriser, en retour, les entreprises chinoises, comme le moteur de recherche Baïdu. Evidemment la censure chinoise est avant tout politique mais elle a des implications – voulues ou non – sur le plan commercial en empêchant les entreprises étrangères présentes sur la toile chinoise de proposer leurs services dans toute leur étendue et, donc, d’être concurrentielles par rapport aux entreprises nationales.

Rappelons que l’affaire Google a débuté en Chine lorsque le moteur de recherche américain a découvert qu’on l’avait piraté notamment pour ouvrir des boites aux lettres de son service gmail. Un piratage que Washington a identifié comme venant de deux écoles chinoises ce qu’a démenti avec force Pékin. Suite à ce piratage, Google avait menacé de quitter l’internet chinois avant que l’affaire ne prenne une dimension politique avec l’intervention du gouvernement américain en faveur du moteur de recherche. Pour l’instant, Google est toujours présent en Chine et Washington étudie sa réponse et la graduation de celle-ci.

Alexandre Vatimbella

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samedi 6 mars 2010

CHINE-DEVELOPPEMENT. Hu Jintao réaffirme la nécessité d’un développement technologique de la Chine


Le Président chinois a, une nouvelle fois, déclaré que le pays devait changer son mode de croissance grâce à la technologie pour franchir un nouveau palier.

Les autorités chinoises savent que le pays possède un retard important en matière technologique vis-à-vis des pays développés. Depuis des années, la Chine tente d’acquérir les technologies de dernière génération auprès des occidentaux et du Japon. En vain. Que ce soit en proposant de les acheter, de créer des joint-ventures entre sociétés occidentales ou chinoises, de les acquérir par l’espionnage industriel ou d’obliger les entreprises qui passent de gros contrats avec la Chine de dévoiler leur savoir-faire, le gouvernement utilise tous les moyens possibles et imaginables. Jusqu’à présent, tous ces efforts n’ont pas permis un rattrapage conséquent.

Pour passer à une croissance sur la production de biens et de services à forte valeur ajoutée, la Chine doit absolument faire un bond technologique ces prochaines années. D’où la réaffirmation, une nouvelle fois, par Hu Jintao, le président chinois, de l’obligation pour la Chine de «développer davantage de technologies pour soutenir la transformation de son mode de croissance économique et sa restructuration économique». Au cours du même discours, tenu devant l’Assemblée populaire de la province du Jiangsu, il a appelé à «établir un système d'innovation technologique orienté vers le marché, dans lequel les entreprises joueraient un rôle important», selon l’agence de presse officielle Xinhua. Il a également expliqué que «les établissements d'enseignement supérieur et de recherche devaient jouer un rôle plus important dans l'innovation scientifique et technologique».

Alexandre Vatimbella

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vendredi 5 mars 2010

CHINE-CROISSANCE. Les 8% magiques de la croissance chinoise


Depuis les années 1980, le gouvernement chinois est obsédé par une croissance d’au moins 8 points par an qui n’est rien d’autre qu’un chiffre fétiche.

En 2010, le gouvernement de la Chine tablera sur une croissance de 8% du PIB comme va l’annoncer le Premier ministre, Wen Jiabao. Un chiffre qui va en surprendre plus d’un puisque les organismes internationaux et les experts chinois eux-mêmes estiment que cette croissance pourrait atteindre plus de 9%, voire un taux à deux chiffres.

Sans doute que le Parti communiste chinois veut être prudent devant les craintes d’une reprise mondiale trop molle et l’éclatement possible de bulles spéculatives en Chine même. Mais ce chiffre a quelque chose d’irrationnel qui ne manque pas d’étonner car il ne correspond à aucun calcul scientifique. Selon les Chinois, 8% permettrait une croissance qui garantit un taux de chômage bas et un développement plus ou moins harmonieux du pays. Mais il faut se rappeler qu’il a été lancé au hasard voici près de trente ans lorsque Deng Xiaoping avait demandé à son gouvernement de lui dire quelle était la croissance nécessaire à la Chine pour sortir de son sous-développement et que la réponse de ses collaborateurs avait été, sans aucune étude sérieuse, 8%...

Alexandre Vatimbella

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