Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 3 juillet 2008

CHINE-MONNAIE. La Chine demande aux Etats-Unis de stabiliser le dollar


C’est l’arroseur arrosé ! La Chine a demandé aux Etats-Unis de stabiliser leur monnaie alors que le yuan continue à être sous-évalué pour favoriser les exportations. Mais la baisse du dollar remet tout en question.


Afin de demeurer compétitive sur ses prix la Chine sous-évalue le yuan depuis des années. L’arrivée de nouveaux concurrents ainsi que la montée des coûts salariaux qui sont une menace pour ses exportations, la renforce dans cette voie condamnée par les Etats-Unis et l’Union européenne. Mais le Chine ne devrait pas changer cette politique monétaire d’autant que la baisse continue du dollar est un nouveau danger pour son économie. C’est pourquoi, lors de la visite de la secrétaire d’Etat américaine, Condoleeza Rice à Pékin, le Premier ministre chinois, Wen Jiabao a demandé aux Etats-Unis de « stabiliser le taux de change du dollar ». Cette demande quelque peu provocatrice intervient alors que les Etats-Unis avaient demandé voici peu, une énième fois, au gouvernement chinois de laisser le yuan s’apprécier par rapport aux autres monnaies mondiales…

Reste que la Chine est inquiète de la baisse continue du dollar (le yuan s’est apprécié de quelque 20% par rapport à la monnaie américaine depuis 2005) pour deux raisons. La première est évidemment le renchérissement du prix de ses exportations en sachant que les Etats-Unis sont les premiers destinataires des produits chinois à l’étranger. La deuxième est la dépréciation des avoirs des banques chinoises largement libellés en dollars même si le pays a décidé de diversifier ceux-ci dans d’autres monnaies comme l’euro. Et puis, il y a la nouvelle menace due à la baisse du dollar qu’est le renchérissement des matières premières en particulier du pétrole.


Alexandre Vatimbella

© 2008 LesNouveauxMondes.org

INDE-TRANSPORT. Grève des transporteurs routiers contre le carburant cher


A l’instar de ce qui se passe dans les pays occidentaux, les routiers indiens ont décidé de se mettre en grève illimité afin de demander des aides face à la montée irrésistible du prix des carburants.


Ils sont plusieurs millions de chauffeurs routiers à s’être mis en grève depuis mercredi afin de protester, comme leurs homologues dans de nombreux pays, contre la hausse continue des prix des carburants. Mais ils ont également ajouté une revendication locale avec la protestation contre la hausse des péages routiers qui a eu lieu en même temps que le relèvement des prix de l’essence et du diesel. Cette grève pourrait paralyser l’économie du pays du fait de l’importance du transport par route (estimé à 70% des marchandises transportées).

Selon Gurinder Pal Singh, président du All India Motor Transport Congress, principal syndicat du secteur, "la grève va durer tant qu'il n'y aura pas de solution de la part du gouvernement. Nous n'avons pas d'autre choix, nous subissons déjà de lourdes pertes. Le prix de diesel est tel qu'il ne nous reste rien pour vivre. Le gouvernement doit impérativement réduire les multiples taxes pour compenser cette hausse".


Jean-Louis Pommery
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mercredi 2 juillet 2008

CHINE-TELECOMMUNICATIONS. Près de 600 millions de Chinois possèdent un téléphone mobile


A la fin du mois de mai, la Chine comptait 592 millions d’abonnés au téléphone mobile. Un record mondial alors que les abonnés au téléphone fixe baissent dans le même temps.


Sur les 1,3 milliards d’habitants que compte la Chine, près de la moitié sont abonnés au téléphone mobile ! Ainsi, fin, mai, les Chinois ayant un portable étaient 592 millions selon les statistiques officielles. Depuis le début de l’année, ce sont ainsi 44,8 millions de personnes supplémentaires qui se sont abonnés notamment parce que les opérateurs de téléphone portable ont réduit leurs tarifs pour attirer de nouveaux consommateurs, comme l’a indiqué mercredi le ministre de l'Industrie et des Technologies de l'Information. Dans le même temps, les abonnés au téléphone fixe ont baissé de 6,5 millions à 358 millions, ce qui n’est guère étonnant, un pays comme la Chine ou comme l’Inde ayant privilégié depuis plusieurs années la couverture téléphonique mobile plutôt que fixe. Cette bonne santé des opérateurs mobiles s’est traduite dans les chiffres avec un secteur des télécommunications qui a rapporté 48 milliards de dollars au cours de ces cinq mois de 2008, soit une augmentation de 9,6% en base annuelle.


Louis-Jean de Hesselin
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INDE-BOURSE. Les bourses indiennes en chute libre


Après avoir atteint des sommets en 2007, le repli des bourses indiennes est aussi impressionnant depuis janvier 2008. Et les indices de Bombay et New Delhi sont passés en-dessous des 13.000 et 4.000 points.


La crainte de l’explosion de la bulle financière indienne devient de plus en plus réelle même s’il est encore trop tôt pour parler de descente aux enfers pour les Bourses de Bombay et de New Delhi. Toujours est-il qu’elles viennent de passer sous le seuil psychologique de 13.000 points pour Bombay (clôturant le 1er juillet à 12.961,68 points) et 4.000 points pour New Delhi (clôturant à 3.896,75 points). L’année dernière, à peu près à la même époque, l’Inde fêtait le passage du Sensex, l’indice de la bourse de Bombay, au-dessus des 20.000 points ! C’était l’époque euphorique où beaucoup prédisaient que l’économie indienne allait rattraper, voire dépasser, sa grande rivale chinoise…

Cette bulle de cinq ans a commencé en 2003 s’est terminée en janvier 2008 et a apporté 50 milliards de dollars d’argent frais à l’économie indienne avec des gains moyens de 32% pour les entreprises. « Malheureusement, explique Punita Kumar Sinha, directrice pour l’Inde du groupe Blackstone à l’Economic Times, depuis, le repli du marché indien a été aussi intense, accompagné par des coûts du crédit en hausse, l’inflation, une production industrielle en baisse et plusieurs déceptions dans les performances de certaines sociétés-phares de la Bourse ».

Pour expliquer la situation actuelle de ces derniers jours, Hitesh Sheth, chef de la recherche chez Prabhudas Lilladher, parle de « ventes agressives » de certains fonds d’actions indiennes avec un marché « incapable de trouver un quelconque soutien ». « Les investisseurs étrangers, poursuit-il, sont très inquiets des conséquences de la hausse du pétrole, de l’inflation et des taux d’intérêts. Ils ont donc rétrogradé l’Inde dans leur notation et ont réduit leur présence ».

Les plus fortes baisses constatées le 1er juillet : Reliance infrastructure (-10,54%), Reliance communications (-10,49%), Mahindra & Mahindra (-9,27%), Maruti Suzuki (-8,05%), State Bank of India (-7,81%).


Alexandre Vatimbella
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mardi 1 juillet 2008

CHINE-AGRICULTURE. Tremblement de terre : la FAO estime que les dégâts sur l’agriculture se montent à 6 milliards $


Dans la première étude globale sur les conséquences du tremblement de terre qui a touché le Sichuan le 12 mai, l’organisation internationale estime les dégâts à 6 milliards de $ et à une reconstruction qui devrait durer de 3 à 5 ans.


Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, plus de 30 millions d'habitants des régions rurales frappées par le séisme du 12 mai dans la région du Sichuan ont perdu la majeure partie de leurs possessions. Le tremblement de terre a, de plus, détruit des milliers d'hectares de culture et tué des millions d'animaux de ferme (dont trois millions de porcins), indique le rapport de la FAO sur l'évaluation du séisme du Sichuan qui vient d’être publié. Le montant des dégâts est estimé par l’organisation à six milliards de dollars (dont 2 milliards pour les pertes d’animaux) sur l'agriculture locale. "La reconstruction du secteur agricole dans le Sichuan prendra vraisemblablement trois à cinq ans", note également le rapport.

"En plus de la tragédie humaine causée par ce désastre (...) de nombreuses communautés rurales du Sichuan ont perdu leurs moyens de subsistance alimentaire et leurs sources de revenus", explique Rajendra Aryal, le coordinateur d’urgence de la FAO pour le Sichuan. Selon la FAO, une grande partie de la production annuelle de blé ne pourra même pas être moissonnée, de nombreux agriculteurs ayant été tués ou blessés. Plus de 20.000 hectares de cultures céréalières ont fortement souffert (70% des exploitations de riz ont été endommagées). De plus, la majeure partie du blé récolté avant le tremblement de terre; environ 350.000 tonnes dans la préfecture de Mianyang (une des régions les plus durement frappées) --; a été perdue lors de la destruction des silos à grains par les secousses telluriques. Les productions futures risquent de plus de pâtir de la pénurie de pesticides et d'engrais, poursuit le rapport. "La fourniture urgente d'engrais, de pesticides, de bétail, d'outils et de machines agricoles et la remise en état des champs endommagés constitueront le principal défi des six mois à venir", conclut le document.


Alexandre Vatimbella & Alexis Levé
© 2008 LesNouveauxMondes.org