Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mardi 6 mai 2008

INDE-INFLATION. Le taux de l’inflation de l’Inde à son plus haut niveau depuis décembre 2004


L’inflation n’en finit pas de monter. Le dernier indice publié par le gouvernement fait état de la plus forte hausse depuis deux ans et demi à 7,33%. De mauvais augure pour le gouvernement en cette année pré-électorale.


Malgré les mesures du gouvernement dont l’interdiction d’exporter certaines denrées alimentaires, malgré les menaces contres les industriels accusés d’entente sur les prix, malgré la politique des taux d’intérêts élevés –au plus haut depuis six ans- de la Banque de Réserve, l’inflation continue sa hausse semaine après semaine. Le dernier indice publié fait état d’une inflation à 7,33% soit le niveau le plus élevé depuis décembre 2004, une bien mauvaise nouvelle pour le gouvernement en cette année pré-électorale. Ce sont les prix des denrées alimentaires comme le riz, le thé et le lait ou les légumes ainsi les prix de l’acier ou du ciment qui sont la cause principale de cette forte hausse. Rappelons toutefois que la plupart des économistes prévoient toujours que l’inflation de l’Inde en 2008 sera comprise dans une fourchette de 5-5,5%.


Alexis Levé

lundi 5 mai 2008

CHINE-ECONOMIE. Selon le gouvernement chinois, la croissance va durer au moins jusqu’en 2020


Pour les autorités chinoises, les difficultés économiques actuelles relèvent de problèmes conjoncturels et ne devraient pas grever la croissance du pays qui ne devrait pas fléchir dans les douze ans qui viennent.


Selon la Commission d’Etat pour le développement et la réforme (CEDR), la croissance chinoise devrait être ininterrompue au moins jusqu’en 2020. Selon Chen Dongqi, vice-président de l’Académie de recherche macro-économique de l’organe de planification du gouvernement, « Nous n'avons pas à nous inquiéter de la prospérité économique à long terme juste à cause de l'impact à court terme. La croissance sera robuste au moins jusqu'en 2020. L'économie dépend beaucoup des exportations, mais nous avons aussi une énorme marge pour approfondir et élargir l'ouverture à l'extérieur. L'investissement dans le processus rapide d'urbanisation sera aussi un moteur fort de la croissance économique. Sans oublier le secteur tertiaire qui, selon Chen Dongqi devrait également participer fortement à la croissance.

Le vice-président de l’Académie de recherche macro-économique de la CEDR a également indiqué que la croissance des trente dernières années, depuis l’ouverture au monde décrétée par Deng Xiaoping, avait permis une croissance annuelle moyenne de 9,88%. Même si la croissance économique a ralenti au premier trimestre 2008 par rapport au même trimestre 2007 (10,6% contre 11,7%), des facteurs conjoncturels (baisse des exportations et hiver très rigoureux) expliquent ce fléchissement mais ne remettent pas en cause les fondamentaux de l’économie de la Chine pour Chen Dongqi.


Alexandre Vatimbella et Louis-Jean de Hesselin

INDE-AGRICULTURE. Pour George Bush, la classe moyenne indienne à l’origine de la crise alimentaire


Lors d’un discours dans le Missouri, le Président américain a indiqué que la classe moyenne indienne, par la hausse de son niveau de vie, était une des causes principales de la crise alimentaire. Ce qui lui a permis de nier l’impact négatif des « carburants verts ».


Après sa Secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, qui avait indiqué que la crise alimentaire provenait de la hausse de la consommation en Chine et en Inde, le Président américain, George Bush a expliqué que la classe moyenne indienne était la cause principale des problèmes actuels. Selon lui et reprenant l’analyse de nombreux économistes, la hausse de son niveau de vie a engendré de nouvelles habitudes alimentaires qui ont-elles-même engendré une consommation de produits alimentaires plus importante d’où une hausse des prix mécaniques et une tension sur un certain nombre de produits. « Il y a 350 millions de personnes en Inde qui font partie de la classe moyenne, a dit George Bush lors d’un discours dans le Missouri. C’est plus que la population américaine. Leur classe moyenne est plus importante que l’ensemble de notre population. Et quand vous devenez plus aisé, vous commencez à demander une meilleure nutrition et une meilleure alimentation. Et la demande augmente d’où des prix à la hausse ».

Cette démonstration du Président américain avait aussi pour but de dédouaner sa politique d’incitation à la production de « carburants verts » comme l’éthanol. Ainsi, il a rejeté l’idée, défendue pourtant par de nombreux experts en alimentation, que la hausse de la production d’éthanol était une des raisons de la crise alimentaire en accaparant des récoltes autrefois destinées à l’alimentation humaine. Il faut dire que ces « carburants verts » devraient être une manne pour les agriculteurs américains dans les années à venir.


Alexandre Vatimbella

vendredi 2 mai 2008

CHINE-INDE-CROISSANCE. La Chine et l’Inde devraient être les moteurs d’une forte croissance asiatique en 2008 et 2009


Selon Standard & Poor’s, l’Inde et la Chine ne devraient guère souffrir de l’impact de la récession qui touchera cette année les Etats-Unis grâce à la dynamique de leurs croissances respectives qui continueront en outre à être les moteurs de la croissance de la zone Asie-Pacifique.


La société de notation américaine Standard & Poor’s vient de publier une nouvelle étude sur la croissance de l’Asie et de l’impact qu’aura la récession américaine sur les économies des pays du continent, en particulier, celles de la Chine et de l’Inde. Selon Standard & Poor’s, les données économiques désormais en possession des analystes permettent de conclure que la crise américaine n’aura qu’un impact très réduit en Asie et que les croissances de la Chine et de l’Inde ne devraient pas être touchées et, au contraire, malgré une légère baisse, devraient continuer à être les moteurs essentiels de la croissance de la zone Asie-Pacifique. « Nous sommes d’avis, écrivent les auteurs de l’étude, que les fortes capacités économiques régionales permettront à l’Asie de passer à travers les répercussions négatives de la crise américaine qui, par ailleurs, s’annonce modérée. » Et cet impact pourrait encore être réduit si les pays de la zone poursuivaient leur intégration économique en mettant en place des zones de libre-échange. Reste que les taux de croissance des années passées ne seront pas atteints suite à des problèmes internes aux économies de certains pays asiatiques.

Selon Standard & Poor’s, la croissance de la Chine en 2008 devrait se situer entre 9,5% et 10%. En 2009, elle devrait se situer entre 9% et 9,5%. Quant à la croissance de l’Inde, elle devrait se situer en 2008 entre 8,2% et 8,7%. En 2009, elle devrait se situer entre 7,9% et 8,4%. Pour ce qui et de l’inflation, la société américaine situe celle de la Chine entre 5% et 5,5% en 2008 et entre 3,7% et 4,2% en 2009. Concernant l’inflation de l’Inde, elle devrait se situer entre 5,4% et 5,7% en 2008 et entre 5 et 5,5% en 2009.


Alexandre Vatimbella

INDE-INFLATION. L’Inde va remplace son indice hebdomadaire par un mensuel


Afin de prendre en compte un plus large éventail de produits pour mieux rendre compte de l’inflation réelle, le gouvernement indien va mette en place un indice mensuel à la place de l’indice hebdomadaire.


L’indice hebdomadaire de l’inflation devrait laisser sa place à la fin de l’année à un nouvel indice mensuel plus étoffé et plus fiable selon le gouvernement indien. Il prendra ainsi en compte plus de produits (980 contre 435 actuellement), notamment de produits de grande consommation et manufacturés. Le fait de devenir mensuel lui permettra en outre de mieux prendre en compte une évolution plus juste de la hausse des prix. D’autant que sa base sera réactualisée passant de l’année fiscale 1993-1994 à l’année fiscale 2004-2005. Cette mensualisation mettra fin également à une originalité puisque l’ensemble des pays du monde et notamment les pays développés et émergents possèdent des indices mensuels.

Reste que cet indice de prix mensuel devrait enlever une épine du pied du prochain gouvernement indien quel que soit sa couleur politique. En cette période d’inflation mondiale, la parution, chaque semaine, d’un mauvais indice est en effet une source de problèmes pour les pouvoirs publics. On l’a vu récemment avec les critiques de la gauche membre de la coalition gouvernementale et de la polémique qui s’en est suivie avec le Premier ministre, Manmohan Singh.


Alexandre Vatimbella