Les Actualités sur Mondiaglobalisation

dimanche 5 juillet 2026

Commentaire. Etats-Unis: un bien triste anniversaire


Les propos emphatiques et nationalistes de Donald Trump sur ce que sont les Etats-Unis sous sa présidence et à l’occasion du 250e anniversaire de sa Déclaration d’indépendance sont une fantasmagorie mensongère et ne parviennent pas à cacher la réalité du pays actuellement.

Pays divisé à l’extrême où l’inflation touche l’entière population et où les inégalités n’ont jamais été aussi fortes avec une remontée du racisme, incapable de s’imposer militairement face à l’Iran, entretenant des rapports désastreux avec ses alliés traditionnels, victime d’une violence endémique et gouverné par un populiste corrompu qui ne rêve que de devenir président à vie, les Etats-Unis sont en crise.

Bien sûr, dans tout le pays, les Américains commémoreront avec faste et souvent avec joie ce 250e anniversaire le jour de leur fête nationale mais, à Washington, la capitale, seuls les républicains viendront en nombre aux bombances préparées par Trump et largement, voire uniquement, tournées en son honneur.

Ce que ce dernier aura réussi, c’est de montrer la face cachée et souvent honteuse des Etats-Unis qui, jusqu’alors, était largement éclipsée par ce récit du Rêve américain et d’une marche immuable vers le bonheur.

C’est pourquoi cet anniversaire est bien triste parce qu’au-delà de la véracité discutable des constructions idéologiques et des images iconiques, nous avons besoin de mythes pour entretenir l’espoir face à une réalité souvent désespérante.

Voilà sans doute ce qui sera un des principaux héritages des présidence de Trump d’avoir détruit cette idée qu’était jusqu’à présent les Etats-Unis, forgée par les Pères fondateurs mais aussi par Lincoln, Kennedy ou Obama.

 


Le Focus. Pendant que l’Ukraine vise des cibles stratégiques, Poutine tue des femmes et des enfants


La capacité de résistance et, surtout, l’offensive à l’intérieur même de la Russie montrent le fiasco complet de l’agression de Poutine contre l’Ukraine.

Non seulement c’est absolument insupportable pour le despote du Kremlin mais c’est aussi une terrible menace sur son pouvoir et donc sa vie elle-même.

Il n’est donc pas étonnant qu’il jette toutes les forces possibles – c’est-à-dire celles qu’il peut utiliser sans déstabiliser son régime à l’intérieur et sans obliger la communauté internationale à agir à son encontre – pour faire plier Kiev et Zelensky.

Pour autant, son armée est incapable de remporter la guerre sur le terrain.

Dès lors, Poutine cible les populations civiles ukrainiennes avec l’assassinat quotidien de femmes et d’enfants.

Assassinat parce qu’il s’agit bien d’une préméditation de les tuer.

Une des justifications actuelles de ces actes criminels sont les bombardements de l’Ukraine sur le territoire russe.

Mais on ne peut comparer ceux-ci aux destructions causées par ses missiles et ses drones.

L’Ukraine vise des sites stratégiques comme les raffineries – avec un succès certain puisque dans un pays qui est un des principaux producteurs de pétrole, il y a désormais une pénurie d’essence – alors que la Russie s’en prend à des maisons et des immeubles d’habitation.

Cette différence fondamentale dans la conduite de la guerre est une différence fondamentale entre une démocratie et un totalitarisme.

Avant la chute finale, Poutine aura malheureusement le temps de tuer encore plus d’innocents.

D’où la nécessité de le traduire devant un tribunal pour crimes de guerre et le juger même par contumace.

 


samedi 4 juillet 2026

Le Focus. Trump: corruption à tous les étages


Le politiste Larry Sabato estime sur CNN que le degré de corruption atteint par Trump et sa famille n’a aucun précédent dans l’histoire politique des Etats-Unis.

Comme l’explique le New York Times, «les revenus du président Trump depuis son entrée en fonction atteignent un niveau autrefois inimaginable pour tout dirigeant d'une démocratie libérale, en particulier pour un président américain en exercice.»

Et de faire des comparaisons avec des personnages corrompus de l’italien Berlusconi au hongrois Orban en passant par l’israélien Netanyahou et l’espagnol Zapatero.

Aucun n’arrive pas à la cheville de Trump.

Le seul qui joue dans la même catégorie est Poutine!

Le despote russe a ainsi détourné des milliards de dollars depuis qu’il est au pouvoir.

Or donc, il est possible d’associer les prévarications du président de la plus grande démocratie, non pas avec d’autres dirigeants du monde libre mais seulement avec le potentat d’un des pires totalitarismes de la planète…

Ceci dit tout du degré de malversations dans lequel trempe d’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Ajoutons que l’on pourrait associer à de duo de crapules, le dictateur chinois Xi.

Ce qui se surajoute pour Trump, c’est qu’il était déjà un personnage corrompu avant de se présenter à la présidentielle de 2016, que son premier mandat a été marqué par des affaire de corruption, qu’entre 2020 et 2024, entre ses deux présidences, des faits de corruption ont eu lieu et que depuis son retour au pouvoir, la corruption a repris de plus belle.

Ce qui n’a pas empêché les électeurs – avec l’aide d’un système électoral d’un autre âge – de le mettre à la tête du pays deux fois…

En cela il est unique dans l’histoire des Etats-Unis au moment où ceux-ci fêtent, le 250e anniversaire de leur déclaration d’indépendance.

 

 


vendredi 3 juillet 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Entre ceux qui n’en veulent pas pour eux et ceux qui la veulent que pour eux, la liberté sera toujours en danger


Nous l’oublions un peu vite mais ni la démocratie et ses valeurs, ni la liberté d’individus égaux qui en est la plus importante, ne sont assurés pour toujours.

La menace vient tout à la fois de ceux qui ont peur de la liberté parce qu’elle implique la responsabilité et ceux qui veulent la confisquer que pour eux-mêmes pour en profiter sur le dos des autres.

Les premiers, dans une démocratie, sont les électeurs des seconds.

Ainsi se forme cette coalition des ennemis de la liberté basée d’un côté sur l’irresponsabilité et de l’autre sur la domination.

C’est ce qui définit l’extrémisme populiste, celui qui a toujours existé et existera toujours, celui qui est en pleine floraison dans l’ensemble des démocraties de la planète en ce début de troisième millénaire.

Ajoutons que ceux qui ne veulent pas de leur liberté, ne veulent pas que les autres puissent jouir de la leur tout comme ceux qui veulent que de leur liberté.

C’est évidemment désespérant mais ne pas se l’avouer, ce n’est rien faire pour combattre cette réalité.

Car, si cette coalition ne disparaitra pas, l’Histoire montre qu’elle n’a pas été toujours majoritaire, qu’elle n’a pas vocation à l’être depuis l’établissement de la démocratie moderne à la fin du 18e siècle et qu’elle peut être battue mais pas éradiquée.

Actuellement, les extrémistes populistes bien aidés en cela par des relais dont certains médias mais aussi par une certaine fatalité qui s’est installée chez les défenseurs de la liberté, nous expliquent que la marche de l’Histoire va dans le sens de leur société totalitaire.

Ce n’est pas nouveau.

Hitler parlait de son Reich de mille ans mais il ne dura que 13 années.

Le nazisme, le fascisme et le communisme se sont effondrés au 20e siècle alors que dans les années 1930, on prédisait leur victoire finale.

Néanmoins, ils n’ont pas disparu et ne disparaîtront jamais.

Leurs idéologies et leurs haines de l’autre et de la liberté seront toujours présentes dans une partie de la population et parfois seront même majoritaires.

Il faut donc ne jamais baisser la garde comme nous avons eu tendance à le faire après la chute de l’URSS en 1989 où nous avons cru ou, tout au moins, espéré que nous en avions fini avec les totalitarismes alors même que la même année les communistes chinois massacraient les jeunes qui réclamaient leur liberté place Tienanmen.

Et nos chimères d’alors furent une bénédiction pour des Poutine ou des Xi, des Kim ou des Khamenei.

Pour autant, la démocratie a réussi à résister face aux tensions autocratiques et populistes de l’intérieur et les menaces de l’extérieur.

Certains se demandent jusqu’à quand, jusqu’à quand la résistance sera possible avant qu’une chape de plomb recouvre la liberté.

Le danger est là mais l’inéluctable pas encore.

Le combat, parce que c’en est un, doit être livré sans répit au nom de la dignité humaine.

Alexandre Vatimbella

 


jeudi 2 juillet 2026

Le Focus. Poutine : attaquer l’OTAN pour se sortir du bourbier ukrainien et d’une possible défaite piteuse?


Après le gouvernement suédois, après le gouvernement polonais, c’est au tour du gouvernement néerlandais de pronostiquer une guerre de la Russie contre l’OTAN.

Une prédiction qui est de plus en plus crédible face au fiasco de l’agression de Poutine contre l’Ukraine qui a obligé le despote du Kremlin de reconnaître des temps difficiles sans pour autant changer de stratégie.

En internationalisant le conflit, surtout en en faisant une croisade contre l’Occident et contre le monde libre, Poutine peut espérer agréger autour de lui un certain nombre de régimes autoritaires et totalitaires aux premiers rangs desquels on trouve ceux de la Chine, de l’Iran, de la Corée du Nord, de la Biélorussie, sans parler de la bienveillance de ceux de l’Inde, de l’Afrique du Sud, du Brésil, du Vietnam et de quelques autres.

De même, il espère pouvoir compter sur ses «amis» dans les pays occidentaux comme, en France, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon.

En outre, une guerre contre les puissances occidentales serait le moyen de resouder le peuple russe derrière lui.

Bien sûr, cette fuite en avant recèle de nombreux risques pour le dictateur.

Mais, sans doute, estime-t-il qu’ils sont moins graves pour lui qu’une défaite piteuse en Ukraine.