Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mardi 19 août 2025

Commentaire. L’incompétence de Trump et l’ordre mondial


Que Trump se soit fait rouler ou non dans la farine par Poutine lors du sommet qu’il a organisé pour recevoir le criminel de guerre russe n’est pas tant le problème que son incompétence en tant que dirigeant de la première puissance mondiale, que ce soit en matière de politique intérieure que de politique extérieure.

De même, que ses attitudes et ses décisions aillent dans le sens de sa volonté ne font pas de cette dernière une juste et intelligente cause mais seulement la loi du plus fort parce qu’il peut les imposer à la communauté internationale.

En ayant épousé quasiment toutes les demandes de Poutine, Trump a encore un peu plus détruit l’ordre international basé sur le droit ou, en tout cas, se référant à un état de droit.

Mais il a fait la même chose en soutenant sans réserve Netanyahu dans sa volonté destructive de Gaza et la déportation du peuple palestinien que le premier ministre israélien est en train de planifier.

En outre, il a instillé le doute et la méfiance de la part des plus proches alliés des Etats-Unis que ce soient les pays européens, le Canada, le Japon ou l’Australie, fragilisant la défense du monde libre face à l’internationale totalitaire mise en place par la Chine et son vassal, la Russie.

Et bien sûr avec sa guerre commerciale qui est en train de mettre en danger l’économie mondiale pour un profit pour les Etats-Unis que ne voit aucun économiste digne de ce nom.

Cette incompétence a déjà un coût mais risque d’en avoir un d’une dimension vertigineuse qui s’appelle troisième guerre mondiale.

 


lundi 18 août 2025

Point de vue. Trump-Poutine: quand un putschiste applaudit un criminel de guerre


Au-delà même du résultat de la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska, il y a déjà cette terrible image où l’on voit un président américain, représentant ce qui était jusqu’à maintenant le leader du monde libre, en train d’applaudir un despote et criminel de guerre qui s’est fait une spécialité de bombarder les civils ukrainiens tuant nombre d’enfants et en kidnappant d’autres qu’il offre à l’adoption sur un site internet avec le choix de critères qui ressemblent à ceux des esclavagistes.

Des applaudissements de la part, rappelons-le, d'un personnage qui a tenté un putsch le 6 janvier 2021 pour demeurer au pouvoir malgré sa défaite électorale, qui n’avaient aucune justification d’autant qu’ils se sont déroulés avant même toute négociation.

Oui, ce «sommet historique» terme dont se gargarisent jusqu’à plus soif les médias est déjà une défaite de la démocratie et des valeurs humanistes car Trump a invité Poutine à discuter alors que ce dernier n’a, non seulement, pas cessé ses agissements criminels mais les a, au contraire, accentués.

Et ces applaudissements sont une injure à toutes les victimes de son agression contre l’Ukraine et aux traitements qu’il réserve depuis trois ans au peuple ukrainien.

Des applaudissements qui en disent long sur l’époque que nous vivons et sur le tragique de l’Histoire.


Commentaire. Trump + Poutine = zéro pour l’Ukraine et victoire de Poutine


Le sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine sur l’Ukraine et, plus largement, sur les relations entre les Etats-Unis et la Russie s’est soldé par un échec complet pour la paix et pour le peuple ukrainien, par une victoire totale de Poutine et par un demi-camouflet pour Trump.

Censé durer six à huit heures, engendrer des discussions entre les deux leaders puis avec leurs délégations, se terminer par une longue conférence de presse après un déjeuner en commun, cette rencontre alaskienne n’a duré que trois heures avec deux déclarations courtes des protagonistes et sans aucun accord sur rien du tout.

Si l’Ukraine de Volodymyr Zelensky est la grande perdante puisqu’elle n’a pas été soutenue par Trump qui n’a pas claqué la porte malgré le refus de Poutine de négocier quoi que ce soit d’autres que ses revendications inacceptables, le grand gagnant est le dictateur et criminel de guerre russe qui a pu faire son show, engrangé des images de propagande qui vont être diffusées et rediffusées et réintégré la communauté internationale grâce à Trump sans faire la moindre concession.

Quant à Trump, il est bien évidemment l’autre «looser» de l’histoire mais peut-être pas autant que certains le disent puisque son but n’était pas et n’est pas la paix en Ukraine stricto sensu mais que redévelopper des relations avec la Russie, notamment économiques tout en se débarrassant du dossier ukrainien (et éventuellement obtenir le prix Nobel de la paix…).

Dès lors, le rien qu’il a obtenu sur l’Ukraine n’est pas aussi important pour lui malgré son narcissisme mégalomaniaque qui a été heurté par son «ami» Poutine que la réinitialisation des relations entre les deux pays sachant que le maître du Kremlin l’a invité à la Maison blanche ce qu’il a immédiatement salué.

Deux autres perdantes évidentes: la paix et l’Europe.


Le Focus. Macron: Ukraine: «La paix ne peut en aucun cas se faire au détriment de la sécurité des européens»


Emmanuel Macron s’est présenté devant la presse à l’issue des discussions avec les membres de la «coalition des volontaires» qui soutiennent l’Ukraine face à l’agression de Poutine et en vue de la réunion d’aujourd’hui qui a lieu à Washington entre Trump et Zelensky et avec la présence de plusieurs leaders européens dont lui-même.

Le Président de la République a rappelé qu’il ne pouvait y avoir de paix sans les Ukrainiens et sans que ceux-ci acceptent les conditions de la paix.

De même, il ne peut y avoir de cession de territoires Ukrainiens sans une acceptation des autorités légitimes du pays et élues démocratiquement.

Traduction, Trump et Poutine ne peuvent rien décider en ce sens sans Zelensky et les Européens le soutiendront sans faille.

Mais, cette «paix ne peut en aucun cas se faire au détriment de la sécurité des européens».

Ainsi, a-t-il martelé, «pas de discussion sur la sécurité des Européens sans eux».

S’il a salué les efforts de paix de Trump dont il pense qu’il la veut vraiment il a aussi indiqué très clairement que «Poutine ne veut pas la paix» mais qu’il veut «la capitulation de Kiev».

Et il a indiqué que la Russie était la puissance déstabilisatrice du continent européen, le seul pays à vouloir faire la guerre et à menacer la sécurité de tous les autres pays d’Europe.

Il a rappelé que cette situation était à bien des égards celle qui prévalait à l’orée de la Deuxième guerre mondiale avec les demandes d’Hitler sur la Tchécoslovaquie et la Pologne où soi-disant il n’y avait aucun risque pour la France et que l’on a vu comment cela s’était terminé…


samedi 16 août 2025

Le Focus. Echec d’un traité sur la pollution plastique, emblématique de l’irresponsabilité humaine


«Déçue» et en «colère», la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher n’a pu que constater qu’«une poignée de pays, guidés par des intérêts financiers de court terme et non par la santé de leurs populations et la durabilité de leur économie, ont bloqué l'adoption d'un traité ambitieux contre la pollution plastique».

Parmi eux les Etats-Unis, la Chine et la Russie…

Chaque année, 450 millions de tonnes de plastique sont produits dont à peine 10% sont recyclés et qui polluent la planète dont les océans.

Et l’on retrouve de plus en plus de résidus de plastiques dans les organismes vivants dont les humains.

Emmanuel Macron avait, dans une intervention de dernière minute réclamé «un texte à la hauteur de l’urgence environnementale et sanitaire» et ce «pour notre santé, pour notre environnement, pour nos enfants.»

Cet échec, au-delà de ses conséquences désastreuses, monte une nouvelle fois l’incapacité de la communauté internationale de prendre la dimension de l’immense défi qui se présente à l’Humanité pour permettre à notre planète de demeurer habitable pour notre espèce et à lui assurer des conditions sanitaires de qualité.

Aujourd’hui, ce sont les producteurs de pétrole et ceux de plastique qui ont fait échouer ce traité.

Mais hier, ce sont d’autres intérêts qui ont bloqué d’autres mesures nécessaires et demains c’en sera d’autres.

Avec, en plus, des pays qui sont dans le rejet total de mesures environnementales comme les Etats-Unis de Donald Trump ou qui jouent un double-jeu en faisant semblant d’accepter des mesures sans les mettre en œuvre comme la Chine.

Quant à la France, Agnès Pannier-Runacher a été claire:
«La France ne renoncera pas. Je ne renoncerai pas. À l’échelle nationale, avec notre Plan Plastique 2025-2030, nous allons accélérer la transition vers une économie plus sobre en plastique, plus circulaire, plus soucieuse de réduire nos déchets et de promouvoir le réemploi, plus protectrice de nos citoyens. Au niveau européen, nous avons pris nos responsabilités et travaillé à un cadre global de réduction de la pollution plastique et continuerons d’améliorer ces outils au service des Européens.» Tout en ajoutant:
«Aucun pays ne peut gagner seul cette bataille. Il est temps que chacun assume ses responsabilités : la santé de nos peuples ne se négocie pas.»