La Russie est un pays
en décrépitude économiquement, socialement et sociétalement.
Même son armée qui est
chérie par son dictateur, n’est pas capable de remporter la guerre qu’elle a
déclarée à son voisin.
Dès lors, pour se
sortir de l’impasse dans laquelle il s’est enfermé, Poutine n’a qu’un moyen,
mondialiser ce conflit.
C’est ce qu’il tente
de faire depuis quasiment l’invasion de l’Ukraine quand il s’est rendu compte
que ses troupes n’étaient pas à la hauteur de son rêve mégalomaniaque de
grandeur.
Il a commencé par
affirmer qu’il s’agissait en fait d’une guerre de civilisation entre un
Occident décadent, porteur de valeurs démoniaques et des nations qui
défendaient les vraies valeurs.
Il savait que cette
rhétorique lui apporterait quelques soutiens dont celui de la Chine mais aussi
de pays d’Amérique latine et d’Afrique plus quelques autres en Europe et en
Asie, tous ceux qui abhorrent les valeurs démocratiques.
Puis, il a insisté sur
le fait que la Russie ne faisait que se défendre face à une tentative de la
déstabiliser notamment avec l’OTAN, et qu’il était en fait l’agressé.
Dès lors, il a
développé toute une rhétorique sur l’emploi possible de l’arme nucléaire pour
soi-disant se défendre, qui est en fait le seul atout qu’il a dans sa manche
pour tenter de régler son invasion en son avantage.
Aujourd’hui, il passe
à un nouveau palier en prétendant que nous sommes entrés dans une troisième
guerre mondiale et ce après avoir conclu un accord avec la dictateur
nord-coréen qui lui a envoyé des troupes pour combattre les Ukrainiens.
Au-delà de son passage
à l’acte dans l’utilisation de l’arme nucléaire qui, effectivement, ferait
basculer ce conflit dans une dimension mondiale, Poutine a toutes les raisons
de l’internationaliser pour le maquiller en croisade du bien contre le mal et
embarquer avec lui le plus de régimes totalitaires et autocratiques.
Peut-il réussir?
Personne ne le sait
exactement.
Comme personne ne sait
pas où il peut s’arrêter surtout si son pouvoir commence à vaciller.
Car ce genre de
personnages sont prêts à aller jusqu’au bout, leur hubris leur donnant
l’impression d’être imbattable et s’ils le sont, de préférer la destruction
totale que de laisser gagner leurs ennemis.
Un autre dictateur a
appliqué la même stratégie: Hitler.
Grâce à nous, la Chine
est devenue une superpuissance qui nous menace et nous permettons à la Russie
de mener son agression contre l’Ukraine.
Notre cupidité a fait
la force de la Chine actuelle et contribue à la capacité militaire de la Russie.
Notre lâcheté nous
empêche de prendre de vraies décisions face à ces deux totalitarismes qui
asservissent des populations et suppriment les libertés de leurs peuples.
Au moment où la Chinde
de Xi vient de condamner tous les leaders du mouvement démocratique de Hong
Kong tout en menaçant de plus en plus l’indépendance de Taïwan et où la Russie
intensifie son agression vis-à-vis de l’Ukraine en utilisant nos technologies
tout en proférant constamment des menaces d’une guerre nucléaire, nous
continuons à commercer avec ces deux régimes tout en faisant semblant de ne pas
le faire et à crier au loup que nous installons confortablement dans nos
bergeries en lui proposant même un menu quatre étoiles.
Et ce ne sont que deux
exemples, certes les plus représentatifs, de nos comportements à nous,
Occidentaux et plus particulièrement Européens, soi-disant les défenseurs
intransigeants de la démocratie républicaine et des valeurs humanistes.
Bien sûr, cela est en
grande partie une fiction de la part de peuples qui se sont entretués de
manière industrielle au 20e siècle et qui ont inventé le pires
totalitarismes de l’Histoire de l’Humanité.
Et en ce 21e
siècle la guerre est toujours présente sur le continent européen et l’hydre
totalitaire réapparait petit à petit.
Néanmoins, pour
l’instant, nous vivons libres et en sécurité dans l’Union européenne et dans
d’autres pays européens.
Et nous vivons dans
une prospérité que peu de régions du monde connaissent.
Mais, pour préserver
ou espérer préserver ces acquis nous sommes tombés dans une lâcheté et une
cupidité de bas étage.
Non pas celles dont
parlent Xi, Poutine et même Trump, ce qui leur permet de fustiger la
civilisation occidentale, celle qui a apporté ces valeurs humanistes que nous
prétendons chérir, mais celles-là qui nous font faire constamment des
compromissions vis-à-vis de celles-ci.
Si nous avions adopté
les bons comportements vis-à-vis de Hitler et du nazisme dès le départ, nous
aurions évité des dizaines de millions de morts, la désolation, la mise en place
du pire régime que les humains ont été capables d’imaginer dans l’ère moderne
et peut-être de toute leur histoire.
Si nous avions agi
avec une même célérité vis-à-vis de la Chine dans les années 1980 et la Russie
dans les années 1990, nous ne serions pas aujourd’hui au pied du mur sur lequel
nous butons et, pire qui risque de s’effondrer sur nous.
Parce qu’à la vérité,
nous ne pourrons pas incriminer quelque force extérieure pour nous plaindre de notre
condition quand nous paierons le prix de notre lâcheté et de notre cupidité.
Non, cela sera
seulement de notre responsabilité.
Au moment où Trump
vient d’être élu pour un second mandat aux États-Unis, une mobilisation est non
seulement nécessaire mais vitale pour les Européens.
Mais parions
qu’au-delà des mots et des postures, nous continuerons à enfouir nos têtes dans
le sable jusqu’à ce qu’on nous les coupe.
On manque parait-il
d’enfants mais ceux qui sont déjà là sont tués, agressés, maltraités, violés, outragés
de par le monde.
Parce qu’on ne manque
pas d’enfants pour les aimer, les choyer, leur apporter tous les soins et
l’attention dont ils ont besoin pour qu’ils s’épanouissent, qu’ils soient
heureux et qu’ils deviennent des grandes personnes qui auront une belle vie et
qui, en retour, s’occuperont de leurs enfants avec la même bienveillance et le
même amour.
Non, on manque
d’enfants pour en faire des producteurs, des consommateurs, des soldats, des
payeurs de nos retraites et pour tous les pays qui adoptent des politiques
natalistes dont certaines deviennent de plus en plus agressives pour être plus
puissants économiquement, politiquement, militairement et culturellement.
Quelle indécence de
réclamer aux couples de peupler encore plus la Terre pendant que tous les jours
des enfants meurent de faim, que pour beaucoup d’entre eux, ils n’ont aucun
avenir quand d’autres ne parviendront jamais à l’âge adulte.
Ici, ils deviennent à
moins de dix ans des soldats, des épouses de vieillards, des travailleurs dans
des conditions inhumaines, des objets sexuels.
Ici, ils sont
constamment endoctrinés, désinformés, utilisés jusqu’à plus soif pour des
motifs qui ont le plus souvent comme but d’en faire de bons petits soldats qui
n’auront que la haine et la violence comme moyens d’expression.
Et dans les pays, il y
en a, qui protègent les enfants par des lois, ils ne sont pas des «rois» comme
on l’entend dire de personnes qui manifestement n’ont aucun respect pour eux
mais sont les fils et les filles de ceux qui se considèrent comme tels et qui
en font de simples objets de représentation de leur narcissisme.
Ici, d’ailleurs,
malgré la protection qui leur est offerte, beaucoup trop d’enfants sont tués,
violés, maltraités et certains ne mangent pas à leur faim et ne disposent pas
d’un toit.
Oui, les respect des
enfants n’est que trop souvent une simple posture.
Pour que le monde soit
vraiment accueillant pour les enfants, il faudrait une vraie prise de
conscience et une vraie révolution des comportements.
Constatons avec
tristesse que ce n’est pas le cas.
En cette journée des
droits de l’enfant, ces politiques natalistes sont vraiment obscènes.
Ayons donc la dignité
nécessaire pour faire cesser cette déplorable comédie et enfin respecter les
enfants.