Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 3 juillet 2025

Point de vue. De l’intérêt de téléphoner à Poutine


Mais pourquoi donc Emmanuel Macron a-t-il téléphoné à Vladimir Poutine pour parler de l’Iran et de l’Ukraine?

Le Président de la république avait bien déclaré qu’il voulait joindre les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU pour leur parler du nucléaire iranien après le bombardement de ses sites par l’armée américaine mais le fait qu’il ait commencé par Poutine avec lequel il ne parlait plus depuis 2022 et qu’il ait également parlé de l’Ukraine au moment où le potentat russe tue chaque jour exprès des civils et que Trump vient de décider d’arrêter la livraison de certaines armes à Kiev dont des missiles de protection aérienne, interroge.

Que la France et l’Union européenne ne soient pas exclues des négociations sur les deux questions essentielles à la sécurité du monde et plus particulièrement de l’Europe est une évidence et une absolue nécessité.

Qu’il faille un jour négocier avec le criminel Poutine pour faire cesser son agression en Ukraine est une autre évidence.

De l’impliquer dans la question du nucléaire iranien est moins évident, sachant que Moscou est un allié de Téhéran qui lui fournit des armes et des drones pour sa guerre contre l’Ukraine et que l’Iran et la Russie font toutes deux parties de l’internationale totalitaire dirigée par la Chine.

Alors, qu’Emmanuel Macron ait voulu marquer la séquence en rappelant que la France et l’UE sont là et ne renonceront pas à peser sur les décisions concernant l’Ukraine et l’Iran est une bonne chose.

Que cela passe par un coup de téléphone dont il est l’initiateur à un des pires dictateurs de la planète qui a rappelé il y a peu que l’Ukraine n’existait pas et qui continue de réhabiliter Staline tout en rêvant de reconstruire la puissance de feue l’Union soviétique, cela se discute, même dans le cadre d’une politique étrangère réaliste et produit un certain malaise chez certains défenseurs de la démocratie républicaine libérale.

D’autant que rien ne permet d’affirmer que cette conversation avait la moindre utilité, et dans son contenu, et dans le calendrier.

 


Point de vue. Développement économique, protection sociale et lutte contre le changement climatique sont-ils compatibles


Développement économique, protection sociale et lutte contre le changement climatique sont-ils compatibles?

Oui, m ais à une condition que toute la planète se mobilise pour y œuvrer de manière harmonieuse.

Bien sûr, tout habitant de celle-ci quelque peu au courant et sans mauvaise foi, voit bien que tel n’est pas le cas.

C’est bien dommage, évidemment, tant ce triptyque est le seul qui puisse assurer un avenir à l’Humanité sachant que les populations ne sont pas prêtes malgré la menace climatique à abandonner la croissance économique et, celles qui en bénéficient, leur protection sociale.

C’est une réalité qui, avec les incertitudes actuelles au niveau économique ainsi que l’instabilité voire le chaos au niveau mondial, tend à faire une victime qui est évidemment la lutte contre le changement climatique.

On le voit en France avec nombre de décisions prises par le Parlement dernièrement pour remettre à plus tard – voire à jamais – des mesures sensées contrer ce changement qui s’affirme de plus en plus présent et au-delà des premières prévisions.

Le gouvernement a aussi pris le pli afin de réduire les déficits publics ce qui a amené Emmanuel Macron ainsi que Renaissance à monter au créneau pour dénoncer ce recul qui, en revanche, est soutenu par le MoDem.

Sans doute que la responsabilité coûte cher ici et que bien des politiques ne sont pas prêts à la prendre sachant que la population non plus.

Mais il faudra bien à un moment donné affronter la réalité et le plus tôt sera le mieux.

 

 


mercredi 2 juillet 2025

Point de vue. La canicule, notre faute?


Le changement climatique qui se manifeste de différentes manières qui peuvent aller de tempêtes à des sécheresses parfois plus dévastatrices qu’auparavant, certainement plus nombreuses, mais aussi d’une élévation des températures avec des pics caniculaires que nous connaissons en ce moment en France et en Europe mais qu’on peut aussi retrouver ces derniers jours aux Etats-Unis et ailleurs, est là, c’est une évidence.

Si l’activité humaine n’est plus contestée dans ce changement climatique et qu’il semble être le facteur tout au moins principal, voire, pour certains experts, unique, qu’elle est notre responsabilité dans celui-ci?

Car il y a une différence entre le fait que notre vie quotidienne est à l’origine de cette ère dans laquelle nous sommes entrés et le fait que nous ayons commis une faute en la matière.

Si la pollution de l’ère industrielle qui a marqué le développement exponentiel de certaines économies et une montée globale de la planète dans un mieux-être matériel – malgré l’existence de zones de pauvreté parfois fortes –, personne à la fin du 18e siècle et au cours du 19e ainsi que dans les premières décennies du 20e ne pouvait imaginer que cela celui-ci amènerait un changement climatique.

En revanche, à partir du dernier tiers du 20e siècle et depuis le début de ce troisième millénaire – même s’il y a eu des polémiques et des confrontations sur son existence –, plus personne ne peut, honnêtement et face aux conclusions de la science, nier que ce changement est là et qu’il provient de nos activités.

Bien sûr, des populistes, souvent ignares ou tentant de profiter des moins éduqués, comme Donald Trump, remettent en cause sa présence.

Evidemment, ici, la faute est constatée.

Mais, ne l’est-elle pas, aussi, dans le fait que nous agissions collectivement de manière beaucoup trop timorée pour vraiment lutter contre ce changement climatique?

Parce que c’est au niveau mondial que l’on peut tenter de le stopper voire de le limiter ce que nous n’avons pas été capables de faire jusqu’à présent avec des pays qui refusent, au nom de leur développement économique, de prendre des mesures adéquates.

Ce qui pose un énorme problème aux pays qui veulent agir et qui se retrouvent donc dans ce dilemme de lutter efficacement contre le changement et d’être moins compétitifs économiquement ou de faire prédominer l’économie, avec, pour chaque voie choisie, toutes les conséquences que cela implique sur leurs populations.

Sans parler de demi-mesures qui sont prises, pour tenter de concilier les deux afin de ne pas braquer une partie de ces populations qui s’estime victime non pas du changement – alors qu’elle l‘est – mais de la lutte engagée contre celui-ci.

Ce qu’il y a de décourageant, c’est que l’Histoire nous enseigne que les peuples n’ont jamais réagi avec raison, constance et au niveau nécessaire face à des dangers qui mettaient en jeu leur existence et leurs civilisations jusque point de non-retour où la mobilisation n’avait plus aucune chance de réussir.

L’exemple de la pandémie de la covid19 qui semble dire le contraire, n’est jamais devenue une menace systémique pour que l’on puisse extrapoler et affirmer que ce serait possible de procéder à la même mobilisation et aux mêmes décisions avec l’accord d’une grande majorité de la population en matière de changement climatique.

Alors, oui, si nous ne sommes pas responsables d’un changement climatique pour lequel nous n’avions au départ aucune information, tel n’est plus le cas désormais où c’est notre faute si celui-ci continue à s’étendre et qu’une canicule, encore une fois, nous touche.

 

 


Commentaire. L’augmentation des dépenses de défense, une nécessité bien regrettable


Faire croire que ceux qui militent pour une augmentation du budget de la Défense en Europe sont des va-t-en-guerre est non seulement une calomnie mais une complète contre-vérité.

C’est bien pour éviter la guerre et dans une démarche pacifiste responsable que l’énorme majorité d’entre eux sont.

La dernière réunion de l’OTAN a montré que désormais l’ensemble des pays européens sauf l’Espagne était convaincu de procéder à une hausse plus que significative des dépenses en la matière qui devrait, théoriquement, atteindre 5% de leurs PIB respectifs.

Poutine a évidemment joué un grand rôle dans cette prise de conscience mais également Trump, non pas par ses menaces de quitter l’OTAN mais par celles de ne pas défendre le monde libre et ses amitiés avec les pires dictateurs et autocrates.

Depuis des années, pourtant, des responsables politiques ainsi que des intellectuels et des experts en matière de défense, alertaient sur la nécessité d’augmenter ces dépenses face aux menaces qui s’amoncelaient sur le monde libre.

Ils prêchaient souvent dans le désert face à une population d’autant moins préparée à écouter ce discours qu’elle est ignorante en histoire.

Car il aurait suffi de se retourner, oh, pas très loin, pour voir ce que le refus de se préparer à la guerre, non seulement, ne l’évite pas mais, surtout, la fait perdre.

Les pacifistes qui refusent cette réalité ne sont pas des imbéciles ou des agents de l’étranger, même s’il y en a, mais ils ne comprennent pas que les relations internationales sont toujours régies par le rapport de force et que le conflit armé est souvent la réponse des régimes totalitaires et nationalistes, notamment lorsqu’ils estiment pouvoir profiter de la faiblesse des régimes démocratiques.

Oui, la guerre est une abomination et il est bien regrettable que l’on doive s’y préparer depuis que l’humain vit en sociétés et dans des communautés distinctes, comme le disent les pacifistes.

Mais, oui, comme l’a si bien dit Végèce dans son ouvrage «De re militari», «C'est en période de paix qu'on se prépare à la guerre» qui est devenu depuis ce célèbre dicton «Pour avoir ma paix, prépare la guerre».

 

 


mardi 1 juillet 2025

Le Focus. La propagande Trump gagne des points au détriment de la réalité


La séquence trumpienne sur sa grandeur et ses compétences surhumaines ainsi que sur ses résultats exceptionnels a ceci de nouveau que ce ne sont pas que ces fan(atique)s qui participe à cette propagande sans aucune base solide et qui va à l’encontre de toute réalité.

Ainsi, sur les frappes qu’il a ordonné contre le programme nucléaire iranien, il y a, bien sûr, ses autocongratulations dithyrambiques, les louanges d’une obséquiosité servile de ses partisans mais se surajoutent les commentaires positifs de journalistes et d’experts médiatiques ainsi que les flagorneries de quelques politiciens qui veulent prendre le train en marche, alors même que de plus en plus d’indices montrent qu’elles n’ont pas du tout été le succès revendiqué par l’extrémiste populiste.

Dernières en date l’interception par les services de renseignements américains de communications secrètes entre responsables iraniens qui minimisent les dégâts de celles-ci et les déclarations du chef de l’AIEA qui estime que le programme pourra reprendre d’ici peu.

On sait bien que, souvent, dans la société du paraître dans laquelle nous vivons, il suffit de prétendre pour être et qu’il suffit d’une communication incessante pour exister et pour faire croire, les réseaux sociaux le démontrent quotidiennement.

Trump ne s’en est jamais privé même avant sa carrière politique et il a réussi à avoir une image de golden boy alors qu’il n’est que le «fils de» dont la père lui a permis de monter ses affaires, affaires qui ont souvent périclitées avec quatre faillites retentissantes à la clé.

On est peut-être en train d’assister à la rupture d’une sorte de cordon sanitaire qui faisait que les assertions mensongères de Trump étaient souvent prises pour ce qu’elles étaient préventivement pour être mises dorénavant à l’égale de la réalité.

Si cela se confirme, voilà une bien mauvaise nouvelle pour cette réalité et pour la démocratie.