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dimanche 2 mars 2025

Editorial. 31,46% des électeurs américains vont-ils détruire la démocratie?!


Si l’on prend le nombre d’électeurs inscrits, Donald Trump n’a remporté que 31,46% de leurs voix, soit moins d’un tiers du corps électoral.

Cela ne remet pas en question sa victoire mais la relativise et surtout interroge.

Au vu des décisions déjà prises et des projets à venir, tous plus extravagants et dangereux, de l’extrémiste populiste, il est assez perturbant et angoissant de savoir que juste un peu plus de 30% des électeurs américains ont élu un personnage qui s’attèle depuis son entrée en fonction il y a plus d’un mois à détruire la démocratie républicaine libérale dans son pays mais également dans le monde entier!

Ce bouleversement qui s’annonce – et dont on peut espérer qu’il n’ira pas à son terme – vient évidemment d’une double réalité: les États-Unis sont la première puissance mondiale et leader d’un monde libre qu’ils protégeaient jusqu’à présent par ses forces militaires, non pas, précisons-le, par un altruisme aussi grandiose que désintéressé mais afin, d’abord et surtout, de sécuriser leurs intérêts et leur régime politique.

Et cette double réalité, jusqu’à présent, n’était pas source d’inquiétudes puisque, d’un part, les États-Unis avaient été, depuis toujours, une démocratie, certes imparfaite mais une démocratie et, d’autre part, qu’ils avaient toujours rempli leurs engagements vis-à-vis de leurs alliés.

Donc, une élection américaine si elle pouvait changer l’orientation politique du pays, ne mettait nullement en cause le fondement même de son régime ainsi que celui des autres démocraties du monde.

La victoire de Donald Trump en 2024, venant après celle de 2016, rabat les cartes pour la première fois depuis que la démocratie moderner a vu le jour aux États-Unis et en France à la fin du 18e siècle.

Cette incongruité ne devrait pourtant pas exister.

Car, comment quelques dizaines de millions d’Américains peuvent avoir une légitimité à dicter ce que doit être le régime politique ailleurs que chez eux, et encore, même pas chez eux puisqu’ils ne représentent même pas la majorité du corps électoral.

Pourtant c’est bien ce qui sera le cas dans les quatre prochaines années puisque Trump ne veut pas se contenter d’abandonner les démocraties, il compte également se mêler de leurs affaires intérieures en favorisant toutes les forces politiques d’extrême-droite de celles-ci.

Et même plus d’un mandat, si Trump refuse de quitter le pouvoir en 2029 et qu’il aura les moyens d’y parvenir cette fois.

Mais les peuples des différentes démocraties peuvent réagir et empêcher de basculement qui supprimerait la liberté et l’égalité de la planète.

Un retour en arrière qui serait dû à la première démocratie qui a existé à l’ère moderne.

Une terrible aberration.


 


samedi 1 mars 2025

Point de vue. Et après l’Ukraine, le Groenland?!


Ce serait vaine polémique de rappeler que depuis la première campagne de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, nous avons mis en garde le monde libre contre ce bateleur d’estrade aussi incompétent que corrompu et nous l’avons constamment dénoncé, dont le rêve est d’être président à vie de son pays à l’instar d’un Poutine à qui il est redevable de l’avoir sauvé de la faillite il y a quelques années.

Parce qu’aujourd’hui, la priorité des priorités est d’agir au plus vite pour empêcher le couple Trump-Poutine de mettre la main sur l’Europe, la dépecer et en faire un jouet pour leurs rêves de puissance mégalomaniaques.

L’Europe est effectivement en danger de mort et ce ne sont pas des mots prononcés la légère.

D’un côté un dictateur sanguinaire, coupable de crimes de guerre, qui veut étendre son empire en recréant le Pacte de Varsovie où tous les anciens «pays de l’Est» seraient ses vassaux, voire seraient intégrés dans la grande Russie pendant que l’Europe de l’Ouest serait morcelée en pays faibles, malléables et corvéables à merci.

De l’autre un autocrate condamné pour crimes par la justice de son pays, qui veut profiter de l’Europe pour se servir de ses matières premières avec le deal qu’il tente d’imposer à Zelensky mais aussi dans sa volonté d’annexer le Groenland tout en voulant briser son économie en lui imposant des droits de douane sur toutes ses productions et abattre son régime démocratique en soutenant tous les partis d’extrême-droite du continent dont les néo-nazis allemands.

Et ces deux infâmes personnages sont désormais des alliés, sans doute de circonstances, mais des alliés à l’instar de Hitler et Staline lorsqu’ils conclurent le Pacte germano-soviétique destiné, déjà, à détruire les démocraties européennes.

Ici, nous ne sonnons pas le tocsin, nous l’avons déjà fait, avec d’autres, maintes fois.

Nous appelons à la mobilisation générale, ici et maintenant.

 

 


Point de vue. Hitler et Staline s’admiraient mutuellement, comme Trump et Poutine


Alors que Donald Trump et ses sbires continuent de détruire l’Etat fédéral et ses services publics et que l’extrémiste populiste nomme à tour de bras des fidèles à des postes-clés comme il vient de le faire pour les militaires qui occupent les postes les plus élevés, le rapprochement de l’Américain et du dictateur russe se confirme et fait peser des menaces immenses sur l’Europe.

Certains parlent avec une certaine justesse de la construction d’un pacte russo-américain qui ressemble fort, au vu des personnages qui le mettent en place, au pacte de triste mémoire germano-soviétique conclu entre Hitler (admiré par Trump) et Staline (réhabilité par Poutine).
A propos des relations entre les deux dictateurs les plus criminels ayant jamais existé avec leur compère Mao, les découvertes historiques d’une période où de nouvelles sont faites sans cesse (il faut dire que les événements se sont déroulés il y a peu pour ce qui est de l’Histoire), on s’aperçoit qu’ils s’admiraient mutuellement ou, plutôt, qu’ils admiraient leurs réalisations.
Ainsi Staline appréciait la prise du pouvoir d’Hitler et voulait, dès le départ, conclure des accords avec l’Allemand afin de constituer une alliance contre les démocraties, notamment la française et la britannique, ses principaux ennemis.
De son côté, Hitler était admiratif du système concentrationnaire mis en place par le Soviétique et s’inspira au Goulag pour ses camps de la mort.

Cette admiration réciproque fait immédiatement penser à celle que se vouent Trump et Poutine dans leur lutte commune contre la démocratie républicaine libérale.

Encore un mot: Hitler arrivant au pouvoir affirmait qu’il était «le chancelier de la paix» pour tromper la communauté internationale et l’on entend sans cesse Trump se définir comme «le président de la paix»…


Editorial. Trump insulte les démocrates et Zelensky tout en défendant Poutine!


Si tenté qu’il y avait encore à dévoiler quelques chose, en tout cas, les choses sont claires: Trump est désormais l’allié de Poutine.

Après avoir rencontré le Président de la République française et le Premier ministre du Royaume-Uni, Trump recevait ce jour le Président de l’Ukraine pour discuter d’un cessez-le-feu et d’une paix dans l’agression menée par Poutine contre le peuple ukrainien.

Or, la réunion à la Maison blanche a tourné au chantage vis-à-vis de Zelensky et celui-ci n’a pas accepté de se faire rouler dans la farine.

Son refus er sa résistance ont immédiatement entraîné des insultes et des menaces de la part de Trump et de son vice-président Vance, non seulement, à l’encontre de Zelensky mais également de Joe Biden, de son fils Hunter, de Barack Obama, d’Hillary Clinton et du sénateur de Californie, Adam Schiff!

Une bouillie infâme débitée devant les journalistes par un Trump éructant des propos incohérents face à Zelensky calme et digne, accusé de vouloir provoquer la mort de milliers de personnes et de jouer avec une troisième guerre mondiale...

De même Trump n’a pas tari d’éloges envers Poutine, un homme à qui l’on peut faire confiance et qui tient parole selon l’extrémiste populiste!

Des affirmations d’une indécence abjecte quand on sait le nombre de morts que son invasion a causé tant dans la population ukrainienne que dans les forces armées des deux pays.

Tout cela doit être un électrochoc chez les dirigeants européens: Trump est désormais leur ennemi.

Et la défense de l’Ukraine est un devoir.