2023 est une année où
les dangers qui pèsent sur le monde et plus particulièrement la liberté et les
démocraties n’ont, non seulement, pas disparu mais se sont accrus de manière
inquiétante.
La guerre d’agression
criminelle de Poutine a continué en Ukraine qui est de plus en plus épuisée par
ce conflit malgré l’aide – pas assez importante – de l’Occident avec la
bénédiction de la Chine de Xi Jinping et grâce à l’aide de l’Iran et de la
Corée du Nord.
Le régime communiste
de Pékin qui a sans cesse menacé Taïwan, Xi Jinping venant à nouveau de déclarer
en cette fin d’année que la «réunification» (entendez l’invasion et l’annexion
de l’île au régime démocratique) de la Chine était en marche.
Quand au régime des
mollahs, il continue sans vergogne et avec un plaisir pathologique à assassiner
le peuple iranien et à faire une chasse aux sorcières à toutes les femmes qui
veulent vivre libres et égales aux hommes.
De son côté, le dictateur
de Pyongyang menace constamment le monde d’une guerre nucléaire, la seul manière
pour lui de garder un pouvoir qui asservit une population qui vit dans l’extrême
pauvreté à part les suppôts du régime.
En Afrique, les militaires
apprentis-dictateurs ont repris du service de manière si caricaturale que l’on en
rirait bien s’il n’y avait des populations qui en payent le prix. Après le
Mali, le Burkina Faso et maintenant le Niger se sont ajoutés à la longue liste
des pays autocratiques voire totalitaires du continent.
Des régimes identiques
sont en place un peu partout, de la Turquie à la Birmanie en passant par le
Venezuela – qui menace d’une guerre le Guyana pour s’emparer de ses richesses –,
Cuba, la Syrie, l’Azerbaïdjan, l’Aghanistan…
Dans l’Union
européenne, on trouve toujours au pouvoir des ennemis de la démocratie républicaine
libérale comme, évidemment, Orban en Hongrie (qui, en plus, est un allié de
Poutine) ou Meloni en Italie.
Et la victoire de l’extrême-droite
aux législatives aux Pays Bas montrent que le mouvement n’est nullement termine
malgré la victoire de l’axe central en Pologne.
En France, évidemment,
avec la possibilité de l’arrivée au pouvoir du RN de Marine Le Pen mais aussi
en Espagne avec la montée de Vox, en Allemagne avec celle de l’AfD ainsi qu’au
Danemark, en Suède ou en Slovaquie
Dans le même temps, le
terrorisme international demeure une menace.
En témoigne l’action particulièrement
barbare du Hamas contre les civils israéliens qui, le 7 octobre, a fait 1200
morts et qui a provoqué la réaction d’Israël avec les milliers de morts à Gaza
qui sont imputables en premier lieu à cette organisation terroriste dont le but
ultime demeure de tuer tous les juifs comme cela est contenu dans sa charte.
Une crise au Proche-Orient
qui a permis au régime terroriste en place en Iran de jouer la carte de la tension
en faisant agir le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen.
En France, l’extrême-gauche,
qui sait qu’elle ne peut parvenir au pouvoir par les urnes, joue la carte du
chaos pour permettre à l’extrême-droite de gagner les élections et espérer alors
en une révolution prolétariennes alors même que la majorité des ouvriers (57%)
et employés (50%) votent RN!.
Cette stratégie esT
revendiquée par Jean-Luc Mélenchon et ses fan(atique)s de LFI.
Et Marine Le Pen en
profite tous les jours…
Mais la Gauche avec le
PS et la Droite avec LR, marginalisées par leurs extrêmes, au lieu de se
ressaisir dans une prise de conscience citoyenne, tentent de survivre en
adoptant les comportements de LFI et du RN sans se rendre compte que leurs
agissements sont en train de détruire la démocratie républicaine.
Il ne reste plus que l’axe
central, composé de libéraux réformistes de droite, des libéraux sociaux du
Centre et des sociaux-démocrates de gauche pour défendre cette démocratie
républicaine libérale, ses principes et ses valeurs humanistes.
Pourtant, alors même
que les sondages montrent un attachement à la démocratie de la population, cet
axe ne parvient pas à emporter la majorité dans les urnes même si Emmanuel
Macron est président de la république, sans doute, en partie, parce que les électeurs
d’extrême-gauche ne sont pas encore tout à fait prêts à voter pour l’extrême-droite…
Quoiqu’il en soit,
oui, la démocratie républicaine est en danger.
Avons-nous besoin d’un
Comité de salut public pour la sauver?
Au-delà des errements
de celui de la Révolution – mais la patrie était alors en danger, ne l’oublions
pas –, une union de tous les démocrates demeurent, non pas nécessaire mais
indispensable, un impératif catégorique si nous voulons vivre encore, demain,
dans un pays de liberté, d’égalité, de fraternité.
Cette union vaut d’ailleurs
pour toutes les démocraties du monde et celles-ci doivent également renforcer
leurs relations pour faire un front commun contre l’offensive totalitaire.