Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mercredi 25 janvier 2012

MONDIALISATION-ECONOMIE-CROISSANCE. Pour le FMI, la croissance mondiale sera de 3,3% en 2012 et de 3,8% en 2013


Les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international prévoient une croissance de 3,3% dans le monde cette année et de 3,8% en 2013.
L’année 2012 sera difficile pour les pays avancés avec un taux de croissance estimé à 1,2% (1,8% pour les Etats-Unis mais -0,5% pour la zone euro avec pour la France 0,2%).
Elle devrait être moins flamboyante pour les grands pays émergents même si la Chine se maintiendra au-dessus des 8% de croissance (8,2%) et que l’Inde atteindra tout de même les 7% selon les experts du FMI.

Selon ces derniers, «la reprise mondiale est menacée par les tensions grandissantes à l’œuvre dans la zone euro et les fragilités qu’accusent les autres régions. Les conditions financières se détériorent, les perspectives de croissance s’assombrissent et les risques baissiers s’intensifient.
Alexis Levé
© 2012 LesNouveauxMondes.org


2012
2013
Monde
3,3%
3,8%
Pays avancés
1,2%
1,9%
Etats-Unis
1,8%
2,2%
Zone Euro
-0,5%
1,8%
France
0,2%
1%
Pays émergents & en développement
5,4%
5,9%
Chine
8,2%
8,8%
Inde
7%
7,3%
Brésil
3%
4%
Russie
3,3%
3,5%
Afrique du Sud
2,5%
3,4%
(source: FMI, janvier 2012)

BRESIL-ECONOMIE. Le gouvernement veut croire à une croissance de 4%


Ni le Fonds Monétaire internationale (3%), ni la Banque mondiale (3,4%), ni la Banque centrale du Brésil (3,5%) n’escomptent une croissance aussi élevée que celle que prétend atteindre le ministre des Finances, Guido Mantega, connu pour un optimisme un peu trop partisan…
Selon lui, la croissance du pays sera, quoiqu’il arrive, de 4% en 2012 et ne sera dépassée que par celles de la Chine et de l’Inde.
Rappelons, tout de même, que jusqu’à présent le gouvernement brésilien tablait sur un taux de croissance de 5%.
Jean-Louis Pommery
© 2012 LesNouveauxMondes.org

lundi 23 janvier 2012

MONDIALISATION-BRIC-ECONOMIE. La Banque mondiale optimiste avec mesure pour la croissance du Bric


Ce ne sera pas la récession comme prévue pour la zone euro, ni une croissance molle. Pour autant, les nouvelles prévisions de croissance de la Banque mondiale pour les pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont nettement en baisse et s’accompagnent d’avertissements très clairs des experts de l’organisme financier aux responsables des grands pays émergents s’ils ne veulent pas se retrouver face à d’énormes difficultés pour leurs économies mais également pour l’économie mondiale.
En 2012, la Banque mondiale prévoit une croissance de 8,4% en Chine, 6,5% en Inde, 3,5% en Russie et 3,4% au Brésil. Ces taux ne permettront pas à ces pays de sortir les plus pauvres de leur situation difficile, voire désespérée.
Mais ils ne seront peut-être même pas atteints en cas de problèmes en cours d’année et si les gouvernements ne mettent pas en place des réformes, notamment de leur secteur bancaire et de leurs systèmes de protection sociale sans oublier d’investir dans les infrastructures, sauf pour la Chine dont le surinvestissement dans ce secteur lui a permis de ne pas être trop affectée jusqu’à présent par la crise mondiale mais qui ne peut se permettre de continuer à dépenser les sommes faramineuses de ces dernières années pour des équipements dont certains ne serviront jamais...
Nicolo Morfino
© 2012 LesNouveauxMondes.org

samedi 21 janvier 2012

MONDIALISATION-ECONOMIE-CROISSANCE. La Banque mondiale prévoit une croissance de 2,5% en 2012 et 3,1% en 2013


Dans la dernière livraison de son rapport annuel sur la croissance dans le monde, «Perspectives pour l’économie mondiale», la Banque mondiale a revu ses prévisions à la baisse, la faute en étant à la crise qui touche les économies avancées et notamment la zone euro.
La croissance sera donc de 2,5% en 2012 et de 3,1% en 2013 et se répartira en un taux de croissance pour les économies en développement et émergentes de 5,4% (contre 6,2% prévu précédemment), un taux de 1,4% pour les économies des pays à revenus élevés (contre 2,7% précédemment).
La nouvelle prévision pour les pays de la zone euro est encore plus mauvaise puisqu’elle passe d’une croissance de 1,8% à, désormais, une croissance négative de -0,3%.
Une situation qui pourrait encore empirer, notamment pour les pays en dévelpppement, selon l’organisme financier: «Les pays en développement doivent se préparer à de nouveaux risques de détérioration alors que la crise de la dette dans la zone euro et l’affaiblissement de la croissance dans plusieurs grandes économies émergentes assombrissent les prévisions de croissance dans le monde».
Et l’économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale pour l’économie du développement, Justin Yifu Lin, a enfoncé le clou en déclarant que «les pays en développement doivent évaluer leurs vulnérabilités et se préparer à la possibilité d’autres chocs, tant qu’il est encore temps».
De son côté, Andrew Burns, directeur du service chargé des questions de macroéconomie internationale et auteur principal du rapport, estime que «si la crise s’intensifie, personne ne sera épargné. Les taux de croissance des pays développés comme ceux des pays en développement pourraient connaître une chute égale voire même supérieure à celle de 2008-2009». Et il ajoute, «on ne saurait trop insister sur l’importance de disposer de plans d’urgence dans ces circonstances». Voilà qui est clair…
Alexis Levé
© 2012 LesNouveauxMondes.org

vendredi 20 janvier 2012

MONDIALISATION-RUSSIE-CHINE. L’alliance en trompe l’œil entre la Russie et la Chine

Que ce soit dans le club des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ou dans l’OSC (organisation de coopération de Shanghai), les relations entre la Russie et la Chine ont plus à voir avec celles de deux pays qui s’observent et ne se font pas réellement confiance que celles de deux véritables alliés.
Le dossier très complet que publie la revue Monde Chinois dans son dernier numéro et intitulé «La Russie en Asie» est très clair à ce propos et les nombreux spécialistes qui se succèdent ne se font aucune illusion sur le caractère bancal de ce faux partenariat entre les deux ex-pays frères de l’ère flamboyante du communisme.
Bien sûr, l’on savait depuis longtemps que la Russie avait cherché des amis partout en Asie pour se prémunir de la menace chinoise, d’où les liens privilégiés avec l’Inde, par exemple, ou le Vietnam dans les années soixante-dix.
Reste que Moscou ne peut faire autrement que de tenter de bâtir une relation avec la Chine sur des bases solides. Il en va de sa présence en Asie et de sa capacité à contenir la montée en puissance de la Chine, non comme puissance asiatique mais comme superpuissance, statut qu’elle a chipé à feue l’Union soviétique…
Pour Aleksei Fenenko de l’Académie des sciences de Russie, «la situation actuelle de la Russie en Asie Pacifique se caractérise par deux traits principaux. La Russie a hérité des forces armées et du complexe militaro-industriel soviétiques, ce qui lui permet de demeurer formellement la deuxième puissance militaire en Asie après les Etats-Unis. Dans le même temps, la Russie n’a pratiquement aucune ressource politique monnayable».
C’est pourquoi, comme l’explique Isabelle Facon de Fondation pour la recherche stratégique que «tout en revendiquant sa position géographique ‘à cheval entre deux continents’ et son statut de très grande puissance, la Russie est curieusement restée en retrait de la scène politique, stratégique et économique asiatique».
Et si la Russie veut bâtir un «partenariat extensif avec la Chine», c’est bien, selon Valérie Niquet, directrice de recherche Asie à la même fondation, «l’ambiguïté plus que la confiance et le partenariat, qui caractérise les relations sino-russes. Moscou et Pékin partagent un seul véritable intérêt: la volonté de limiter la marge de manœuvre des Etats-Unis sur la scène internationale et dans leur environnement proche».
Car, ainsi que l’analyse Marlène Laruelle de l’université américaine George Washington, «l’entente sino-russe a reposé largement, de la chute de l’URSS jusqu’à aujourd’hui, sur un rejet commun du monde dit unipolaire sous domination américaine, et non sur un accord de fond. (…) Le jeu d’alliance entre les deux pays est par conséquent pragmatique, fonctionnel, et ne semble pas en tout cas appelé à se transformer en une alliance politique de long terme». Car le professeur de relations internationales est persuadé que les élites russes «ne sont pas prêtes à accepter la Chine comme modèle politique et culturel, ni à laisser leur pays devenir un satellite de Beijing».
Les années à venir seront, à ce titre, cruciales pour la Russie. Et celle-ci est tentée de se tourner, encore une fois, vers l’Occident pour la protéger de ses puissants «amis» asiatiques…

Alexandre Vatimbella
© 2012 LesNouveauxMondes.org

La Russie en Asie / Monde Chinois numéro 28, Editions Choiseuls, 20 €