Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 3 décembre 2009

MONDIALISATION-CHINE-ECONOMIE. La Chine a publié sa nouvelle réglementation sur les joint-ventures à capitaux étrangers


Le gouvernement chinois veut encourager les transferts de technologies en faveur de ses entreprises. Pour cela, il libéralisera à partir de mars prochain les investissements étrangers qui les permettent, notamment les joint-ventures.


La Chine n’aime pas que les entreprises étrangères rachètent ses entreprises nationales, pas plus qu’elle ne souhaite qu’elles contrôlent des entreprises en joint-ventures avec des partenaires chinois. Mais le pays a aussi un énorme besoin en nouvelles technologies et en management moderne. Et, le plus sûr moyen, à part de se les approprier par des voies détournées, est de les partager avec les pays qui les possèdent. C’est dans ce sens qu’il faut interpréter la nouvelle réglementation qui entrera en vigueur en mars prochain sur les joint-ventures à capitaux étrangers.

Ainsi, le gouvernement chinois a décidé de favoriser la création d’entreprises à capitaux étrangers et chinois si celles-ci mettent en œuvre des «technologies et des expériences de gestion avancées», plus particulièrement dans le domaine des services. Même si les gouvernements étrangers sont souvent réservés sur ce transfert de technologies et de savoir-faire, les entreprises étrangères sont en revanche beaucoup plus ouvertes, éblouies par les mirifiques possibilités du marché intérieur chinois quitte, parfois, à être aveuglées par une vision trop idyllique de celles-ci même si beaucoup prétendent ne partager des technologies de l’avant-dernière génération.


Alexandre Vatimbella

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mercredi 2 décembre 2009

MONDIALISATION-BRIC-SANTE. Les pays du Bric devraient être un vivier de croissance pour l’industrie pharmaceutique


Un récent rapport de la société Euler-Hermes indique que la croissance mondiale du secteur pharmaceutique devrait se poursuivre malgré les écueils grâce notamment au Brésil, à la Russie, à l’Inde et à la Chine.


L’industrie pharmaceutique ne va pas trop mal selon une enquête menée par la société d’assurance-crédit Euler-Hermes. Selon ses conclusions, les perspectives de croissance en volume seront là grâce à l’augmentation continue des dépenses de santé dans les pays développés mais aussi dans les grands pays émergents dont ceux du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine). Concernant ces derniers, l’enquête estime qu’ils «sont le relais de croissance du marché». Néanmoins, poursuit son auteur, «ils partent de très bas» puisque «leur consommation par tête en 2008 était de 22 dollars, à comparer avec 947 dollars aux Etats-Unis et 511 dollars en Europe».

Dans les années qui viennent, l’industrie pharmaceutique sera confrontée à de nombreux défis pour retrouver une santé et une dynamique qui ont fait ses beaux jours au cours des dernières décennies. Ainsi, les pressions déflationnistes vont s’accentuer du fait d’une concurrence grandissante des génériques (même si de plus en plus de grands laboratoires en produisent désormais) et d’une volonté des pouvoirs publics de mieux contrôler l’inexorable augmentation des coûts de la santé. De même, le secteur doit redonner un coup de fouet à l’indispensable innovation. Cela passe par une revitalisation de sa Recherche & Développement qui connaît des difficultés de financement puisque les biotechnologies ont tendance à le vampiriser au détriment des recherches allopathiques traditionnelles. Mais, là aussi, beaucoup de grands laboratoires se sont lancé dans l’aventure des biotechnologies. Reste que même au niveau de la recherche dans ce dernier secteur, les financements sont de plus en plus restreints depuis le début de la crise économique. Mais la sortie de celle-ci en 2010 lui redonnera sans doute un bol d’oxygène.


Alexandre Vatimbella

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MONDIALISATION-EMERGENTS-ENVIRONNEMENT. Sommet de Copenhague: quatre pays émergents font une contre-proposition


La Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud proposent un autre texte pour la déclaration finale du sommet sur le climat de décembre qui, sans surprise, leur permettrait de ne pas avoir de contraintes chiffrées.


Les grands pays émergents persistent et signent. Ils ne veulent pas d’objectifs chiffrés quant à leurs réductions de gaz à effet de serre dans les décisions qui seront prise lors du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre. De plus, ils demandent toujours que les pays riches prennent eux des engagements chiffrés et qu’ils aident les pays en développement (dont ils estiment qu’ils font partie) financièrement à lutter contre la pollution atmosphérique. Des propositions qui ont été jusqu’à présent rejetées par les pays développés au motif que les grands pays émergents étaient désormais parmi les plus gros pollueurs de la planète, notamment le Chine qui est numéro un mondial en la matière.


Alexis Levé

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mardi 1 décembre 2009

MONDIALISATION-CHINE-MONNAIE. Accusée de sous-évaluer sa monnaie, la Chine contre-attaque


Mise en accusation par les Etats-Unis et l’Europe, le gouvernement chinois essaye de justifier son refus de réévaluer le yuan.


Les Etats-Unis et l’Union européenne ne relâchent pas la pression sur le gouvernement chinois accusé de sous-évaluer la valeur du yuan afin de favoriser ses exportations. Une mesure de dumping qui permet aux produits chinois de demeurer beaucoup moins chers que les produits occidentaux. Devant une telle accusation, Pékin tente de répliquer en expliquant que cette sous-évaluation n’est en fait que la réplique aux mesures protectionnistes contre les produits chinois. Le Premier ministre, Wen Jiabao, a même expliqué que ces demandes pressantes des occidentaux n’avaient comme but que de «limiter le développement de la Chine». Il a même ajouté que la stabilité du yuan avait non seulement permis le développement économique de la Chine mais avait aussi participé au redressement économique dans le monde. Une explication qui ne sera sans doute pas partagée aux Etats-Unis et en Europe…


Jean-Louis Pommery

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CHINE-CONSOMMATION. Le gouvernement chinois va continuer à soutenir la consommation intérieure


Pékin a annoncé son intention de continuer à appliquer les mesures incitatives pour l’achat d’un véhicule neuf ou le remplacement d’appareils électroménagers. Mais il ne s’agit pas d’une refonte structurelle de l’économie chinoise.


La Chine doit absolument transformer son économie essentiellement tournée vers les exportations et la construction d’infrastructures en un modèle privilégiant la consommation intérieure. Ce n’est que de cette façon que sa croissance sera durable et qu’elle participera à la reprise de l’économie mondiale dont elle bénéficiera en retour. C’est dans cette optique que le gouvernement chinois a décidé de prolonger les mesures incitatives qui ont si bien réussi cette année. Elles concernent essentiellement l’achat d’un véhicule neuf (le marche chinois est d’ores et déjà le premier marché mondial devant les Etats-Unis) et le remplacement des vieux appareils électroménagers par des nouveaux. Néanmoins, ces mesures ne changent pas structurellement la croissance chinoise qui est dopée avant tout par les grands travaux décidés par Pékin et par les exportations. Pour vraiment réorienter celle-ci, il faudrait que la Chine se dote d’un vrai système de protection sociale et d’un système éducatif gratuit voire abordable afin que la population n’épargne plus en vue d’une maladie ou de l’éducation des enfants pour consommer plus. Mais ce basculement sera très difficile pour la Chine même si la consommation intérieure a augmenté cette année bien loin, tout de même, de ce qu’il faudrait.


Alexandre Vatimbella

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