Les Actualités sur Mondiaglobalisation

samedi 3 octobre 2009

BRIC-ECONOMIE. Le FMI revoit à la hausse la croissance des pays du Bric en 2010


L’année prochaine, le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine seront en croissance selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international. Une continuité pour l’Inde et la Chine, un retour pour le Brésil et la Russie.


Selon les dernières prévisions du FMI (Fonds monétaire international) les économies des pays du Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine) seront toutes en croissance en 2010 après une année 2009 très difficile pour certains. Ainsi, si la Chine a vu sa croissance 2009 revue à la hausse par les experts du FMI qui tablent désormais sur un chiffre de 8,5% et que l’Inde, également, devrait avoir une croissance supérieure aux prévisions passées à 5,4%, le Brésil aura bien, en revanche, une croissance négative cette année (-0,7%) et la Russie connaîtra bien le plongeon prévu (-7,5%).

En 2010, selon le FMI, la croissance du Brésil devrait être de 3,5%, celle de la Russie de 1,5%, celle de l’Inde de 6,4% et celle de la Chine devrait caracoler en têtes des croissances mondiales à 9%.


Louis-Jean de Hesselin

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vendredi 2 octobre 2009

MONDIALISATION-EMERGENTS. Selon Anne-Marie Idrac, les émergents sont «des pays chauve-souris»!


La secrétaire d’Etat au commerce extérieur a déclaré lors d’une intervention à l’IFRI que les pays émergents changeaient de statut quand cela arrangeait leurs intérêts.


Pays développés quand ils revendiquent une plus grande importance dans les instances internationales ou dans les décisions au G20, pays en voie de développement quand ils ferment leurs frontières aux produits étrangers et refusent de jouer le jeu en matière d’environnement, les pays émergents changent de statut comme de chemise selon Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat française au commerce extérieur qui les a qualifiés de «pays chauve-souris». Cette dernière intervenait dans le cadre d’un colloque co-organisé par l’IFRI (Institut français des relations internationales) et le CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales) sur le nationalisme économique où elle estimé qu’il «faudra amener de plus en plus les pays émergents à participer à la mondialisation politique».

Toujours en matière de mondialisation, la secrétaire d’Etat a déclaré que «l’outil que préfère les pays émergents dans ce domaine est l’OMC (Organisation mondiale du commerce» où ils n’hésitent pas à porter plainte contre les pays développés afin de faire valoir leurs droits. Enfin, elle a admis que le protectionnisme progressait en cette période de crise économique pour des raisons politiques et sociales.


Alexandre Vatimbella

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MONDIALISATION. Pour le directeur du FMI, les gouvernements doivent toujours soutenir leurs économies

Dans une interview à la chaîne financière américaine CNBC, Dominique Strauss-Kahn a estimé que si la reprise est bien là, il faudra encore du temps avant que les Etats se désengagent en supprimant les plans de relance.


Dominique Strauss-Kahn estime que la reprise est bien là et que l’année 2010 devrait voir repartir l’économie mondiale. Mais le directeur du FMI (Fonds monétaire international) a mis en garde les gouvernements qui seraient tentés de supprimer leurs plans de relance au motif que la croissance est de retour. Selon lui, ces plans doivent demeurer en place au moins encore pendant un an pour affermir cette reprise. De même, il pense qu’il faudra une coordination internationale en la matière car la croissance économique ne reviendra au même moment dans tous les pays. Or c’est la concertation entre les différents pays de la planète, notamment grâce au G20, qui a permis à l’économie mondiale de repartir.

A propos de cette coopération international, Dominique Strauss-Kahn s’est dit convaincu que, dans quelques années, les livres d’histoire expliqueront que celle-ci fut vraiment pour la première fois aussi forte et aussi effective lors d’une crise économique avec des mesures concrètes qui ont été vraiment appliquées. Cette situation est une première, selon lui, car les décisions du G7 n’étaient pas souvent appliquées.


Alexandre Vatimbella

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jeudi 1 octobre 2009

CHINE-ECONOMIE. Doutes des économistes sur la capacité de la Chine à changer son modèle de croissance


Réunis pour un débat au CERI de Sciences Po, de nombreux spécialistes de la Chine ont affirmé que la Chine doit absolument développer sa demande intérieure et libéraliser son économie pour poursuive sa croissance. Mais peu croient qu’elle en sera capable rapidement.


La Chine se trouve ou va se trouver bientôt à la croisée des chemins de son formidable bond en avant économique initié depuis le début des années 80. Tel est le constat qu’ont fait de nombreux spécialistes réunis au CERI (Centre d’études et de recherches internationales) de Science Po à l’occasion de la commémoration du soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine que l’on fête aujourd’hui. D’une machine industrielle tournée avant tout vers l’exportation et des dépenses publiques essentiellement réalisées dans les infrastructures, l’avenir de la croissance et du développement économique et social passe par l’envol de la consommation intérieure et une réorientation des dépenses publiques vers le social notamment vers les soins de santé et l’éducation libérant l’épargne forte des Chinois qui se forment avant tout pour assurer les dépenses dans ces deux postes. Car tout se tient en la matière même si certains experts estiment, comme François Nicolas de l’IFRI (Institut français des relations internationales) que la demande intérieure ne pourra décoller que si les entreprises, en particulier les entreprises d’Etat, injectent leurs énormes liquidités dans l’économie du pays pour favoriser la consommation, car ce sont elles qui possèdent la plus grande partie de l’épargne du pays.

Ainsi, Marie-Claire Bergère, économiste à l’Inalco (Institut national des langues et civilisation orientales), a estimé que «pour qu’il y ait augmentation de la consommation, il faut que les Chinois n’aient plus à épargner pour leur santé et l’éducation de leurs enfants mais il faut aussi permettre aux paysans de consommer ce qui n’est pas le cas pour l’instant malgré les mesures prises à propos de la propriété de la terre». Le seul problème, mais il est de taille, c’est que peu d’experts sont optimistes sur la capacité de la Chine à réorienter son économie vers la demande intérieure et ne plus dépendre des exportations à court et à moyen terme. Du coup, non seulement, la population chinoise ne pourra devenir un moteur de la croissance mais la Chine risque de tuer la poule aux œufs d’or en continuant à inonder le marché international de produits alors que celui-ci ne sera plus capable d’absorber les quantités produites ces dernières années créant un déséquilibre dont le pays sera une des principales victimes. Le gouvernement chinois se trouve donc devant un gigantesque défi qui va conditionner l’avenir du pays et sa capacité à glisser vers un modèle de croissance plus durable. Mais ce défi est aussi un défi mondial.


Alexandre Vatimbella

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INDE-AGRICULTURE. L’Inde pourrait être confrontée à sa pire sécheresse depuis plus de 35 ans


S’il ne pleut pas beaucoup au mois d’octobre, le pays enregistrera un déficit pluviométrique record depuis 1972 avec de très graves conséquences pour la population rurale et les cultures.


Le déficit pluviométrique de l’Inde se monte à 23% à la fin de ce mois de septembre qui marque généralement la fin de la mousson qui débute en juin. C’est le pire enregistré depuis 1972 et s’il est encore possible que des pluies tardives se produisent au mois d’octobre, les autorités se préparent au pire. Pas tellement sur une possible famine car, comme l’a rappelé le Premier ministre, Manmohan Singh, les stocks de nourriture sont suffisant pour palier à une mauvaise récolte de riz (dont on estime qu’il en manquera 10 millions de tonnes) ou de blé. En revanche, cette situation pourrait être catastrophique pour quelques 235 millions de paysans du Nord du pays où le déficit pluviométrique a été de 36% alors que dans le Sud celui n’a été que de 7%. Déjà, on parle de paysans qui ont du vendre leurs femmes afin de rembourser leurs dettes. Parallèlement, le prix des denrées alimentaires a connu une inflation même si certains experts en rejettent la faute sur des spéculateurs et non l’absence de pluie suffisante. Le dernier déficit important remonte à 1979 avec 19% de pluie en moins.


Louis-Jean de Hesselin

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