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dimanche 26 février 2023

Commentaire. L’Ukraine par devoir et par nécessité

Nous ne devons pas l’oublier: si nous aidons l’Ukraine, c’est autant par devoir que par nécessité.

Cette invasion de l’Ukraine est aussi l’invasion du monde libre.

Dès lors, nous avons cette obligation morale d’aider le pays agressé qui fait partie de ce monde.

Mais c’est aussi une obligation existentielle car il ne peut y avoir de victoire de la Russie, il ne peut y avoir une défaite de l’Ukraine.

Pourquoi?

Parce que cela signifierait qu’un régime totalitaire ayant attaqué l’Occident aurait gagné et cela donnerait des envies à beaucoup d’autres autocraties et dictatures comme celle de Xi Jinping pour envahir Taïwan.

Cela affaiblirait pour longtemps le camp des démocraties avec tout ce que cela signifierait comme menaces contre la liberté et le chaos dans l’ordre international.

Reste à savoir ce que sera la situation qui permettra de mettre fin à cette invasion.

Est-ce que ce sera la chute de Poutine et de toute sa clique nationaliste et corrompue?

Est-ce que ce sera une vraie victoire militaire de l’Ukraine de Zelenski?

Est-ce que ce sera des pressions extérieures d’«amis» de la Russie qui imposeront à Poutine le retrait de ses troupes d’Ukraine?

Dans deux semaines, cela fera un an que Poutine a déclenché cette guerre et l’on ne voit pas encore comment elle peut se terminer.

Une tragédie pour le peuple ukrainien.

Le Focus. L’Hubris chinois en défaut

Se croire le plus fort est toujours dangereux et la Chine est en train d’en faire la douloureuse et amère expérience.

Le régime totalitaire mis en place par Xi Jinping vient de connaitre deux défaites majeures.

D’abord celle de la gestion de la covid19 où le potentat de Pékin s’est trompé de A à Z et a du faire machine arrière causant des centaines de milliers de morts voire plus.

Ensuite celle des ballons espions que les Etats-Unis ont découvert et qu’ils abattent dans une mise en scène destinée à humilier le régime chinois devant la communauté internationale.

Ces deux couacs sont dévastateurs pour une Chine qui voulait montrer sa puissance et la justesse de ses choix ainsi que son statut de grande puissance.

Elle se retrouve à mentir dans une mise en scène pathétique.

Ces couacs démontrent également un hubris dont seuls sont capables les totalitarismes où un emballement dans la croyance indéfectible en sa supériorité par autosuggestion est une constante.

Hitler en fut pour ses frais en son temps.

Bien sûr, les Chinois sont dans le déni et il y a peu de chances que cela change quoi que ce soit dans la gouvernance du pays.

On peut même supposer que Xi va chercher une action d’éclat pour retrouver un certain lustre.

Malheureusement, ces personnages mégalomaniaques et psychorigides, focalisés sur leur toute-puissance n’apprennent rien d’autres de leurs erreurs et de leurs fautes que de passer à un niveau supérieur dans leurs agirs au risque de provoquer de possibles cataclysmes dont leurs peuples seront les premières victimes et qui mettront en péril la paix mondiale.

samedi 25 février 2023

Le Focus. Trump au pouvoir, l’Ukraine serait russe

On se rappelle ou pas que l’avocat de Donald Trump, le déplorable Rudy Giuliani, ancien maire de New York, avait demandé à deux de ses connaissances américano-ukrainiennes de trouver des preuves incriminant le fils de Joe Biden dans des affaires de corruption avec le pouvoir de Kiev qui n’ont jamais existé que dans son cerveau dérangé et dans celui de son client.

Dans le même temps, Trump avait demandé directement à Volodymyr Zelenski de fabriquer de telles preuves en le menaçant de couper l’aide militaire à l’Ukraine en cas de refus.

Heureusement pour le monde libre, pour la démocratie et pour l’indépendance de l’Ukraine, ce réel complot ne reposant sur aucun fait réel et qui devait permettre au populiste extrémiste de déconsidérer Biden pour remporter l’élection présidentielle échoua.

Les deux hommes d’affaires américano-ukrainiens furent en outre arrêté et condamné pour fraudes, faux témoignages et collecte de fonds étrangers pour la campagne de Trump.

L’un d’eux, Lev Parnas, témoigne aujourd’hui dans le magazine américain Time dans une tribune intitulée «Comment j’ai aidé Trump et Giuliani à affaiblir l’Ukraine».

Il explique avec détails comment ils ont été recrutés et comment Trump lui a demandé «combien de temps pourrait tenir l’Ukraine en cas d’invasion de la Russie» et qu’en répondant «peu de temps sans l’aide des Etats-Unis», il avait réalisé qu’il avait donné les munitions nécessaires à celui-ci pour faire un chantage à Zelenski.

Parnas estime que si Trump avait été réélu, l’Ukraine n’existerait plus et que l’élection de Biden a sauvé son pays.

Et d’expliquer:

«Rétrospectivement, je conclus que mon vrai boulot était en réalité d'aider à saper et à déstabiliser le gouvernement ukrainien. Trump et Giuliani ont fait valoir que les dirigeants de l'Ukraine étaient corrompus et anti-américains, mais je crois qu'il y avait d'autres raisons pour lesquelles Trump voulaient les faire payer. Il les considérait comme des ennemis politiques qui avaient soutenu Hillary Clinton en 2016, blessant son amour-propre et alimentant une soif inextinguible vengeance. Trump détestait également le gouvernement ukrainien parce que Poutine le détestait.»

Ainsi pour des motifs bassement politiciens et une fatuité lamentable, Trump aurait permis à Poutine de l’emporter et à déstabiliser le monde en mettant en danger nombre d’autres pays comme la Moldavie ou la Géorgie puis de s’attaquer à l’Union européenne.

Cela en dit long sur un personnage qui va tenter en 2924 de reconquérir la Maison blanche.

Commentaire. Dans n’importe quelle démocratie Poutine serait en prison pour la vie

Le nombre de morts imputables à Vladimir Poutine ne cesse d’augmenter avec son invasion injustifiée de l’Ukraine.

Mais, même avant cette guerre scélérate, le maître du Kremlin avait déjà commis assez d’assassinats pour se retrouver à vie derrière les barreaux d’une prison.

Parce qu’il est avant tout un vulgaire meurtrier pathologique qui a commis ses crimes un peu partout de la Russie, avec l’élimination de ses opposants, à l’Ukraine en passant par la Tchétchénie, la Syrie, la Géorgie, la Centre-Afrique, le Mali mais aussi le Royaume-Uni et sans doute dans bien d’autres endroits.

Ce qui est la caractéristique d’un chef mafieux capable de poursuivre ses méfaits dans le monde entier en utilisant toutes les méthodes possibles et avec l’aide de tueurs à gages, de milices parfois privées et d’une soldatesque qui ressemble souvent à des crapules qui ne sont que des criminels de guerre quand ce ne sont pas de vulgaires terroristes.

Même s’il n’est pas – pour l’instant – le pire criminel ayant sévi sur la planète, il est sans doute celui qui a utilisé toutes les possibilités de donner la mort.

Et il n’a pas fait de détails, les civils dont de très nombreux enfants sont ses victimes innocentes.

On peut et on doit se poser la question de savoir comment nous n’avons pas compris plus tôt que ce personnage déséquilibré avait la capacité de tuer aussi facilement et aussi froidement et que nous n’avons pas agi pour l’empêcher de commettre certains de ses crimes.

Sans doute, comme tout assassin de masse, il échappera à toute sanction.

Pire, son exemple comme ceux de ses prédécesseurs se perdra selon toute vraisemblance dans le tourbillon de l’Histoire.

Et le tragique de notre condition humaine continuera.

Espérons que l’on se trompe.