Les Actualités sur Mondiaglobalisation

lundi 21 février 2022

Commentaire. Allons-nous enfin comprendre le danger qu’est Poutine pour la démocratie

Et si la crise ukrainienne ouvrait enfin les yeux des peuples d’Occident et leur faisait prendre toute la dimension de la malfaisance de Vladimir Poutine pour la démocratie et la liberté.

Cela fait des années que le maître du Kremlin agit comme un vulgaire voyou tant dans son pays – avec assassinats d’opposants et enrichissement crapuleux – qu’envers l’ordre international – tentatives répétées de sabotage des élections et de déstabilisation des pays démocratiques, interventions militaires contre des pays qu’il veut vassaliser tels la Géorgie et l’Ukraine, soutien aux pires régimes de la planète comme en Chine, en Syrie ou en Biélorussie – avec une totale impunité.

Son soutien à des personnages comme Trump, Orban, Le Pen, Zemmour ou Mélenchon afin qu’ils détruisent de l’intérieur la démocratie républicaine libérale s’ajoute à ses méfaits répétés.

Mais, bizarrement, et alors que nombre d’observateurs avisés tirent la sonnette d’alarme à son sujet depuis déjà longtemps, il a bénéficié jusqu’à présent d’une sorte de préjugé favorable.

En tout cas, il a pu largement nuire sans réellement en subir les conséquences.

Ce temps doit être définitivement révolu et Poutine doit être traité pour ce qu’il est, un dictateur violent dont un des objectifs principaux est de se venger des Etats-Unis et des pays de l’Union européenne qu’il rend responsables de la situation catastrophique où se trouve la Russie aujourd’hui alors qu’il en est coresponsable avec tous ses prédécesseurs depuis l’ère stalinienne.

S’il joue avec la paix mondiale aujourd’hui c’est bien parce que les Occidentaux ne l’ont pas remis à sa place quand il le fallait.

Espérons que cette époque est révolue.

 

dimanche 20 février 2022

Le focus. Les troublantes similitudes entre Poutine et Hitler

Si Vladimir Poutine aimerait ressembler à Staline – ne tente-t-il pas de le réhabiliter en réécrivant l’Histoire et en ayant fait voter une loi interdisant de le critiquer? –, c’est plutôt du côté d’Hitler – ancien allié du despote criminel russe – qu’il faut rechercher les similitudes dans les raisons et la gestion de la crise ukrainienne qu’il a délibérément créée.

On se rappelle des revendications du dictateur nazi qui aboutirent au déclenchement de la Seconde guerre mondiale.

Celui-ci cherchait à créer une grande Allemagne en annexant tous les territoires des pays où vivaient des minorités allemandes que ce soit en Autriche, en Tchécoslovaquie ou en Pologne.

De même, il souhaitait entourer l’Allemagne d’une zone d’influence, d’un glacis où il pourrait agir comme bon lui semble.

C’est exactement les revendications actuelles de Poutine et de son diktat à propos de l’Ukraine – et auparavant de la Géorgie.

Pour y parvenir, Hitler a largement utilisé la désinformation et a monté des opérations de manipulations comme le fait de déguiser ses soldats en Polonais qui simulèrent des attaques de postes frontières allemands pour justifier son intervention armée et faire croire qu’il n’était pas l’agresseur.

Stratégie exactement identique à celle de Poutine et de ses créatures à la tête des «républiques populaires» fantoches autoproclamées de Donetsk et de Lougansk dans le Donbass ukrainien, les dirigeants de ces enclaves ayant affirmé que le gouvernement de Kiev préparait un «génocide» de leurs populations!

Comme Hitler, Poutine parie sur la frilosité des Occidentaux qui, selon lui, ne feront pas la guerre pour défendre l’Ukraine comme ils ne l’avaient pas faite en 1938 pour défendre la Tchécoslovaquie.

Des Occidentaux qui étaient allés à Munich pour sauver la paix comme ils se rendent aujourd’hui à Moscou…

On sait ce qu’il advint du pari d’Hitler qui pensait que ces mêmes Occidentaux ne feraient pas la guerre pour la Pologne.

Parce qu’in fine c’est bien le dictateur allemand qui fut le perdant de son propre hubris.

C’est d’ailleurs tout ce que l’on souhaite à Poutine avec, évidemment la guerre en moins.

jeudi 17 février 2022

Commentaire. Au Sahel la France est d’abord venue secourir des pays qui lui ont demandé d’intervenir

« Que se serait-il passé en 2013 si la France n’avait pas fait le choix d’intervenir ? Vous auriez à coup sûr un effondrement de l’Etat malien »

Oui, comme l’a affirmé Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse tenue aujourd'hui à l'Elysée suite à un sommet des partenaires africains et européens sur l'avenir de la lutte contre le terrorisme au Sahel, si l’armée française n’était pas intervenue au Mali à la demande expresse du gouvernement local, l’ensemble des clowns de la junte au pouvoir actuellement à Bamako auraient été décapités par les djihadistes qui auraient pris le pouvoir dans le pays.

A l’époque, les convois des terroristes d’Al Qeida au Sahel se dirigeaient à vitesse grand V et sans rencontrer de résistance d’une armée malienne incompétente et minée par la corruption vers la capitale pour instaurer un califat qui aurait entraîné des dizaines de milliers de morts, une déstabilisation de la région, voire même de l’Afrique, et une menace pour le monde entier et, plus particulièrement, l’Europe.

Voilà la réalité au moment où Emmanuel Macron et les dirigeants des pays africains et européens partenaires dans l’opération de maintien de la paix et de lutte contre les terroristes au Sahel vient de prendre un tournant avec le départ programmé des forces française et amies du Mali pour se redéployer suite à un coup d’Etat militaire dans ce pays, la destruction de la démocratie, l’appel à une milice russe soi-disant «privée» mais aux ordres de Poutine et un montage médiatique pour faire croire que la population déteste les soldats venus la secourir et empêcher des massacres ainsi qu’une mise sous une forme d’esclavage islamiste.

La présence, demandée par les pays africains eux-mêmes, de la France et de l’Union européenne va continuer avec des missions revues pour être plus efficaces et prendre en compte la réalité de la situation actuelle et de la capacité des armées africaines à lutter en première ligne face aux djihadistes,

Cela était d’ailleurs prévu bien avant le coup d’Etat au Mali et l’irresponsabilité de chefs militaires que l’on avait vu fuir sans demander leur reste en 2013…

Quant à la présence française au Sahel que beaucoup de politiciens à courte vue critiquent sans proposer une alternative crédible aux menaces réelles et dangereuses pour laquelle elle est présente et qui permet à certains médias d’en faire une affaire de politique intérieure, notamment à quelques semaines de la présidentielle, pour critiquer Emmanuel Macron (on rappelle que les troupes ont été envoyées par François Hollande…), elle a réussi ce pourquoi elle a été décidée.

Il ne s’agissait pas d’éradiquer le terrorisme mais bien de le contenir et de lui faire subir des pertes substantielles pour qu’il ne soit pas un danger imminent.

Parce que c’est à la politique et donc aux Etats africains eux-mêmes de prendre des mesures pour que leurs populations vivent en sécurité et dans un développement économique et social qui empêcherait le prosélytisme islamiste de faire des adeptes.

Ici, la France peut aider mais elle ne peut se substituer aux pays africains et si, par malheur, elle le tentait de le faire, elle serait immédiatement accusée de menées néo-colonialistes.

Les récents coups d’Etat au Mali et au Burkina-Faso montrent que certains d’entre eux préfèrent l’aventurisme et la fuite en avant que de vraiment s’occuper du bien-être de leurs populations.

De cela, la France n’est pas responsable, n’en déplaise à tous ceux continuent à imputer tout ce qui se passe en Afrique – et évidemment tout ce qui va mal – à la colonisation, ce qui est une contre-vérité et, surtout, une insulte pour des peuples qui ont conquis leur indépendance et leur liberté il y a des décennies et, par lè-même, qu’ils traitent encore d’immatures et irresponsables.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]

 

 

lundi 14 février 2022

Commentaire. La crise ukrainienne, une opportunité pour l’Union européenne?

Alors que les leaders occidentaux montrent peu d’optimisme sur la possibilité d’empêcher la Russie d’envahir l’Ukraine – soit parce qu’ils considèrent que la voie diplomatique ne donne aucun résultat concret, soit parce qu’ils veulent dramatiser la situation afin d’empêcher Poutine d’agir à sa guise –, cette grave crise peut être une opportunité pour que l’Union européenne prenne vraiment conscience qu’elle doit devenir une entité de poids dans le concert des grandes puissances.

On ne sait si ses 27 membres saisiront l’occasion mais ils seraient bien avisés de pas la laisser filer parce qu’ils expérimentent grandeur nature les risques qu’ils courent en étant des lilliputiens dans les relations internationales.

Oui, Poutine reçoit Macron, oui Scholz menace l’autocrate russe, oui Bruxelles s’agite mais, in fine, la seule menace qui fait hésiter le Kremlin, ce sont les Etats-Unis.

Europe puissance avec une force armée digne de ce nom est la seule solution pour ne pas revivre à périodes répétées pour l’UE de n’être qu’une simple figurante de son propre présent et avenir.

Peut-être que la barre est un peu trop haute pour ce conglomérat de nations qui, pour des raisons différentes, ne partagent pas la même vision des choses.

Si c’est le cas, tirons-en le constat et mettons en place une vraie alliance pour assurer la sécurité des pays de l’Union qui veulent compter sur la scène internationale.

Au cas où même celle-ci serait impossible, alors nous saurons enfin que les Européens ont choisi d’être des assujettis plutôt que des maîtres de leur destin.

Mais alors, il faut qu’ils sachent qu’ils doivent se préparer à beaucoup de lendemains difficiles.

 

jeudi 10 février 2022

Le focus. Une démocratie digne de ce nom doit juger Donald Trump

En partant de la Maison blanche, Donald Trump a brûlé, jeté et emporté avec lui nombre de documents officiels dont ils n’avaient pas la propriété mais qui appartenaient aux Etats-Unis.

Ce comportement qui vient d’être découvert est puni par la loi qui prévoit de la prison ferme et une amende.

Surtout, il s’ajoute à toutes les charges qui pèsent déjà sur l’ancien président américain, d’avoir pris des mesures pour augmenter sa fortune personnelle jusqu’à son implication directe dans les émeutes contre le Capitole du 6 janvier 2021 afin de garder le pouvoir par un coup d’Etat en passant par les cinq chefs d’accusation lors de sa mise en accusation par le Congrès pour être révoqué dont «obstruction» et «atteinte à l'indépendance de la justice fédérale» ainsi qu’«atteinte à la liberté de la presse».

Sans même se poser la question de savoir s’il doit aller croupir quelques années en prison –là où il voulait envoyer ses opposants –, il doit, au minimum rendre des comptes à la justice de son pays lors d’un procès en bonne et due forme.

Les Etats-Unis ne pourront pas solder les catastrophiques années Trump sans ce dernier d’autant que la populiste extrémiste continue à se répandre en propos mensongers et à tenter d’attenter à la démocratie tout en la narguant, notamment en menaçant de provoquer des troubles violents si jamais la justice décidait de l’inculper.

Et, surtout, qu’il est encore soutenu par une frange importante de la population et qu’il a à sa botte le Parti républicain qui vient de faire une déclaration honteuse en qualifiant le coup d’Etat du 6 janvier d’événement «légitime du discours politique»!

Evidemment, il ne sera pas facile face aux troubles qui pourraient survenir de déférer Trump devant un tribunal.

Mais une démocratie digne de ce nom comme l’est l’américaine ne peut pas, ne doit pas reculer devant l’ampleur d’une tâche nécessaire et salutaire pour son avenir et celui de toutes les autres à travers le monde.

L’impunité de Trump serait catastrophique et enverrait un terrible message, à la fois, aux pro et anti démocrates.

Sans parler qu’elle lui permettrait de pouvoir se représenter en 2024 et de pouvoir, grâce au système électoral vicié et antidémocratique de se faire réélire.

Quatre ans à nouveau à la tête de la première puissance mondiale serait un danger pour toute la planète et un défi majeur pour la liberté dans le monde alors que sa place semble plutôt être dans une cellule que dans le bureau ovale de la Maison blanche.