Les Actualités sur Mondiaglobalisation

samedi 30 octobre 2010

CHINE-SOCIAL. Pékin veut s’attaquer à l’injustice sociale les cinq prochaines années


C’est un thème récurrent du Parti communiste chinois, combler le fossé entre les riches et les pauvres qui ne cesse cependant de se creuser.

Le prochain plan quinquennal 2011-2015 discuté actuellement en Chine devrait essayer de s’attaquer de front à l’injustice sociale. Car si la rhétorique du Parti communiste est de dénoncer une croissance qui laisse de côté les pauvres citadins et les ruraux, aucun plan d’envergure n’a pourtant été mis en route et les inégalités deviennent de plus en plus fortes avec des riches de plus en plus riches et des pauvres qui s’appauvrissent. Selon l’agence de presse officielle Xinhua, le gouvernement veut «augmenter les revenus des habitants, promouvoir l'emploi, élever le seuil du salaire minimum, assurer le paiement en temps des salaires aux travailleurs et renforcer le rôle des taxes dans la régulation des revenus excessifs». Reste à savoir si des moyens suffisants suivront pour que ces velléités de justice sociale soient autre chose que de la propagande.

Alexis Levé

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vendredi 29 octobre 2010

MONDIALISATION-ECONOMIE. La perception de la corruption toujours forte dans le monde


Le classement 2010 de Transparency international montre que les petits pays s’en sortent mieux que les grandes nations.

L’organisation non-gouvernementale Transparency international vient de publier son nouveau classement de «perception de la corruption» qui, à partir de plusieurs paramètres, tente d’évaluer le degré de corruption dans les 178 pays étudiés.

Les Etats-Unis sont classés 22°, juste devant la France qui est 25°. Les pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) se situent tous au-delà de la soixantième place avec le Brésil 69°, la Chine 78° (avec, toutefois Hong Kong à la 13° position), l’Inde 87° et la Russie 154°. Les dix premiers sont des petits pays par leurs populations. On trouve ainsi premiers ex-aequo, le Danemark, la Nouvelle Zélande et Singapour puis la Finlande, la Suède, le Canada, les Pays Bas, l’Australie, la Suisse et la Norvège.

Jean-Louis Pommery

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jeudi 28 octobre 2010

MONDIALISATION-CHINE-MATIERES PREMIERES. La Chine affirme ne pas vouloir utiliser ses terres rares comme outil de marchandage


Alors que Pékin explique un peu partout que le pays doit protéger ses matières premières stratégiques, une déclaration du ministère de l’industrie se veut apaisante.

Le quasi-monopole de la Chine sur les terres rares qui sont indispensables pour les entreprises de hautes technologies dans le monde entier sera-t-il au cœur d’une grave crise internationale depuis que Pékin a décidé de rationner ses exportations? En tout cas, l’Europe, les Etats-Unis et le Japon ont déjà exprimé leurs inquiétudes à ce sujet en critiquant durement la position du gouvernement chinois qui indique, de son côté, qu’il veut simplement protéger les approvisionnements de ses propres entreprises. Personne n’est dupe de cette explication, la Chine considérant ses terres rares comme une sorte de pétrole qui lui permet de réguler à son avantage le marché mondial tout en faisant monter les prix.

Dans cette confrontation entre le principal producteur mondial (suite à l’abandon de la production dans les autres pays du monde du fait du coût plus élevé d’extraction), la Chine vient de tenter de calmer le jeu en déclarant, par la voie du ministère de l’industrie qu’elle n’utiliserait son quasi-monopole comme un outil de marchandage. Reste qu’il faudra plus que des mots pour rassurer la communauté internationale sur les intentions chinoises en la matière. Quoiqu’il en soit, de nombreux projets à travers le monde pour rouvrir des exploitations de terres rares sont en cours.

Alexandre Vatimbella

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mercredi 27 octobre 2010

INDE-ECONOMIE. Le gouvernement indien espère approcher bientôt un taux de croissance de 10%


La bonne santé de l’économie indienne a rendu New Dehli optimiste avec une volonté d’une hausse du PIB à deux chiffres.

C’est l’espoir affiché depuis quelques années du gouvernement indien, installer la croissance annuel de l’économie à 10%, ce qui permettrait, selon ses experts, ce fameux vrai décollage du pays tout entier pour sortir les régions les plus pauvres d’un sous-développement endémique alors que les centres urbains, eux, ont un niveau de vie de plus en plus élevé. Et la bonne santé économique de l’Inde a rendu optimiste les autorités publiques qui, par la voix du ministre des Finances, estime que le taux de croissance sera, pour l’année fiscale 2010-2011 proche des 8,5% et que le seuil des 9% suivra. La suite devrait être l’objectif des 10%.

Dans le même temps, Pranab Mukherjee a affirmé que le déficit budgétaire du pays passerait de 6,7% à 5,5% en mars 2011, fin de l’année fiscale. Par ailleurs, le gouvernement a annoncé un bond des exportations en septembre de 23,2% par rapport au même mois de l’année 2009 (qui avait été un mauvais mois en pleine crise économique). L’Inde espère néanmoins une hausse de ses exportations de 15% en 2010-2011 pour un montant de 200 milliards de dollars.

Louis-Jean de Hesselin

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mardi 26 octobre 2010

RUSSIE-SOCIAL. Le ministre russe des finances estime impossible de financer une hausse des dépenses sociales


Selon Alexeï Koudrine les finances de l’Etat ne permettent plus de largesses en matière sociale.

Le ministre des finances russe, Alexeï Koudrine a estimé que le pays ne pourrait pas financer une hausse des dépenses sociales sauf à augmenter les impôts au niveau régional et fédéral. Il a ainsi rappelé que le budget de l’Etat était déficitaire depuis la forte récession qui a touché la Russie en 2009. Cela concerne, entre autres, le système de retraite qui devient de plus en plus déséquilibré, à la fois, par l’augmentation des pensions décidées par Vladimir Poutine chaque année mais également par un nombre de plus en plus importants de retraités et une démographie qui devient de plus en plus déséquilibrée, le pays devant perdre plusieurs millions d’habitants dans les décennies à venir suite à un taux de fécondité extrêmement bas.

Jean-Louis Pommery

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